4 juil. 2013

Live long and prosper.



Après mûre réflexion pendant une insomnie, j'ai décidé que je ne continuerais pas sur ce blog. Il restera ouvert, et libre d'accès, même s'il ne sera pas trouvable sur google. J'aimerais que mon expérience continue d'être accessible aux étudiants qui veulent se renseigner sur la prépa littéraire. De même, n'hésitez pas à continuer de m'envoyer des mails, d'une part ça me fait très plaisir, et d'autre part, ce n'est pas parce que je ne suis plus en prépa que je vais arrêter dans parler !



Je reste sur blogger ; qui m'aime continue à me suivre :)

28 juin 2013

T'es morte ou quoi ?


Et non, pas encore (malgré les efforts constants de l'administration de la fac pour me noyer sous la paperasse, bien entendu). Et après deux bonnes semaines à galérer dans tous les sens, à discuter avec plusieurs professeurs de fac, de prépa, de lycée, après avoir rencontré moulte normaliens (ça continue à faire peur... Même quand ils l'ont eu il y a 30 ans), j'ai validé mon sujet de mémoire et j'ai trouvé une directrice de master charmante ! Bientôt, si tout va bien et si le temps le permet, je pourrai donc m'inscrire à Paris-Diderot pour l'année 2013-2014.


Concrètement, ça veut dire quoi ? Au niveau de ce blog, je me pose encore quelques questions. Ce qui est sûr, c'est que je vais pouvoir le réouvrir au public à partir de cet été. Je garde le besoin d'écrire, donc je continuerai la rédaction d'un blog, la question étant "celui-ci, ou pas ?". Je suis en débat avec moi-même, étant donné que, si l'an dernier je ressentais la fac comme une continuation logique du blog, j'ai aujourd'hui vraiment besoin d'une rupture avec la prépa. La déception du concours m'a fait un choc dont je suis toujours en train de me remettre, donc il est possible que je change de plateforme. Bref, tout ça est encore un peu chaotique pour moi.

Et niveau projets ? Mon mémoire sera finalement sur la folie chez Victor Hugo ; j'ai donc pas mal de projets en rapport avec ça niveau excursions, sorties, recherches, même si c'est encore un peu flou et qu'au fond de moi, le passage en master me panique un peu.
Outre les études, je suis en vacances. Les premières vraies depuis trois ans... Vous me direz que ça fait un mois, que je devrais vaguement le savoir, maintenant. Sauf que j'ai donné pleinplein de cours de préparation au bac, depuis un mois, et que j'ai donné le dernier hier matin. Pfiou ! Plus les inscriptions qui se terminent, je vais finir par réellement me sentir en vacances ! Rien de bien folichon pour cet été, si on excepte bien sûr une chouette semaine à Guernsey.
Et puis il y a l'appart' à Paris qui me donne du baume au coeur, et que j'investirai fin août. Plus plein de cours à donner en perspective, pour l'année prochaine. Un changement complet, quoi !


Dans l'immédiat, je m'en vais fêter dignement mes 21 ans ce week end, avec tout plein de gens qui comptent pour moi. C'est la fin d'une ère, et j'en suis vraiment heureuse.

Un p'tit mot spécial pour Emilie qui vient d'avoir Ulm en B/L. Bravo, évidemment ! :D

Bon courage à ceux qui passent encore des oraux, ou qui sont encore enfouis dans des dossiers administratifs ! Et pour les veinards qui, comme moi, peuvent se reposer... Et bin profitez les gars ! Surtout si vous entrez en (hypo)khâgne à la rentrée. Croyez-moi sur parole, vous aurez besoin de ce repos !

14 juin 2013

I feel like this is the beginning... (ou les résultats d'ENS 2013)

Mon humeur après avoir vu les résultats.

Après quelques jours de silence, me revoilà.

J'avoue que la pilule des résultats a été difficile à avaler : cuber pour ne rien avoir, c'est dur. Surtout quand on voit que ceux qui avaient notre niveau voire moins sont sous-a sans problème. Bref. Je me suis beaucoup remise en question, j'ai bien galéré, et j'ai eu quelques phases où ça n'allait pas du tout. Heureusement, j'ai des amis (et plus) très chouettes qui m'ont aidé à tenir le coup et à ne pas me défenestrer tout de suite. 

Aujourd'hui, alors que je ne m'y attendais pas du tout, les notes du concours sont tombées. J'ai failli faire un arrêt cardiaque en téléchargeant mon dossier, et je reviens donc maintenant avec vous sur mes résultats de l'ENS 2013 :

Anglais : 11
Géographie : 11
Philosophie : 8
Histoire : 7
Littérature TC : 12
Littérature spé : 11

Rien de catastrophique, donc. J'ai un total de 83 points (le dernier admissible est à 118,5). Ca me confirme bien qu'il ne me manquait qu'un petit rien pour avoir la sous-a. A la première lecture, il m'a semblé réellement très frustrant que malgré ces résultats corrects (malgré l'histoire qui me rend un peu triste malgré tout), je n'aies pas été récompensée. Après quelques heures, je suis plus philosophe.

Il faut dire que je sors de la réunion des nouveaux khâgneux, où ils ont eu leurs biblio et tout, et que deux éléments m'ont donné du courage. Déjà, le fait que je n'avais pas du tout du tout envie de replonger un an de plus. Je suis soulagée que ce soit fini, et j'ai réellement envie de passer à autre chose. Le second élément, ce sont les multiples lettres de recommandation que m'ont fait mes professeurs. Toutes sont élogieuses et très positives sur mon avenir à la fac. En plus, beaucoup m'ont mis en contact avec autorités de la fac (vice-président, directeurs d'UFR), pour être sûrs que je n'aurai pas de problème pour obtenir mes équivalences et passer en master. Tous m'ont proposé de l'aide et se sont indignés de ma non-sous-admissibilité (et je fais des mots composés chelou si je veux d'abord !).

De nouveaux jours vont commencer !

Bref, en cet après-midi du 14 juin, je suis plus confiante, et plus sereine, je l'admets. En plus, j'ai trouvé un appart' à Paris pour ma rentrée prochaine. 

Et merci pour votre soutien ! Et bien sûr, bravo pour vos admissions APB (je pense particulièrement à Esméralda, qui passe brillamment en B/L !). 

Bon vent !

6 juin 2013

"Ca va ? C'est pas trop dur l'attente des résultats ?"



Nooooon ! Qu'est ce que tu vas t'imaginer ? Que je trépigne dans tous les sens ? Que je suis à la limite de la crise d'angoisse en me disant que "PUTAIN DE BORDEL D'ENFLURE DE MERDE, IL RESTE ENCORE TROIS HEURES" ? Hahahaha. 

Et bien tu as raison.
J'ai l'impression d'être propulsée dans un épisode de Bref. En très très long. Je prends un bouquin, je relève le nez en me disant qu'au moins 1/4 d'heure est passé... Et ça fait une minute. Ah bin oui, j'avais lu que trois pages. Donc je commence une série, que je n'arrive pas à suivre puisque mon regard va directement vers l'horloge de mon ordi. Du coup j'arrête, et je lance les anges de la téléréalité, en me disant que ça, au moins, même avec le QI d'une moule, j'arriverai à le suivre. Mais ça m'énerve. 

J'aimerais qu'Einstein ai fermé sa mouille sur la relativité du temps. C'est une réflexion bien plate, mais je trouve absolument injuste de voir le temps s'écouler si lentement quand j'assiste à un cours de physique ou que j'attends des résultats d'examen, et si vite quand je suis dans tes bras. 

Bien entendu, tous les scenarii de ce soir défilent dans ma tête : moi qui saute de joie pendant des heures en hurlant "SOUZAAAAA", une pote qui me console autour d'un verre en me disant "hé, c'est pas grave, tu vas voir, tu auras ta L3 quand même...". J'avoue que je n'arrive même pas à imaginer ma réaction si j'étais admissible.


Edit : Et bin on dirait bien que j'ai pas cubé pour grand chose : je n'ai pas la sous-a. 

25 mai 2013

Du plaisir innocent de la citation.



<< Les mots "faire l'amour" ont une séduction à eux, très verbale, en les séparant de leur sens. Ce terme de "faire", matériel et positif, uni à cette abstraction poétique du mot "amour", m'enchantait. >>
Bonjour Tristesse, Françoise Sagan (p.114)


Ou comment parler de cul à travers de la micro-analyse.
(J'ironise, mais c'est cette citation qui m'a fait avoir un déclic pour le commentaire ; sur comment fonctionnait l'analyse précise des mots. Et puis elle est quand même hyper stylée).


En vrai, cet article n'a rien à voir avec cette chère Sagan, puisque c'est simplement un dernier appel à la  vente de mes livres. Je passe chez Gibert la semaine prochaine, donc si vous voulez m'en prendre, c'est maintenant :)
Rendez-vous sur ma page de Livres à vendre, et contactez-moi si quelque chose vous intéresse. 


22 mai 2013

Mais la voix me console, et dit : "Garde tes songes ; les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous."

