En me levant ce matin, j'ai eu une sorte de prise de conscience incroyable: "OUPS! Il reste que 3 jours..."
La conclusion suivante, vous vous en doutez, c'est bien sûr "... Et j'ai rien foutu!"
Donc voilà, dimanche matin, une heure en moins, j'ai relu mon brouillon pour le DM de géo commencé dans le train pour Toulon, et j'ai rien compris. "Quoi??? Encore Brunet? Mais pendons le, lui et ses chorèmes!" Je suis donc bloquée à la 8° ligne de mon intro (oui, j'ai découvert qu'il fallait faire une intro et une conclu MEME pour les sujets comportant uniquement des questions), sans savoir quoi ajouter au ramassis d’imbécillités qui forment ces 8 lignes. Mon cerveau marche difficilement en me posant vaguement des questions comme "euh, au fait, il faut mettre une problèmatique? Parce qu'on répond à des questions alors ça semble assez... Inhabituel non?" et moi de lui rétorquer un solide "Ta gueule! J'improvise..."
J'ai envie de refaire des analyses d'oeuves, ça c'était rigolo. Mettre tout ce qui nous passe par la tête plus ou moins en vrac en étant persuadée de raconter n'importe quoi, et finalement avoir 19, ça m'arrive un peu moins maintenant... Et puis c'est ce qui se rapprochait le plus des expressions écrites que j'aimais tant au collège.
Je suis tellement à la bourre que je pense que je ferai une liste (j'aime les listes) de trucs à faire, ce sera plus court que de décrire ma galère dans toutes les matières que j'ai à boucler d'ici jeudi.
31 oct. 2010
30 oct. 2010
"Tiens, c'est drôle, tu viens d'écraser mon coeur"
Je suis éteinte. Je n'arrive plus à rallumer la lumière. Je ne sais pas ce que je deviens, qui je veux être, de quoi je suis capable.
J'ai essayé l'amour. Ca m'a rendue heureuse mais j'ai fait tellement de bourdes que j'ai perdus ceux qui ont pu tenir à moi. J'ai testé le célibat, les relations libres, les amitiés bizarres, les plans Q.
Rien ne me correspond. Je m'en fous de la "liberté du célibat". Les gens qui me disent "oh mais profites-en! Va en boite, éclate toi!", j'ai juste envie de leur mettre mon poing dans la gueule. Et pis j'aime pas les boites. Mais je suis une fille polie, et je me contente de sourire en les assassinant mentalement, avec des petites larmes dans les yeux.
Je suis pas malheureuse. Je suis triste, seule et perdue. Je sais plus quoi attendre avec impatience. J'ai plus cette petite chose qui me donne envie d'y arriver.
Je perds pieds et espoir. Et le premier qui envisage la possibilité de me dire que "c'est la prépa ma pauvre, t'es surchargée! C'est la fatigue!" peut partir tout de suite et fermer sa gueule. La prépa ne me tue pas. Mon cerveau s'en charge très bien tout seul.
Et une fois de plus je joue. "Ca va? La prépa ça marche?" "Oh oui! C'est dur mais passionnant!". Même pas besoin de mentir, mais ce refrain tellement rabâché sonne faux. Ce n'est pas de mes nouvelles qu'on veut, ce sont celles de ma survie dans le monde littéraire. Personne ne veut imaginer l'hypothèse que je puisse être mal pour d'autres raisons que la surcharge de travail.
Merde. Oui, je vais mal. Je mange plus, je fais des malaises. Je ne suis pas dans un état normal mais personne n'a l'air d'avoir envie de le voir, visiblement. Et à ceux qui compte, je n'arrive pas à le dire.
Tu vois Gui, pleins de choses me résistent.
Le bonheur en est un bon exemple.
J'ai essayé l'amour. Ca m'a rendue heureuse mais j'ai fait tellement de bourdes que j'ai perdus ceux qui ont pu tenir à moi. J'ai testé le célibat, les relations libres, les amitiés bizarres, les plans Q.
Rien ne me correspond. Je m'en fous de la "liberté du célibat". Les gens qui me disent "oh mais profites-en! Va en boite, éclate toi!", j'ai juste envie de leur mettre mon poing dans la gueule. Et pis j'aime pas les boites. Mais je suis une fille polie, et je me contente de sourire en les assassinant mentalement, avec des petites larmes dans les yeux.
Je suis pas malheureuse. Je suis triste, seule et perdue. Je sais plus quoi attendre avec impatience. J'ai plus cette petite chose qui me donne envie d'y arriver.
