La date suffit comme titre. Elle symbolise ma préoccupation actuelle (et celle de tous les khâgneux je suppose). Dans 17 jours, je passerai l'ENS.
En fait, je ne réalise pas du tout. Il fait beau, je joue, je lis, je glande, exactement comme je faisais après le second concours blanc d'hypokhâgne. Sauf que là, dans 15 jours, c'est le vrai. J'ai l'impression de ne pas comprendre ; comme si tout ça n'était qu'un jeu de plus. On se prépare depuis tellement longtemps à l'ENS que ça devient un but irréaliste, lointain, et flou. Pour moi, ce concours tient du registre fantastique ; c'est à moi de décider si je divague ou si la menace de l'examen est réelle. Est-ce que j'ai vraiment une chance d'être souza ? Est-ce que j'ai assez bossé ?
Quand je regarde où j'en suis (je devrais en avoir la certitude avec mes résultats imminents du concours blanc), j'ai l'impression que ça va. Par rapport à des potes qui me disent être complètement débordés par leurs révisions, je me sens tout à fait calme. Le plus gros truc qu'il me reste à faire est de ficher les chapitres sur la politique dans La Crise de la Culture d'Hannah Arendt. Quand je réfléchis au reste, ça ne va pas bien loin : apprendre 2-3 dates/personnages supplémentaires pour l'histoire, emmagasiner un peu de vocabulaire d'anglais, réviser mes citations de litté, relire mes cours de géo et de spé... Autant de choses que je peux faire la veille et qui ne devraient pas me prendre deux semaines, finalement (ce qui tombe bien parce que je n'en ai qu'une).
Ceci dit, je ne peux pas m'empêcher de flipper un peu : après demain, on sera en Avril. Un mois terrifiant et contrasté. Tous les efforts seront concentrés jusqu'à l'acmé de mes deux dernières années, à partir du 16 avril.
Et puis plus rien ; le calme après la tempête.
Un coin de ma tête me harcèle pour me dire que je pourrais faire plus, mieux. Que c'est pas possible de me dire que j'ai fait le max alors que je suis en khâgne et qu'il doit TOUJOURS y avoir quelque chose de plus à faire. Mais non, je ne crois pas. Je suis prête et terrifiée de l'être.
Voilà.
30 mars 2012
25 mars 2012
Finite incantatem.
Oui, il fallait bien rompre un peu avec mes titres à la Hugo (ou de Hugo d'ailleurs).
Et voilà, le dernier CB de ma vie est fini, et je rentre tout juste d'un week end de rêve. Je me suis crue en vacances : entre le temps de juin, le mariage de mon père, la pâtisserie,le changement d'heure, la lecture, les heures accordée à gossip girl (oui, je sais. Je fais dans l'intellect là), j'avais vraiment l'impression que la prépa, c'était fini pour de bon. Du coup, je ne m'entendais même pas répondre aux invités "Bin là, je passe l'ENS dans 3 semaines, je sors de 10 jours de concours ; mais bon c'est bientôt fini". C'est quand les gens ont commencé à quitter la fête que j'ai calculé : on est dimanche soir ; j'ai cours demain, et pire, j'ai une explication de texte à présenter devant ma classe. Vous savez, le fameux commentaire sur Molière que j'avais vaguement esquissé. Et bin c'est pour demain, et j'ai donc 14h pour le faire. Sachant que je suis 1) crevée 2) encore à moitié saoule.
You-pi.
Bon, en même temps, c'est ma faute, j'le savais, toussa. J'ai fait le choix d'aller au mariage de mon père plutôt que de faire un devoir correct (ça me fait marrer d'écrire ça tellement c'est absurde). Maintenant, je vais assumer d'y passer ma nuit (ou mon cours de français de 8-10h, je sens que le dilemme sera dur à trancher). Et ensuite, ne plus rien foutre avant ma semaine (et demie) de révisions. Voilà.
Finite incantatem.
