C'est dimanche. Enfin c'est samedi, mais dans ma tête c'est dimanche. Je savoure mes derniers instants de solitude (les granpz seront de retour d'ici une heure) en jean, chaussettes d'hiver, pull têtes raides (qui est en phase de devenir le sweat officiel du mode "j'ai froid et je me fous d'être sexy"). Stendhal est sur mes genoux, accompagné d'une bonne tasse de Darjeeling.
Dieu, que j'aime le thé ! Pour moi qui ai vu ma mère s'enfiler des théières à longueurs de matinées pendant toute mon enfance, le thé c'est un symbole. Dans ma vie, le café c'est pour survivre, les matins où je sens que malgré les vitamines et le demi-litre de jus de fruit, la journée va pas passer. Le thé, c'est ce que j'engloutis par litres quand je vais squatter à Paris chez ma marraine ou à la maison à Villepreux puisque Julie en boit aussi tout le temps. Le thé, c'est les vacances.
Et là, comme un chevalier épuisé après sa longue quête (traduire le Petit Prince en allemand, je pense que ça peut être un motif de canonisation), je suis étalée sur mon lit à me délecter de la Vie de Henry Brulard et de me rendre soudain compte que j'adore Stendhal.
Vu mon retard dans les révisions du CB de mai (celui qui décidera de ma vie, souvenez vous) ma raisonnabilité et moi-même avons décidé de passer le week end à bosser. En prévision : soupe de cresson et samedi soir à lire; dimanche à faire les diverses khôlles/traductions de la semaine.
Il me reste 150p de Stendhal à lire pour atteindre mes objectifs du jour, ce serait bien que j'envisage de boucler Chateaubriand aussi.
Hmmmm. Ca sent la to-do-list ça.
Il faudra que je vous raconte les aléas des débuts de ma vie professionnels à l'occaz'. Et sinon, j'ai 19 ans dans 2 mois, la liste de cadeaux que j'aimerai foisonne dans ma tête. Pour la 1° fois j'ai vraiment pleins d'idées. Mais soit, ça n'a rien à voir avec la prépa.
30 avr. 2011
21 avr. 2011
Malbroug s'en va t'en guerre, ne sait quand reviendra !
Je me rends compte, petit à petit, que les "derniers" commencent. Je m'explique : il y a eu, en septembre-octobre, toute ces ribambelles de nouveautés : les premières dissertes, les premières khôlles, les premiers DM/DST, etc. Là on arrive aux grands "derniers".
Actuellement, malade comme un chien (pour changer), je boucle ma dernière version d'allemand, qui sera suivie par la dernière version d'anglais. J'ai commencé à jeter un oeil sur le dernier DM de carto (qui par un hasard fou se trouve aussi être le premier). J'ai terminé ma dernière lecture hors programme avant l'été, j'entame mes dernières révisions sérieuses d'histoire pour le CB (en vrai il me reste l'horriiible khôlle collective d'histoire pour laquelle faut réviser un poil aussi)
Euuh stop. Il faut nécessairement que je fasse une parenthèse sur cette khôlle d'histoire. Le délire est si profond et la volonté de nous tuer avant la fin de l'année si évidente que je me dois d'en parler.
Donc. Ma prof d'histoire, merveilleusement compétente mais hurlante (on ne peut pas tout avoir, que voulez vous) a décidé pour la troisième série de khôlles, que nous la passerions en groupes de 6 élèves le lundi après midi pendaaaaaaaant (roulement de tambours) TROIS HEURES TRENTE.
Oui, vous avez bien lu. On se fait aboyer dessus pendant presque 4h sur un sujet quelconque (il me semble que la dernière fois c'était "constitution et dégradation du concept de nationalité tchèque"). On va tous crever.
Fin de la parenthèse.
