30 août 2011

Deus Impeditio Esuritori Nullus (No God Can Stop a Hungry Man)

La dernière semaine des vacances, alias "Sarah-en-réincarnation-de-bipbip". 
Je cours partout, je passe ma vie à remplir des papiers, compléter des inscriptions, détaler à l'autre bout de ma ville pour faire valider un dossier alors que "bin finalement non mademoiselle, il fallait juste le poster", bref, je me refais une épreuve de 3x500 quoi. 
Aujourd'hui banque/navigo/couses/poste/réinscriptions au lycée, une demie heure d'attente à chaque fois, enjoy.
Demain ikéa/fournitures. Après demain ophtalmo/optic 2000 (attente garantie). Bon, vous avez compris l'idée quoi. Et puis en même temps, et ce malgré vos messages d'encouragement -merci beaucoup !- je continue de flipper un peu.
Cette année j'ai pleins de projets : commencer le code pour passer la conduite après les écrits de l'ENS et éventuellement même avoir mon permis pour l'été prochain (oui, je suis quelqu'un d'idéaliste), trouver un boulot pour cet été, réussir mon inscription en L2 sans foirer comme en hypo, reprendre le chant, faire du yoga, et surtout   p r o g r e s s e r ! 
D'où le problème : comment bien bosser en passant en même temps le code ET en ayant des activités extra scolaires comme avoir un copain, faire du chant et/ou du yoga ?
 Réponse : aucune idée donc je me pose énooormément de questions sur ce que je peux ou pas faire cette année sans complètement foirer me chances de progresser correctement et de peut être même réussir à être souza (soyons fous !) à la fin de cette année...

27 août 2011

Tadaaam ! (oui j'ai l'esprit des titres ces temps-ci)

Où est Charlie ?
En commençant à écrire ce post, je me suis interrogée sur le libéllé, et j'ai bugé pendant une bonne minute. Ca parrait sans doute stupide mais à la veille de septembre, j'ai du mal à sélectionner l'intitulé "vacances".
Voilà, fin août. Bon. Techniquement, on peut dire que j'ai fait le maximum : j'ai tout fait pour allier travail et détente avec le moins de déséquilibres possibles. Pourtant, je suis en perpétuel conflit avec ma tête dont le principal argument est "Oui, mais..." : "oui, mais si tu n'avais pas assez travaillé la poésie ?", "oui, mais si malgré le boulot que tu as abattu, les autres étaient meilleurs ?"
Je crois que c'est ça qui me fait le plus peur : la loterie de l'intelligence, savoir que je peux bosser de toute mon âme et me rétamer quand même... That is so unfair ! Je me bats donc un peu contre le défaitisme, contre ma mauvaise conscience  -"AAAAAAAAH ! Mais j'ai même pas lu Villon !!" et contre tous ces petits parasites qui me pourrissent la tête. J'ai encore mille petits détails à boucler avant la rentrée pour être sereine : lire les fiches de philo, relire mes cours sur la poésie, ficher les préfaces qu'il me reste, finaliser l'histoire et la géo, et j'en passe évidemment. La seule chose que je bosse 'sérieusement', c'est l'anglais : séries en VO très éventuellement sous titrées dans la langue. Au début c'était un peu étrange pour moi qui ai perdu l'habitude de regarder des séries depuis ma folie housienne au début de l'année dernière. Là je m'éclate, et en plus j'apprend à analyser les finesses de la langue anglaise.
J'aimerai bien qu'on me dise que j'ai progressé, peu importe en quoi -bien que l'anglais et la litté me feraient particulièrement plaisir- j'ai envie qu'on reconnaisse mes efforts et surtout, j'ai envie d'être reconnue comme une élève intelligente.
Autre chose qu'il va me falloir travailler plus assidûment cette année, les khôlles, et plus particulièrement les oraux. Avoir l'air détendue, posée et confiante, ce serait une vraie victoire de le réussir pour les concours (oui, dans cette phrase, j'ai l'air de penser que je pourrais être admissible !).
Bref, je vais quand même m'accorder le libéllé "vacances" pour les 9 petits jours qu'il reste.

25 août 2011

POP !

Ca y est, je suis rentrée.
J'ai fait une grosse pause lecture en m'envoyant deux Ken Follett d'environ 1500 pages chacun et j'ai regardé pleins de séries. Entre Malcolm et True Blood, j'avoue, je n'ai pas fait grand chose pour la prépa.
Mais je me suis bien amusée et je suis à priori toujours celle qui a le plus bossé dans la classe. Alors bon, je me préoccupe davantage de l'état de mon compte en banque et je me laisse vivre pendant ces quelques dix derniers jours. J'envisage de me faire un bon rush vers le 2 septembre, histoire de lire les fiches que j'ai faites/envoyées/reçues et faire un dernier point sur ce que j'ai appris, mais en attendant je feuillette simplement Ikea mag et je passe de douces nuits dans des bras affectueux. Je n'ai pas besoin de plus, l'année décidera pour moi de si j'ai eu raison ou tord.