Je perds pieds et espoir. Et le premier qui envisage la possibilité de me dire que "c'est la prépa ma pauvre, t'es surchargée! C'est la fatigue!" peut partir tout de suite et fermer sa gueule. La prépa ne me tue pas. Mon cerveau s'en charge très bien tout seul.
Et une fois de plus je joue. "Ca va? La prépa ça marche?" "Oh oui! C'est dur mais passionnant!". Même pas besoin de mentir, mais ce refrain tellement rabâché sonne faux. Ce n'est pas de mes nouvelles qu'on veut, ce sont celles de ma survie dans le monde littéraire. Personne ne veut imaginer l'hypothèse que je puisse être mal pour d'autres raisons que la surcharge de travail.
Merde. Oui, je vais mal. Je mange plus, je fais des malaises. Je ne suis pas dans un état normal mais personne n'a l'air d'avoir envie de le voir, visiblement. Et à ceux qui compte, je n'arrive pas à le dire.
Tu vois Gui, pleins de choses me résistent.
Le bonheur en est un bon exemple.
27 oct. 2010
Prochain objectif: tenir jusqu'à NOEL!!!
J'aime les vacances ne serait-ce que pour le plaisir de me lever à 11h, descendre boire un thé et me recoucher pour quelques heures, mon chat au creux des bras.
Je vais à Paris, glisse dans les musées, et vois beaucoup, beaucoup de monde.
Je fais la fête et travaille (un peu, quand même).
Mais je dors surtout. J'accepte de prendre une BD et de la lire, sans me dire "Hmmm, j'ai toujours pas fini la préface et les commentaires de Pelléas et Melisande". Je regarde des films en sachant que ce n'est pas du grand art et ça me fait hautement plaisir de perdre mon temps comme ça.
Je perds un temps précieux pour mes révisions. A la rentrée, j'aurai des DST tous les 3 jours. Mais pour le moment, l'important, c'est finir House.
Je vais à Paris, glisse dans les musées, et vois beaucoup, beaucoup de monde.
Je fais la fête et travaille (un peu, quand même).
Mais je dors surtout. J'accepte de prendre une BD et de la lire, sans me dire "Hmmm, j'ai toujours pas fini la préface et les commentaires de Pelléas et Melisande". Je regarde des films en sachant que ce n'est pas du grand art et ça me fait hautement plaisir de perdre mon temps comme ça.
Je perds un temps précieux pour mes révisions. A la rentrée, j'aurai des DST tous les 3 jours. Mais pour le moment, l'important, c'est finir House.
22 oct. 2010
"Sartre affirme que l'Enfer, c'est les autres. Je veux bien admettre que les autres peuvent nous rendre la vie insuportable, mais ils peuvent aussi être nos compagnons de Paradis. Pour moi, l'Enfer c'est le Néant, un endroit sans parole qui stimule l'imagination, sans beauté qui exalte les sens..." BLACKSAD
Pour fêter mes vacances, et ma première disserte rendue à laquelle j'ai eu une note plus que convenable, j'ai fait la fameuse "soirée Rome" de laquelle j'avais un peu parlé. Avec quelques copines.
Mais surtout, pour fêter dignement mes vacances, je me suis offert une petite semaine dans le sud, un squat chez un ami, histoire de faire un break, et aussi le nouveau Blacksad.
Si jamais vous n'avez pas la chance de connaitre cette BD magnifique de Diaz Canales et Guarnido, foncez sur Amazon ou à la Fnac lire le premier tome, "quelque part entre les ombres"... La qualité du dessin et des intrigue en vaut bien la chandelle.
Bref, je suis tranquillement dans mon lit, à lire cette BD géniale, et je pars demain.
Mais surtout, pour fêter dignement mes vacances, je me suis offert une petite semaine dans le sud, un squat chez un ami, histoire de faire un break, et aussi le nouveau Blacksad.
Si jamais vous n'avez pas la chance de connaitre cette BD magnifique de Diaz Canales et Guarnido, foncez sur Amazon ou à la Fnac lire le premier tome, "quelque part entre les ombres"... La qualité du dessin et des intrigue en vaut bien la chandelle.
Bref, je suis tranquillement dans mon lit, à lire cette BD géniale, et je pars demain.
Bonnes vacances :)
20 oct. 2010
Bon! Allez!
J'suis une ouf. Je suis sortie de cours il y a 1/2h et je commence ma disserte d'histoire. Comme ça. D'un coup. Sans même procrastiner! Parce que je suis trop une fille motivée hahahaa!