Ca commence à faire trois jours que j'ai le dos hyper méga bloqué. Le moindre mouvement est un effort ; même tenir une simple position plus de 10 min devient pénible (autant dire que je dors pas hyper bien). Malgré ce petit détail qui m'a notamment empêchée d'aller en cours cette semaine et qui me pousse à procrastiner à mort, je me sens vraiment bien. Vraiment vraiment bien. Il faut croire que le mois de mai est une période de joie chez moi (oui, même avec des températures évoquant novembre, que voulez-vous), parce que je me sens optimiste et joyeuse.
Pourtant, les divers dossiers (à la con) que je dois remplir tentent de me saper le moral. Entre la fin des dossiers de bourses, des papiers pour les appart's et évidemment les imminents dossiers de motivation de master, je suis submergée par les photocopies, petit à petit (ou d'un seul coup, d'ailleurs).

Et finalement, ça va bien. Je suis en train de finir Dune et le troisième tome de La Recherche, et j'ai plein de super bouquins en attente qui me donnent à nouveau envie de passer des journées entières à lire. Heureusement, d'ailleurs, parce que je ne suis pas vraiment en état de faire quoi que ce soit d'autre. A part, bien évidemment, entamer la loooongue liste de films/séries à voir/rattraper ; ce que je fais avec plaisir (j'ai commencé The Borgias ce matin).

Je reste épuisée de ces années de prépa qui s'achèvent ; je pense que c'est (aussi) pour ça que mon corps me fait un peu chier ces temps-ci (haha). Il paraît qu'il faut 6 mois de repos pour se remettre d'un an de prépa... Ce qui me laisse (à moi et aux autres khûbes) un an et demi d'épuisement. Yay ! En parlant de prépa, si je passe mes jours, ou presque, à préparer mon avenir à la fac, la nuit, je rêve de ces putain de résultats de concours. Je redoute l'arrivée du 6 juin autant que j'en suis impatiente... J'ai peur que mes efforts de cette année ne se réalisent pas dans les résultats de concours, alors que j'ai le sentiment d'avoir plutôt bien marché...




"Ne compte pas sur moi que l'étreinte s'abrège".

14 mai 2013

Et 2014, dans tout ça ?



Je viens de rentrer d'Espagne, et j'ai vu que le nouveau programme était tombé. J'ai donc décidé de faire un débrief' même si je ne bosserai JAMAIS ce programme (mouahahahaha). Donc :

Litté
Axes --> littérature et morale, le théâtre, la valeur. Bon, ils font chier à laisser la valeur, je trouve. Pour le reste, ce programme avait été anticipé par mon prof de litté d'HK, qui les a donc super bien préparé. Je trouve les axes très intéressants.
Oeuvres --> Les Tragiques d'Aubigné, Cromwell d'Hugo, Le Faiseur de Balzac, Dans la solitude des champs de coton de Koltès, Le siècle de Louis XIV de Voltaire. Au début, je me suis dit que c'était horrible, comme programme. C'était surtout que j'étais restée bloquée sur Les Tragiques. Pour le reste, Hugo, Balzac, Koltès, Voltaire, je trouve ça vraiment chouette et je pense lire les bouquins. Par contre, 5 oeuvres au programme, c'est la mort ! 

Philo
L'art, la technique --> Je me contenterai de dire "Bande de petits veinards". Grmblbl. 

Histoire

Les Etats-Unis d’Amérique de Lincoln à Truman : politique et société. Génial ! J'aurais adoré travailler là dessus ! Les cours de mon prof d'histoire vont déchirer !

Géographie
L'Afrique australe (Afrique du Sud, Namibie, Bostwana, Lesotho-Swaziland, Zimbabwe, Mozambique). Mouahahahahahahaha. Diable, que je suis contente d'avoir terminé la géographie !

Litté spé 
Les chevaliers romanesques ; Don Quichotte de Cervantès, et Erec et Enide de Chrétien de Troyes. Je trouve ça très chouette. Voir ce programme me motivera peut être à enfin me mettre à Cervantès !


Question subsidiaire : et toi Sarah, tu vas faire quoi en 2013-2014 ? 
En attendant les résultats, je commence doucement mes dossiers de master. Je compte commencer à élaborer ma biblio pour le mémoire, et je me lance dans la recherche d'apparts. Je ne suis pas sûre de mon coup, mais selon les résultats de l'ENS de cette année, je repasserai peut être la session 2014 en candidat libre (ce n'est pas sûr duuuu tout, je me dis simplement que puis qu'on peut le passer 3 fois, autant tenter !). Tout ça est pour l'instant un peu brumeux dans ma tête, mais ça prend forme. La fin de la prépa se profile et ça fait un bien fou ! La preuve : j'enchaîne La Recherche sans problème, je reprends un appétit de lecture considérable ; bref, je reprends contact avec la vie.




6 mai 2013

Entre deux valises





Je pars à Madrid cette nuit, donc pas d'actualisation du blog d'ici la mi-mai.
Bonne semaine, bon repos, et à bientôt !


30 avr. 2013

De la place dans ma bibliothèque.



Bon, alors. Je suis en train de chercher un appart' pour l'an prochain, donc se pose à moi la question cruciale des bouquins. J'ai donc revu ma bibli, et réactualisé ma liste de livres à vendre.

Futurs hypo : cette liste est pleine de bouquins de technique qui permettent de moins galérer.
Futurs khâgneux/khûbes : je fais le pari que la litté sera sur le théâtre ou le romantisme ; ma liste déborde donc d'oeuvres critiques, à vous de voir si vous êtes tentés.
Le reste du monde : les livres que je propose sont chouettes, et il y en a pour tous les gouts (matières variées, cuisine, BD)

Bref, n'hésitez pas à me contacter par mail, commentaire ou ce que vous voulez.

25 avr. 2013

Combray.



Bientôt une semaine que j'ai terminé le concours : "que deviens-tu?", me demanderez-vous, fous d'impatience et de curiosité.

Je revis. J'ai mis un ou deux jours à réaliser que j'étais vraiment en vacances. Je dévore La Recherche du temps perdu, je relis Neverwhere à travers l'adaptation radiophonique de la BBC du mois de mars (et je kiffe), je compte me refaire un bout de Gaiman d'ici peu.

J'ai l'impression à la fois d'un retour en enfance (ce temps où on ne soucie de rien, et où on peut glander sans culpabilité) et d'une page qui se tourne (parce que quand même, je passe des entretiens d'embauche, je prépare mes dossiers de master, étou étou). Je me sens bien. Calme, posée ; je reprends doucement des forces. Le soleil de ces derniers jours n'y est pas pour rien. J'en profite pour changer quelques détails, pour remettre les choses à l'endroit, dans ma tête et mon corps. Je me souviens et je projette. 

Bien sûr, je pourrais pousser le vice, en lisant les oeuvres au programme de l'oral, mais j'ai vraiment la flemme. Le repos est salutaire : je ne pense qu'aux vacances. A la façon dont je vais pouvoir pervertir mes Hk préférés quand ils auront fini leurs concours blancs. Au soleil. A Prague. Aux bons moments que je devrais passer ici pendant mon temps libre, aussi. A ces personnes très particulières avec qui j'ai envie de trainer pendant des heures dans les musées pleins de chinois (bouuuuh, clichééé) et les cinémas déserts du mois d'août. A ces soirées à boire sur les quais de Seine. A tout ce que je vais pouvoir lire pour la simple et bonne raison que "j'ai envie". 

Putain, ça va être bien.



P.S : Le blog refermera dimanche soir. Si vous voulez continuer à me lire, il faut m'envoyer un mail  !




"Where are we going ?
- Nowhere, we're staying at this exact spot.
- Well... When are we going ?
- We're going always !
- ... That's not even a sentence !
- That's a sentence : there's a verb in it."


Doctor Who, S07E09 : "Hide".


15 avr. 2013

"Allô ? T'es où ?" "A la Maison des Examens..."

Pour la seconde (et donc dernière) année, je vous présente mon compte rendu sur l'ENS 2013 :

Jour 1 : épreuve de Géographie
J'avoue, j'ai stressé. La barre est plus haute cette année, et j'espère vraiment la sous-a. Du coup j'ai pas très très bien dormi. Enfin, c'était une épreuve que j'avais bien bossée, et globalement sans surprise : "Les espaces frontaliers sont-ils des espaces marginaux ?". J'attendais une citation, donc bonne surprise. Je pense que pas mal de gens se sont laissés  avoir à confondre frontière et espace frontalier, il y avait cette difficulté dans le sujet, mais sinon ça me semble assez bateau ; on navigue dans la problématique ouverture/fermeture de la frontière, quoi.
Et c'est parti pour les petites anecdotes : je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en arrivant à la Maison des Examens. Comme ça, pour rien. J'ai évidemment mis deux plombes et demie à trouver ma table, j'ai refait trois fois toutes les allées avant de trouver mon siège. Le surveillant s'est marré (connard). Il faisait chaud à crever, mais j'étais en plein courant d'air, j'ai donc joué à la super relou qui demande de fermer la fenêtre alors qu'il fait 35° C pour ne pas attraper de pneumonie :D La fille derrière moi était très triste. Désolée poulette. Les surveillants sont beaucoup moins fun que l'an dernier : pas de bavardage à la sortie, pas de ramassage de papiers, même pour te donner des copies, ils t'engueulent à moitié. En parlant de copies, j'en ai écrit cinq. CINQ. Ok, avec des croquis, mais CINQ, quoi. Soit près de 20 pages... Glups. La carte était imprimée sur un timbre poste. Je l'ai regardée (elle m'a regardée, je l'ai regardée), et j'ai refermé la copie en riant. Non, pas de carte cette année. A un moment, la fille derrière a mangé des pistaches, et j'ai écouté le bruit de ses dents en faisant un croquis. Du coup j'ai marqué "dent" au lieu de "frontière" sur ma légende. Juste au cas où vous n'auriez pas encore compris que la khâgne rend fou. J'ai cité des auteurs/articles/bouquins toutes les trois lignes environ. J'ai écrit tellement vite parce que j'avais peur de pas avoir le temps de relire que j'ai fini 15 min en avance. Du coup j'ai pas relu. 
Sinon, je me sens vraiment fatiguée, et j'ai pas envie d'aller en histoire demain. Parce que j'ai pas bien révisé, que j'ai pas eu des notes top pendant l'année, et que c'était ma grosse déception de l'an dernier (souvenez-vous). J'ai l'impression que je vais me faire chier, et j'ai pas envie de travailler. Je fais mon Grumpy quoi. En plus, je suis rentrée avec des gens de la prépa de Montreuil, qui envisageaient de ne pas du tout venir aux prochaines épreuves. Ca fait un peu envie, quand même. 

