30 déc. 2010

Oui oui, y a un dm à faire. Mais pour le moment, sortons les robes et le rhum!

Ce que m'aura appris la prépa?
Vivre l'instant présent.




P.S: le dessin n'est pas de moi, il vient de Selma

28 déc. 2010

Du côté de chez Swann

Si Proust me fait rêver, Brunet me rappelle à la dure réalité de la vie. Je ne peux passer ma vie à bouger partout (sans carte navigo en plus), à me lever à midi, à faire un repas par jour (gavage des fêtes oblige) et à voguer entre 1000 pages de Proust. Même si janvier me parait loin, même si mon temps n'est plus réglé par les dst du samedi et les khôlles, les cours vont reprendre malgré mon déni. Je vais retourner en philo, en géographie, en anglais. Je vais re travailler. Je vais revenir à la réalité, celle où le milka fait grossir et où les anim's japonaises ne sont pas au programme de l'ENS. Déjà je bloque sur le DM de spé. Je voudrais vivre de littérature et s'investir dans le reste va me demander beaucoup d'efforts. Les résultats du CB vont massacrer le peu d'enthousiasme que je construit chaque jour.
Moi j'veux rêver, partir et voyager. J'veux rêver d'une petite fille aux grands yeux bleus et parler anglais. J'veux rire et chanter. Je ne veux plus être détruite par une matière, ni écrasée par mes études. J'veux aller au cinéma et danser. Danser danser danser.

25 déc. 2010

J'ai cru entendre "je t'aime"

Je vogue entre les pages de La Recherche du temps perdu pendant des heures et entre deux épisodes de School Rumble, je vous envoie un petit
JOYEUSES FETES
qui fait du bien.

La vie est belle, je bois du vin trop classe à l’appellation distinguée, et pour la première fois de ma vie, Ô moi qui suis justement hypokhâgneuse, je n'ai reçu AUCUN livre pour Noël! Amis, que vous soyez du monde de l'hypo ou que vous apparteniez au monde réel, profitez de vos vacances (pour réviser vos partiels mouhahaha...Hm.) et surtout     r  e p o s e z  -  v o u s!!!

Amicalement votre, on se revoit à la rentrée :)
Sarah

17 déc. 2010

CB

LCA (Culture antique+ Grec): La gladiature et les jeux olympiques à travers deux textes antiques en CA. Et il fallait s'appuyer sur la lecture de sexe et pouvoir à Rome que j'ai lu cet été, n'ai pas pris de notes et n'ai jamais rouvers... Youpi tralala. Et grec. Questions sur les 3 Electres (Eschyle, Sophocle, Euripide) que je n'avais pas lues. Bref, une première épreuve merveilleuse laisse un espoir de minoration dans l'air...

Géographie: Le moins qu'on puisse dire c'est que la prof a un beau sens de l'humour. "Population et développement". Haha. Le plus drôle, c'est que son portable à sonné pendant le dst, qu'elle a bouffé un paquet de chips sur la fin et que ça ne lui ai pas venu à l'idée de dire au secondes qui hurlaient dans le couloir d'à côté de se taire. Une franche marrade quoi.


Anglais: HAHAHAHAHAA. Merde. Version/Thème. Si la version était pas trop difficile, le thème nous a tué: "Il rafle un des fleuron de la presse britannique, le Daily Mirror au nez et à la barbe de son rival"... Blague? J'ai évité toutes les difficultés, j'ai écrit n'importe quoi, bref HOURRA

Histoire et Philosophie: Comme je l'ai expliqué je n'y étais pas.


Allemand: Comme prévu, une cata. J'ai pas compris le texte (du Kafka) j'ai traduis plus ou moins n'importe quoi et les questions ont été du feeling complet.


Littérature: Il faudra expliquer au prof que c'est mieux de donner un sujet qui ai une notion littéraire à exploiter. C'est vachement plus pratique (mon cerveau malade avait écrit "vacances" u_u). Donc 5h à plancher sur une citation de Stendhal: << Adieu, ami lecteur; songez à ne pas passer votre vie à haïr et à avoir peur. >>              CHOUETTE! Plan pourri pas du tout dialectique, beaucoup trop d'exemples personnels bref. Pas la grosse éclate.


Maintenant je ris nerveusement toute seule. Je suis en vacances. C'est tellement beau comme mot.
V  A  C  A  N  C  E  S.
:)

15 déc. 2010

Un cafard dans mon lit

Bon. Je ne vous ai pas abandonnés, je suis toujours en vie toussa.
Je vis une crise émotionnelle et familiale très forte, ce qui fait que j'ai du louper 2 épreuves de mon concours blanc. Donc je vais me faire déclasser (donc je suis une grosse abrutie mais passons). J'ai donc eu un besoin essentiel d'aller m'enfouir dans ma maison des Yvelines, regarder des films, pleurer et manger du chocolat et aussi beaucoup beaucoup discuter avec mon père (par ordre croissant d'importance).
Actuellement je vais mieux, je suis rentrée sur Sèvres, je vais me débrouiller pour pas trop complètement foirer les deux épreuves qu'il me reste même si ce sera loin d'être brillant, c'est clair. Psychologiquement je suis épuisée, mais je devrais pas tarder à régler ça avec l'osthéo la semaine prochain. Physiquement je reprends peu à peu le dessus, doucement.
J'ose espérer que c'est la fin d'une période très noire.

11 déc. 2010

petit post en plein concours blanc

hypokhâgne catastrophique,
 déprime hypokhâgne,
hypokhagne courage,
 hypokhâgne je déprime,
 j'étais nulle en hypokhâgne....

Mais que cherchent ces pauvres gens qui tombent ici?

 Je passe pour une désespérée on dirait ... Donc avis à la populasse: je ne suis pas si nulle que ça, je déprime presque  pas, et je suis pleine de courage :)
la vie est belle et bientôt ce sera les vacances (but ultime de ma vie misérable)

6 déc. 2010

Et on fait quoi si j'arrête?

J'ai l'impression de pas avoir le choix.
Bloquée. J'suis bloquée.
Et claustrophobe.


Alors bon. On fait quoi?

4 déc. 2010

Petit message schizophrénique.

Chère Sarah.

Il faut que tu m'écoutes très attentivement. La semaine prochaine, tout commence. Et je ne parle pas des vacances. Alors je sais que tu ne stresses que pour des trucs hautement débiles (à savoir: la paperasse, l'avenir et des futilités dans ce genre là) mais là, il va falloir de secouer un peu. Vraiment. Tu as des révisions à faire dans TOUTES les matières, quoi que tu en dises. Alors oui, penser à Noël, aux voyages, à la fac, à où tu seras l'an prochain, c'est intéressant. Certes. MAIS, la priorité c'est avant tout le concours blanc, okay? 
Donc tu te bouges et tu fiches ton livre sur le roman. Tu fais ta khôlle d'histoire, tu apprends les dossiers sur la transition démographique, tu tentes de comprendre le grec, tu revois le latin tu annotes les textes critiques, tu reprends le fil en philo et tu fais les recherches d'histoire. COMPRENDU?
C'est pas si dur, promis, c'est juste une habitude. Tu sais que tu peux le faire. Et en plus tu sais que quand tu t'y mets tu adores ça. Alors bon. Qu'importe la khâgne ou la fac, l'appart ou les granpz, couple ou célibat. 
Reste concentrée et pense à ton année.
Regarde derrière toi, vois tout ce que tu as acquis en seulement 4 mois. Ce serait stupide de gâcher cette année, non? Prouve toi que tu peux réussir et continue à apprendre. C'est pour ça que tu es là et je suis là pour te le rappeler.

Amicalement,
Ta conscience.








P.S: Un excellent anniversaire à mon frérot qui ne passera probablement jamais par ici.

3 déc. 2010

On est en décembre... Mais OU est passé le mois de novembre???

J'aimerai pouvoir vous dire à quel point je meurs d'envie de voyager en ce moment.
Oui oui oui, à quelques jours du concours blanc, j'ai rien de mieux à faire que de prévoir des voyages de fous. De toutes façons, je suis un peu folle, faut bien l'admettre.
Donc voilà. C'est pas sérieux blablabla, je sais bien. Mais je veux aller en Angleterre en février. Et avec la classe, on part en Grèce à Pâques. Et pour cet été, on est en train de s'organiser un voyage interrail avec des potes. Un bout d'€urope si on réussi à monter le projet.

En attendant je m'évade grâce aux livres, puisque j'ai pas l'choix. Je lis mes dossiers sur la transition démographique dans le monde (bon, j'avoue que c'est pas hyper enthousiasmant de voir l'impact du sida en Afrique sub-saharienne mais bref).
Voilà voilà. Le concours, je m'en fous un peu somme toute. Je vais le faire, être moyenne comme d'hab. Je travaille régulièrement alors ça devrait bien se passer :)

29 nov. 2010

"Vous êtes clairement littéraire, vous avez une finesse. Maintenant il vous faut des problèmatiques mais je ne m'inquiète pas pour vous. Vous allez vite progresser"

HAHAHAHAHAAAAA!!!!