7 août 2011

Petit point.

Bon, il faut bien que je l'admette, j'ai un poil foiré. Cette semaine, c'était donc philo et puis finalement, j'ai rien foutu. A peine fiché les 5 premiers chapitres du Prince et puis je l'ai réenfoui dans ma bibliothèque. A la place, j'ai commencé et même fini Les Piliers de la Terre qui malgré ses 1000 pages me faisait de l'oeil depuis un certain temps. Maintenant je me lance dans le 2° tome : Un monde sans fin, 1200 pages, ce qui est tout sauf sérieux dans la mesure où je devrais ficher les préfaces de Scarron, Diderot et Balzac. Mais bon, je suis fatiguée d'être sérieuse et lire ces livres énormes en deux ou trois jours me fait du bien : je suis capable de lire vite et bien. Il y a un an non.
C'est aussi le moment où je me pose pleins de questions : j'ai tellement changé en une année et celle-ci va être tellement courte ! Où est-ce que je serai dans un an ? Dans l'idéal, j'aurai mon permis et un projet professionnel à peu près défini. Mais en fait j'ai peur. Le journalisme ne me tente pas tant que ça, le professorat pas vraiment non plus. J'aime les études, mais devenir enseignant chercheur me semble un peu ennuyeux. J'aimerai être dans la littérature, mais être écrivain me semble complètement utopique et je ne suis pas sûre de mon style - en ai-je même un ?. Nègre, pourquoi pas, mais je ne sais pas comment faire.
Bref, je suis perdue, j'attends de savoir quelles écoles je prépare cette année. Mais c'est pareil : même si certaines choses m'intéressent, sur quoi cela peut-il déboucher ?
J'ai encore un an pour me faire une idée ; j'espère que j'en trouverai une. J'ai à peu près toujours eu peur de ne pas trouver de métier dans lequel je m'épanouisse réellement. Style finir femme au foyer, prof ou documentaliste aigrie, etc. Je ne veux pas m'ennuyer dans ma vie.

Bien. Je retourne à ma valise. Demain je serai en Bretagne, puis dans le sud-ouest à partir du 13 août. Là-bas je n'aurai plus internet jusqu'à mon retour fin août. A bientôt !

4 août 2011

There's a long long road to reach your house

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un rapport étrange aux vacances.

Quand j'étais petite, c'était l'euphorie les premiers jours : "ouaaiiiis ! On peut se lever taaaard". Sauf qu'à huit ans, se lever tard ça n'existe pas vraiment : se lever à sept heures, faire chier les parents, attendre des paquets d'heures pour que ces vieux flans d'adultes viennent s'occuper de nous tout en se demandant ce qu'ils peuvent bien faire pour être aussi fatigués ! Bref, dès le début de la deuxième semaine, j'en avais marre.
J'ai un peu grandi, j'ai arrêté d'en vouloir aux "petites vacances" d'être trop longues et je me suis tournées vers les "grandes".  J'ai des souvenirs très nets de moi même plus grande - je pense particulièrement des vacances d'été jouxtant la 1°L qui m'ont rendue complètement folle - qui voyait venir avec soulagement le mois d'août mais en se disant quand même "oooh ! Encore un mois !" tout en sachant très bien qu'au bout de 15 jours de cours, j'en aurai assez et je ne rêverai qu'au doux mois de juin de l'année suivante, caché derrière ce long hiver qui pollue la plupart de nos années scolaires.
Devenue plus grande, donc, et ayant commencé à mettre des sous de côté, j'ai cherché à occuper ces longues plages (sans jeu de mot balnéaire) de temps. J'ai bougé pas mal en France, un peu en Europe et je n'ai pas vu le temps passer.

En passant chez moi hier, j'ai vu ma petite soeur, huit ans d'âge, à qui j'ai demandé :
 "Alors, c'est chouette d'être en vacances, non ?
- Moi j'préfère la rentrée !"

J'ai failli lui répondre : "QUOUAh ? C'pas possiiiiiiiiiiibleuuh ! O.o" avant de me souvenir de tout ça et du fait que finalement si, c'est carrément possible. Ce qui a débouché sur un autre constat : c'est la première année où je ne me fais pas chier, où je regarde mon calendrier en disant "4 aout? Oh merde ! dans un mois la rentrée !". Finalement travailler un peu pendant les vacances c'est bien pour moi. Ca me permet de gérer mon temps, de ne pas avoir continuellement l'impression d'être vide et de n'avoir aucune utilité. Là, je progresse, j'avance. Bon, il me faudrait bien deux mois de plus pour intégrer tout ce que j'apprends, mais je suis heureuse de réussir à combiner boulot et repos.
Encore une chose que la prépa m'aura apportée.