J'ai rendu avant les vacances ma dernière disserte de littérature avant le CB. Bref, vous commencez à comprendre le principe : alors que les khâgnes et autres deuxièmes années se battent contre les concours, que les fâkheux appréhendent les partiels imminents, nous entamons la partie des derniers moments de l'hypokhâgne. Certains en sont nostalgiques, moi je ne sais pas. J'ai l'impression d'être plus soulagée qu'autre chose, ce qui me fait penser que je ne suis peut être pas faite pour la khâgne. Peut-être. Ce foutu doute me fait changer d'avis tous les deux jours. J'ai envie d'y arriver, de ne rien regretter et de rester dans le monde fabuleux de la culture. Mais au fond de moi, je sais que ce n'est pas la vraie vie et je ne sais pas si je serai capable d'endurer ça un an de plus. La pression, certains profs, certaines matières...
Bref, quoi qu'il en soit, même si ce n'est pas nécessairement la fin de la prépa, ce sont les derniers pas dans la classe d'hypokhâgne. Même si on remet ça l'an prochain, il faudra libérer la classe pour les petits nouveaux naïfs. On passera de 53 à une petite vingtaine et on préparera vraiment un concours qui me parait totalement abstrait.
Actuellement, malade comme un chien (pour changer), je boucle ma dernière version d'allemand, qui sera suivie par la dernière version d'anglais. J'ai commencé à jeter un oeil sur le dernier DM de carto (qui par un hasard fou se trouve aussi être le premier). J'ai terminé ma dernière lecture hors programme avant l'été, j'entame mes dernières révisions sérieuses d'histoire pour le CB (en vrai il me reste l'horriiible khôlle collective d'histoire pour laquelle faut réviser un poil aussi)
Euuh stop. Il faut nécessairement que je fasse une parenthèse sur cette khôlle d'histoire. Le délire est si profond et la volonté de nous tuer avant la fin de l'année si évidente que je me dois d'en parler.
Donc. Ma prof d'histoire, merveilleusement compétente mais hurlante (on ne peut pas tout avoir, que voulez vous) a décidé pour la troisième série de khôlles, que nous la passerions en groupes de 6 élèves le lundi après midi pendaaaaaaaant (roulement de tambours) TROIS HEURES TRENTE.
Oui, vous avez bien lu. On se fait aboyer dessus pendant presque 4h sur un sujet quelconque (il me semble que la dernière fois c'était "constitution et dégradation du concept de nationalité tchèque"). On va tous crever.
Fin de la parenthèse.
J'ai rendu avant les vacances ma dernière disserte de littérature avant le CB. Bref, vous commencez à comprendre le principe : alors que les khâgnes et autres deuxièmes années se battent contre les concours, que les fâkheux appréhendent les partiels imminents, nous entamons la partie des derniers moments de l'hypokhâgne. Certains en sont nostalgiques, moi je ne sais pas. J'ai l'impression d'être plus soulagée qu'autre chose, ce qui me fait penser que je ne suis peut être pas faite pour la khâgne. Peut-être. Ce foutu doute me fait changer d'avis tous les deux jours. J'ai envie d'y arriver, de ne rien regretter et de rester dans le monde fabuleux de la culture. Mais au fond de moi, je sais que ce n'est pas la vraie vie et je ne sais pas si je serai capable d'endurer ça un an de plus. La pression, certains profs, certaines matières...
Bref, quoi qu'il en soit, même si ce n'est pas nécessairement la fin de la prépa, ce sont les derniers pas dans la classe d'hypokhâgne. Même si on remet ça l'an prochain, il faudra libérer la classe pour les petits nouveaux naïfs. On passera de 53 à une petite vingtaine et on préparera vraiment un concours qui me parait totalement abstrait.
19 avr. 2011
Je n'écris pas beaucoup, pourtant il se passe beaucoup de choses dans ma vie ces temps-ci.
Un petit post du fond de mon lit où je glande depuis une semaine. Je suis heureuse, et j'ai du mal à me convaincre que les cours reprendront un jour. Certains de mes amis de facs ont quasiment fini leur année, ça n'aide pas forcément. Avec le temps qu'il fait, j'ai l'impression d'être fin aout. Enfin à la fin de quelque chose en tous les cas.
Pour la première fois depuis Millenium en juillet dernier, je m'autorise une petite lecture hors programme. Ca fait du bien.