Je sais que je continuerai à me plaindre, à en avoir marre, à être épuisée;
mais ce soir, je m'en fous. Mon Dieu de littérature m'a mis 12 en khôlle.


Dieu existe, il s'appelle Proust.


P.S: Un de ces quatre je me remettrai à écrire des articles de plus d'une ligne et demie. Mais vu mon niveau d'épuisement et le CB dans une semaine, ça va pas être tout de suite.

28 nov. 2010

Voilà une corde mon ami!

RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!

Putain! Je HAIS la paperasse! Et évidemment, ils nous polluent la vie en nous refilant les dossiers d'inscriptions en fac DEUX JOURS avant la date finale où on peut rendre les dossiers!! Evidemment, il y a 12000 papiers divers et variés à rassembler. Evidemment, il faut rassembler 178,54€ en 2 jours. Evidemment il me manque des papiers hyper importants.


TOUT CA POUR UNE CONNERIE DE FAC OU JE NE VEUX MEME PLUS ALLER!!!!!!
Mais RHAAAAAAAAAAAA! (Le chat à intérêt à bien ses planquer, y a des coups de pieds qui se perdent)

25 nov. 2010

"Hamlet est aussi vrai que chacun de nous, ce n'est pas vous, ce n'est pas moi, c'est nous tous; ce n'est pas un homme, c'est l'homme" Hugo.

Je suis en train de bosser pour ma disserte sur table de samedi. Ce sera sur le théâtre et je me farcis des articles critiques à longueur de journée. 
Ca m'a rappelé combien j'adorais la scène, le théâtre, la danse, le chant. 
J'en suis donc arrivée à l'élaboration de cet article:


Quand je ne serai plus en prépa, je:

- Partirai faire de la rando en Bretagne.
- Lirai tous les tomes des Chroniques de Narnia
- Reprendrai des cours de chant
- Apprendrai à danser le rock
- Me lancerai vraiment, enfin, dans le théâtre...
- Partirai de Sèvres
liste non exhaustive, à compléter selon les envies du moment.

24 nov. 2010

"Tu veux quoi pour Noël?" "Euh, un cerveau?"

Gaaaaaaa!
Prenez quelques belles lames bien fraîches, et surtout bien aiguisées. 
Découpez le haut du crâne.
Introduisez les soigneusement les lames. Refermez.
Secouez énergiquement.
Assaisonnez avec du smecta et du clamoxyl.

Astuce: Demandez au récipient (le crâne donc) de corriger une disserte de géographie et de boucler une version d'anglais. Amusement garanti!

Je déteste être malade.  

22 nov. 2010

"Ca va mieux?" "Tant que je mange pas, que je dors pas et que je reste allongée dans le noir, oui."

Quand, après 1h45 d'attente dans un état comateux en rêvant d'un lit, mon médecin m'a fait:

"Je peux faire du tam tam sur ton ventre, c'est drôle non?"

j'ai vraiment du me concentrer très fort pour ne pas lui hurler: "Ecoute connard, ça fait des jours que je m'auto coupe la respiration avec cette toux de merde. Depuis ce matin, en plus je suis pliée en deux tellement j'ai mal au ventre alors pour les petites blagounettes, tu repasseras. ET mon concours est dans 2 semaines alors si dans 3 jours je suis pas éclatante de vitalité et d'enthousiasme, je ne donne pas cher de ton stétoscope!"
Je me suis contentée de lui lancer un regard acéré par dessus mon écharpe. Ca marche bien le coup du regard. Il a arrêté de rigoler.
Après cette matinée à me tordre de douleur en cours et cette aprem de merde à frissonner dans un couloir aseptisé, je vais passer aux phases 3 et 4, à savoir: engueuler mes autorités supérieures qui m'ont forcée à aller en cours alors que j'étais au bord de l'agonie ce matin; et dormir 15h.
Non mais, au bout d'un moment, ils devraient le savoir que je suis méga sérieuse et que je sèche PAS! Si je dis "ce matin j'y vais pas" c'est que je ne me sens pas capable d'endurer 8h de cours et une khôlle. C'est aussi simple et logique que ça.

En attendant, demain, atelier sieste et smecta (démon de mon enfance, here you are). 
Mon ami Flaubert attendra son analyse jusqu'à lundi prochain!



ajout de 18h30;
 "t'es allée chez le médecin? Il t'a donné des médicaments?" 
 "non non, il m'a prêté ses cartes pokémon par contre. Ensuite on a peigné des poneys et je suis rentrée''.

21 nov. 2010

"Donne moi une couleur entre O et 10" "Mercredi" "T'es con! C'est pas en Amérique!"


Actuellement, je galère comme une malheureuse sur ma khôlle de littérature, que je passerai demain (dans l'euphorie et l'intelligence) devant mon dieu  euuuh, mon  Gourou  euuh bref. Mon prof de litté. Le maître. (oui, je vais me calmer, ce sera mieux).
Je tente d'apprendre mon voca de grec aussi. Mais c'est pas ma faute, le moi d'avant se disait que le moi actuel carburerait dimanche (à savoir aujourd'hui) et s'est laissé aller samedi. Evidemment.

Parler pour ne rien dire, c'est tellement plus distrayant!

Y a un oiseau qui s'amuse à crier à une heure du matin, devant ma fenêtre à la mi-novembre...



...Parfois la nature me laisse sincèrement perplexe.

15 nov. 2010

"Pourquoi écrivez vous?" "Bon qu'à ça"

Plus j'avance dans mes études, plus j'aime Beckett.
Cette merveilleuse façon d'exprimer l'angoisse par le vide. Etudier Fin de Partie en terminale m'a ouvert les yeux et cette année, avec notre thème général de l'angoisse, je ne fais que le redécouvrir un peu mieux.
Déjà, il y a un an et demi, quand j'ai lu Fin de Partie pour l'étudier à la rentrée, j'ai ressenti quelque chose que je n'avais jamais vraiment ressenti avant. Je n'ai, d'une part, rien compris au bouquin. D'autre part, j'ai senti  que c'était grand, sans pouvoir l'expliquer. Plus tard, j'ai compris que ce qui me fascinait, c'était cette désacralisation de la parole, la dimension perlocutoire du texte, ces pantins désarticulés, entre la marionnette et le clown (en tous cas, plus des hommes).
J'aime quand une pièce commence par une catastrophe au lieu de finir par elle, comme dans une pièce du Théâtre classique.
Et puis Beckett, cet auteur majeur et son refus de parler, de faire signifier. Il parait qu'on a qu'un enregistrement de sa voix, un murmure à ses acteurs lors d'un tournage, enregistrement pris en cachette. Point.
J'aime sa façon de répondre ou  de commenter. Tellement clair et synthétique, et surtout tellement vrai. Je vous renvoie au titre pour le constater (cette phrase est simplement magnifique, c'est la plus belle réponse qu'on puisse imaginer à mon sens).

« Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention » se plaisait à dire Beckett en 1952 lors de la parution d’En attendant Godot.


Ce prof me donne envie de faire des lettres. Sur ce je retourne à ma bibliographie critique.

13 nov. 2010

article sans majuscule parce que la forme fait sens

oh tiens. pour la première fois je ressens l'impression "gavage prépa". j'ai tellement bossé la géo en quinze jours que je ne suis plus capable de réfléchir une seconde sur la démographie. pourtant on l'a rendue hier et la prof nous l'a rendue ce matin après le dst de géo, encore. on a eu 7, on doit corriger et je ne le supporterai pas. désolée. j'ai passé plus de dix heures sur cette disserte et j'ai même pas un jour pour m'en remettre. have mercy please. après quinze jours d'efforts intenses, je suis au fond du gouffre. je ne ressemble à rien, je dors trop peu, mon appart ne ressemble à rien et je ne sais pas pourquoi j'ai survécu jusqu'à aujourd'hui. le petit truc que je cherche chaque semaine, vous savez? aujourd'hui je ne l'ai pas.

Je me sens comme une bouillie infâme qui se laisse couler mollement sans aucun but et en détestant ça. j'aime pas être molle. et j'aime pas manquer d'enthousiasme. sauf que voilà, aujourd'hui, c'est comme ça. donc à demain.