Ma conscience me fait signe de préciser que la disserte d'histoire en question est à rendre dans deux jours...
Ma conscience me fait signe de préciser que la disserte d'histoire en question est à rendre dans deux jours...
J'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime.
...
Edit du 22.10; J'ai fini. Et je la rends approximativement dans 2h. YEHAAA
17 oct. 2010
Something like that
Se lever à 6h un samedi matin. "Qu'est ce que penser par soi-même. Vous avez 5h". Glander et dessiner parce qu'on a fini son plan en 1/2h et qu'on ne veut pas finir en premier de peur de se faire assassiner d'un coup de regard brûlant. Sortir tôt tôt tôt parce qu'on préfère être jolie et avoir le temps de manger plutôt que de rendre une copie correcte.
Dormir dans le métro, parce que dormir la nuit, de toutes façons, c'est complètement out.
Lire Tartuffe devant une bouche de métro. Etre la fille au parapluie rouge. Revoir un ami.
Se poser dans un bar à 14h45 avec un café, rue Mouffetard.
N'en sortir qu'à 18h, la même tasse de café vide sur la table. Rencontrer un dessinateur. Parler musique.
Repartir sous la pluie, se balader droit devant soi en parlant, sans se poser de question. Traverser des parcs immenses. Reparler de l'été, des vacances, d'Aix.
Trouver des (okay, un) ciné à 3€90. Traverser la moitié de Paris pour manger des sushi. Descendre et remonter la rue de Rivoli pendant longtemps. Finir la soirée dans un Starbuck's, jusqu'à sa fermeture.
Rentrer à 22h, rêver dans le métro, et chanter dans le vent.
J'aime le week end.
Se poser dans un bar à 14h45 avec un café, rue Mouffetard.
N'en sortir qu'à 18h, la même tasse de café vide sur la table. Rencontrer un dessinateur. Parler musique.
Repartir sous la pluie, se balader droit devant soi en parlant, sans se poser de question. Traverser des parcs immenses. Reparler de l'été, des vacances, d'Aix.
Trouver des (okay, un) ciné à 3€90. Traverser la moitié de Paris pour manger des sushi. Descendre et remonter la rue de Rivoli pendant longtemps. Finir la soirée dans un Starbuck's, jusqu'à sa fermeture.
Rentrer à 22h, rêver dans le métro, et chanter dans le vent.
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12 oct. 2010
M E R D R E
Moi qui pensait que ma proximité du lycée m'abstiendrait de subir les grêves (que je soutiens pourtant de toute mon âme), et bin c'est raté...
Ca fait deux jours que je suis hautement motivée pour travailler ma disserte de lettres (la nouvelle, plus celle sur le méchant mais un CHOUETTE sujet sur Mallarmé, hahahahahaha. Pouark). Par conséquent, lundi soir, sautant dans mes bottes même pas de sept lieux, j'ai volé jusqu'à la médiathèque pour aller m'enfiler quelques préfaces et PAF! Portes closes.
Indignation générale (n'oublions pas mes penchants skyzophrèniques. Moi et moi étions très irritées!) et surtout questionnement sur ce brusque évênement qui contrecarre ma merveilleuse motivation!
"Mais bordel! Qu'est-ce qui leur prend de fermer un... lundi? Ah merdre!" Et je m'en suis retournée, penaude, venant de prendre en compte ma stupide erreur. Du coup j'ai regardé Dr House toute la soirée. Na.
Mais enfin, voici le mardi, jour sacré de l'ouverture de la bibliothèque! Je rentre chez moi, je m'empare du coupon qui me somme de m'en aller quérir un colis à la poste et je file (encore) vers la bibliothèque. Petit (haha) détour par la poste. 20h d'attente. J'ai amèrement regretté de ne pas être passée à la bibli avant, histoire d'avoir pu lire une cinquantaine de pages avant la réception du précieux paquet.
"Z'avez un pièce d'identitée?"
"EUUUUUUUUH... Non. Elle est chez moi"
"C'est obligatoire. Monsieur, que puis-je faire pour vous?"
Grumblblblbl. Bon. Bibli. Je rentre d'un pas heureux et convaincu quand soudain! Ô joie! L'accès à l'espace adulte est bloqué! "Les espaces sont fermés aujourd'hui pour cause de grêve mademoiselle".
...
Vu mon air défait et au bord de la crise de nerfs, la gentille documentaliste a rapidement ajouté "mais demain ce sera ouvert vous savez?"