Bon, bin, à demain alors !

P.S : le blog est rouvert au public pour la durée du concours. Comme d'hab', si vous voulez continuer à me suivre, envoyez-moi un mail.

Jour 2 : épreuve d'Histoire
J'ai passé le trajet à réviser avec des potes, histoire de se rassurer mutuellement. Dans ma tête, je répétais "lescivilsetlaguerre" très très vite dans l'espoir que ça se réalise. Evidemment, c'était raté, mais on était bien loin de ce que je redoutais, puisqu'on a eu Les Français et leur armée de 1851 à 1945. Ouuuf. C'est large, mais assez resserré pour que ce ne soit pas hypeeeer bateau. En plus, j'ai réussi à lire le sujet à travers la feuille retournée (victoire personnelle). Bon, j'étais dans une nouvelle salle, ce qui implique une nouvelle galère pour trouver sa place, ce qui n'a pas manqué. J'ai trouvé mon plan en 10 min, mes idées en 30, mais j'avais la flemme d'organiser mes idées dans mon plan, alors j'ai glandé. Et je me suis laissée hypnotiser par les cookies chunk de mon voisin de devant. Il faut vraiment que je trouve quelque chose de plus consistant niveau pique nique. J'ai fait exprès de commencer à écrire cette chronique pour me forcer à ne pas rédiger à l'arrache sans plan comme j'en avais envie, ce qui a donné lieu à un charmant dialogue intérieur :

"Merde Sarah, souviens-toi que tu veux la sous-a ! Fais les trucs correctement un peu !
- La sous-a ? Avec ce plan ? HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. Non.
- Allez, un p'tit effort. Tu mets tes idées en ordre, au moins. J'te laisse improviser ton intro si tu veux (même si c'est mal).
- Bon, bon. Allez, c'parti. Mais d'abord j'écris ma note de blog."

Et c'est ce que j'ai fait. Du coup j'ai fait peur à ma voisine, qui n'arrêtait pas de me reluquer en flippant de me voir gratter autant, alors que j'écrivais bêtement les conneries que vous lisez présentement. Elle devait se dire que j'étais une tarrée, peut-être même une meuf d'Henri IV (horreur et damnation). Hihihi.  Vers midi et demi, une fille est allée aux toilettes pieds nus, en souriant. Juste au cas où vous n'auriez pas capté que la prépa rend cinglé. Nouvelle salle, ça veut aussi dire nouveaux surveillants. Celui qui m'a rendu ma convoc' m'a dit, avec un air très sérieux :

"Bon, vous gardez votre convocation, hein ?
- Euh, oui, d'accord (mais j'attire vraiment les chelous ou quoi ?)
- Non mais gardez-là bien, d'accord ?
- Oui, oui, promis (Ok, celui-là a un vrai problème je crois)"

Et à la sortie de la salle, le même bonhomme chenu :

"Ah ! Montrez-moi votre convocation pour sortir !
- Tenez. (Il est malade ce type, je suis au 6e étage, il croit que j'ai escaladé la façade pour m'infiltrer dans la salle, tout ça pour faire une disserte d'histoire ??)
- Parfais, vous pouvez partir *puis, en gardant ma convoc' dans les mains, et me regardant l'air insistant* Vous revenez demain, hein ? (Encore ? Sérieux, y a un problème avec ces surveillants qui ont l'air de me demander mon 06...)"

Bref, une épreuve moins terrible que ce que je pensais, et je me sens moins épuisée qu'hier. Comme épreuve difficile, il y a toujours la philo, mais je suis étonnamment enthousiaste. Même la litté ne me fait pas peur.


Jour 3 : épreuve de Littérature
Enthousiasme jusqu'à mon arrivée à Arcueil, jusqu'à l'ultime moment où on a pu retourner les sujets. J'avais réussi à lire "Bakhtine" à l'envers de ma feuille, et justement, j'ai passé la soirée là dessus hier, donc graaaaaaand sourire, explosion de joie, toussa toussa. Et puis, quand même, j'ai lu le sujet. Et d'un coup ma joie est un poil retombée. "Dans le roman se réalise la reconnaissance de son propre langage dans un langage étranger, la reconnaissance, dans la vision du monde d'autrui, de sa propre vision. Dans le roman s'opère une traduction idéologique du langage d'autrui, le dépassement de son 'étrangeté', qui n'est que fortuite, extérieure et apparente." Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, Gallimard, 1987, p.182. J'ai eu du mal à me concentrer, très franchement. J'ai pondu l'accroche la plus minable de ma vie (à tel point que je ne m'en souviens plus), rédigée sans plan d'intro parce que j'étais trop à la bourre. Le voisin de devant avait des pims au lieu d'avoir des cookies. J'aime les pim's. Surtout en concours. J'me suis aussi dit qu'avec la chaleur qu'il fait, il allait mettre du chocolat paaartout sur ses copies. Niark niark niark. J'ai prié pour une disserte sur le roman et le romanesque, et du coup j'ai fait une disserte sur le roman et le romanesque. J'espère vraimentvraiment ne pas être hors sujet. 4 copies blanches, 5-6 départs prématurés, bref, on revient à des effectifs normaux de gens qui partent quand c'est trop chiant. Ouf, j'ai bien cru que je passais le concours avec des aliens tellement tout le monde restait 6h et tout. Hors du concours, je m'habitue au bol de pâtes au fromage de 16h30, et je m'abrutie de téléréalité à la con pour compenser le concours. 
Et demain, réjouissance extrème, c'est philo !


Jour 4 : épreuve de Philosophie
Donc oui, Anaïs, tu as raison : aujourd'hui, c'était l'épreuve de la mort. Mais commençons par le commencement : puisque cette année, j'ai décidé de bosser pendant les épreuves (oui, vous pouvez m'applaudir), j'ai replannifié mon moment de décorticage des futures recrues de l'ENS au matin, puisque je me retrouve toujours à glander devant mes feuilles bien remplies, en attendant que la grognasse du haut parleur nous ai souhaité "bon courage et bonneuh chance". Ce matin, j'ai juste remarqué combien pleins de candidates étaient vraiment jolies, et que c'est pas juste d'être vraiment belle et intelligente. Mai-heu. Ceci dit, ça ne m'a pas préoccupé bien longtemps puisque les surveillants ont distribué les sujets... Et se sont fait engueuler par le chef de salle parce qu'ils étaient trop lents. Celui qui était près de moi a dit "Oh ça va, hein ! Moi déjà j'avais dit que je voulais pas le faire". Retenez bien ce petit sacripant, car je vais en reparler. Nous l'appellerons Grincheux. Je finis par regarder au travers de ma feuille. Un mot : gagné, c'est un concept ! Malheureusement, j'arrive à lire le mot : La cause. Un fou rire nerveux s'échappe de tous les candidats à la découverte sujet. Ca a quelque chose de rassurant, on est tous dans la merde. Et moi, je suis contente de ne pas avoir pu réviser correctement hier soir. Je me lance. Etonnamment, j'ai mon plan en 40 min... Et il me plait ! A 11h, il y a 5 copies blanches. Vu le sujet je m'attendais à pire. Pendant ce temps, je rédige mon intro (vengeance d'hier : j'ai ouvert sur Proust, mouahaha), et je décide que ce sera une jolie copie. Donc je prends mon temps pour écrire. Vers midi et la fin de mon I) je décide d'emmerder mes voisins avec mes pois au wasabi qui font crounch crounch. Je me sens diabolique, sans en savoir la cause (oui, oui, je sors...). Vers la fin de ma copie, Grincheux repasse pour la 15e fois devant ma table en poussant un soupir déchirant (on dirait Lamartine). Ca va mon gars, on a compris que ça te saoulait d'être ici, et que 6h c'est long. Guess what ? C'est long et chiant pour nous aussi, sauf que toi tu as le droit d'aller faire des pauses clopes/café et de discuter en fond de salle. D'ailleurs, un jour je tuerai ces surveillants qui parlent à voix haute en bout de salle alors qu'on essaye de se concentrer. Promisjuré.
Et puis, dans la série "j'attire-les-gens-chelou": en rentrant, en pleine côte (ce qui implique qu'en plus de 5h de disserte, j'avais fait 2h de transport dans la journée, sous le soleil, et donc que je ne ressemblait à rien), un mec me voit, se met à chanter, et me fait "Ah ! C'est merveilleux ce soleil !" et je réponds "oui oui", en reprenant mon souffle et en esquissant un vague sourire. Il a donc crié sur 50m que j'étais un oiseau de paradis, en boucle, comme un disque rayé, pendant que je m'éloignais, épuisée, en sueur, et sans comprendre...