11 nov. 2010

Le Gaffiot, une arme de légende

Après mon 1° DST de langue et culture antique, il me semblait normal de blablater un tout p'tit peu sur mon ami le gaffiot.
Je suis arrivée au contrôle totalement blindée de bouquins. Livre de grec, Sexe et pouvoir à rome, quelques notes et le Gaffiot (on avait le droit à des aides en culture antique parce que le prof pense que "c'est un exercice, pas un contrôle"). Il se trouve que finalement, j'ai pas eu d'épreuve de grec et que j'ai pu ranger ἕρμαιον et je me suis tournée vers mon épreuve. Bon, déjà, j'avais oublié le SEUL bouquin dont j'avais vraiment besoin donc j'ai passablement foiré la culture antique. En plus, j'ai blablaté et Il déteste ça.
Le latin était une vaste rigolade... 6 pages de texte en latin... Traduit, 3 questions de culture (notamment sur L'épopée de Gilgamesh que personne n'a lu dans la classe, un brin de freestyle donc) et comme véritable épreuve de langue... 4 mots desquels il fallait donner la nature, la fonction et le cas O_o
C'est bien le grand débutant quand même! Enfin plus j'avance et plus je me dit que je passe ma colle de latin dans une semaine et que ça va être bien funky de me faire traduire un texte alors qu'on a juste appris la 1° déclinaison!
Pour finir, j'ai découvert hier soir j'ai trouvé une nouvelle utilité au Gaffiot quand une ENORME araignée m'est tombée dessus. Après avoir passablement crié, j'ai pris le premier objet lourd que j'ai croisé, et (je ne comprends pas non plus bien ce qu'il foutait dans ma salle de bain) c'était mon gaffiot.
Le gaffiot tue les araignée, sachez le bien.
P.S: j'ai quasiment majoré au dst de philo héhéhé!

7 nov. 2010

Kafka

 Il me semble d’ailleurs qu’on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? Pour qu’il nous rende heureux, comme tu l’écris ? Mon Dieu, nous serions tout aussi heureux si nous n’avions pas de livres, et des livres qui nous rendent heureux, nous pourrions à la rigueur en écrire nous-mêmes. En revanche, nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup, comme la mort de quelqu’un que nous aimerions plus que nous-mêmes, comme si nous étions proscrits, condamnés à vivre dans des forêts loin de tous les hommes, comme un suicide — un livre doit être la hache pour la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois.
Mais toi tu es heureux, ta lettre rayonne positivement, je crois que tu n’étais malheureux autrefois qu’à cause de ces relations qui ne te valent rien, c’est bien naturel, on ne prend pas de bain de soleil à l’ombre. Mais que je sois responsable de ton bonheur, ne le crois pas. Au mieux, je le verrais ainsi : un sage, dont la sagesse était cachée à ses propres yeux, rencontra un fou et s’entretint un moment avec lui de choses apparemment très lointaines. La conversation finie, comme le fou veut rentrer chez lui — il vivait dans un pigeonnier —, l’autre lui saute au cou, l’embrasse et lui crie : merci, merci, merci. Pourquoi ? La folie du fou avait été si grande qu’elle avait montré au sage sa sagesse…

5 nov. 2010

Quitter une hypokhâgne, c'est entre une petite lâcheté et un immense courage.

J'ai changé. On est en novembre et j'ai déjà changé. J'ai toujours adoré l'anglais par exemple. J'ai toujours adoré lire dans la langue, regarder des films en VO etc. Actuellement, je me met à détester ça de toutes mon âme. Techniquement, je rends de la merde dans toutes les matières. Les fameuses tôles que j'attendais, je commence à les prendre parce que je maintiens mon choix de ne pas mourir sous la charge du travail et je continue à claironner que c'est le meilleur moyen de s'en sortir.
Vous qui (peut être) me lisez et qui êtes en terminales, qui envisagez cette filière de fous, ne sacralisez la l'hypokhâgne.
Mais en anglais, je suis en totale régression, jusqu'à regarder les films en VF (oui, j'ai honte parfois), je refuse de lire The Remains of the Day,  j'apprends plus mon vocabulaire. Je vomis l'anglais et ma moyenne a baissé de 10 points en quelques mois. Il y a la philo aussi. Je m'ennuie profondément, j'avance pas, j'accroche pas. Pourtant il y a à peine 5 mois, j'envisageais sans problème de faire une licence de philo. Pourtant j'aime Platon, Descartes et Kant. Mais je découvre chaque jour un peu plus combien je hais cette matière.
Je me fais doucement à la géo après avoir passé deux mois à me dire que j'étais nulle et que je ne comprenais rien, que je ne savais pas analyser un texte, usw; je me rends compte que je suis capable de rendre quelque chose de potable. J'aime l'histoire et la littérature. Même si je me sens terriblement stupide pendant ces cours et que j'ai envie de me fracasser la tête contre un mur à la fin des 3h du vendredi soir.
Cette semaine, ça va être la course contre le temps, la vie, le sommeil et évidement le travail. J'en ai pas envie.  En ce moment tout le monde parle de partir. Même le ouf qui en est à sa deuxième hypo, même la fille qui adore les mayas et même moi. Mais je vais rester, notamment parce que je ne sais pas où aller d'autre.  Qu'est ce que j'irai foutre en fac moi qui aime tout et ne suis meilleure en rien?
Des fois, quand je perds totalement le fil du cours, je regarde par la fenêtre et je pense à la fac. A la liberté, à la fête, au temps libre, aux livres qui pourrissent sur mes étagères et que je n'ouvrirai pas parce que demain, y a disserte.
Je ne sais pas ce que je veux, ni même ce que je ne veux pas. Mais je suis sûre de ne pas savoir, c'est déjà quelque chose.


4 nov. 2010

L'Héroïsme de la Vie moderne

Les cours ont repris et j'ai expérimenté pour la première fois quelque chose. En cours de philo ce matin, j'ai essayé de suivre (genre "ne rejetons pas d'un bloc une matière qui doit être très interessante juste parce qu'on écoute plus depuis un mois et demi"). Je me suis d'abord appuyée sur ma main, j'ai noté pleins de trucs sur Kant, et puis ma main a glissé et je me suis retrouvée sur le coude. J'écrivais encore pleins de trucs sur la Critique de la raison pure (pour les puristes, je suis désolée, je n'arrive pas à retenir où on doit mettre des majuscules dans ce titre...). J'ai commencé à fermer les yeux. Je continuais de les ouvrir de temps en temps pour noter les choses importantes. J'avais l'impression d'écouter un podcast... Et puis, j'ai croisé un chat bleu qui m'a demandé du feu.
Je lui en ai donné et je lui ai fait un gâteau au chocolat. Quand je lui ai demandé comment il s'appelait, il m'a dit "Kant".

Sursaut. Voilà, je me suis endormie en cours, pour de vrai, complètement. Déconnectée de la réalité.
C'est drôle, on rentre de vacances mais on a tous l'air encore plus exténués que quand on est partis. On va avoir quelques semaines vraiment difficiles.
      Demain je rends un thème lamentable en anglais (si jamais quelqu'un sait traduire "rabacher les bizarreries de la grammaire pour que ça rentre" en anglais, je ne refuserai absolument pas son aide!!),
      Samedi je disserte en histoire alors que j'ai à peine commencé les recherches.
      Lundi il y a une disserte de français à rendre, je n'ai pas de problèmatique et pas de 3° partie. Si j'ai eu une note correcte à la 1° dissertation, je doute que celle-ci soit très brillante!
     Mardi, traduction d'allemand et contrôle d'anglais,
     Mercredi DST de 5h en Langues et Cultures Antiques.
    Jeudi ferié seul jour qu'il reste pour boucler la disserte de géo en groupe pour Vendredi.
    Samedi, DST de géographie (Histoire et Epistémologie de la géographie)
    Lundi,  Khôlle de littérature
   Mercredi, Khôlle de latin
Il me restera une semaine pour lire un bouquin sur le théâtre pour la disserte sur table en littérature et ensuite, plus que 2 pour réviser le concours blanc.

Les amis, vivement Noël...
 

3 nov. 2010

Mal si tendre au début de novembre, devient sourd aux avances de l'amour.

Hé! petite fille tu bois de l'eau et tu es saoule 
là où tu te noies tu as beau avoir pied tu coules 
au port 

Hé! petite folle! c'est pas la brasse c'est le crawl 
pour la traversée il t'aurait fallu des épaules 
du corps 

Mais lui c'est différent, il est né sur l'océan, 
c'est un grand capitaine, un amant monument, 
tu t'es perdue dedans... 


2 nov. 2010

[...]

















"La bonté des humains n'est qu'apparence. Derrière elle, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide."



Helène Ouvrard, L'herbe et le Varech. 



31 oct. 2010

La mémoire est un muscle, non un débarras à vieilleries.