Et voilà, le dernier CB de ma vie est fini, et je rentre tout juste d'un week end de rêve. Je me suis crue en vacances : entre le temps de juin, le mariage de mon père, la pâtisserie,le changement d'heure, la lecture, les heures accordée à gossip girl (oui, je sais. Je fais dans l'intellect là), j'avais vraiment l'impression que la prépa, c'était fini pour de bon. Du coup, je ne m'entendais même pas répondre aux invités "Bin là, je passe l'ENS dans 3 semaines, je sors de 10 jours de concours ; mais bon c'est bientôt fini". C'est quand les gens ont commencé à quitter la fête que j'ai calculé : on est dimanche soir ; j'ai cours demain, et pire, j'ai une explication de texte à présenter devant ma classe. Vous savez, le fameux commentaire sur Molière que j'avais vaguement esquissé. Et bin c'est pour demain, et j'ai donc 14h pour le faire. Sachant que je suis 1) crevée 2) encore à moitié saoule.
You-pi.
Bon, en même temps, c'est ma faute, j'le savais, toussa. J'ai fait le choix d'aller au mariage de mon père plutôt que de faire un devoir correct (ça me fait marrer d'écrire ça tellement c'est absurde). Maintenant, je vais assumer d'y passer ma nuit (ou mon cours de français de 8-10h, je sens que le dilemme sera dur à trancher). Et ensuite, ne plus rien foutre avant ma semaine (et demie) de révisions. Voilà.
Finite incantatem.
21 mars 2012
"La chose simplement d'elle-même arriva, Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va"
Je viens de finir Les Misérables ; cette citation est la dernière phrase du livre.
Je me suis réveillée, ce matin, avec une envie incroyable de lire. Après les 1500 pages d'Hugo, j'ai envie de me rejeter dans Balzac, de me blottir dans Pennac comme Malaussène dans les seins de Julie, de redécouvrir l'Histoire subversive de Paul Veyne et de rire jaune avec Sedaris. Une phase de boulimie littéraire, quoi. Une faim terrible qui montre déjà que je ne suis pas une littéraire pure, mais que je resterai pluridisciplinaire (cet adjectif n'existe pas pour un humain). Je veux lire de la littérature. Mais aussi de l'histoire, de la psycho, de la socio,de la critique, de la philo, de la culture antique. Je déteste me sentir restreinte ; je voudrais aller voir ailleurs. Je ne sais pas comment faire. J'envisage de suivre plusieurs licences l'an prochain. Je ne sais pas. Je ne trouve pas vraiment de solution, en fait. Je ferai des recherches plus sérieuses après le concours, mais j'aimerais beaucoup trouver une formation qui m'épanouisse.
![]() |
| Septembre 2009, début de ma terminale littéraire. Le Comte de Monte Christo |
| Mars 2012, fin de khâgne. Les Misérables |
Bref ! J'm'en vais faire une orgie livresque (je déteste cet adjectif, mais je ne trouve pas mieux). Et acheter le nouveau Pennac.
17 mars 2012
Khûbe or not khûbe, is that really a question ?
Quelques nouvelles du front.
C'est le week end et je n'ai rien foutu de mon samedi. Rien de constructif j'entends. Ca va faire 6h30 que je m'enfile l'intégrale du Seigneur des Anneaux en version longue en étant installée dans mon canapé. Bien sûr, je peux toujours me dire que puisque je le regarde en VO, je m'entraîne pour mon épreuve d'anglais de lundi. Ceci dit, je ne trompe personne (et surtout pas moi). J'ai décidé qu'aujourd'hui devait être un "day off". Ca a bien marché. Suite et fin de mes épreuves ici.
J'en arrive à la question clé de l'article : khûber ?
Ca me fait bizarre d'en arriver là, en fait. Le système prépa me fatigue et ne correspond plus à ma vision des choses, clairement. Oui, mais ; tout le problème réside dans ces deux mots. Oui, mais j'ai pas envie d'arrêter la philo ou l'histoire (ni même la géo dans la mesure où on ne me parle plus jamais du cône sud). J'arrive enfin à rendre des devoirs convenables, ce serait bête d'arrêter là, non ? Ceci dit, un an de plus sans chant c'est pas possible. En fait, mon choix et déjà fait : tout est organisé chez moi pour que je ne khûbe pas, c'est donc une question résolue. Il me semble néanmoins que je ne pourrais pas m'empêcher de vivre par procuration l'année prochaine. C'est un peu bizarre de se dire que c'est le bout du bout. J'ai reçu mon emploi du temps pour après le concours : avec 10h de cours par semaine, ce sera plus du tourisme qu'autre chose ! Ce concours blanc a un petit goût de fin.
The end is near, my friends.