Evidemment, le retour va être très très très difficile, mais après tout, il ne reste que trois semaines !
Un petit post du fond de mon lit où je glande depuis une semaine. Je suis heureuse, et j'ai du mal à me convaincre que les cours reprendront un jour. Certains de mes amis de facs ont quasiment fini leur année, ça n'aide pas forcément. Avec le temps qu'il fait, j'ai l'impression d'être fin aout. Enfin à la fin de quelque chose en tous les cas.
Pour la première fois depuis Millenium en juillet dernier, je m'autorise une petite lecture hors programme. Ca fait du bien.
Evidemment, le retour va être très très très difficile, mais après tout, il ne reste que trois semaines !
L'hypokhâgne touche à sa fin.
6 avr. 2011
Moi aussi j'aurai aimé pouvoir dire "Longtemps je me suis couchée de bonne heure".
Bon, cette avant dernière disserte de littérature est possiblement en train de me tuer. Les quelques étincelles d'intelligence qu'il reste à mon cerveau meurtri se concentrent pour écrire un ou deux sous paragraphe pas trop trop stupide, histoire d'avoir quelques points. Demain, à 10h, mon cerveau sera éteint. Peut être même ce soir, si je termine la-dite disserte avant demain.
J'essaye d'écrire, encore et encore, alors que mon corps m'envoie des signes très clairs : entre la crise de spasmophilie de lundi, les 17h de sommeil de mardi et les 6 dolipranes d'aujourd'hui, si je ne comprends pas, c'est que je suis stupide. Tout mon être ne crie qu'une chose :
Courage mes petits. Je compte avoir fini dans quelques heures. Après tout ira mieux. Dans deux petites journées, on pourra enfin dormir.
J'essaye d'écrire, encore et encore, alors que mon corps m'envoie des signes très clairs : entre la crise de spasmophilie de lundi, les 17h de sommeil de mardi et les 6 dolipranes d'aujourd'hui, si je ne comprends pas, c'est que je suis stupide. Tout mon être ne crie qu'une chose :
SOMMEIL.
Courage mes petits. Je compte avoir fini dans quelques heures. Après tout ira mieux. Dans deux petites journées, on pourra enfin dormir.
3 avr. 2011
Aime moi moins, mais aime moi longtemps.
J'ai regardé Les Chansons d'Amour ce matin, comme une grosse abrutie. Moi qui me sentait déjà un peu à la ramasse, malgré les montagnes de choses que j'ai à préparer en cette dernière semaine pré-vacancière, j'ai trouvé judicieux de regarder un film triste, histoire de bien me foutre par terre. Oui, je suis totalement maso.
Dehors il pleut, et moi j'ai froid jusqu'au fond des os. J'aimerai me rouler en boule, pleurer, oublier. Mais voilà, je ne suis plus une enfant, les caprices et les "j'veux pas y aller", ça passe plus à presque 19 ans. J'ai l'âme un peu fêlée, mais ce n'est pas une excuse pour ne pas se présenter à la colle de demain.
Ce dimanche gris me recroqueville, et pour une fois ça n'a vraiment rien à voir avec ma situation sentimentale. Alors je laisse trainer ma disserte de poésie sur mon bureau et je laisse mon coeur prendre un peu de poussière.
Une fois de plus, ça ira mieux demain, même si demain est tellement flou.
Dehors il pleut, et moi j'ai froid jusqu'au fond des os. J'aimerai me rouler en boule, pleurer, oublier. Mais voilà, je ne suis plus une enfant, les caprices et les "j'veux pas y aller", ça passe plus à presque 19 ans. J'ai l'âme un peu fêlée, mais ce n'est pas une excuse pour ne pas se présenter à la colle de demain.
Ce dimanche gris me recroqueville, et pour une fois ça n'a vraiment rien à voir avec ma situation sentimentale. Alors je laisse trainer ma disserte de poésie sur mon bureau et je laisse mon coeur prendre un peu de poussière.
Une fois de plus, ça ira mieux demain, même si demain est tellement flou.
Inscription à :
Articles (Atom)