Et là. Admirez je vous prie, l'entrainement de l'hypokhâgneuse à l'auto apitoiement:
"Mais madame, vous ne comprenez pas! Je suis en prépa, j'ai pleins de livres à lire pour mes dissertes de lettres! Demain je ne pourrai pas venir: j'ai cours!"
"Toute la journée??"
"Oui." *air désespéré* (et mensonge éhonté)
"Bon. Je vais voir ce que je peux faire..."
Je suis ressortie 12 ans plus tard (parce que la pauvre, c'était pas son rayon alors elle savait pas qu'Ibsen c'était du théâtre) avec Ubu Roi, Ruy Blas, La Mouette, La maison de poupée et un intégral de Molière.
Retour à la case Poste, avec une pièce d'identité ce coup ci, mais sans passer par la case départ. J'ai poireauté un bon quart d'heure, mais j'm'en foutais, j'avais Ubu. Les gens me regardaient comme une folle genre "mais c'est quoi ce truc qu'elle a dans les mains?? Un livre??? Mais, comme ça? Dans la rue??"
J'adore :)
Et puis, au final: "Votre colis a déjà été réceptionné mademoiselle. Quelqu'un de votre famille a du le récupérer. Le bon de réception est une erreur de notre part."
Après ces vastes péripéties, je suis rentrée en mon domaine, fulminantes, grinçant entre mes dents "connards, connard, connards!"
Ca fait deux jours que je suis hautement motivée pour travailler ma disserte de lettres (la nouvelle, plus celle sur le méchant mais un CHOUETTE sujet sur Mallarmé, hahahahahaha. Pouark). Par conséquent, lundi soir, sautant dans mes bottes même pas de sept lieux, j'ai volé jusqu'à la médiathèque pour aller m'enfiler quelques préfaces et PAF! Portes closes.
Indignation générale (n'oublions pas mes penchants skyzophrèniques. Moi et moi étions très irritées!) et surtout questionnement sur ce brusque évênement qui contrecarre ma merveilleuse motivation!
"Mais bordel! Qu'est-ce qui leur prend de fermer un... lundi? Ah merdre!" Et je m'en suis retournée, penaude, venant de prendre en compte ma stupide erreur. Du coup j'ai regardé Dr House toute la soirée. Na.
Mais enfin, voici le mardi, jour sacré de l'ouverture de la bibliothèque! Je rentre chez moi, je m'empare du coupon qui me somme de m'en aller quérir un colis à la poste et je file (encore) vers la bibliothèque. Petit (haha) détour par la poste. 20h d'attente. J'ai amèrement regretté de ne pas être passée à la bibli avant, histoire d'avoir pu lire une cinquantaine de pages avant la réception du précieux paquet.
"Z'avez un pièce d'identitée?"
"EUUUUUUUUH... Non. Elle est chez moi"
"C'est obligatoire. Monsieur, que puis-je faire pour vous?"
Grumblblblbl. Bon. Bibli. Je rentre d'un pas heureux et convaincu quand soudain! Ô joie! L'accès à l'espace adulte est bloqué! "Les espaces sont fermés aujourd'hui pour cause de grêve mademoiselle".
...
Vu mon air défait et au bord de la crise de nerfs, la gentille documentaliste a rapidement ajouté "mais demain ce sera ouvert vous savez?"
Et là. Admirez je vous prie, l'entrainement de l'hypokhâgneuse à l'auto apitoiement:
"Mais madame, vous ne comprenez pas! Je suis en prépa, j'ai pleins de livres à lire pour mes dissertes de lettres! Demain je ne pourrai pas venir: j'ai cours!"
"Toute la journée??"
"Oui." *air désespéré* (et mensonge éhonté)
"Bon. Je vais voir ce que je peux faire..."
Je suis ressortie 12 ans plus tard (parce que la pauvre, c'était pas son rayon alors elle savait pas qu'Ibsen c'était du théâtre) avec Ubu Roi, Ruy Blas, La Mouette, La maison de poupée et un intégral de Molière.
Retour à la case Poste, avec une pièce d'identité ce coup ci, mais sans passer par la case départ. J'ai poireauté un bon quart d'heure, mais j'm'en foutais, j'avais Ubu. Les gens me regardaient comme une folle genre "mais c'est quoi ce truc qu'elle a dans les mains?? Un livre??? Mais, comme ça? Dans la rue??"
J'adore :)
Et puis, au final: "Votre colis a déjà été réceptionné mademoiselle. Quelqu'un de votre famille a du le récupérer. Le bon de réception est une erreur de notre part."
Après ces vastes péripéties, je suis rentrée en mon domaine, fulminantes, grinçant entre mes dents "connards, connard, connards!"