P.S qui n'a rien à voir : hé ! J'ouvre le blog un jour et demi au public, et même en étant non trouvable sur google y a plus de 100 visiteurs en 1/2 journée ? :) Ca fait plaisir !
Du coup, que ceux qui veulent continuer à me lire quand je refermerai le blog me contactent par mail (en haut à gauche) pour que je les entre dans mes listes de lecteurs. Fermeture jeudi soir.
C'est le week end et je n'ai rien foutu de mon samedi. Rien de constructif j'entends. Ca va faire 6h30 que je m'enfile l'intégrale du Seigneur des Anneaux en version longue en étant installée dans mon canapé. Bien sûr, je peux toujours me dire que puisque je le regarde en VO, je m'entraîne pour mon épreuve d'anglais de lundi. Ceci dit, je ne trompe personne (et surtout pas moi). J'ai décidé qu'aujourd'hui devait être un "day off". Ca a bien marché. Suite et fin de mes épreuves ici.
J'en arrive à la question clé de l'article : khûber ?
Ca me fait bizarre d'en arriver là, en fait. Le système prépa me fatigue et ne correspond plus à ma vision des choses, clairement. Oui, mais ; tout le problème réside dans ces deux mots. Oui, mais j'ai pas envie d'arrêter la philo ou l'histoire (ni même la géo dans la mesure où on ne me parle plus jamais du cône sud). J'arrive enfin à rendre des devoirs convenables, ce serait bête d'arrêter là, non ? Ceci dit, un an de plus sans chant c'est pas possible. En fait, mon choix et déjà fait : tout est organisé chez moi pour que je ne khûbe pas, c'est donc une question résolue. Il me semble néanmoins que je ne pourrais pas m'empêcher de vivre par procuration l'année prochaine. C'est un peu bizarre de se dire que c'est le bout du bout. J'ai reçu mon emploi du temps pour après le concours : avec 10h de cours par semaine, ce sera plus du tourisme qu'autre chose ! Ce concours blanc a un petit goût de fin.
The end is near, my friends.
P.S qui n'a rien à voir : hé ! J'ouvre le blog un jour et demi au public, et même en étant non trouvable sur google y a plus de 100 visiteurs en 1/2 journée ? :) Ca fait plaisir !
Du coup, que ceux qui veulent continuer à me lire quand je refermerai le blog me contactent par mail (en haut à gauche) pour que je les entre dans mes listes de lecteurs. Fermeture jeudi soir.
14 mars 2012
La der des der
Concours blancs de mars 2012, ou "comment-finir-sa-prépa-par-deux-concours-d-affilée ?"
Histoire : "La médecine et la religion". J'ai été déstabilisée pendant une seconde. Ce prof aime faire des sujets à la con pour nos concours blanc (le premier était "les européens et la mort", souvenez-vous). Après cette phase, j'ai été plutôt contente. Ma problématique (comment passe-t-on d'une médecine religieuse à une religion médicale par le biais d'un état de plus en plus présent ?) me semble cohérente, bref, j'ai l'impression d'avoir plutôt géré. Je vise la moyenne, voire douze, voire mieux (mais bon, faut pas rêver quand même). Le 12 serait vraiment une victoire, ce serait cool. En attendant, programme de l'aprem : révisions de litté (évidemment) et promenade sous le soleil.
Philosophie : "Le fondement du droit". J'ai cru à une blague : QUOI ? Un sujet qui n'a pas été chopé dans les anales du CAPES ou de l'Agreg' de philo ? Mais, mais... C'est facile en plus ! Je crois que j'ai jamais autant bullé pendant un DS. J'avais mon plan en 45min. J'ai écrit à la vitesse d'un escargot handicapé. Je me suis laissée aller à des rêveries et je suis sortie une heure en avance, contente de moi. Après c'est toujours pareil, hein : on sait pas, si ça se trouve j'aurais 2, etc, mais je suis satisfaite de ce que j'ai rendu. Et puis beaucoup beaucoup de gens sont sortis entre 10h et midi, donc ma copie ne sera pas la pire (on se rassure comme on peut).
