28 sept. 2012

Les cookies

Demain matin, c'est la rentrée (c'est là que je suis démasquée et que vous vous rendez compte que j'écris ces chroniques à l'avance), et je me suis rendue compte que je n'avais plus rien à manger pour le matin. Ô rage, ô désespoir, ô régime ennemi ! En plus, manque de temps et de vacances oblige, mon thé est banni. Bref, j'ai ressorti une bonne vieille recette du placard, vite faite et super bonne, histoire de pouvoir manger tranquille quelques matins sans me prendre le choux. Bon, désolée pour ceux qui n'ont pas de four, là j'ai pas pu adapter.


Mais ça prend combien de temps son truc ? Préparation : le temps que ton four chauffe Cuisson : 8-12 minutes.

Indice de flemme : 4/10 (pas dur, pas trop de trucs à faire, vite fait).

C'est bon pour... manger avec du thé, du café, ou tout seul parce que c'est bon.

Ca va très bien avec... Un thé, un café ou autres... Et un bon petit DST.

Ok, mais il faut quoi ?
- 250g de farine
- 125g de sucre roux
- 125g de beurre
- un sachet de levure
- une cuillère de miel
- un sachet de sucre vanillé
- 2 oeufs
- des pépites de chocolat

Oui, mais on fait comment ?
Tu mélanges sucres-farine-levure et une pincée de sel (sauf si tu utilises du beurre salé). Après, il faut ajouter du liquide, sinon ça va rester un gros tas de grains ; tu fais donc fondre le beurre et tu l'ajoutes. Et puis les oeufs et le miel, pour finir par les pépites. Après, au four chaud (200-220°) pendant 8 à 12 minutes selon si on les aimes un peu fondants ou bien croustillants.
Moi, j'aime bien moelleux

Ca donne envie, non ?
 Variantes :
En fait, "cookies" est simplement le nom générique de petits gâteaux secs, c'est l'habitude qui nous l'a fait associer nécessairement aux pépites de chocolat. En fait, mille recettes sont possibles. Donc quelques variantes :

  • Remplacer les pépites par du pralin ;
  • Ne rien mettre d'autre que de l'essence alimentaire de bergamote (on en trouve ici). Avec le thé, c'est merveilleux, et personnellement je trouve ça apaisant ;
  • Ajouter du chocolat et/ou fabriquer des pépites aux chocolats blanc ou au lait, histoire de varier.
  • Je n'ai pas d'autres idées, là. A vous de jouer !



27 sept. 2012

C'est toujours quand tu dors que j'ai envie de te parler, c'est toujours quand tu dors que moi j'dors pas




Une insomnie, encore. Il est bientôt cinq heure du matin, et je n'arrive toujours pas à dormir. D'habitude, je rentabilise mon manque de sommeil en avançant mon travail, mais cette nuit, rien à faire. Il faut dire que les antibios que je m'envois depuis quatre jours pour traiter cette putain de rhino trachéite  m'explosent le cerveau. J'ai donc fini de rédiger mon premier DM de spé sur Nerval dans un état second, et j'ai demandé un délais pour le commentaire de Michelet. J'ai un plan, il ne me reste qu'à rédiger, mais cette nuit, même ça c'est trop dur. Actuellement, à côté de moi s'entassent mon exemplaire de Voyage au bout de la nuit (je viens d'en lire 10 pages et j'ai envie de me pendre), mon commentaire de Michelet à peine commencé (une intro et une première sous partie baclée) et mon dossier d'inscription pour la fac (oui, je suis vraiment désespérée, là). Si je voulais pousser le vice, je relirais les docs et cours qu'on m'envoie sur la métaphysique, mais vraiment, mon cerveau ne me foutra pas la paix ce soir. Impossible de se concentrer ; incapable de dormir. Je suis dans la merde.

Tu me diras que je suis encore arrêtée demain, que du coup, je pourrai dormir plus longtemps, et qu'après tout une nuit blanche n'est pas si grave (et puis bon, j'ai buen dû dormir trois-quatre heures déjà). Ouaip, pas faux. Mais j'ai peur que ça recommence. J'ai pas envie d'être un zombie comme en début d'année (oui oui, je suis consciente que le début d'année c'était il y a trois semaines). Peut être que c'est juste l'inactivité de la maladie, ou simplement mon cerveau qui en a marre de commater deux jours sur trois. Je ne sais plus quoi faire, là. Pas envie de me mettre aux somnifères.

Je pense aux hypos, qui pour certains doivent finir Michelet à l'heure qui l'est. Ou qui se sont juste endormis dessus, comme il se doit. Je pense à ma géo, à mon taff, à mon code. Je n'ai même pas le courage de me sentir dégoûtée ou stressée ; simplement lasse. J'ai pas envie.