10 oct. 2010
Attention, cet article est indécemment long.
Bon, je sais, ceux qui passent ici régulièrement doivent péter un cable: je laisse un beau blanc de 3 semaines sans aucun article sur mes névroses hypokhâgneuses et PAF, j'en ponds 5 en deux jours et demi. D'un autre côté, je surestime probablement beaucoup la population de ce blog (où, j'espère, ne traîne pas mes profs et mes khâmarades) et les trois pélerins qui tombent ici par hasard n'en ont probablement rien à cirer.
BREF. Ma chambre ressemble à l'avancement de mes devoirs. Sur mon bureau, il y a encore mon dossier de préparation à la disserte pour laquelle j'ai sué jusqu'à lundi dernier. Ce qui n'empêche pas mon NOUVEAU sujet de litté de trôner au milieu de mon tableau aide mémoire, à côté des horraires de trains et de mes dates de colles (post-it actuellement totalement inutile puisque je les connais par coeur, contrairement à mon vocabulaire de... Ah bah tiens! Toutes les langues que j'étudie, qu'elles soient mortes ou vivantes! Comme c'est amusant comme prise de conscience!). Sur mon bureau il y a aussi les traces de mon travail du week end: des bouquins entammés, des fiches d'histoire, des brouillons pour ma version d'anglais, des listes, des plannings et évidemment, mes agendas. Celui des devoirs, d'abord: des petites pages blindées d'annotations (même mes jours feriés sont bardés de grands YOUPIIIIIII) et de ratures rageuses. Et puis le second, l'hebdo, celui qui détermine ma vie. Parce que depuis maintenant un mois et demi, ma vie commence le lundi, se termine le samedi soir très tard ou le dimanche matin très tôt. Le dimanche, c'est mon day off. Je dors, je travaille et je reprends contact avec le monde. Ce que je fais par exemple, c'est que je tourne la page de cet agenda. Je découvre alors avec bonheur que 2 jours plus tard, je dois rendre un DM/apprendre 138 mots de vocabulaires dans des langues diverses et variées/passer un test de connaissance sur tout depuis le début de l'année/prendre mon sujet de colle/passer une colle. Rayez la mention inutile. Ou plutôt, ajoutez les mentions, ça vous donnera un résultat plus objectif sur mes semaines. Bref, je vis semaine par semaine. Des fois je tourne DEUX pages (Wahou! Je suis une aventurière!) mais ça me parait déjà hors du temps et trop lointain. Alors je pense au dernier jour de ma semaine (le samedi si vous suivez) et j'essaye toujours d'y caler un petit quelque chose qui me donnera envie d'y arriver, de triompher des épreuves qui me séparent du la ô combien douce sonnerie du samedi midi... Il me faut quelque chose pour voir le bout. Sinon mes semaines ne sont que des enfilades de cours, de colles, de devoirs et de DST et on peut pas vivre comme ça. Mais le samedi reste un moment charnière. Vais-je sortir et rentrer beaucoup trop tard dans un état peu recommandable pour une jeune fille mais garder un souvenir impérissable d'une soirée où je me serai enfin amusée OU vais-je rester tranquillement à la maison pour rattraper le sommeil et le retard que j'accumule et ainsi arriver fraîche et dispose en cours lundi matin?
Choix cornélien, vous en conviendrez.
Revenons en à mon portrait chambre, voulez vous? De l'autre côté de la pièce, il y a mon lit. A ses pieds s'entasses des BE, vestiges de ma maladie et de mon passage chez le coiffeur (il faut vraiment que je sois mal pour lire des trucs aussi... Brr! J'trouve même pas le mot!) mais aussi Salammbô, qui me supplie du bout de ses pages de le lire. Mon cher ami, je suis désolée de t'avoir lâchement abandonné depuis maintenant 15 jours, mais il ne faut pas m'en vouloir. L'Histoire de Rome tome 3 a pris ta place dans mon coeur depuis que Mme C. a eu l'illumination de nous entraîner à ce noble exercice qu'est la dissertation d'histoire. Je trompe donc Flaubert avec A. Piganiol et H. Wurmser afin de comprendre les subtilités de la dynastie antonine (Siècle d'or ou pas siècle d'or, telle est la question posée). Ces deux ouvrages essouflés du CDI sont donc en vrac parmi les feuilles de notes et les stylos, sur ma couette adorée. Et ouais. Je me suis toujours pas inscrite à une BU digne de ce nom. Ni Ginette, ni Beaubourg, ni quoi que ce soit d'autre. Alors, vous me direz "paresse", certes. Mais aussi, j'ai pas de carte d'étudiant. Et quand on a pas de carte étudiant, on peut pas accèder à la BU de sa fac. Pourtant, j'ai payé les droit d'inscription. Même que ça m'a coûté un bras, alors la moindre des choses ce serait quand même que je puisse accéder à ma BU non?