En me levant ce matin, j'ai eu une sorte de prise de conscience incroyable: "OUPS! Il reste que 3 jours..."
La conclusion suivante, vous vous en doutez, c'est bien sûr "... Et j'ai rien foutu!"
Donc voilà, dimanche matin, une heure en moins, j'ai relu mon brouillon pour le DM de géo commencé dans le train pour Toulon, et j'ai rien compris. "Quoi??? Encore Brunet? Mais pendons le, lui et ses chorèmes!" Je suis donc bloquée à la 8° ligne de mon intro (oui, j'ai découvert qu'il fallait faire une intro et une conclu MEME pour les sujets comportant uniquement des questions), sans savoir quoi ajouter au ramassis d’imbécillités qui forment ces 8 lignes. Mon cerveau marche difficilement en me posant vaguement des questions comme "euh, au fait, il faut mettre une problèmatique? Parce qu'on répond à des questions alors ça semble assez... Inhabituel non?" et moi de lui rétorquer un solide "Ta gueule! J'improvise..."

J'ai envie de refaire des analyses d'oeuves, ça c'était rigolo. Mettre tout ce qui nous passe par la tête plus ou moins en vrac en étant persuadée de raconter n'importe quoi, et finalement avoir 19, ça m'arrive un peu moins maintenant... Et puis c'est ce qui se rapprochait le plus des expressions écrites que j'aimais tant au collège.
  
Je suis tellement à la bourre que je pense que je ferai une liste (j'aime les listes) de trucs à faire, ce sera plus court que de décrire ma galère dans toutes les matières que j'ai à boucler d'ici jeudi.

30 oct. 2010

"Tiens, c'est drôle, tu viens d'écraser mon coeur"

Je suis éteinte. Je n'arrive plus à rallumer la lumière. Je ne sais pas ce que je deviens, qui je veux être, de quoi je suis capable.
J'ai essayé l'amour. Ca m'a rendue heureuse mais j'ai fait tellement de bourdes que j'ai perdus ceux qui ont pu tenir à moi. J'ai testé le célibat, les relations libres, les amitiés bizarres, les plans Q.
Rien ne me correspond. Je m'en fous de la "liberté du célibat". Les gens qui me disent "oh mais profites-en! Va en boite, éclate toi!", j'ai juste envie de leur mettre mon poing dans la gueule. Et pis j'aime pas les boites. Mais je suis une fille polie, et je me contente de sourire en les assassinant mentalement, avec des petites larmes dans les yeux.
Je suis pas malheureuse. Je suis triste, seule et perdue. Je sais plus quoi attendre avec impatience. J'ai plus cette petite chose qui me donne envie d'y arriver.
Je perds pieds et espoir. Et le premier qui envisage la possibilité de me dire que "c'est la prépa ma pauvre, t'es surchargée! C'est la fatigue!" peut partir tout de suite et fermer sa gueule. La prépa ne me tue pas. Mon cerveau s'en charge très bien tout seul.
Et une fois de plus je joue. "Ca va? La prépa ça marche?" "Oh oui! C'est dur mais passionnant!". Même pas besoin de mentir, mais ce refrain tellement rabâché sonne faux. Ce n'est pas de mes nouvelles qu'on veut, ce sont celles de ma survie dans le monde littéraire. Personne ne veut imaginer l'hypothèse que je puisse être mal pour d'autres raisons que la surcharge de travail.
Merde. Oui, je vais mal. Je mange plus, je fais des malaises. Je ne suis pas dans un état normal mais personne n'a l'air d'avoir envie de le voir, visiblement. Et à ceux qui compte, je n'arrive pas à le dire.



Tu vois Gui, pleins de choses me résistent.
 Le bonheur en est un bon exemple.

27 oct. 2010

Prochain objectif: tenir jusqu'à NOEL!!!

J'aime les vacances ne serait-ce que pour le plaisir de me lever à 11h, descendre boire un thé et me recoucher pour quelques heures, mon chat au creux des bras.
Je vais à Paris, glisse dans les musées, et vois beaucoup, beaucoup de monde.
Je fais la fête et travaille (un peu, quand même).
Mais je dors surtout. J'accepte de prendre une BD et de la lire, sans me dire "Hmmm, j'ai toujours pas fini la préface et les commentaires de Pelléas et Melisande". Je regarde des films en sachant que ce n'est pas du grand art et ça me fait hautement plaisir de perdre mon temps comme ça.
Je perds un temps précieux pour mes révisions. A la rentrée, j'aurai des DST tous les 3 jours. Mais pour le moment, l'important, c'est finir House.

22 oct. 2010

"Sartre affirme que l'Enfer, c'est les autres. Je veux bien admettre que les autres peuvent nous rendre la vie insuportable, mais ils peuvent aussi être nos compagnons de Paradis. Pour moi, l'Enfer c'est le Néant, un endroit sans parole qui stimule l'imagination, sans beauté qui exalte les sens..." BLACKSAD

Pour fêter mes vacances, et ma première disserte rendue à laquelle j'ai eu une note plus que convenable, j'ai fait la fameuse "soirée Rome" de laquelle j'avais un peu parlé. Avec quelques copines.

Mais surtout, pour fêter dignement mes vacances, je me suis offert une petite semaine dans le sud, un squat chez un ami, histoire de faire un break, et aussi le nouveau Blacksad.
Si jamais vous n'avez pas la chance de connaitre cette BD magnifique de Diaz Canales et Guarnido, foncez sur Amazon ou à la Fnac lire le premier tome, "quelque part entre les ombres"... La qualité du dessin et des intrigue en vaut bien la chandelle.
Bref, je suis tranquillement dans mon lit, à lire cette BD géniale, et je pars demain.

Bonnes vacances :)

20 oct. 2010

Bon! Allez!

J'suis  une ouf. Je suis sortie de cours il y a 1/2h et je commence ma disserte d'histoire. Comme ça. D'un coup. Sans même procrastiner! Parce que je suis trop une fille motivée hahahaa!







Ma conscience me fait signe de préciser que la disserte d'histoire en question est à rendre dans deux jours...


J'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime.


...

Edit du 22.10; J'ai fini. Et je la rends approximativement dans 2h. YEHAAA

17 oct. 2010

Something like that

Se lever à 6h un samedi matin. "Qu'est ce que penser par soi-même. Vous avez 5h". Glander et dessiner parce qu'on a fini son plan en 1/2h et qu'on ne veut pas finir en premier de peur de se faire assassiner d'un coup de regard brûlant. Sortir tôt tôt tôt parce qu'on préfère être jolie et avoir le temps de manger plutôt que de rendre une copie correcte. 
Dormir dans le métro, parce que dormir la nuit, de toutes façons, c'est complètement out.
Lire Tartuffe devant une bouche de métro. Etre la fille au parapluie rouge. Revoir un ami.
Se poser dans un bar à 14h45 avec un café, rue Mouffetard.
N'en sortir qu'à 18h, la même tasse de café vide sur la table. Rencontrer un dessinateur. Parler musique.
Repartir sous la pluie, se balader droit devant soi en parlant, sans se poser de question. Traverser des parcs immenses. Reparler de l'été, des vacances, d'Aix.
Trouver des (okay, un) ciné à 3€90. Traverser la moitié de Paris pour manger des sushi. Descendre et remonter la rue de Rivoli pendant longtemps. Finir la soirée dans un Starbuck's, jusqu'à sa fermeture.
Rentrer à 22h, rêver dans le métro, et chanter dans le vent.


J'aime le week end.