Histoire : "La médecine et la religion". J'ai été déstabilisée pendant une seconde. Ce prof aime faire des sujets à la con pour nos concours blanc (le premier était "les européens et la mort", souvenez-vous). Après cette phase, j'ai été plutôt contente. Ma problématique (comment passe-t-on d'une médecine religieuse à une religion médicale par le biais d'un état de plus en plus présent ?) me semble cohérente, bref, j'ai l'impression d'avoir plutôt géré. Je vise la moyenne, voire douze, voire mieux (mais bon, faut pas rêver quand même). Le 12 serait vraiment une victoire, ce serait cool. En attendant, programme de l'aprem : révisions de litté (évidemment) et promenade sous le soleil.
Littérature : "Un poème est une durée, pendant laquelle, lecteur, je respire une loi qui fut préparée ; je donne mon souffle et les machines de ma voix ; ou seulement leur pouvoir, qui se concilie avec le silence. Je m'abandonne à l'adorable allure : lire, vivre où mènent les mots. Leur apparition est écrite. Leurs sonorités concertées. Leur ébranlement se compose, d'après une méditation antérieure et ils se précipiteront en groupes magnifiques ou purs, dans la résonance. Même mes étonnements sont assurés : ils sont cachés d'avance et font partie du nombre". Ainsi parlait mon ami Valéry (il l'était en tout cas jusqu'à ce matin) dans Album de vers anciens (1929). Le point positif c'est que je me suis emmerdée d'un bout à l'autre du sujet, j'ai donc plus de chances d'avoir une note correcte, CQFD. Ceci dit, je ne ferait aucun diagnostique tellement je suis à côté de la plaque en litté avec cette prof. Plus que 6 ce serait sympa.
Philosophie : "Le fondement du droit". J'ai cru à une blague : QUOI ? Un sujet qui n'a pas été chopé dans les anales du CAPES ou de l'Agreg' de philo ? Mais, mais... C'est facile en plus ! Je crois que j'ai jamais autant bullé pendant un DS. J'avais mon plan en 45min. J'ai écrit à la vitesse d'un escargot handicapé. Je me suis laissée aller à des rêveries et je suis sortie une heure en avance, contente de moi. Après c'est toujours pareil, hein : on sait pas, si ça se trouve j'aurais 2, etc, mais je suis satisfaite de ce que j'ai rendu. Et puis beaucoup beaucoup de gens sont sortis entre 10h et midi, donc ma copie ne sera pas la pire (on se rassure comme on peut).
[week end]
Anglais : Pfff. Inintéressant au possible. J'ai beaucoup bossé la version, mon commentaire est pas terrible. Mon ego aimerait avoir 8. Mon sens du réalisme me promet moins. Tout dépendra de l'humeur de ma prof quand elle me corrigera. J'aime pas ce sentiment d'avoir rendu un truc vraiment moyen, ça m'énerve.
Géographie : "La mise en valeur et les disparités territoriales". TADAAAAAM ! J'ai bien mis 10 minutes à comprendre la relation entre les deux morceaux du sujet. A vrai dire, je ne sais pas du tout si j'ai fait un truc génial (j'en doute quand même), potable, un peu juste ou complètement hors sujet. Du coup j'envisage une note entre 6 et 13, ce qui n'est pas hyper précis, je l'admets. Au moins j'ai rendu une carte, contrairement au 3/4 de ma classe. Espérons que ce soit en ma faveur !
[Pause-révision sur Claudel]
Spécialité littérature : Claudel, Le soulier de satin, quatrième journée, scène II. J'ai eu l'impression de ne dire que des conneries et des platitudes. Le texte était très très très très dur, et j'ai écrit trois copies doubles. Important à signaler, j'ai rendu une copie complète (youpi !). Je n'ai pas vraiment hâte d'avoir le résultat qui devrait tourner autour de 6. 7,5 si les autres ont encore moins bien compris le texte que moi. Hier j'ai reçu ma convocation au concours (le vrai). Ca se rapproche les gars !
Fin de ce concours blanc intense. Maintenant il faut que j'enchaîne sur un mariage et mon étude de texte sur Molière, pour lundi, alors que comme tout le monde, je n'aspire qu'à glander au soleil (et à lire Le deuxième sexe, aussi).
Fin de ce concours blanc intense. Maintenant il faut que j'enchaîne sur un mariage et mon étude de texte sur Molière, pour lundi, alors que comme tout le monde, je n'aspire qu'à glander au soleil (et à lire Le deuxième sexe, aussi).
13 mars 2012
Divertissement à la veille de la première épreuve.