Demain, anglais, donc je vais enfin pouvoir réviser en glandant devant une série/un film en VO. A l'heure où je vous parle, je suis devant The Hobbit.

Jour 5 : épreuve d'Anglais
J'ai croisé des carrés dans le métro qui angoissaient pour leur épreuve de musicologie de lundi. Ca m'a rappelé que moi, je n'avais rien à réviser, pour lundi. Hihihi. Arrivée en A6, on est tous un peu mous. Fin de semaine, épuisement, perspective peu ravissante de 6h d'épreuve qui nous séparent du week end. La nana qui tonne les instructions chaque jour (numéroter ses pages, ne jamais remplir ce malheureux deuxième cartouche, ne pas faire pipi pendant une heure et autres joyeusetés) est à peu près aussi blasée que nous. Elle saute des instructions, bafouilles, et finalement se permet une blagounette "Bonne chance à tous et particulièrement aux troyens". Ah. Dis donc poulette, t'as eu un gage à la dernière soirée buvette ? Devant un humour pareil, vous imaginez bien qu'on était tous écroulés.
Revenons à nos moutons. Enfin à nos tracteurs, si on en crois Steinbeck, et son splendide  Grapes of Wrath de 1939. J'ai commencé par la version, bien entendu, et j'ai eu envie de m'arracher les cheveux au bout de trois minutes. Du coup j'ai feuilleté les autres sujets de langues, et j'ai réussi à déchiffré le texte de russe. Et j'ai eu envie d'être russe (enfin au moins de parler cette langue) : ils ont eu Anna Karénine. Grmblbl. Je retourne à mes Raisins, pour boucler ma version (traduite n'importe comment) et mon commentaire (au plan super, mais où j'ai tellement mal géré mon temps que je suis restée 6h pour la première fois de ma vie. Et c'était chiant).

Last but not least (pour rester dans le ton), la litté spé.


Jour 6 : épreuve de Lettres modernes
"J'ai presque fini-eu, j'ai presque fini-eu" : voilà ce que j'avais dans la tête ce matin en grimpant les sept étages de la tour A (oui, SEPT). Et puis, il a bien fallu ouvir le sujet :






AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.





Putain de saloperie de connerie d'enflure de merde. La poésie du XVIIe siècle. Et pas n'importe laquelle : Tristan L'Hermite, Vers héroïques, "La servitude". Quand je pense que j'ai passé l'an dernier à prier pour qu'on ne tombe pas là-dessus ! Au moins on rend un grand service aux futurs khâgneux en se tappant le pire sujet possible... u_u. J'ai passé une bonne heure interloquée, à marquer des trucs sans vraiment y penser sur mon brouillon. Et puis j'ai décollé. 3, 5, 8 puis 12 copies blanches rien que dans ma salle. Effrayant. Pendant ce temps, dans ma copie, ça grattait à mort. Je me suis forcée à affronter ce merveill euuh splendi... Arf. Ce connard de premier paragraphe du poème qui était complètement hors sujet (j'aurais essayé d'être polie, hein). Et en fait c'est de ce premier paragraphe qu'a découlé mon plan. Pas grandiose, parce que j'avais du mal à aimer le texte comme j'ai adoré celui de l'an dernier, par exemple, mais cohérent, bien appuyé, et qui propose une hypothèse de lecture intéressante. Enfin je pense. Dans les petits détails rigolos, il y a eu la chef de salle qui a cru utile de préciser : "Bon, vous traitez bien votre  sujet, hein !". Oh, bin non, moi le texte ne me plait pas, je vais plutôt faire le thème de russe (en plus c'était La Douleur de Duras. Beurk) !
Et pour votre plaisir (et le mien) : Les Poufiasses du train, Le Retour :

P1 : "En fait c'est quoi une stance ? (Tiens, justement, je me posais la question...)
P2 : Bin, c'est un genre de meuble, non ? (Elle est sérieuse celle-là ?)
P1 : Ah meeeeeeeeeerde, moi je croyais que c'était une figure de style :/
P2 : Ah, bah tant pis, ça passera.
P1 : De toute façon, j'ai rendu copie blanche. J'ai juste attendu 5h pour faire flipper les gens autour de moi, et pour t'attendre ! (Et bin... T'as biiien dû te faire chier pendant ces cinq heures à attendre. T'as fait quoi, le sujet de philo ou la version latine ?)
P2 : Trolol ! Comment t'as trop bien faiiiiit ! Moi j'ai dessiné dans ma copie tellement je m'ennuyais... Sauf que j'ai oublié d'effacer les dessins avant de la rendre !" (Non, mais très bien, c'est pas comme si on avait du brouillon au kilomètre, en plus ! Enfin il va être content ton correcteur, en voyant des poneys et des bites dans les marges, je suis sûre qu'il va être super jouasse !)

Voilà, fin de mon dernier passage de l'ENS. Arcueil, on se verra pour le CAPES et l'Agreg', en attendant : VACANCES !

12 avr. 2013

Hé, dites !


Je viens d'imprimer ma convocation à la Maison des Examen, geste symbolique qui m'a brusquement rappelé qu'on commençait dans trois jours. Glups. 

Du coup, j'ai  cherché à me rassurer, et j'ai décidé de communiquer ici mes numéros de salles :
Je serai en D5 lundi, puis en A6 pour le reste de la semaine, et enfin en A7 le lundi suivant. Y a-t-il dans mes lecteurs des personnes qui seront dans les mêmes salles que moi ? 


Sur ce, je retourne à mes derniers sursauts de litté et de philo.


4 avr. 2013

"Bon accordez-vous quand même un jour de repos par semaine, hein !" "Merde, et moi qui voulait m'en laisser six..."

Ou comment mes révisions avancent :

Week-end de Pâques
Ouais, je suis sérieuse mais faut pas déconner quand même. Pas de boulot avant mardi. Entre temps, gavage traditionnel, cuisine, ciné, Doctor Who, Game of Thrones.

Mardi 2 
Je me lève, il fait beau. Je commence à ficher la géo. Ma grand mère débarque : "Sarah, tu veux pas venir faire les courses avec moi ? On passera voir pour ton portable qui bug". J'abandonne (lâchement) la géo. Quand on rentre, vers 15h, je suis claquée, donc je glande. Je reprends vaguement vers 17h, et finalement je regarde des films en VO. Donc finalement j'aurais révisé l'anglais (et beaucoup glandé).

Mercredi 3
Je me lève (tôt), et je me lance dans la géo. Là, ça marche du tonnerre : fiches de synthèses, de citations, d'exemples, de croquis... Enfin une matière où j'ai le sentiment d'être au point. Il me reste un exemple à trouver sur la Chine, et je serai opé. Un sandwich, et je file en cours de culture antique, histoire de me détendre et de faire le plein d'accroches. Et puis mes cousines débarquent ce soir, donc c'est parti pour un aprem de lectures et cuisine. En y pensant sérieusement, c'est assez dingue de me dire que j'ai fini la géo ; qu'il ne me reste plus que la partie "simple" : apprendre des synthèses que je maîtrise déjà. C'est la fin...

Jeudi 4
Je me lève (encore plus) tôt, et je file en cours de littérature. Le cours est complètement dingue, je suis, une fois de plus, sur le cul de voir combien ce prof est génial. En rentrant, je me rue sur amazon pour commander une demie douzaine de bouquins/DVD. Demain je me fait des Fables de La Fontaine, je vous dit que ça. Miam. J'en profite pour ficher un article sur Bakhtine, et je me lance sans mes fiches synthèse de litté. Pour la partie "glandouille", je suis allée poser des CV partout dans ma ville pour bosser cet été. Méga détente, hein ? Bon, et j'ai aussi lu De Bons Présages toute la soirée, faut pas trop charier non plus. 

Vendredi 5
Journée métaphysique. Aujourd'hui, je sais que j'ai un boulot monstre, qu'il faut que je sois motivée et concentrée. Je sais aussi que ça va être chiant, et c'est le premier jour où je n'ai pas prévu de glande. Ni de déjeuner, de peur de bousiller ma motivation. Bon, là il est midi et demi, mon ventre gargouille méchamment (je viens d'ailleurs d'aborder une fiche sur la réalité du mal... De 28 pages, bouhouhou). J'ai déjà bouclé quelques fiches-auteurs (Pascal et Bergson, bientôt Platon) et pas mal de concepts. Il faut que je m'accroche ; c'est vraiment la matière où je dois carburer. (...) Finalement j'ai décidé de me faire une pause mad men de mi-journée (c'est de saison) vu que j'ai bien avancé. Je reprendrai en soirée en relisant toutes mes fiches. 

Samedi 6 et dimanche 7
Je cuisine. Ma matinée se résume à un mot : "cupcake". Mon aprem à un autre, qui n'est pas "histoire", comme initialement prévu, mais bien "MadMen", bien plus charmeur... Une soirée-nuit des plus charmante, notamment en compagnie de La Fontaine et Bob Wilson. Notamment. Et puis un dimanche tranquille, puisque dans la bonne tradition chrétienne, il a été sacré pour moi jour de repos. Donc glande, Doctor Who, mais quand même un poiiiiiiiil de taff en relisant mes fiches de philo. 