12 oct. 2010

M E R D R E

Moi qui pensait que ma proximité du lycée m'abstiendrait de subir les grêves (que je soutiens pourtant de toute mon âme), et bin c'est raté...
Ca fait deux jours que je suis hautement motivée pour travailler ma disserte de lettres (la nouvelle, plus celle sur le méchant mais un CHOUETTE sujet sur Mallarmé, hahahahahaha. Pouark). Par conséquent, lundi soir, sautant dans mes bottes même pas de sept lieux, j'ai volé jusqu'à la médiathèque pour aller m'enfiler quelques préfaces et PAF! Portes closes.
Indignation générale (n'oublions pas mes penchants skyzophrèniques. Moi et moi étions très irritées!) et surtout questionnement sur ce brusque évênement qui contrecarre ma merveilleuse motivation!
"Mais bordel! Qu'est-ce qui leur prend de fermer un... lundi? Ah merdre!" Et je m'en suis retournée, penaude, venant de prendre en compte ma stupide erreur. Du coup j'ai regardé Dr House toute la soirée. Na.
Mais enfin, voici le mardi, jour sacré de l'ouverture de la bibliothèque! Je rentre chez moi, je m'empare du coupon qui me somme de m'en aller quérir un colis à la poste et je file (encore) vers la bibliothèque. Petit (haha) détour par la poste. 20h d'attente. J'ai amèrement regretté de ne pas être passée à la bibli avant, histoire d'avoir pu lire une cinquantaine de pages avant la réception du précieux paquet.
"Z'avez un pièce d'identitée?"
"EUUUUUUUUH... Non. Elle est chez moi"
"C'est obligatoire. Monsieur, que puis-je faire pour vous?"
Grumblblblbl. Bon. Bibli. Je rentre d'un pas heureux et convaincu quand soudain! Ô joie! L'accès à l'espace adulte est bloqué! "Les espaces sont fermés aujourd'hui pour cause de grêve mademoiselle".
...
Vu mon air défait et au bord de la crise de nerfs, la gentille documentaliste a rapidement ajouté "mais demain ce sera ouvert vous savez?"
Et là. Admirez je vous prie, l'entrainement de l'hypokhâgneuse à l'auto apitoiement:
"Mais madame, vous ne comprenez pas!  Je suis en prépa, j'ai pleins de livres à lire pour mes dissertes de lettres! Demain je ne pourrai pas venir: j'ai cours!"
"Toute la journée??"
"Oui." *air désespéré* (et mensonge éhonté)
"Bon. Je vais voir ce que je peux faire..."
Je suis ressortie 12 ans plus tard (parce que la pauvre, c'était pas son rayon alors elle savait pas qu'Ibsen c'était du théâtre) avec Ubu Roi, Ruy Blas, La Mouette, La maison de poupée et un intégral de Molière.
Retour à la case Poste, avec une pièce d'identité ce coup ci, mais sans passer par la case départ. J'ai poireauté un bon quart d'heure, mais j'm'en foutais, j'avais Ubu. Les gens me regardaient comme une folle genre "mais c'est quoi ce truc qu'elle a dans les mains?? Un livre??? Mais, comme ça? Dans la rue??"
 J'adore :)
Et puis, au final: "Votre colis a déjà été réceptionné mademoiselle. Quelqu'un de votre famille a du le récupérer. Le bon de réception est une erreur de notre part."

Après ces vastes péripéties, je suis rentrée en mon domaine, fulminantes, grinçant entre mes dents "connards, connard, connards!"

10 oct. 2010

Attention, cet article est indécemment long.

Bon, je sais, ceux qui passent ici régulièrement doivent péter un cable: je laisse un beau blanc de 3 semaines sans aucun article sur mes névroses hypokhâgneuses et PAF, j'en ponds 5 en deux jours et demi. D'un autre côté, je surestime probablement beaucoup la population de ce blog (où, j'espère, ne traîne pas mes profs et mes khâmarades) et les trois pélerins qui tombent ici par hasard n'en ont probablement rien à cirer.

      BREF. Ma chambre ressemble à l'avancement de mes devoirs. Sur mon bureau, il y a encore mon dossier de préparation à la disserte pour laquelle j'ai sué jusqu'à lundi dernier. Ce qui n'empêche pas mon NOUVEAU sujet de litté de trôner au milieu de mon tableau aide mémoire, à côté des horraires de trains et de mes dates de colles (post-it actuellement totalement inutile puisque je les connais par coeur, contrairement à mon vocabulaire de... Ah bah tiens! Toutes les langues que j'étudie, qu'elles soient mortes ou vivantes! Comme c'est amusant comme prise de conscience!). Sur mon bureau il y a aussi les traces de mon travail du week end: des bouquins entammés, des fiches d'histoire, des brouillons pour ma version d'anglais, des listes, des plannings et évidemment, mes agendas. Celui des devoirs, d'abord: des petites pages blindées d'annotations (même mes jours feriés sont bardés de grands YOUPIIIIIII) et de ratures rageuses. Et puis le second, l'hebdo, celui qui détermine ma vie. Parce que depuis maintenant un mois et demi, ma vie commence le lundi, se termine le samedi soir très tard ou le dimanche matin très tôt. Le dimanche, c'est mon day off. Je dors, je travaille et je reprends contact avec le monde. Ce que je fais par exemple, c'est que je tourne la page de cet agenda. Je découvre alors avec bonheur que 2 jours plus tard, je dois rendre un DM/apprendre 138 mots de vocabulaires dans des langues diverses et variées/passer un test de connaissance sur tout depuis le début de l'année/prendre mon sujet de colle/passer une colle. Rayez la mention inutile. Ou plutôt, ajoutez les mentions, ça vous donnera un résultat plus objectif sur mes semaines. Bref, je vis semaine par semaine. Des fois je tourne DEUX pages (Wahou! Je suis une aventurière!) mais ça me parait déjà hors du temps et trop lointain. Alors je pense au dernier jour de ma semaine (le samedi si vous suivez) et j'essaye toujours d'y caler un petit quelque chose qui me donnera envie d'y arriver, de triompher des épreuves qui me séparent du la ô combien douce sonnerie du samedi midi... Il me faut quelque chose pour voir le bout. Sinon mes semaines ne sont que des enfilades de cours, de colles, de devoirs et de DST et on peut pas vivre comme ça. Mais le samedi reste un moment charnière. Vais-je sortir et rentrer beaucoup trop tard dans un état peu recommandable pour une jeune fille mais garder un souvenir impérissable d'une soirée où je me serai enfin amusée   OU   vais-je rester tranquillement à la maison pour rattraper le sommeil et le retard que j'accumule et ainsi arriver fraîche et dispose en cours lundi matin?
Choix cornélien, vous en conviendrez.
   Revenons en à mon portrait chambre, voulez vous? De l'autre côté de la pièce, il y  a mon lit. A ses pieds s'entasses des BE, vestiges de ma maladie et de mon passage chez le coiffeur (il faut vraiment que je sois mal pour lire des trucs aussi... Brr! J'trouve même pas le mot!) mais aussi Salammbô, qui me supplie du bout de ses pages de le lire. Mon cher ami, je suis désolée de t'avoir lâchement abandonné depuis maintenant 15 jours, mais il ne faut pas m'en vouloir. L'Histoire de Rome tome 3 a pris ta place dans mon coeur depuis que Mme C. a eu l'illumination de nous entraîner à ce noble exercice qu'est la dissertation d'histoire. Je trompe donc Flaubert avec A. Piganiol et H. Wurmser afin de comprendre les subtilités de la dynastie antonine (Siècle d'or ou pas siècle d'or, telle est la question posée). Ces deux ouvrages essouflés du CDI sont donc en vrac parmi les feuilles de notes et les stylos, sur ma couette adorée.  Et ouais. Je me suis toujours pas inscrite à une BU digne de ce nom. Ni Ginette, ni Beaubourg, ni quoi que ce soit d'autre. Alors, vous me direz "paresse", certes. Mais aussi, j'ai pas de carte d'étudiant. Et quand on a pas de carte étudiant, on peut pas accèder à la BU de sa fac. Pourtant, j'ai payé les droit d'inscription. Même que ça m'a coûté un bras, alors la moindre des choses ce serait quand même que je puisse accéder à ma BU non?
Hé bin non. Pas de carte, pas de fac. Même si les inscriptions vous ont coûté un bras. Et comme tout le monde le sait, pas de bras, pas de chocolat! (Je trouve que c'est une bonne ouverture).

BON. Comme vous voyez la prépa se passe et je prends un certain rythme. Je prépare beaucoupbeaucoupbeaucoup de choses en même temps mais je regarde quand même House (et prochainement maison close). Samedi prochain on a DST de philo et ça va être une franche marade! ("Non, vous ne pouvez pas préparer. Je ne vous dit pas ce que ce sera. Ce sera de l'improvisation" *sourire sadique*). Je vous ai pas parlé de ma colle de géo que je passe (dans la joie et l'angoisse) jeudi. Evidemment, je ne comprends rien a la notion de chorême (comme c'est amusant, mon correcteur ne comprends pas non plus!), je déteste Roger Brunet et je ne sais pas ce qu'est la Nouvelle Géographie. Pas de bol, ma colle est justement sur ces éléments.
Le mot "massacre" prend un sens tout nouveau à mes yeux.

Bonne semaine et à dimanche :)

9 oct. 2010

J'ai l'air bizarre comme ça, mais en fait je suis gentille!

P.S: Si jamais des futurs hypo potentiels sortent de mes aigreurs coincées entre deux virgules (mais je m'éloigne du propos). Je disais donc, si des futurs hypo ont des questions à me poser, des points que j'ai pas bien expliqué (parce que finalement, j'ai pas expliqué grand chose) ou autre, bien sur n'hésitez pas mes petits!
Je suis toute ouïe :)

Y a Maison Close sur Canal +. Ca a l'air génial


Atia of the Julii I climb for Justice


On est samedi soir, il est à peine 21h et j'ai bossé toute la journée.
DST d'allemand ce matin, préparation de la 1° colle de géo cet aprem, recopie des 12 pages du cours d'histoire pour une copine et fiches fiches fiches fiches.
Demain je commence ma disserte sur les Antonins et je fais une version.
On est samedi soir, il est 21h30 et je regarde Dr House.
Je vais passer une longue nuit de sommeil et être d'attaque demain.
Je vais faire une soirée Culture Antique. 
On va se faire  les 2 saisons de Rome.