"Il y a un instant où les filles s'épanouissent en un clin d'oeil et deviennent des roses tout à coup.
Hier on les a laissées enfants, aujourd'hui on les retrouve inquiétantes."
Victor Hugo, Les Misérables, t.1, p. 884
"Il pensait à ce moment-là que Le Manuel du Baccalauréat était un livre stupide et qu'il fallait qu'il eût été rédigé par de rares imbéciles pour qu'on y analysât comme chef-d'oeuvre de l'esprit humain trois tragédies de Racine et seulement une comédie de Molière" Victor Hugo, idem, p. 887
10 mars 2012
Une tempête sous un crâne.
En fait, le titre ne correspond pas à l'article, mais comme je rererelis Les Misérables et que j'adore, je fais un petit hommage au père Hugo.
J'avais songé à appeler cet article "Trois jours", parce que le matin du quatrième sonnera le début de mon concours blanc. Vous me voyez venir avec mes gros sabots : j'ai rien foutu. En sortant des vacances, j'avais l'impression d'avoir bien bossé, d'avoir carburé. Par conséquent je ne culpabilise pas : je suis persuadée d'avoir bossé pendant mes vacances qui n'ont pas été une perte de temps, ridicule à deux mois des concours (pour une fois, je me permettrais de balancer un gros "LOL" pour ponctuer cette dernière proposition). Et puis, il y a deux jours, je me suis rendu compte que, oui, j'avais bossé. Mais deux matières : histoire et littérature. Celle que je gère et celle que j'aime, donc. You-pi.
Ainsi, l'objectif de mon week end était simple : finir mon commentaire de Molière hier soir, refaire le programme de philo sur le droit aujourd'hui et lire des synthèses sur le Cône sud demain. Parlons maintenant de la réalité : hier, j'étais fatiguée alors, j'ai fait une sieste. Et pas de commentaire. Aujourd'hui, j'ai pas envie, donc j'ai fait des cupcakes à la rose, des essayages pour le mariage imminent du paternel et j'ai lu (Les Misérables. Je suis plutôt fière de mes 650p englouties en deux jours et demi). Je ne vais pas me prononcer pour demain, on est jamais à l'abri d'un miracle.
Mais bref, nouvel objectif du week end : faire le commentaire sur Molière. Et aller au CB en touriste. C'est pas comme si ça avait vraiment une importance. Ce concours là ne déterminera ni ma vie, ni ma khâgne. Ni encore moins mon intelligence. Les vrais efforts seront pour le vrai concours. A quoi bon s'épuiser avant ?
Edit du dimanche (presque) soir : finalement, j'ai cartonné. Fiches de philo ce matin, plan de commentaire à fignoler vers midi, fin du 1° tome des Misérables à 18h38. Et une petite séance de yoga au milieu pour arrêter de culpabiliser parce que j'ai loupé les 6 dernières séances (bouuuh !). Donc bon, je devrais plus avoir confiance en mon potentiel de taf dans les situations désespérées.
J'avais songé à appeler cet article "Trois jours", parce que le matin du quatrième sonnera le début de mon concours blanc. Vous me voyez venir avec mes gros sabots : j'ai rien foutu. En sortant des vacances, j'avais l'impression d'avoir bien bossé, d'avoir carburé. Par conséquent je ne culpabilise pas : je suis persuadée d'avoir bossé pendant mes vacances qui n'ont pas été une perte de temps, ridicule à deux mois des concours (pour une fois, je me permettrais de balancer un gros "LOL" pour ponctuer cette dernière proposition). Et puis, il y a deux jours, je me suis rendu compte que, oui, j'avais bossé. Mais deux matières : histoire et littérature. Celle que je gère et celle que j'aime, donc. You-pi.
Ainsi, l'objectif de mon week end était simple : finir mon commentaire de Molière hier soir, refaire le programme de philo sur le droit aujourd'hui et lire des synthèses sur le Cône sud demain. Parlons maintenant de la réalité : hier, j'étais fatiguée alors, j'ai fait une sieste. Et pas de commentaire. Aujourd'hui, j'ai pas envie, donc j'ai fait des cupcakes à la rose, des essayages pour le mariage imminent du paternel et j'ai lu (Les Misérables. Je suis plutôt fière de mes 650p englouties en deux jours et demi). Je ne vais pas me prononcer pour demain, on est jamais à l'abri d'un miracle.