Lundi 8
Je me lève tardtardtard, je saute dans une douche et dans un métro, et c'est là que mes révisions de spé commencent (et s'achèvent). Relecture de quelques problématiques de genre. Je sais que ça ne tombera pas vu qu'on a eu du Patrick Chamoiseau l'an dernier, mais j'aimerais tellement qu'on retombe sur de la littérature francophone, maintenant que j'en connais les tenants et les aboutissants ! M'enfin. Déjeuner bagel avec ma douce marraine, retour chez moi, et glande éhontée. Une journée très peu productive, donc. 

Mardi 9
Ou l'art des révisions à l'arrache ; aujourd'hui, je fais un patchwork. Relecture des fiches de philo et de litté, pour bien les avoir en tête, et puisque c'est le jour de l'anglais, apprentissage de fiches de vocabulaire. Enfin vite fait. Je ne vais pas relire mes versions, je pense. Plutôt finir MadMen :D. Sinon, j'apprends à la seconde que je suis boursière échelon 2 l'an prochain, soit 100€ de plus que ce que j'avais calculé (joie !) et je relis mon compte rendu de l'ENS de l'an dernier, plus vos commentaires. Ca fait chaud au coeur et ça redonne de l'énergie :) Au programme pour la journée, niveau glande : jap' avec mes Hk préférés et concert Têtes Raides ce soir. De quoi être content.

Mercredi 10
Ce que j'ai envie de faire : rester au lit à regarder mon plafond en écoutant "Un amour de Swann". Ce que je vais faire : réviser ma géo, apprendre les articles et relire à tête reposée ou la philo, ou la litté. J'ai finalement bouclé la géo. Bien appris mes citations, mes articles, mes exemples, et mes croquis. Alors je me suis allongée, et j'ai profité du salon de Madame Verdurin, des amours provoqués de Swann, et de splendides scènes érotiques soupirées à demi-mots. Je me prépare pour le programme de litté de demain, quoi.

Jeudi 11
Bon bon bon. Le stress commence à monter, c'est vrai. Pourtant, j'ai préféré passer la moitié de la journée à trainer dans des magasins (ok, Auchan et Orange, un programme de rêve quoi). Je suis rentrée avec un nouveau portable, et ma nourriture pour le concours. C'est vrai que savoir quoi manger pendant les épreuves a été une préoccupation plus importante pour moi aujourd'hui que mes fiches de litté... Que je finis à la seconde (il est 22h). Donc au programme du soir, cocooning et Proust, parce que demain, j'ai intérêt à être en forme !

Vendredi 12
Bien. J'ai encore passé la moitié de la nuit sur Proust. Du coup, levée tard. J'ai bossé trois bonnes heures sur la littérature, et j'en peux plus. C'est con, parce que le programme de l'aprem, c'est philo, et que j'aurai ni le temps, ni la foi. En plus, j'ai même pas retravaillé mes interprétations sur les oeuvres au programme. 

Samedi 13 et dimanche 14
Week end mi-figue mi-raisin, entre révisions, sport et détente.

25 mars 2013

Point final.



Présenter ma dernière explication de texte sur Sartre m'a donné le sentiment jouissif d'en finir avec deux années d'angoisse, surplombées par la menace constante d'un commentaire à finir. Mon p'tit Jean-Paul, l'enfer, ce n'est pas les autres ; c'est elle. 

Une page de ma vie qui se tourne, puisque je considère que ma semaine se termine dès aujourd'hui. Ne vous inquiétez pas, je ne décide pas de sécher les quatre jours qu'il me reste, je mets simplement mon cerveau en mode off. Ca commence dès le cours de philo que j'ai dans 30 minutes.

J'ai l'impression de dire ça à chaque fois, mais ce commentaire m'a tuée. Heureusement, c'est la dernière fois que je le dis ! Finir sur ce texte a été une réussite : mon plan était pas mal, mes analyses plutôt chouettes, et mon III sur existentialisme et identité a été compris (franchement c'était pas gagné). Bref, quatorze quoi. Et mieux que la note, qui est hyper cool, il y a eu les compliments franchement inattendus. Ma prof, qui a décomposé mon explication pour en souligner les points positifs et négatifs, et a fini par :

"là c'est à l'oral, donc je mets 14, mais selon l'écriture ça aurait pu osciller entre 12 et 16. Bon, Sarah, comme tu écris très bien, j'aurais au moins mis 15". 

WHAAAAAAAAAAT ? Dixit la prof qui me tacle depuis deux ans à cause de mon expression ? Et qui lit tellement bien mes copies que même sur ma copie majorée elle a réussi à me mettre un "mal dit" sur citation de Marivaux ? Je crois que ça restera la perle de ma journée. 

J'ai fini les commentaires, et je les ai fini sur un bon sentiment. J'me sens libérée. 
Pour la peine, une image de vacances, avec de l'eau et des bonnes vieille murailles.
Na, bien fait !

24 mars 2013

Bilan du dernier concours blanc, étou étou.


Revenons sur ces dernières semaines et sur celles qui se profilent à l'horizon :

Pour le CB, mes résultats sont assez mitigés, ce qui a pas mal entamé ma motivation pour réviser comme une dingue pour les vrais concours. Petit récap' : j'avais vu sur pronote un merveilleux 7,5 en philo, et un 9 en anglais. Je commence à digérer cet échec en philo alors que je donne tout ce que j'ai pour comprendre cette foutue métaphysique... J'ai pu ficher la copie de la major (15/20, bravo poulette), et j'ai été vraiment déçue de voir que tout ce qu'elle avait mis... Je le savais. Il y a donc "juste" un problème avec mon plan, a priori (Kant, sort de mon corps voluptueux). Pour l'anglais, je ne sais toujours pas, vu que je n'ai pas pu récupérer ma copie (spéciale kass-dédi à mon otite). J'ai du me foirer sur la version, épreuve faite avec fièvre, et j'espère que mon commentaire vaut le coup parce je l'avais trouvé vraiment stylé. Et puis se ramasser sur Dracula, ça me fait un peu mal. Mes 12,5 de moyenne d'anglais vont s'en ressentir ; bref, je suis deg'. 9 en litté tronc commun, ce qui n'est pas trop dégueulasse vu que la prof ne saisit elle-même pas les enjeux des sujets qu'elle propose. Ca fait donc longtemps que je ne tiens plus compte de ses notations. Ca m'énerve parce que je sais que tout ça va me pénaliser pour mon dossier de master, mais en soi, je survis pas mal. Niveau bonnes surprises, maintenant, j'ai appris pendant ma convalescence que j'avais eu 10 en géo, ce qui me réconforte vraiment vu les efforts que j'ai fourni pour enfin avoir la moyenne. Voilà, ça casse pas trois pattes à un canard non plus, mais vu qu'elle nous a défoncés au dernier cours en nous disant qu'on était des merdes incapables de cerner un sujet (on venait de finir nos CB, c'était vraiment pas la joie), je trouve ça rassurant. Et puis, quand même, ma majoration : j'ai eu 14 en spécialité sur la scène d'exposition de L'Ile des Esclaves de Marivaux. Pfiou ! Mon ressenti était le bon, et un 14 coef 2, ça fait du bien. Pour le coup, ça finit par vraiment me faire de bonnes notes en spé pour ce semestre, et donc potentiellement un bon dossier pour l'an prochain (j'ai donc eu 9, 13, 14, 14 et 15 comme notes, et j'attends encore Genet et mon expli sur Huis-clos de Sartre). Reste le point d'interrogation magistral pour l'histoire, puisque le prof n'a pas pris le temps de corriger nos copies (N.B : c'était la deuxième épreuve du CB, il a donc eu 3 semaines et demies pour le faire, normalement). 

Mon état d'esprit actuel
[source : http://www.bouletcorp.com/]

En ce qui concerne les semaines qui viennent, j'attaque la dernière semaine sérieuse de ma prépa, et c'est un réel soulagement. Recevoir la convoc' pour la Maison des Examens m'a fait réaliser que tout ça se concrétisait vraiment, c'est très étrange ! 

J'avais prévu un programme de révisions méga chargé pour les deux semaines à venir, avant le concours, mais finalement je pense qu'il serait contre productif de bosser à fond pour être épuisée le(s) jour(s) J(s?). En plus, j'ai vraiment peur d'être déçue par mes notes, et de ne pas avoir l'impression de "retour sur l'investissement". J'ai donc (raisonnablement) décidé de me faire des demies journées de révisions (et plus si affinité), en consacrant donc l'autre moitié à de la détente, des sorties, des amis, du piano, etc. 


Et vous, à trois semaines des concours, comment vous vivez les choses ? 

20 mars 2013

Glups.

On peut dire que la reprise est un sacré coup dur, même si se dire qu'il ne reste que 15 jours avant les révisions rassure. Il me reste deux cours de littérature spé dans ma vie de prépa, et j'ai rendu mon dernier DM. Joie.