Oh, tiens. Je viens d'apercevoir les chroniques de François Morel. Parfait.

22 sept. 2012

Mon premier thé de la saison



C'est drôle, avec cette histoire de recettes de cuisine publiées une fois par semaine, j'ai l'impression qu'il y a tous les jours de nouveaux trucs à lire ici. Navrée de vous envahir. N'hésitez pas à me dire si les recettes vous plaisent, si vous avez d'autres idées, et de commenter mon programme de recette, inscrit dans l'onglet Du côté des fourneaux. Je n'ai que peu de retours sur ces articles de cuisine, donc si ça vous gave, autant que j'arrête (aucun intérêt pour moi : je sais faire tout ça, donc bon).
Pour ceux qui ne connaissent pas, les gyoza ressemblent à ça. Et c'est méga bon.
Pour continuer dans la bouffe, en ce moment, j'ai une envie folle de cuisiner. Problème : ma famille s'est mise au régime, donc dès que je brandis le moindre petit pot de beurre, je me fais allumer. En plus on regarde masterchef, je vous raconte pas la torture. DU COUP, mon obsession du moment (et non des Frontières. Oh, tiens, ça y est, le programme est en train d'envahir ma vie), ce sont les gyoza, c'est-à dire, pour les non addicts à la cuisine sino-japonaise, des raviolis au boeufs, légèrement grillés. Comme je n'arrive décidément pas à me faire mes propres chirashi, les gyoza me lorgnent depuis plusieurs semaines et je meurs d'envie d'en faire. Plus qu'à trouver le temps, hahaha.


Bref, il n'y a pas que la cuisine dans ma vie, of course ; n'oublions pas que je continue de bosser comme une frapadingue. Je termine doucement mes plans, histoire de pouvoir rédiger tranquilou la semaine prochaine, pendant que les nouveaux khâgneux paniquent parce qu'il ne reste qu'une semaine et qu'ils n'ont même pas lu le texte. En géo, je destresse. Merci, merci Anaïs pour ton mail, pour ton aide, pour toutoutoutoutout. Sérieux, si j'ai une note potable à cette colle, ce sera la tienne (comme quoi tu continueras à faire un peu de géo, tu vois !). Je commence déjà à me faire un programme de boulot pour les vacances de la toussaint (fiche de géo + double disserte de litté TC + inévitable commentaire de spé) ; bref, plus qu'hier et bien moins que demain, je suis organisée.

Ca tombe bien, parce que le reste de ma vie, c'est un peu de l'impro à chaque seconde. Je sors tout le temps : cette semaine, j'ai passé tout mon jeudi aprem au cimetière du Père Lachaise avec un ami, à rigoler entre les tombes (note pour moi-même : certaines personnes viennent au Père Lachaise pour visiter des parents morts. Il ne faut donc pas trop se bidonner, ça fait mauvais genre. Particulièrement près des multiples mémoriaux de la Shoah), et ce soir, ça va un peu être la soirée du siècle.
La tombe de Mano Solo. 

Une des grandes déception de ma vie : la tombe de Desproges est à l'abandon. Je pense bien qu'un des objectifs de mon existence sera de refaire une tombe décente à ce Grand Homme. 

Ca c'était juste pour rire. Ceux qui connaissent mon parcours en rirons.

Last but not least, je commence la comédie musicale dans quelques heures. J'ai donc récupéré le CD d'enregistrement des morceaux (très décevant et plutôt faux, mais bon, verdict cet aprem), et la prof m'a rappelée pour me donner un morceau en particulier à bosser pour tout à l'heure (je suis en cabaret) :



Bref, une semaine bien remplie (et encore, je ne vous raconte pas tous les méandres tortueux de ma vie sentimentale).



21 sept. 2012

Lasagnes végétariennes

Pour mon anniversaire, on m'a offert quelques bouquins de cuisine, et parmi eux, un sur les lasagnes. N'aimant pas trop trop la viande, je suis tombée amoureuse de cette recette merveilleuse. So, let's play.

Mais ça prend combien de temps ton truc ? Le temps d'écouter, en étant aux fourneaux, On va déguster (un peu moins d'une heure en tout)

Indice de flemme : 5 à 8/10 (assez facile, mais plutôt long. Et ça dépend de si tu fais la sauce tomates ou pas).

C'est bon pour... se faire des bons petits plats à congeler pour les soirs où on a pas ni envie de cuisiner, ni envie de se ruer chez picard. Ou, pour préparer un bon repas pour plusieurs personnes (genre quatre).

Ca va très bien avec... Une petite salade, un filet d'huile d'olive, et un verre de vin rouge.

Ok, mais il faut quoi ?
- 3-4 grosses tomates
- beaucoup de basilic
- 1 pot de pesto (env 200g)
- 100g de chèvre frais
- 1 aubergine
- 1 gousse d'ail
- des pignons de pin
- des feuilles de lasagnes
- une boule de mozzarella. 