7 oct. 2010

Bon. Je suppose qu'un petit bilan serait pas mal.
Alors voilà. Je vais pas hyper bien, je suis malade un jour sur deux et j'ai beaucoup beaucoup de travail. Avec un problème évident: je ne le fais pas.
Ce que je fais volontiers, par contre, c'est n'importe quoi. Mais alors vraiment. Je suis dans une telle crise personnelle que tout ce qui me passe par la tête me semble être une bonne idée. Et evidemment, le lendemain, ou même une heure plus tard, je me rends compte que OUPS ah non en fait, c'était une grosse connerie. Une de plus.
Je rends des devoirs en étant convaincue que c'est de la merde. Là par exemple, je finis un DM de géo qui va me dégouter à vie de la Corse (et de Roger Brunet).Et bin j'ai écrit que des trucs nazes dans ce DM, c'est fou.
Je finis par prendre la prépa comme une sorte de fatalité. "oui, je suis en prépa, oui, c'est dur mais c'est tellement interessant!" C'est pas que ce soit faux. C'est un fait, ça m'interesse. Je ne me demande pas une seule seconde pourquoi je suis là ni rien. Je constate juste que je finis par répéter ce refrain, un peu comme une justification aux poches sous mes yeux. J'y crois plus vraiment. D'ailleurs, quand les gens me voient dire ça, ils n'ont pas l'air convaincus.  J'arrêterai pas, c'est hors de question, pour moi ce n'est même pas une option. Je finirai mon année parce que je l'ai choisi. Mais j'ai un peu de mal à croire que je saurai disserter cette année. Que j'aurai un jour des connaissances en allemand. Que j'aurai mes équivalences en histoires. Que je survivrai au Concours Blanc.

 Actuellement, je ne crois en rien. Ni en ma capacité de travail, ni en l'avenir, en mon potentiel beauté ou en la vie en elle même. J'arrive même plus à croire à l'amour.

Je crois plus en rien.
Ni en moi.
Ni en autrui.

Et qu'est ce qu'on devient quand on ne croit plus à rien?

3 oct. 2010

Ne prenez pas la vie trop au sérieux : de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant

Je me sens bien. Beaucoup mieux. J'ai l'impression de repartir à zéro. Peut être que je commence simplement à prendre le rythme. Vendredi j'ai fait ma 1° grosse crise (Merci à mes chers amis qui ont su me dire que me pendre n'était pas une solution) de stress après 8h de cours et 4h de disserte (et 2h de sommeil). Mais bon. Ca va mieux. Maintenant je finis ma disserte, et ça tombe bien parce qu'il faut la rendre demain. Il faut passer à autre chose, le DM de géo, les colles à préparer ou encore la disserte d'histoire. Et puis les fiches.
Mais en fait, tout ça, c'est pas grave. On dirait une sorte de jeu. S'en prendre une, recommencer, se remettre, et s'en reprendre une. Et progresser. :)
Drôle de jeu non? Jeu de masos. Mais on est là pour ça.

Maintenant, j'ai plus ou moins tout remis à plat. Je peux repartir, apprendre à apprendre. Aimer l'allemand, enfin. Voir des gens, quand même. Travailler, finalement.

Et ne jamais oublier de vivre.

30 sept. 2010

24H01

Je vis au milieu de petites gélules. Mais du calme. Pas celles que vous croyez.


Antiobios (4 le matin)
Vitamines
Pilule
Cure pour les cheveux
Antibios (2 le soir)
Euphytose
...

Et ce soir, j'ai mis dix minutes à me rendre compte que les traces de maquillages que je tentais d'effacer, en fait, c'était des cernes. Et oui, 2  nuits blanches, ça laisse des traces.
Mais j'm'en fous, je fais du sport et j'ai mon plan de disserte :)

Et puis j'aime ça :D

28 sept. 2010

KOF KOF KOF

Mes défense immunitaires m'ont dit stop. Maintenant on arrête les plans de disserte à minuit et demi, les syncopes dans les couloirs du lycée, et les crises de larmes tard dans la nuit.
STOP.
J'ai dormi de 1h du mat' à 15h quasi sans aucune interruption...

oui oui oui. Je sais, c'était pas sérieux blablabla. Mettez moi sous perf de vitamine et ça ira mieux.

16h, verdict:   "vous avez une belle angine blanche. Vous arrivez à parler???O.o Vous serez aphone demain."


P.S: 1° colle hier après midi, sujet de philosophie.
11.
Sabrons le Champagne mes amis :D

25 sept. 2010

Et dans un mois, ce sera pire.

Bon bon bon. Je m'en sors moyen. Je galère sur la disserte, j'ai pas la foi pour taffer le DM de géo et ils sont à rendre le 4 octobre. En plus j'ai mon 1° DST samedi prochain et ma 1° colle lundi. Et je compte sortir cette semaine, fêter dignement les 18 ans de Suzon puisque je ne pourrai probablement pas aller à sa fête, par exemple.
Je bosse pas trop, enfin pas assez, mais je sais que c'est pas possible alors bon. Je lis beaucoup. En ce moment, c'est Salammbô, bientôt Othello. J'essaye d'avancer ma disserte sur le méchant, mais ça vient vraiment pas... Je suis nulle en disserte. Je le sais avant même d'en avoir rendue une seule. J'aimerai bien boucler mon DM de géo ce week end mais j'ai du mal à finir mon article sur la Corse.
J'organise des choses. Je suis autre part. Je vis semaine par semaine, je constate que le temps file comme un fou, que les jours passent comme des heures et que BAM! D'un coup c'est les 3h d'histoire du vendredi après midi. C'est fou. Je suis en prépa depuis 3 semaines et demies.

Et je prévois déjà de partir loin pendant mes vacances d'octobre, alors que je sais pertinemment que j'aurai trop de boulot pour me détendre là bas. Pourtant je veux le faire.

Bon. Cet article est un poil embrouillé et je sais pas si il traduit bien ma situation actuelle. Je suis paumée, glacée mais j'aime toujours. Même quand je dis 12 fois dans la même heure qu'il faut m'achever d'un coup de revolver dans le cerveau. Même quand je fais des malaises ou que je n'arrive plus à respirer. C'pas grave, mon corps est un peu con (en fait c'est mon cerveau parce que j'ai même pas un rythme de vie malsain!!!).
J'aime la prépa.

Même si tout de suite, là, maintenant, je préfèrerai avoir un avenir comme caissière à Mc Do plutôt que de devoir y retourner lundi.

24 sept. 2010

23 sept. 2010

Parce ce que je suis en train de finir l'Education sentimentale

Je suis romanesque.
Un genre d'Emma Bovary, quoi.
Je monte ma vie pour qu'elle ressemble à un roman. J'veux pas d'une vie posée. Je suis dans le tourment parce que je le veux. Parce que je veux me sentir vivante, et que pour ça, à part foncer tête baissée dans une passion, y a que la guerre. La guerre, c'est au dessus de mes forces. La passion, y  a un espoir. Je veux pas m'ennuyer. J'ai trois moyens pour ça.
La prépa
Parce que mine de rien, ça occupe pas mal...

Voyager
Bouger. Je saute sur toutes les promos de la SNCF. J'aime bouger tout le temps, c'est à dire fuir, finalement (pour faire de la psycho de comptoir)
Je pense qu'on rêve tous de couper tous les ponts et de fuir dans un endroit inconnu pour pousser la remise en question au maximum. 

L'amour.
Parce que je ne suis qu'une faible femme. Et que j'aime Flaubert. Même si son oeuvre est contre l'amour. Même si comme dit mon prof, ce n'est qu'un embellissement des pulsions sexuelles. Moi j'm'en fous.
J'aime l'amour, j'aime aimer. 

21 sept. 2010

"NO WAY! You'll not sew buttons in my eyes!!"