Dans la série "moins glop", je continue ma série noire : après la trachéite pendant les CB, la toux incessante pendant les vacances, je recommence à vaciller. Alors, pour une fois, ce n'est pas lié à ma faiblesse constante (heureusement, j'ai réglé ça), mais à un problème d'oreille. Je ne sais pas ce que j'ai (j'attends que mon cabinet de médecin soit ouvert pour poireauter deux heures et le découvrir), mais ça doit être lié à mon oreille interne, parce que 1) j'ai l'impression d'avoir pris 50 ans d'un coup tellement je n'entends rien 2) je perds l'équilibre 3) du coup j'ai la nausée non stop. Avec les maladies, je suis un peu la reine des veinardes, en ce moment. Par conséquent, impossible de me concentrer correctement sur les  corrections du CB, d'amorcer mes révisions et mes lectures ; bref, c'est la merde. Dire que je ne suis pas productive tient de l'euphémisme, et quand je suis dans cet état là, je glisse vers la pulsion de mort. En plus, la prof de géo pratique toujours la technique merveilleuse de l'immersion, avec l'ambition secrète de nous noyer sous la masse d'articles sur la frontière. A l'heure qu'il est, j'en ai encore reçu trois. Brrr. Je ne sais même plus si je frisonne de peur, de fièvre ou de dégout. 

Je ferai peut être un récap' sur mes notes de CB, mais je n'en ai eu que deux pour le moment : 7,5 en philo (youhouuuu) et 9 en litté TC (pas top, mais bon). Si je vais en cours, j'aurai peut être la litté spé demain, la géo et l'anglais vendredi. En attendant, je suis épuisée et je dois filer vers mon cours de métaphysique (beurk). 

9 mars 2013

Il faut que je vous raconte cette histoire en forme de conte

Sarah au pays des TD


Il était une fois, une jeune khûbe prometteuse (si, si) qui se préparait à affronter l'ENS. Elle avait déjà bravé maintes péripéties : monstres khôlleurs, dissertations-sorcières et autres commentaires composés terrifiants. Mais elle tenait bon, car l'espoir doux d'accéder au Saint Graal, un poste d'enseignant-chercheur, la guidait nuits et jours. Après être passée de Charybde (les DM à répétition) en Scylla (le dernier concours blanc), elle avait finalement trouvé refuge dans une clairière calme et rassurante : elle était en vacances. Sarah avait cependant soif de nouvelles expériences, car le souvenir brûlant de son voyage dans le monde professionnel  palpitait en elle ; elle désirait ardemment le renouveler. Elle envoya donc des lettres dans tout les royaume environnants, mettant en valeur les qualités de son éducation. Elle se prenait  à rêvasser : serait-elle intendante ? Chargée de la Bibliothèque de la Ville ? Gardienne de la culture ? Professeur ? Ou simple guichetière ? Rien ne l'effrayait (sauf Macdo).

Vint le moment où Sarah se fatigua de rêvasser, et se mit en route vers une des maisons alliée à la sienne. La Dame-Chevalier Miari la reçu selon l'usage, à grand renfort de festins et de divertissements. La coutume locale voulait que le repas se compose de pâtes carbonara et de gaufres comiquement fabriquées par les soins des hôtes. Le lendemain, Sarah fut conduite au centre d'érudition du Comté, en compagnie de la Dame-Chevalier. Un premier professeur discouru sur l'art du livre et de sa diffusion, récitant son palabre alors que des élèves retardataires s'égrenaient sur la première heure. Les coutumes étaient, dans ce lieu, bien différentes que celles que connaissait Sarah : les érudits avaient pour tradition de faire une pause toutes les cinquante minutes, et les apprentis, postulants au savoir, n'étaient que peu impliqués dans l'apprentissage. La science des érudits n'en était pourtant pas moins grande ; Sarah le découvrit lorsque le mage enseignant l'art de la copie se présenta. Il était jeune, fougueux et le savoir semblait l'emplir jusqu'aux cheveux. Son essai fut très instructif, même si les apprentis qui l'accompagnaient ne semblaient que peu partager l'enthousiasme de Sarah. La leçon suivante portait sur l'art d'écrire pour les enfants, et fut également une incroyable surprise. Sarah commençait à s'interroger sur ses camarades, car s'ils semblaient moins investis et bien différents de ceux qu'elle rencontrait dans son lieu d'apprentissage, ils n'en étaient pas moins fascinants. Les plus vifs apprenaient à penser par eux-même et non par des maîtres comme on enseignait à Sarah (pas seulement mais bon). Ils étaient également beaucoup plus libres, ce qui leur permettait de s'adonner à d'autres disciplines que celles enseignées. On trouvait ainsi parmi eux des aspirants chevaliers (des lettres et arts) passionnés par l'étude pratique sociologique des corps soumis à l'action de stupéfiants, ou de futur astronomes  qui maîtrisaient parfaitement le luth.

"Ainsi, apprendre à connaître ce monde aussi bien que le mien me permettra d'acquérir une sagesse plus complète" comprit Sarah.


Fin.

5 mars 2013

Il faudrait que je vous raconte...



Toutes ces choses qui changent. Tous les livres que je dévore depuis quelques jours. Tout cet amusement qui me rend tellement heureuse que j'ai l'impression de renaître. Toute cette fatigue accumulée qui me fait tantôt ressembler à un mollusque et d'autres fois à une hyperactive. Il faudrait que je parle de tous mes CV envoyés qui signent la fin de ma prépa. De mon passage à la fac, pendant une journée de cours. De ma surprise de me découvrir fêtarde. De ce soleil merveilleux qui nous inonde et redonne un peu gout à la vie. 


Mais bon, j'ai la flemme :)

1 mars 2013

Rappels


1) Mon concours blanc est fini, ce blog sera donc à nouveau fermé au public à partir de lundi prochain. Si vous voulez continuer à le lire, il faut m'envoyer un mail à l'adresse hypo.sarah@yahoo.fr.

2) J'ai actualisé ma liste de livres à vendre, et j'y ai glissé des livres concernant le programme de khâgne de cette année. Contactez-moi si vous êtes intéressés.

3) Je compte bien dévorer pas mal de bouquins maintenant que je suis officiellement en vacances. Il est possible que je fasse des chroniques sur mes coups de coeur.


Un bout de ce que je compte engloutir



4) Je suis un peu à la ramasse sur la rubrique "cuisine", mais n'hésitez pas à me solliciter si des recettes vous tentent !



22 févr. 2013

Yes we khâgne, ou mon dernier concours blanc de prépa.



GEOGRAPHIE - dissertation en 5h.
Bonbon. Une des épreuves pour lesquelles j'avais le plus d'appréhensions (avec la philo), vu que je bosse vraiment beaucoup, et que mes notes ne le reflètent pas. Bref, sans surprise c'était un sujet-citation, et sans surprise non plus, c'était sur la ville : "Tandis que la frontière délimite et sépare, la ville articule et met en relations", Christine Albaret-Schultz. Bon, j'avais bien bossé le sujet, donc j'avais pleins d'exemples. J'ai juste pas appris mes titres d'articles, m'enfin j'ai l'impression d'avoir cerné le sujet et d'avoir dit des trucs intéressants. Après, c'est pas vraiment bon signe quand j'ai l'impression d'avoir rendu un truc potable, en géo, donc ce sera la surprise... La prof s'est quand même débrouillée pour ne surveiller qu'1/4 du devoir, laissant sa place à la pauvre prof d'allemand, trop gentille, qui nous a surveillé pendant au moins trois heures. C'est parti pour les révisions d'histoire !

HISTOIRE - dissertation en 6h.
Donc, je rappelle que mon dernier DS d'histoire ("Les français sont-ils égaux face à la guerre ?" pour ceux que ça intéresse) date d'il y a une semaine et qu'on a fait une interro entre temps, donc autant dire que j'étais plutôt au taquet niveau connaissances. Ce qui ne m'a pas empêchée de grogner bruyamment quand j'ai vu "L'Etat et la guerre en France de 1851 à 1945". Merde, un sujet type concours. Large, chiant, et on ne peut même pas parler socio vu que l'aspect "société" a été viré du sujet. J'étais donc déprimée jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais pleins de trucs à dire. Donc finalement, ça s'est bien passé, ce qui est encore plus flippant que si j'avais eu l'impression d'avoir raté. Espoir = mort. En fin de première partie, j'ai parlé de la SDN. A partir de ce moment précis, j'ai eu Bernard et Bianca dans la tête jusqu'à il y a dix minutes. Je ne résiste pas au plaisir de vous balancer cette oeuvre de la musique contemporaine. Amis khâgneux, vous penserez à moi la prochaine fois que vous évoquerez la SDN :
Bon week end ! Et pour les veinards qui sont en vacances : je vous hais ! :D



[Week end thé/papote/sortie sous la neige au Jardin des Plantes... Et révisions de philo à partir de 7h45 le dimanche matin. Je crois que je mérite ma béatification, là.]