Mais bref, nouvel objectif du week end : faire le commentaire sur Molière. Et aller au CB en touriste. C'est pas comme si ça avait vraiment une importance. Ce concours là ne déterminera ni ma vie, ni ma khâgne. Ni encore moins mon intelligence. Les vrais efforts seront pour le vrai concours. A quoi bon s'épuiser avant ?
Edit du dimanche (presque) soir : finalement, j'ai cartonné. Fiches de philo ce matin, plan de commentaire à fignoler vers midi, fin du 1° tome des Misérables à 18h38. Et une petite séance de yoga au milieu pour arrêter de culpabiliser parce que j'ai loupé les 6 dernières séances (bouuuh !). Donc bon, je devrais plus avoir confiance en mon potentiel de taf dans les situations désespérées.
8 mars 2012
Epreuve de culture G
Je viens de me rendre compte (je suis certes très longue à la détente) qu'il y a d'autres épreuves après les écrits. Alors bon, évidemment je ne serai pas admissible, mais dans ces bouquins, il y en a quand même un ou deux que j'ai envie de lire. Le Arendt et le Vernant me tentent particulièrement. Sans parler du Deuxième Sexe dont seules les 800p m'effraient. Et vous, vous en pensez quoi de ce boulot de Titan ? Vous avez déjà commencé à étudier les oeuvres ?
La liste des oeuvres pour ceux qui, comme moi, ne réalisent pas trop qu'il y aura encore du boulot après les écrits :
- Arendt, H., La Crise de la culture
- Beauvoir, S.. de, Le Deuxième Sexe
- Dollfus, O., La Mondialisation
- Ginzburg, C., Rapports de force : histoire, rhétorique, preuve
- Starobinski, J., Le Remède dans le mal
- Vernant, J.-P., Les Origines de la pensée grecque
Voilà. Amusez-vous bien !
Moi il me reste deux jours de cours avant le second concours blanc et je glande comme pas permis.
La liste des oeuvres pour ceux qui, comme moi, ne réalisent pas trop qu'il y aura encore du boulot après les écrits :
- Arendt, H., La Crise de la culture
- Beauvoir, S.. de, Le Deuxième Sexe
- Dollfus, O., La Mondialisation
- Ginzburg, C., Rapports de force : histoire, rhétorique, preuve
- Starobinski, J., Le Remède dans le mal
- Vernant, J.-P., Les Origines de la pensée grecque
Voilà. Amusez-vous bien !
Moi il me reste deux jours de cours avant le second concours blanc et je glande comme pas permis.
3 mars 2012
A une semaine du CB2, je fais un point (positif)
Croyez-le ou non, ça va mieux. Remarque, vous devez commencer à avoir l'habitude de ma cyclothymie...
En ce qui concerne la littérature, j'ai trouvé des solutions : un autre professeur a accepté de jeter un oeil à ma disserte pour me donner un deuxième avis. J'ai aussi eu une petite bataille par mail avec ma chèèèère prof de litté de cette année. Déjà que nos moyennes sont pourries, si en plus elle oublie de mettre nos notes d'oral (qui sont toutes bonnes), on est pas sortis. Elle a accepté de les ajouter à la moyenne, ce qui fait que je majore ma spé litté avec 9,75 de moyenne (vous avez bien lu, à 0,25 pts j'avais DIX ! :O). Mine de rien, ça calme, même si les notes sont très subjectives et ne reflètent pas vraiment le travail accompli. En ce qui concerne le tronc commun, je me dis que j'ai toujours ma dernière khôlle (sur Balzac donc) pour me rattraper. Ca restera sans doute peu brillant, mais bon. Je me vengerai au concours.
J'ai réussi à boucler mon commentaire d'anglais hier, ce qui me laisse un week end de glande en perspective. Evidemment il reste plein de choses à faire. En khâgne, surtout à un mois et demi du concours, il reste TOUJOURS des choses à faire. J'ai réparti le reste de mes révisions sur mon temps de repos d'ici le concours blanc. En gros, il ne reste que la philo. Je relirai mon cours d'histoire la veille du CB, et j'irai à nouveau en géo en free style.
Je crois que pour la géo, j'aurais adoré tomber sur un sujet axé sur la France (le bonheur) ou sur un sujet qui met plus en avant la géo sociale. Là j'aurais pu cartonner, et mieux : être intéressée par les sujets que je traite. Parce que quand même, je suis plutôt bonne en géo malgré mes plaintes constantes à l'encontre du Paraguay.