Oui, mais on fait comment ?
Tu commences par peler tes tomates (c'est plus simple si elles ont été ébouillantées avant), tu les coupe en morceaux et tu les mets à cuire dans une poêle avec une cuillère à soupe d'huile d'olive, une gousse d'ail et des feuilles de basilic, et tu laisses mijoter 10-15 minutes. Pendant ce temps (à Vera Cruz), tu as préchauffé ton four et coupé ton aubergine en lamelles, que tu vas faire griller après les avoir badigeonnées d'huile d'olive. 

Tes tomates finissent de mijoter, tu surveilles ton aubergine qui grille doucement, et tu attaques la deuxième sauce. Dans un saladier, tu coupes le chèvre frais en petits bouts (attention, ça colle) et tu ajoutes le contenu du pot de pesto. Tu melanges au batteur électrique ou au mixer, jusqu'à avoir une crème. Tu laisses deux secondes en suspends parce que tes aubergines brûlent, et tu en profite pour éteindre le feu sous les tomates. Bon, ça c'est fait. Maintenant, prends une petite poêle pour faire griller tes pignons de pin (à sec), et ajoute-les à la crème de chèvre. Ouf, les préparations sont finies !

Il te reste donc le montage. Si ce ne sont pas des lasagnes précuites, il faut les faire cuire (CQFD). Sinon, fait chauffer de l'eau quand même et fais-en cuire au moins deux. Préchauffe ton four. Prends un plat, de préférence carré sinon c'est le bordel, et mets une couche de lasagnes + le mélange tomates/basilic/ail + mélange pesto/chèvre/pignons + du basilic + des tranches d'aubergines. Tu répètes deux fois et tu NE FINIS PAS PAR UNE COUCHE DE PATES ! Sinon ça cuit pas bien, ça devient tout sec et ça se craquèle, et ça gâche tout. Donc tu enfournes une quinzaine de minutes (tu vérifies au couteau que les pâtes du milieu sont bien cuites). Et puis tu sors le plat, tu ajoutes la dernière couche de lasagnes, celle que tu as cuit à la casserole comme des pâtes normales. Mais où est donc passée la mozza me direz-vous ? C'est justement le moment de la dégainer et de la poser sur le dessus, en intercalant  des feuilles de basilic dedans (je crois que vous aurez compris que le basilic, c'est plutôt mon truc). Hop, un dernier tour au four sur grill pour gratiner tout ça, et c'est prêt. Tout ça m'a donné faim, je vais peut être aller en faire. En plus, ça m'obligera à faire des photos.


Ce que ça donne chez moi, avec du pesto rouge.

Variante :

  • J'avoue que quand j'ai la flemme (oui, ça m'arrive), je zappe la tranche d'aubergine et je prends de la sauce industrielle tomate-basilic. Je fais le reste tout pareil, mais bon, j'enlève les étapes les plus longues quoi. Attention quand même, c'est plus salé ; vous pouvez introduire une mini couche de mozzarella entre le chèvre et la sauce tomate pour atténuer le goût salé.
  • La sauce tomate-basilic-ail peut être utilisée comme sauce pour les pâtes (je veux dire : les autres pâtes que les lasagnes, rho, bande de pinailleurs). 
  • Vous pouvez varier en prenant du pesto rouge au lieu du pesto traditionnel.
  • Je vais tester d'autres recettes de lasagnes, mais bon, comme je n'ai encore rien fait d'autre, je ne propose pas de variante pour le moment. Ca m'évitera de dire trop de conneries.



18 sept. 2012

Au bas d'un portrait photographique, Gérard de Nerval écrivit : "Je suis l'autre".


Mes semaines sont surbookées ; j'ai l'impression d'avoir repris depuis des mois. Il faut dire qu'avoir à faire 5 commentaires en deux semaines, ça rythme la vie. J'ai présenté le premier hier, sur La Chartreuse de Parme. C'était une bonne explication, mais la prof de litté (toujours la même) en a profité pour me saquer sur touuus les petits détails que j'avais loupé. Pourtant, y en avait peu ; il faut croire que je deviens bonne en analyse.