Bon bin voilà. Les premières colles ont débutées hier, et moi, j'en avais pas. Je commence lundi avec une colle de géo. Je vais probablement crever et avoir 2, mais c'est le jeu non? Faut bien se rétamer un peu pour comprendre comment bien faire. Enfin je suppose. Finalement je suis toujours un peu distante de tout ce monde. Je m'en fous pas, mais j'ai toujours pas eu cette énorme claque que j'attends. Je stresse pas vraiment, je vis un peu au jour le jour, en pensant vaguement au DM de géo et à la disserte de français à rendre dans 15 jours. D'ailleurs il va falloir que ce soit un peu moins vague tout ça. Mais je stresse pas. Je suis contente d'être en cours, contente d'apprendre autant de choses même si je m'ennuie quand même de temps en temps. Je commence à cibler réellement ce qui m'intéresse. Quand je pense que j'ai failli partir en licence de philo...! :O
Je crois que je suis jamais autant sortie. Entre aller voir les différentes potes qui sont en prépa, les vieilles amies qui passent me dirent coucou et le cinéma... (et n'oublions pas les courses à shopi! Source inépuisable de sorties passionnantes et éducatives!). J'ai jamais autant lu aussi. Et j'entends par lire écouter des pièces de théâtre la nuit ou encore regarder toutes les pièces de Shakespeare en DVD. Merci la médiathèque.
Bientôt j'irai voir 'Métropolis' au théâtre du Châtelet (enfin pas trop bientôt quand même... C'est le jour où je dois rendre ma disserte!) et Ubu Roi au théâtre du vingtième. Je crois que je suis contente. Je dors, je lis, je sors, je vois des gens et je ne m'arrête pas pour autant de me saouler de musique.

Tout ça ne durera pas, je le sais bien. On est pas dans un vrai rythme. Je le sais bien. Mais ça me convient :)

18 sept. 2010

"Moi j’voudrais leur dire qu’elles sont belles et qui faut pas qu’elles pleurent pour un idiot, puis qui faut qu’elles arrêtent d’être connes et de tomber toujours amoureuses de celui qui faut pas et que moi si elles voulaient moi j’s’rais toujours gentil avec elles, mais les filles elles aiment pas qu’on soit gentil, elles aiment pas."

"Je déprime.
- Oh merde :S Tu fais quoi là?
- Je regarde on ne badine pas avec l'amour  de Musset et je lis  L'éducation sentimentale de Flaubert.
- ... Mais... T'es un peu conne non?"

Si.

 Proust, Musset, Shakespeare, la bataille d'Hastings, the whodunnits, Ptolémée, Alexandre le Grand, Roget Brunet, rosarumrosisrosis, Pascal Quignard et De Gaulle, Journal intime, Pasolini, Alcibiade, die Welle.
Comment résumer ces deux semaines de cours à part en disant que c'est la meilleure et la pire chose qui me soit jamais arrivée?
J'ai mal, envie de pleurer tout le temps et ce n'est même pas la faute du travail qui s'accumule. Pourtant cette disserte me pourrit la vie et j'aimerai bosser plus sur mon DM sur la Corse. Sauf que quand je suis devant j'ai envie de me pendre et que ça aide pas vraiment à se motiver. Mais j'adore (ce qui me pousse à croire que je suis définitivement masochiste).
Si autre chose ne me rongeait pas le cerveau et le coeur, j'y passerai plus de temps sans doute.

Est -ce que vous retrouverez toutes les matières  que j'ai évoquées à travers mes mots clefs? :)

Parce que j'ai envie de jouer avec pleins de Poupées Russes

C’est quoi ce bordel avec l’amour là ? Comment ça se fait qu’on devient dingue à ce point ? T’imagine le temps qu’on passe à s’prendre la tête la-dessus ?
Quand t’es seule tu te plains: est-ce que je vais trouver quelqu’un ? Quand t’as quelqu’un: est-ce que c’est la bonne ? Est-ce que je l’aime vraiment et est-ce qu’elle m’aime autant que moi je l’aime ? Est-ce qu’on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie ? Pourquoi on se sépare ? Est-ce qu’on peut réparer les chose quand ça part en couille ? Toutes ces questions à la con qu’on se pose tout le temps ! ... Pourtant on peut pas dire qu’on y connaît rien ! On est préparé putain : quand on est petit on lit des livres d’amours, on lit des contes, on lit des histoires d’amours, on voit des films d’amour ! L’amour, l’amour, l’amour !

_ et si tu la rappelais, juste?

"J’ai repensé à toutes les filles que j’avais connu, avec qui j’avais couché ou même que j’avais seulement désiré. Je me suis dit qu’elles étaient comme des poupées russes. On passe sa vie entière à jouer à ce jeu. On est curieux de savoir qui sera la dernière, la toute petite qui était caché depuis le début. On ne peut pas l’attraper directement, on est obligé de suivre le cheminement. Faut les ouvrir l’une après l’autre en se demandant à chaque fois « est-ce que c’est elle la dernière ? ".


Imaginons, comme ça, un instant, que j'en ai marre d'être une petite cruche sensible débordante de bonnes intentions et d'envie d'être serrée dans les bras. 
L'amour ça sert à rien. C'est pas moi qui le dit. C'est Flaubert. 
J'vais finir comme Xavier: mariée avec WOW.

10 sept. 2010

O toi que j'eusse aimé, O toi qui le savais.





Bon, après 3h d'histoire et une interro d'histoire ratée, c'est peut être normal d'être un peu à plat. Heureusement, y a les amis, malgré la version à commencer, l'alphabet grec, la page de vocabulaire d'anglais et celle de dates d'Histoire à intégrer pour dans quelques jours. Une petite ballade, un café avec une amie, parler pendant des heures des vacances (et un peu de la prépa) et HOP! les batteries sont rechargées. Un peu de Docteur House par dessus et tout va de nouveau bien. Je suis (presque) prête à me remettre au boulot, et au moins à lire. Je tente de me remotiver: demain je vais faire le marché, tenter de trouver une montre et deux trois pêches. Bientôt je devrai réellement me mettre au boulot. Et à part ça je suis en train de m'attacher à quelqu'un qui n'en a probablement rien à foutre.
 Desintox.

9 sept. 2010

Ou comment passer sa soirée à courir alors qu'on avait prévu de dormir en paix.

En sortant de cours cet aprem, je m'étais dit que j'allais profiter de ce temps libre pour lire à fond, apprendre mon alphabet grec et réviser le contrôle d'histoire. J'ai commencé par me couler un bain, histoire de lire peinard pendant une heure ou deux. QUAND SOUDAIN! A la page 147 de l'Education Sentimentale, la prophétie de Desproges s'accompli (je vous la rappelle, tout le monde n'a pas cette merveilleuse connaissance de l'oeuvre de Desproges: "Grace à la science nous savons que lorsqu'on plonge un corps dans un liquide, le téléphone sonne!"). Me voilà, jaillissant de l'eau pour attraper au vol un appel de ma marraine. Après quelques blabla de rigueurs, des "comment vas tu" et des racontages de prépa, j'ai raccroché avec ce conseil en tête: "Ma p'tite chérie, avec le programme que t'as, tu pourras jamais tout lire. Nous, nos profs de fac nous disaient que ce qui est bien c'est de voir les pièces de théâtre. Ca passe mieux que de les lire et surtout ça prend moins de temps."
Hm hm! Mais bien sur! Vite, je cours sur internet. Evidemment, ils n'ont pas Othello  en streaming ces abrutis! Je regarde l'heure. 18h17. Fermeture de la médiathèque: 18h30. HMPF.
Hop, je me rue dans la rue (haha) et je cours jusqu'à ma chère bibliothèque. Je rends mes piles de CD. 18h23, je dois rester jusqu'au bout pour vérifier que j'ai bien tout rendu. Et d'un coup c'est fini, et VLA, je dévale l'escalier, me précipite sur la rubrique théâtre du rayon DVD et saisi au vol Phèdre et Ubu Roi. Y a rien d'autre pour le moment. Alors je me tourne vers les CD et romans enregistrés. Et BIM! Le Misanthrope! Et BAM! Dom Juan et Polyeucte! Tout ça pour mon plaisir à ranger sur MP3!
Je rentre, et soudain prise d'une folie des rangements, je récure la moitié de mon appartement. Je lance une lessive, je prépare à manger, je passe la serpillière (interrompu par une demie douzaine d'appels, evidemment). Et puis, je m'installe, carnet à la main, une assiette de pâtes dans l'autre, devant Phèdre. C'est peut être tout simplement ça la prépa: manger un plat de nouilles en regardant l'oeuvre d'un grand auteur et être content de le faire.
A l'heure qu'il est, la pièce vient de finir et je vais m'en retourner à la page 147 de l'Education Sentimentale  et à mes révisions d'Histoire.

6 sept. 2010

TO DO LIST

- Acheter du cappucino
- Commencer la disserte
- Retourner à la piscine
- Arrêter Docteur House
- Continuer la disserte
- Faire mes recherches
- Choisir mes options
- Me mettre à lire
- Relire mes cours d'Histoire
- Ranger ma chambre
- Racheter des céréales
- Finir la disserte (avant le 4 octobre)

...