Si je conclue (vous devez en avoir marre de mes posts-fleuve), pour le CB je peux compter sur : l'histoire (avec un bon sujet il est peut-être même possible que j'arrive à 14, même si ce serait un miracle) et la philo (si j'ai du bol). Je vais m'efforcer de faire le robot en littérature TC et recracher le cours de la prof histoire d'avoir une meilleure note (et sortir en m'étant ennuyée et en étant dégoutée de moi-même. Mais bon si il faut ça pour avoir une bonne appréciation sur le bulletin...). En spé, ce sera vraiment quitte ou double, mais à priori, j'ai toujours eu entre 7 et 8 donc c'est ça que je vise. J'ai déjà parlé de la géo en free style et pour l'anglais ce sera pareil. En fait, je pense que sauf accident horrible ( = littérature), je suis maintenant capable de ne plus sortir d'un DS en me disant que j'ai tout raté, et que je peux avoir des notes correctes (7-8, ça note dur dans ma prépa) à peu près partout. Ca me rend juste un peu folle de devoir travailler différemment pour le concours blanc et pour l'ENS. C'est absurde.
En ce qui concerne la littérature, j'ai trouvé des solutions : un autre professeur a accepté de jeter un oeil à ma disserte pour me donner un deuxième avis. J'ai aussi eu une petite bataille par mail avec ma chèèèère prof de litté de cette année. Déjà que nos moyennes sont pourries, si en plus elle oublie de mettre nos notes d'oral (qui sont toutes bonnes), on est pas sortis. Elle a accepté de les ajouter à la moyenne, ce qui fait que je majore ma spé litté avec 9,75 de moyenne (vous avez bien lu, à 0,25 pts j'avais DIX ! :O). Mine de rien, ça calme, même si les notes sont très subjectives et ne reflètent pas vraiment le travail accompli. En ce qui concerne le tronc commun, je me dis que j'ai toujours ma dernière khôlle (sur Balzac donc) pour me rattraper. Ca restera sans doute peu brillant, mais bon. Je me vengerai au concours.
J'ai réussi à boucler mon commentaire d'anglais hier, ce qui me laisse un week end de glande en perspective. Evidemment il reste plein de choses à faire. En khâgne, surtout à un mois et demi du concours, il reste TOUJOURS des choses à faire. J'ai réparti le reste de mes révisions sur mon temps de repos d'ici le concours blanc. En gros, il ne reste que la philo. Je relirai mon cours d'histoire la veille du CB, et j'irai à nouveau en géo en free style.
Je crois que pour la géo, j'aurais adoré tomber sur un sujet axé sur la France (le bonheur) ou sur un sujet qui met plus en avant la géo sociale. Là j'aurais pu cartonner, et mieux : être intéressée par les sujets que je traite. Parce que quand même, je suis plutôt bonne en géo malgré mes plaintes constantes à l'encontre du Paraguay.
Si je conclue (vous devez en avoir marre de mes posts-fleuve), pour le CB je peux compter sur : l'histoire (avec un bon sujet il est peut-être même possible que j'arrive à 14, même si ce serait un miracle) et la philo (si j'ai du bol). Je vais m'efforcer de faire le robot en littérature TC et recracher le cours de la prof histoire d'avoir une meilleure note (et sortir en m'étant ennuyée et en étant dégoutée de moi-même. Mais bon si il faut ça pour avoir une bonne appréciation sur le bulletin...). En spé, ce sera vraiment quitte ou double, mais à priori, j'ai toujours eu entre 7 et 8 donc c'est ça que je vise. J'ai déjà parlé de la géo en free style et pour l'anglais ce sera pareil. En fait, je pense que sauf accident horrible ( = littérature), je suis maintenant capable de ne plus sortir d'un DS en me disant que j'ai tout raté, et que je peux avoir des notes correctes (7-8, ça note dur dans ma prépa) à peu près partout. Ca me rend juste un peu folle de devoir travailler différemment pour le concours blanc et pour l'ENS. C'est absurde.
1 mars 2012
Je ne vais pas aimer le mois de mars.