Hé bin non. Pas de carte, pas de fac. Même si les inscriptions vous ont coûté un bras. Et comme tout le monde le sait, pas de bras, pas de chocolat! (Je trouve que c'est une bonne ouverture).
BON. Comme vous voyez la prépa se passe et je prends un certain rythme. Je prépare beaucoupbeaucoupbeaucoup de choses en même temps mais je regarde quand même House (et prochainement maison close). Samedi prochain on a DST de philo et ça va être une franche marade! ("Non, vous ne pouvez pas préparer. Je ne vous dit pas ce que ce sera. Ce sera de l'improvisation" *sourire sadique*). Je vous ai pas parlé de ma colle de géo que je passe (dans la joie et l'angoisse) jeudi. Evidemment, je ne comprends rien a la notion de chorême (comme c'est amusant, mon correcteur ne comprends pas non plus!), je déteste Roger Brunet et je ne sais pas ce qu'est la Nouvelle Géographie. Pas de bol, ma colle est justement sur ces éléments.
Le mot "massacre" prend un sens tout nouveau à mes yeux.
BREF. Ma chambre ressemble à l'avancement de mes devoirs. Sur mon bureau, il y a encore mon dossier de préparation à la disserte pour laquelle j'ai sué jusqu'à lundi dernier. Ce qui n'empêche pas mon NOUVEAU sujet de litté de trôner au milieu de mon tableau aide mémoire, à côté des horraires de trains et de mes dates de colles (post-it actuellement totalement inutile puisque je les connais par coeur, contrairement à mon vocabulaire de... Ah bah tiens! Toutes les langues que j'étudie, qu'elles soient mortes ou vivantes! Comme c'est amusant comme prise de conscience!). Sur mon bureau il y a aussi les traces de mon travail du week end: des bouquins entammés, des fiches d'histoire, des brouillons pour ma version d'anglais, des listes, des plannings et évidemment, mes agendas. Celui des devoirs, d'abord: des petites pages blindées d'annotations (même mes jours feriés sont bardés de grands YOUPIIIIIII) et de ratures rageuses. Et puis le second, l'hebdo, celui qui détermine ma vie. Parce que depuis maintenant un mois et demi, ma vie commence le lundi, se termine le samedi soir très tard ou le dimanche matin très tôt. Le dimanche, c'est mon day off. Je dors, je travaille et je reprends contact avec le monde. Ce que je fais par exemple, c'est que je tourne la page de cet agenda. Je découvre alors avec bonheur que 2 jours plus tard, je dois rendre un DM/apprendre 138 mots de vocabulaires dans des langues diverses et variées/passer un test de connaissance sur tout depuis le début de l'année/prendre mon sujet de colle/passer une colle. Rayez la mention inutile. Ou plutôt, ajoutez les mentions, ça vous donnera un résultat plus objectif sur mes semaines. Bref, je vis semaine par semaine. Des fois je tourne DEUX pages (Wahou! Je suis une aventurière!) mais ça me parait déjà hors du temps et trop lointain. Alors je pense au dernier jour de ma semaine (le samedi si vous suivez) et j'essaye toujours d'y caler un petit quelque chose qui me donnera envie d'y arriver, de triompher des épreuves qui me séparent du la ô combien douce sonnerie du samedi midi... Il me faut quelque chose pour voir le bout. Sinon mes semaines ne sont que des enfilades de cours, de colles, de devoirs et de DST et on peut pas vivre comme ça. Mais le samedi reste un moment charnière. Vais-je sortir et rentrer beaucoup trop tard dans un état peu recommandable pour une jeune fille mais garder un souvenir impérissable d'une soirée où je me serai enfin amusée OU vais-je rester tranquillement à la maison pour rattraper le sommeil et le retard que j'accumule et ainsi arriver fraîche et dispose en cours lundi matin?
Choix cornélien, vous en conviendrez.