Jules César était soupçonné de pratiquer le cunnilingus sur les plus grandes matrones de Rome. Il en était soupçonné, car elles avaient toutes un petit sourrire niais quand elles le voyaient

Waouh! Great.
J'ai eu 2 cours d'Histoire et j'adore ça. J'ai eu 2 cours de Français et j'aime ce prof. J'ai eu un cours d'anglais et j'ai hâte d'être demain. Les cours qu'il me reste à découvrir? Philo, Allemand, Latin, Grec ("Je vous ai dit que j'étais grec?" :P), Culture Antique, Géographie.
Je commence la natation mercredi, j'ai trouvé des gens qui veulent en faire aussi. Je me sens bien. Je suis là pour apprendre et j'aime ça. Je veux pas me poser de questions. Y aura du travail, surement, des coups de mou, sans doute. Mais MERDE! Quelle chance j'ai d'être là!

2 sept. 2010

"Travailler, c'est entreprendre de penser autre chose que ce qu'on pensait avant" Michel Foucault

J'ai débarqué ce matin, à 10h30, au milieu de pleins de préparationnaires: MANAA, DCG et évidemment hypokhâgne. Quand je suis arrivée dans le couloir sombre qui menait à ma salle, quelques dizaines d'étudiants attendaient le prof. Après quelques temps, j'ai réussi à me trouver une place au fond de la salle. Le prof a fait l'appel, ça a pris 10 minutes: et oui, cette année, il y a 32 optionnaires ciné et 24 autres. On est 56 dans la classe.
Pas de discours genre "on va vous virer parce que vous êtes trop" mais ça se sent. Juste une petite allusion à nos futures crises de nerfs, probablement à la Toussaint. D'ici Noël, peut être qu'on ne sera plus qu'une quarantaine. Puis le prof principal (et de lettres, culture antique et grec) nous a dit qu'il ne fallait pas croire que c'était les profs qui étaient honorés de nous avoir en cours (nous, l'élite des bacheliers) mais bien le  contraire. C'est à nous d'être présent car nous avons la chance de mériter un système d'excellence dans un pays riche. Des privilégiés parmi les privilégié donc. On a eu nos emplois du temps et le programme du 1° semestre. 8 DST le samedi d'ici le concours blanc (10 jours de massacre avant les joyeusetés de Noël), les colles à partir du 21 septembre et un premier DM pour le 2 octobre. Au final, il était midi 50 et on devait reprendre à 13h15. Il avait dépassé de plus de trois quarts d'heure. J'ai donc couru chez moi engloutir un peu de nourriture avant de retourner dans la salle 203 pour un "module de prise de notes". Bon, soyons honnêtes, c'était juste histoire de commencer son cours de Culture Antique. On s'est donc retrouvés à gratouiller sur l'akkadien puis sur le yiddish avant d'aller faire un tour au CDI.
Globalement, les visites au CDI me font bien rigoler: on ré ré ré ré ré apprend à utiliser BCDI, le classement des bouquins etc. Par contre, le CDI est vraiment beau et immense et puis en plus, on a une salle pour nous, les CPGE, pour pouvoir bosser tranquille sans que les petits lycéens viennent nous embêter avec le brouhaha des TPE ou autre activité plus ou moins studieuse. 
On a fini par une autre prise de notes et on a fini par regagner nos pénates, avec une heure de retard, avec un agenda déjà bien chargé et quelques bonnes copies remplies d'écriture.
Demain: test d'anglais (56 pour une classe de langue, c'est trop!) et premiers cours (géo et histoire)
Et la votre, de rentrée?

31 août 2010

Et c'est comme ça qu'un jour, on se réveille et la rentrée est après demain.

Euh... Oups?
Mais j'ai rien fait moi! J'ai lu 10 bouquins, vaguement relu de la grammaire anglaise et... Passé 4 jours à regarder Docteur House.  Tout est prêt: les fournitures, le sac, les 12 paquets de feuilles etc etc. Voilà, dans 15 jours je commencerai déjà à ne plus en pouvoir et dans un mois j'aurai probablement passé au moins une colle. Dans 3 jours je serai en cours, j'aurai un emploi du temps, des occupations et des tonnes de boulot. Déjà.
Je suis pas encore rentrée et je regrette déjà ces belles vacances qui me plaisaient tant. J'ai envie de voyager, de repartir. Moi qui ai toujours adoré les rentrées et leur ambiance, les cahiers neufs, cet espèce de trac avant de rentrer, j'ai vraiment pas envie. D'habitude au bout d'un mois j'en ai marre. Glander ça va bien mais au bout d'un moment, STOP. Et là, je ne rêve que d'un mois de plus.
Pas envie, j'ai pas envie. Du tout. Je perds toute motivation pour la prépa avant d'y être. J'en suis pas à me dire que j'y arriverai jamais, mais c'est juste parce que j'ai pas l'impression que j'y serai bientôt. Je me sens pas plus nulle que les autres puisque je suppose qu'on va tous être dans le même bousin. La différence se fera dans l'adaptation. Je ressentirai peut être plus la pression à ce moment là. Pour le moment c'est niet.
Tiens, d'ailleurs, docteur House m'appelle!
A bientôt pour le compte rendu des premiers jours :)

21 août 2010

Summertime

En vacances. stop.
Reviendra (peut être) un jour à Paris et aux lectures obligatoires. stop.
A plus.

13 août 2010

J'm'en fous j'm'en fous... On est vivant tant qu'il est encore temps :D

Paumée paumée paumée.
J'sais pas ce que je veux. Une belle histoire d'amour, un peu de temps pour réfléchir sur ce que j'attends vraiment (et un peu pour me prouver que je suis encore capable d'être célibataire sans perdre toute confiance en moi), ou même une relation libre.
Même en cours je sais plus rien. Je vais morfler, très probablement. Je devrais être au comble de l'excitation, au sommet du stress et toujours rien. Pourtant j'ai fait mes fournitures, et d'habitude c'est là que le déclic' se fait. Quand j'achète des fiches, des stylos, et un paquet de classeurs, normalement ça me fait tilter sur le fait que le moment de les utiliser se rapproche sensiblement... Mais décidément, rien.
Il parait qu'on est tous comme ça en ce moment. Tous perdus.
En plus j'ai eu l'idée à la con d'écouter des pulsions et de reprendre contact avec de vieux amis perdus de vue. Vague de nostalgie presque agréable, l'imagination qui s'emballe toute seule, tous ces petits évênements auxquels je pensais naïvement échapper. :)
Pourtant je me sens bien. Je lis, je nage, je dors. Je revois mon père, j'écoute les Têtes. Ca fait vraiment du bien :D Quelques petits détails stupides me rendent euphoriques, d'autres, encore plus anodins, me rappellent que tout n'est pas simple, mais que finalement c'est normal, c'est ça la vie.
Décider une prépa n'est pas ruiner sa vie sociale. Du moins je l'espère. J'ai pas particulièrement envie de tout laisser derrière moi et ne revoir les gens pour qui je compte que dans un an ou deux. Hors de question.
Tout ça ne sera qu'un jeu. Une année qui ne peut être qu'un bénéfice. Alors pas de pression inutile. Ni sur le boulot, ni sur la vie sociale.
Inch'Allah

7 août 2010

Perdue dans les ténèbres des illusions tellement rassurantes, je cherche à allumer la lumière

Bin voilà, j'suis plus hors du temps. J'ai un calendrier au dessus de la tête qui me dit que oui, on est le 7 août, que si je m'étais mieux démerdée, je serai peut être en vacances avec quelqu'un qui m'aime (oui je sais, les regrets ne servent à rien). Qu'il ne reste plus que 3 semaines.  Je me remets à lire un peu. Doucement, comme si j'avais peur.
J'écoute Tryo, ça faisait longtemps. Encore un groupe que j'écoutais beaucoup en 3°, qui est rattaché dans mon esprit à certaines personnes que j'ai perdues depuis. La nostalgie est une petite mort. Je sais bien. Mais quand j'ai peur je remue le passé. C'est pratique le passé. Quoi qu'il te soit arrivé, tu as tellement idéalisé que t'as l'impression que tout était mieux avant. Donc comme j'arrive plus à me projeter, et que j'en ai même plus envie. Est ce que ça  veut dire que je grandit? Que je suis une adulte? Ou simplement que je me perds, que je me renie?
 "Deviens qui tu es".
(oui, je suis allée voir "L'Age de Raison" et je me souviens pas avoir autant pleuré devant un film)
Facile à dire. N'empêche que je le reverrai bien, rien que pour me permettre de repleurer comme ça. Au moins ça me donnerait une bonne raison de le faire.
Ca va aller mieux. Je vais me bouger. Réagir. Je veux pas m'engluer dans la tristesse. Je vais arrêter de manger tout ce qui me passe sous la main (je me suis rendue que j'ai plus tendance à être triste quand je mange du sucre et qu'en plus ça me dérègle: je fais plus la différence entre la faim et l'envie de manger. Donc je vais réduite, me rerègler.)