LITTERATURE - dissertation en 6h.
Epreuve sous la neige, donc prof en retard, début du CB à 8h30, sachant qu'à cause d'un rencart de médecin je devais décamper à 13h20 grand max. Connaissant ma rapidité légendaire, je pensais vraiment que ça passerait tout seul. Bref, le sujet : "La littérature - qu'on l'entende comme sélection consacrée de 'chefs d'oeuvre' ou comme production de grande diffusion - est un des lieux privilégiés où s'élaborent les représentations collectives, où s'exprime l'identité d'une communauté sociale. (...) Ces représentations ont une fonction pragmatique ; elles réalisent au bénéfice d'un groupe - nation, ethnie, classe, caste... - un accord entre les formes d'une société, ses traditions et son action, un lien communautaire, une sauvegarde contre les forces centrifuges et dissolvantes."Bon, encore un sujet long, c'est un poil pénible quand même. Ceci dit, c'est intéressant. J'ai mes idées en moins d'une demie heure, et je prends mon temps pour rédiger bien comme il faut un plan cohérent. Et là, PAF, il est 10h10, et il faut que je commence à rédiger. Bon, j'suis dans les temps, hein ! Donc je rédige très bien mon intro (en béton) et mon I. (pas mal du tout, je trouve). Et il est midi dix. QUOUAH ? Du coup j'ai paniqué et j'ai rédigé mes deux dernières parties en une heure top chrono. 10 min pour la conclu (et en plus elle est stylée, avec ouverture et tout et tout), et j'ai couru vers la sortie. Je me suis bien amusée sur ce sujet. Je ne sais pas si ça va donner une bonne note, mais j'ai l'impression d'avoir rendu une bonne dissertation. J'ai parlé d'auteurs que j'aime (Hrabal) et j'ai bien exploité les oeuvres au programme, donc j'ai quand même plutôt espoir.

Interlude : ma visite chez le médecin.
A la base, c'était tout bête, hein : je devais renouveler une ordonnance. Rien de plus con. Et en fait, PAF, il m'a entendue tousser, il a dit que c'était pas net, et je me suis retrouvée à la pharmacie pour acheter des antibio. Bref, j'ai une pharyngite en plein concours blanc. Et il me reste la moitié des épreuves à passer. Youpi ! Maintenant je vais aller faire une sieste. A demain.

ANGLAIS - version et commentaire en 6h.
J'avoue que malgré le fait que je sois arrivée totalement en touriste à cette épreuve, j'ai été très très contente du sujet : Bram Stocker, Dracula. Miam. Et un commentaire sur le marvelous, une ! Bon, je fais ma maligne maintenant que je suis sortie, mais je pense que j'ai fait une poussée de fièvre pendant l'épreuve tellement j'avais mal à la tête, et alternativement chaud et froid. Faire ma version a été un supplice entrecoupé de mouchages bruyants ; j'ai même envisagé de ne rendre que la version tellement elle m'a demandé de l'énergie (cette pute). Et en fait j'ai trouvé des idées pas mal rapidement, alors j'ai fait le commentaire. En rédigeant, j'ai mangé mes carrés de chocolats à l'orange, et du coup j'ai découvert que dans chaque carré, il y avait une citation inscrite sur le papier. Du coup, à 9h12 j'ai eu "De toutes les passions, la seule vraiment valable me semble être la gourmandise" (Maupassant) ; Stocker avait quand même l'air de penser que c'était le cul, à la vue du texte. Vers midi j'ai eu "La patience, c'est comme le chocolat, on en a jamais assez" et du coup j'ai terminé ma 1e partie parce qu'on ne va pas trop jouer avec la patience du correcteur, et j'ai fini par "Dans les cookies de la vie, les amis sont comme des pépites de chocolat" pendant ma conclusion. J'ai trouvé ça plat et niais, mais ça n'a pas de rapport avec mon épreuve. Avec un peu de chance j'en aurai des mieux demain, qui m'aideront pour traiter mon sujet de métaphysique :D En parlant de ça, j'ai donc maximum 7h (en étant irréaliste, c'est à dire en partant du principe que je suis d'attaque pour commencer des révisions maintenant) pour capter quelque chose à la métaphysique. Yeepee !


PHILOSOPHIE - dissertation en 6h.
L'épreuve la plus redoutée, que j'avais donc beaucoup travaillée pour palier mes immenses lacunes. Ca ne m'a pas empêchée d'avoir envie de me jeter par la fenêtre quand j'ai lu "Qu'est-ce qu'un problème métaphysique ?" au tableau. Au début de l'épreuve, le prof a annoncé qu'en rendant notre copie de CB, on aurait le droit de récupérer notre DM de philo (la métaphysique nous détourne-t-elle du monde ?), donc j'ai décidé de rester un peu pour sauver les meubles. J'ai trouvé mon plan en moins de 30 minutes. Un plan basique, certes, mais qui fonctionne assez je pense. Comme j'ai fini mon plan très très tôt, j'ai décidé de rendre un devoir en mode suisse, option calligraphie. Bref : j'écris à deux à l'heure et je soigne mon écriture. Faute de contenu passionnant, ce sera une jolie copie. Du coup c'était une disserte assez reposante : j'ai pris mon temps, j'ai cité Kant dans chaque partie, et je sors pas trop fatiguée de cette épreuve que je redoutais vraiment. Finalement, je m'en sors avec un 9 à mon DM de philo, ce qui est pas mal, mais pas top top non plus ; du coup je ne sais vraiment pas comment il va noter cette copie-là. M'enfin c'est fait, et au moins maintenant, je sais écrire Nietzsche sans hésiter vingt ans sur l'orthographe ! Il ne me reste qu'une épreuve avant la fin de mon dernier concours blanc. C'est jouissif de l'écrire. En plus, j'ai reçu Coraline de Neil Gaiman (encore lui, oui. Je vais finir par vous faire un post dessus tellement j'enchaîne tout ce qui se rapporte de près où de loin à son oeuvre) en anglais, donc mon programme de l'aprem, c'est de le dévorer avant de bosser Marivaux. 

Du coup je vous met la BO du film, ça vous sortira SOS société de la tête.

SPECIALITE - commentaire de texte littéraire en 5h.
Alors alors. Ma dernière épreuve : commentaire. Comme d'habitude, je suis arrivée en forme, d'autant plus que c'était la dernière épreuve de mon dernier CB. Comme d'hab', j'ai déchanté en voyant le sujet. La scène d'exposition de L'Ile des Escalves de Marivaux. Bon, tu repasseras pour l'originalité, hein, mais avouons-le, ça aurait pu être largement pire. Je pense notamment à l'an dernier, quand on s'est tapé Le Soulier de satin de Claudel. Berk berk berk. Bref, mon plan est franchement plat, à mon sens. Une partie sur la scène d'exposition classique, une autre sur le langage marivaldien de la conversation, et une dernière sur l'esthétique de l'inversion et du renversement. Ecrit comme ça ça fait encore plus pourri, mais en fait ça tenait la route quand je l'ai rédigé ! Pas de pronostic, vu qu'elle me met des sales notes quand elle est de mauvais poil... Il suffit qu'elle n'ai pas aimé que je dise "marivaldien" au lieu de "marivaudien", qui est faux mais qu'elle préfère employer. Je crois que je suis trop fatiguée pour bien comprendre que c'est fini ; que la grosse partie de l'année est derrière moi. Mais c'est un fait : outre les deux heures de cours demain matin, je suis en vacances !



21 févr. 2013

yes we have to get this right, yes we have to make them see !







Je pars en guerre.




Pour fêter ça, j'ouvre le blog au public jusqu'aux vacances.
Souvenez-vous qu'il faut m'envoyer un mail pour pouvoir continuer à me lire. 

15 févr. 2013

Les pancakes



Bon, j'avoue que j'ai un peu foiré sur ce coup ; ça fait bien trois ou quatre mois que je n'ai plus fait de recettes, alors que j'avais vraiment envie de redonner pleins d'idées de plats très simples (le grog du combattant qui aide à surmonter l'hiver) ou un peu plus festifs (le filet mignon en croûte). Bref, ce matin, je m'attaque à une recette testée récemment. Il se trouve que je suis toujours en recherche du petit déjeuner parfait, celui qui ne me prendra pas une heure de préparation et qui me rassasiera pour la matinée. En ce moment, au beau milieu de l'hiver où il faut des calories pour tenir ses concours blancs, j'ai décidé de tester les fameux pancakes.



Les pancakes vus du ciel.



Mais ça prend combien de temps ton truc ? 10 min de prépa, et après il faut que ça cuise, donc disons 30 min en tout. De quoi faire une pause constructive pendant les révisions d'histoire pour le DS de demain. 

Indice de flemme : 4/10

C'est bon pour... le p'tit dej', ou le goûter pour les gourmand(e)s qui pratiquent ce repas.

Ca va très bien avec... un kiwi et un thé. Ou du sirop d'érable, un chocolat chaud et un jus d'orange. Ou un café et un verre de vitamines. Bref, tu choisis ce que tu aimes, quoi.

Ok, mais il faut quoi ?
- 3 oeufs
- 1 sachet de levure
- 175g de farine
- 2 cuillères à soupe de sucre roux
- 1 pincée de cannelle (pas obligé, mais ça donne un p'tit goût magique)
- 1 verre de lait (20 cl pour les puristes)
- 3 cuillères à soupe d'huile de tournesol

Oui, mais on fait comment ?
Tu mélanges les éléments solides (sucre+farine+levure+cannelle), et tu incorpores doucement les éléments liquides (oeufs+lait+huile) pour ne pas faire de grumeaux. Si tu en veux des bien épais, tu mets moins de lait. Tu fais chauffer une poêle avec du beurre dedans (c'est plus drôle quand il est salé). Quand la pate commence à faire des bubulles, tu retournes le pancakes, et tu laisses une à deux minutes. Et là tu fais une jolie pile. Si, comme moi, tu n'as pas 30 minutes à perdre chaque matin, tu peux en faire des petits paquets à mettre en sacs congélation, à sortir au p'tit dej' et à passer au grille pain. Si, contrairement à moi, tu n'as pas la chance d'avoir un congélateur (comme je te plains), tu peux garder ta pate liquide au frigo, mais seulement quelques jours. Comme ça ne prend pas longtemps à cuire, ça le fait aussi.
Spécimen de pancake en cuisson. Il fait des bulles, il est temps de l'attaquer sauvagement à coup de spatule pour le retourner.