Revenons en à mon portrait chambre, voulez vous? De l'autre côté de la pièce, il y a mon lit. A ses pieds s'entasses des BE, vestiges de ma maladie et de mon passage chez le coiffeur (il faut vraiment que je sois mal pour lire des trucs aussi... Brr! J'trouve même pas le mot!) mais aussi Salammbô, qui me supplie du bout de ses pages de le lire. Mon cher ami, je suis désolée de t'avoir lâchement abandonné depuis maintenant 15 jours, mais il ne faut pas m'en vouloir. L'Histoire de Rome tome 3 a pris ta place dans mon coeur depuis que Mme C. a eu l'illumination de nous entraîner à ce noble exercice qu'est la dissertation d'histoire. Je trompe donc Flaubert avec A. Piganiol et H. Wurmser afin de comprendre les subtilités de la dynastie antonine (Siècle d'or ou pas siècle d'or, telle est la question posée). Ces deux ouvrages essouflés du CDI sont donc en vrac parmi les feuilles de notes et les stylos, sur ma couette adorée. Et ouais. Je me suis toujours pas inscrite à une BU digne de ce nom. Ni Ginette, ni Beaubourg, ni quoi que ce soit d'autre. Alors, vous me direz "paresse", certes. Mais aussi, j'ai pas de carte d'étudiant. Et quand on a pas de carte étudiant, on peut pas accèder à la BU de sa fac. Pourtant, j'ai payé les droit d'inscription. Même que ça m'a coûté un bras, alors la moindre des choses ce serait quand même que je puisse accéder à ma BU non?
Hé bin non. Pas de carte, pas de fac. Même si les inscriptions vous ont coûté un bras. Et comme tout le monde le sait, pas de bras, pas de chocolat! (Je trouve que c'est une bonne ouverture).
BON. Comme vous voyez la prépa se passe et je prends un certain rythme. Je prépare beaucoupbeaucoupbeaucoup de choses en même temps mais je regarde quand même House (et prochainement maison close). Samedi prochain on a DST de philo et ça va être une franche marade! ("Non, vous ne pouvez pas préparer. Je ne vous dit pas ce que ce sera. Ce sera de l'improvisation" *sourire sadique*). Je vous ai pas parlé de ma colle de géo que je passe (dans la joie et l'angoisse) jeudi. Evidemment, je ne comprends rien a la notion de chorême (comme c'est amusant, mon correcteur ne comprends pas non plus!), je déteste Roger Brunet et je ne sais pas ce qu'est la Nouvelle Géographie. Pas de bol, ma colle est justement sur ces éléments.
Le mot "massacre" prend un sens tout nouveau à mes yeux.
Bonne semaine et à dimanche :)
9 oct. 2010
J'ai l'air bizarre comme ça, mais en fait je suis gentille!
P.S: Si jamais des futurs hypo potentiels sortent de mes aigreurs coincées entre deux virgules (mais je m'éloigne du propos). Je disais donc, si des futurs hypo ont des questions à me poser, des points que j'ai pas bien expliqué (parce que finalement, j'ai pas expliqué grand chose) ou autre, bien sur n'hésitez pas mes petits!
Je suis toute ouïe :)
Atia of the Julii I climb for Justice
On est samedi soir, il est à peine 21h et j'ai bossé toute la journée.
DST d'allemand ce matin, préparation de la 1° colle de géo cet aprem, recopie des 12 pages du cours d'histoire pour une copine et fiches fiches fiches fiches.
Demain je commence ma disserte sur les Antonins et je fais une version.
On est samedi soir, il est 21h30 et je regarde Dr House.
Je vais passer une longue nuit de sommeil et être d'attaque demain.
Je vais faire une soirée Culture Antique.
On va se faire les 2 saisons de Rome.
7 oct. 2010
Bon. Je suppose qu'un petit bilan serait pas mal.
Alors voilà. Je vais pas hyper bien, je suis malade un jour sur deux et j'ai beaucoup beaucoup de travail. Avec un problème évident: je ne le fais pas.
Ce que je fais volontiers, par contre, c'est n'importe quoi. Mais alors vraiment. Je suis dans une telle crise personnelle que tout ce qui me passe par la tête me semble être une bonne idée. Et evidemment, le lendemain, ou même une heure plus tard, je me rends compte que OUPS ah non en fait, c'était une grosse connerie. Une de plus.
Je rends des devoirs en étant convaincue que c'est de la merde. Là par exemple, je finis un DM de géo qui va me dégouter à vie de la Corse (et de Roger Brunet).Et bin j'ai écrit que des trucs nazes dans ce DM, c'est fou.