Je suis un peu énervée, découragée, à bout de souffle en ce moment. Enervée par ma superbe prof de français, qui me rappelle de doux (enfin pas vraiment) souvenirs de l'art plastique en terminale. Mais bon, j'y peux rien, les profs incompétents, ça m'énerve. Et encore, en TL j'avais 15-16 de moyenne en art, donc c'était chiant mais ça ne bousillait pas mes chances. Du coup je suis découragée, parce que j'ai passé ma semaine à ficher des cours de litté, à réviser, etc et que finalement, je sais que ça ne va rien donner. J'ai fait mon taff de khâgneuse. Je travaille pour le concours, où j'espère une bonne surprise, tout en sachant que face à ma prof, je n'aurais jamais plus de 8. C'est un coup à devenir schizophrène je trouve. Ce midi, j'ai mon commentaire d'anglais sous le nez, et j'ai même pas envie de faire l'effort de le traduire sur reverso. Ca me gave ; je ne veux pas reprendre ni même bosser pour moi : "tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire", comme disait l'autre.
Lundi prochain, 5h de littérature. Mardi 6h pénibles (philo/anglais/spé). Jeudi 4h de litté. Encore. Dont la correction de la fameuse disserte. Vendredi 2h de géo + 3h d'anglais. J'ai la nausée rien que d'y penser.
Mon mois de mars sera donc difficile : je m'accroche à l'idée qu'il n'y a qu'une semaine de cours avant le second concours blanc. Je n'aurais jamais pensé voir 15 jours d'examens comme un répit. On a cours dès le lendemain de la dernière épreuve (et d'ailleurs jusqu'à la veille de la première). Et puis mon père se marie à la fin de ce concours. Il y a tellement de choses que j'aurais aimé lui dire avant ça... Bref. Ensuite, retour au bagne pour une semaine de cours supplémentaire (théoriquement deux, mais je serai probablement atteinte de la tuberculose ou du choléra pendant la deuxième. C'est fou ce qu'on attrape de maladies infectieuses quand on révise un concours) avec au programme une explication de texte sur Molière. Je n'ai évidemment aucune envie de m'y mettre.
Et puis avril. Révisions/concours/dodo. Et puis la fin de la khâgne, de la prépa, et le retour à la vie. J'en ai assez d'être fatiguée, usée et démotivée. J'ai envie de revenir à ces moments où la littérature me rendais heureuse. Où est passé mon bel enthousiasme de lycéenne face à la prépa ?
Ce sont les vacances, les dernières avant le concours. Et je suis dégoutée comme si les cours ne s'étaient jamais arrêtés. C'est moralement que je ne suis plus. Ca demande tellement d'énergie de continuer d'y croire quand on se prend branlée sur branlée !
Lundi prochain, 5h de littérature. Mardi 6h pénibles (philo/anglais/spé). Jeudi 4h de litté. Encore. Dont la correction de la fameuse disserte. Vendredi 2h de géo + 3h d'anglais. J'ai la nausée rien que d'y penser.
Mon mois de mars sera donc difficile : je m'accroche à l'idée qu'il n'y a qu'une semaine de cours avant le second concours blanc. Je n'aurais jamais pensé voir 15 jours d'examens comme un répit. On a cours dès le lendemain de la dernière épreuve (et d'ailleurs jusqu'à la veille de la première). Et puis mon père se marie à la fin de ce concours. Il y a tellement de choses que j'aurais aimé lui dire avant ça... Bref. Ensuite, retour au bagne pour une semaine de cours supplémentaire (théoriquement deux, mais je serai probablement atteinte de la tuberculose ou du choléra pendant la deuxième. C'est fou ce qu'on attrape de maladies infectieuses quand on révise un concours) avec au programme une explication de texte sur Molière. Je n'ai évidemment aucune envie de m'y mettre.
Et puis avril. Révisions/concours/dodo. Et puis la fin de la khâgne, de la prépa, et le retour à la vie. J'en ai assez d'être fatiguée, usée et démotivée. J'ai envie de revenir à ces moments où la littérature me rendais heureuse. Où est passé mon bel enthousiasme de lycéenne face à la prépa ?
Ce sont les vacances, les dernières avant le concours. Et je suis dégoutée comme si les cours ne s'étaient jamais arrêtés. C'est moralement que je ne suis plus. Ca demande tellement d'énergie de continuer d'y croire quand on se prend branlée sur branlée !
Inscription à :
Articles (Atom)