Variante
J'avoue que je suis bêtement partie de cette recette, donc tu peux tester les variantes qu'elle propose, à savoir avec des blueberries. Tu peux aussi changer la cannelle et mettre autre chose, comme de la vanille, de la bergamotte, des pépites de chocolat ou tout ce qu'il te plait.

Le look finaaaal !
Conseils 

  • Attention, une poêle trop chaude fait vite crammer les pancakes, donc il vaut mieux les cuire à feu doux.
  • Niveau quantité, ça donne environ 14 pancakes de taille moyenne. Personnellement, pour un p'tit dej' complet, j'en prends trois, donc ça fait des pancakes pour quatre jours, presque cinq. Si t'as besoin de plus, tu peux toujours doubler les proportions. 

Ma dose de la semaine

8 févr. 2013

"Je vous assure que Proust, c'est plus intéressant que ce que vous vous racontez. C'est plus beau ; c'est plus profond. Alors fermez-la." JBG

En pleines révisions de géo, je vais quand même faire un point sur ce semestre charmant qui, en ce qui me concerne, se passe plutôt très très bien. Au niveau notes en tout cas. Donc, puisque j'expose ici mes (nombreux) échecs, je vais bien reprendre une petite tranche d'estime de moi en vous exposant mes quelques réussites.

Donc, commençons par ces horribles commentaires qui m'ont bien achevée ces derniers temps. D'abord il y a eu "Ultima verba"(Les Châtiments) de Victor Hugo, que j'ai fait en deux-deux, au bord de la crise de nerfs, et où j'ai eu 15. La prof m'a donc saluée en disant qu'elle espérait retrouver cette qualité dans mon DS du samedi suivant. Ah! Ce fameux DS de lettres, bâclé en 4h parce que j'étais trop crevée pour faire quoi que ce soit d'autre, sur "le rameur" de Paul Valéry (Charmes). Je n'ai toujours pas bien compris comment, mais j'ai eu 13, et j'ai majoré. Bon. Et enfin cet affreux commentaire sur René Char, "compagnie de l'écolière", à faire en quelques jours dans un état absolument lamentable. Que j'ai dû présenter devant la classe (= lire ma copie devant tout le monde en me rendant compte que je n'étais capable de rien faire d'autre qu'anonner bêtement ce que j'avais écrit sans rien pouvoir expliquer tellement mon cerveau était une loque). La prof m'a mis 14. Voilà voilà. Je rends un autre commentaire lundi ; l'avant dernier de l'année.

Il y a aussi mes colles, que j'ai passé, en ayant 12 sur un sujet aussi foireux que "faut-il admettre qu'il y a des premiers principes ?", et plus miraculeux encore, ma colle d'histoire. Parce que, il faut bien dire que la semaine qui s'achève (enfin qui s'achèvera lundi quand j'aurai rendu 2 DM et que je pourrai m'écrouler devant top chef l'âme en paix) aura été une sacrée accumulation d'emmerdements. Une de ces joyeusetés a été ma colle d'histoire, qui m'a bien pris la tête. Contrairement à l'an dernier, je n'ai pas eu droit à un sujet de disserte à préparer en 20 minutes, mais bien à un interrogatoire sur les points les plus obscurs du programme. Comme prévu, j'ai eu une question sur la dévaluation du franc en 1926 et sur le franc de Quat' sous, mais également une question d'ouverture magnifique :

Lui : En quelle année le service militaire actif dure-t-il 6 ans au XIXe siècle, mademoiselle ?
Moi : XIXe siècle ? *cherche intensément une date un temps soit peu cohérente* Je dirais en 1818, suite à la loi Gouvion Saint Cyr.
Lui : Mais... C'est exact ! *yeux équarquillés* C'est d'autant plus remarquable qu'il s'agit d'une date hors programme mademoiselle, et que peu de gens le savent.
Moi : *danse de la joie intérieure*
Lui : Et pouvez-vous me citer une sorte d'hymne paramilitaire qui ferait front à la Marseillaise ?
Moi : Le chant des partisans ?
Lui : Oui, tout à fait ; un auteur qui vous viendrait à l'esprit ?
Moi : Aragon.
Lui : Ah non !
Moi Ah bon ? Vous êtes sûr ?
Lui : Ah si. C'est bien, vous tenez vos convictions.
Moi *double victoire, sauterait bien au plafond*
Lui : En parlant d'auteur, vous pourriez m'en citer un pacifiste d'extrème droite ?
Moi : Euuuh... Céline ?
Lui : absolument.
Moi : *combo. You've won*

Bon, je fais ma maligne mais je me suis fait proprement détruire sur d'autres questions, bien entendu. J'ai confondu Apocalypse Now et Les Sentiers de la gloire (non, je n'aime pas les films de guerre, ça m'emmerde), j'ai perdu un point bêtement parce que je ne savais pas ce qu'il s'était passé à Oradour-sur-Glane, erreur que même la date de la clause de Martens ne pouvait racheter. M'enfin j'ai eu 13, moi qui partait avec un 6 rutilant en tête.

Reste l'anglais, où je continue d'avoir de bonnes surprises puisque ma moyenne semestrielle est à 12,5.


Bien sûr, toutes ces petites satisfactions n'ont qu'un temps, puisqu'arrivent ma note de disserte de litté et les concours blancs. Les derniers CB. Bref, un vent de contentement souffle sur mon bulletin, et même s'il ne dure pas, ça fait plutôt plaisir. Sur ces mots doux, je retourne à ma géo.

27 janv. 2013

"C'est à Craonne, sur le plateau, qu'on doit laisser sa peau. Car nous sommes tous condamnés, nous sommes les sacrifiés" Chansons de Craonne, 1914.



Je me prépare doucement à un mois de février terrible. Janvier n'a pourtant pas été très doux, mais je n'ai passé qu'une seule colle et que deux des DST du deuxième semestre. J'ai d'ailleurs les résultats du DS-commentaire de spé lettres demain : c'était sur Charmes de Paul Valéry, autant dire que j'ai un peu les miquettes de ce que ça va donner.

Mais bref, revenons-en à février. Je vais enchaîner les quatre DS qu'il me reste en trois semaines, avant d'enchaîner sur les concours blancs. Ce qui veut dire, bien entendu, pas le temps d'avoir les corrections avant d'arriver au contrôle suivant. Cette semaine, c'est littérature tronc commun, et la seule question que je me pose est : va-t-on faire une quatrième disserte sur le roman ou la prof va-t-elle se réveiller et se souvenir qu'il y a deux autres axes au programme qui peuvent être complètement déconnectés du roman ? Je n'ai pas de cours sur la valeur, à part ce que j'ai collecté de mon côté (et toujours pas lu), et elle nous explique qu'elle compte expédier littérature et politique en deux semaines top chrono. J'espère que ça tombera sur le roman, quoi.

A part les DS que je n'aurai pas le temps de réviser, il y a bien sûr les éternels DM de littérature. Un plan de commentaire à faire par semaine pour la LM comparée, les explications de textes pour la spé écrite, et si ça ne suffisait pas, les DM écrits à rendre tous les 15 jours. Au fond de moi, je pense toujours que la prof veut nous achever avant les concours. Si ça se trouve, elle bosse pour Henri IV et elle doit détruire la concurrence (oui, absolument, ma promo fait de la concurrence à Henri IV. Si, si !)

Comme vous le savez, en ce moment, c'est aussi la course aux dossiers. Pour les bourses, mais surtout pour les inscriptions aux différents concours. Il s'agit de se remuer pour avoir le plus de lettres de recommandation possible. Il faut dresser un CV présentable, et faire croire qu'on est super motivé pour intégrer. J'aimerais bien être enthousiaste, mais j'ai vraiment du mal à me dire que je vais convaincre qui que ce soit que je veux science-po. Ca m'étonne carrément que ma famille tienne autant à ce que je m'y inscrive, vu que j'affirme haut et fort que je veux être prof depuis maintenant plus d'une décennie. M'enfin si ça peut leur faire plaisir...

Tout ça pour dire que je retourne à une des colles les pires de ma prépa, j'ai nommé la colle d'histoire, où le prof nous cuisine pendant trente minutes pour savoir si on connaît la moindre virgule de son cours, et plus si affinité. Est-il besoin de préciser qu'à cause de mes divers soucis de santé et l'accumulation de taff en littérature, je n'ai pas touché à mon cours d'histoire depuis le mois d'octobre ?   Quand je suis dans ce petit réduit, j'ai toujours un peu l'impression d'être une résistante en plein interrogatoire. Je mordrais bien dans une capsule de cyanure plutôt que de parler, et de me voir répondre "ah bon ? Mais on vous a laissé passer en cube ? Vraiment ?". Je vais donc faire en sorte de pouvoir répondre à une ou deux des questions vachardes qu'il pourrait me poser (je table sur du "quel est le pourcentage de dévaluation du franc-or en 1926 ? Ca fait combien de milligrammes d'or par franc ? ") D'ailleurs, connaissez-vous la réponse (sans google), ô camarades khâgneux ?


Je suis un peu une rebelle : je refuse de mettre des photos de chez moi sous la neige. Mouahahaha.