Je finis par prendre la prépa comme une sorte de fatalité. "oui, je suis en prépa, oui, c'est dur mais c'est tellement interessant!" C'est pas que ce soit faux. C'est un fait, ça m'interesse. Je ne me demande pas une seule seconde pourquoi je suis là ni rien. Je constate juste que je finis par répéter ce refrain, un peu comme une justification aux poches sous mes yeux. J'y crois plus vraiment. D'ailleurs, quand les gens me voient dire ça, ils n'ont pas l'air convaincus. J'arrêterai pas, c'est hors de question, pour moi ce n'est même pas une option. Je finirai mon année parce que je l'ai choisi. Mais j'ai un peu de mal à croire que je saurai disserter cette année. Que j'aurai un jour des connaissances en allemand. Que j'aurai mes équivalences en histoires. Que je survivrai au Concours Blanc.
Actuellement, je ne crois en rien. Ni en ma capacité de travail, ni en l'avenir, en mon potentiel beauté ou en la vie en elle même. J'arrive même plus à croire à l'amour.
Je crois plus en rien.
Ni en moi.
Ni en autrui.
Alors voilà. Je vais pas hyper bien, je suis malade un jour sur deux et j'ai beaucoup beaucoup de travail. Avec un problème évident: je ne le fais pas.
Ce que je fais volontiers, par contre, c'est n'importe quoi. Mais alors vraiment. Je suis dans une telle crise personnelle que tout ce qui me passe par la tête me semble être une bonne idée. Et evidemment, le lendemain, ou même une heure plus tard, je me rends compte que OUPS ah non en fait, c'était une grosse connerie. Une de plus.
Je rends des devoirs en étant convaincue que c'est de la merde. Là par exemple, je finis un DM de géo qui va me dégouter à vie de la Corse (et de Roger Brunet).Et bin j'ai écrit que des trucs nazes dans ce DM, c'est fou.
Je finis par prendre la prépa comme une sorte de fatalité. "oui, je suis en prépa, oui, c'est dur mais c'est tellement interessant!" C'est pas que ce soit faux. C'est un fait, ça m'interesse. Je ne me demande pas une seule seconde pourquoi je suis là ni rien. Je constate juste que je finis par répéter ce refrain, un peu comme une justification aux poches sous mes yeux. J'y crois plus vraiment. D'ailleurs, quand les gens me voient dire ça, ils n'ont pas l'air convaincus. J'arrêterai pas, c'est hors de question, pour moi ce n'est même pas une option. Je finirai mon année parce que je l'ai choisi. Mais j'ai un peu de mal à croire que je saurai disserter cette année. Que j'aurai un jour des connaissances en allemand. Que j'aurai mes équivalences en histoires. Que je survivrai au Concours Blanc.
Actuellement, je ne crois en rien. Ni en ma capacité de travail, ni en l'avenir, en mon potentiel beauté ou en la vie en elle même. J'arrive même plus à croire à l'amour.
Je crois plus en rien.
Ni en moi.
Ni en autrui.
Et qu'est ce qu'on devient quand on ne croit plus à rien?
3 oct. 2010
Ne prenez pas la vie trop au sérieux : de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant
Je me sens bien. Beaucoup mieux. J'ai l'impression de repartir à zéro. Peut être que je commence simplement à prendre le rythme. Vendredi j'ai fait ma 1° grosse crise (Merci à mes chers amis qui ont su me dire que me pendre n'était pas une solution) de stress après 8h de cours et 4h de disserte (et 2h de sommeil). Mais bon. Ca va mieux. Maintenant je finis ma disserte, et ça tombe bien parce qu'il faut la rendre demain. Il faut passer à autre chose, le DM de géo, les colles à préparer ou encore la disserte d'histoire. Et puis les fiches.
Mais en fait, tout ça, c'est pas grave. On dirait une sorte de jeu. S'en prendre une, recommencer, se remettre, et s'en reprendre une. Et progresser. :)
Drôle de jeu non? Jeu de masos. Mais on est là pour ça.
Maintenant, j'ai plus ou moins tout remis à plat. Je peux repartir, apprendre à apprendre. Aimer l'allemand, enfin. Voir des gens, quand même. Travailler, finalement.
Et ne jamais oublier de vivre.
Mais en fait, tout ça, c'est pas grave. On dirait une sorte de jeu. S'en prendre une, recommencer, se remettre, et s'en reprendre une. Et progresser. :)
Drôle de jeu non? Jeu de masos. Mais on est là pour ça.
Maintenant, j'ai plus ou moins tout remis à plat. Je peux repartir, apprendre à apprendre. Aimer l'allemand, enfin. Voir des gens, quand même. Travailler, finalement.
Et ne jamais oublier de vivre.
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