Mon état d'esprit face à ce boulot qui s'accumule, c'est "au moins je serai peinard en novembre-décembre, quand ce sera vraiment dur". Certes, c'est un peu utopiste, mais ça me prend la tête d'avoir à me prendre la tête pour du boulot. Pas un an de plus. Je me déconnecte de la prépa. Je suis contente de trouver des idées de plans cohérentes (sauf pour ce fichu Nerval qui me prend un brin la tête) et de rendre des devoirs dont je n'ai pas honte (c'est un premier pas). Au lieu de bosser comme une folle, je sors. J'organise, tant bien que mal, la première soirée d'inté qu'aura connu ma prépa. Ma vie de khâgneuse se résume actuellement à jongler entre mes divers programmes de littérature : les commentaires pour les trois matières, les lectures à la bourre pour la spé orale (Gogol, je n'arrive pas à finir tes Soirées du Hammeau), la découverte de Céline pour le premier DST de spé écrite (Enfin Céline vint !), et le fichage de La Pensée du roman pendant les cours de litté tronc commun (c'est toujours plus intéressant que le cours de ma prof). Pourtant, derrière, au loin (enfin pas tant que ça finalement), il y a la géo. Première colle le 1° octobre sur "Les acteurs des frontières" : je sèche totalement. Aucune idée ; rien. Si jamais ça vous évoque quelque chose, je vous en prie, venez à mon aide. Là, je beugue. Le reste suit à toute allure : DM sur "Frontières, régions frontalières et réseaux dans le monde"(réseaux ? WTF ? C'est quoi ce sujet hyper flou ? Décidément, je ne suis pas géographe d'âme). Plus un article à ficher, dont j'ai oublié le nom tellement je m'en tamponne. En plus, c'est loin ; je vais le faire pendant les vacances. Je ne sais pas vous, mais pour moi, les vacances, c'est un peu l'autre bout du monde.

Bref, je vais retourner à Nerval, puisque le but de mon aprem est de trouver deux plans détaillés pour mes deux prochain commentaires (les deux sont à rendre pour le 27 septembre, dont un qui doit être écrit à la main...). Vous en êtes où vous ?

14 sept. 2012

La calzone

J'ai toujours bien aimé les pizzas, et j'adore la pate de façon générale (oui, j'ai fait partie de ces enfants qui dévorent de la pâte crue jusqu'à s'en rendre malade), bref, la calzone, c'est plutôt mon truc. Quand j'étais en voyage de noces, on s'est retrouvés dans un appart' sans four, avec seulement un micro-onde (et chez nous, c'est un peu le mal absolu). Or, dans nos malles de nourritures, nous avions des pizzas (TATAAAAM !), alors que faire ? Réponse : la pizza à la poêle. Ca a très bien marché, si bien que j'ai refait l'expérience en faisant des calzones (encore plus pratique). Voici donc la même recette avec deux cuissons : poêle pour les pauvres personnes qui n'ont pas de four, et four, pour les petits veinards.

Mais ça prend combien de temps ton truc ? Le tout peut laaargement être bouclé en 1/2h (un peu moins à la poêle), c'est-à dire le temps exact d'un épisode de La Marche de l'Histoire.

Indice de flemme : 5/10 (pas très dur, quelques trucs de préparation à faire, surveillance de cuisson, assez vite fait)

C'est bon pour... Se faire une pizza tout seul sans dépenser 10€ ou impressionner l'amoureu(se)x ou le pote (c'est difficile de tenir à plus de deux sur une même calzone) en faisant sa propre pizza maison. 

Ca va très bien avec... Quelques pousses d'épinard cru pour faire une salade, histoire d'équilibrer le fromage. 

Ok, mais il faut quoi ?
- 1 pâte à pizza
- de la mozzarella
- des tomates séchées
- pleiiiin de basilic
- un peu de chèvre (frais, c'est plus facile à travailler)
- crème fraiche


Oui, mais on fait comment ?
Tu étales ta pâte à pizza, tu coupes ta boule de mozza et ton chèvre frais en petits dés. Tu cisailles ton basilic en laissant quelques feuilles de côté. Tu mélanges le basilic à la crème fraiche, et tu tartines toute ta pâte. Sur une moitié, tu éparpilles les dés de fromages, tu sèmes les tomates séchées et tu saupoudres avec le reste du basilic. Tu refermes la pâte en collant les bords avec un peu d'eau. Ensuite :

  • Si tu utilises un four, tu préchauffe à 210°, tu mets la calzone dans un plat à tarte avec son papier sulfurisé, et tu enfournes 20 min. Tu peux faire des petits trous trous dans la pâte pour éviter qu'elle gonfle trop pendant la cuisson et que les bords se décollent.
  • Si tu utilises une poêle, prends-la bien grande, et poses-y une noix de beurre. Tu fais dorer ta pizza environ 6 minutes par face à feu moyen-vif (j'aime bien la précision). Il faut que les fromages soient bien fondus. 





Variante :
Là, c'est plutôt une calzone fromage, parce que je préfère. Mais pour un truc un peu plus léger, tu peux tester la recette originale : sauce tomate sur une moitié de la pâte, jambon blanc en petits morceaux, mozza en petits cubes, poivre et oeuf battu au centre. Tu peux même ajouter des p'tits champignons de Paris pour une petite touche légume. 

10 sept. 2012

Je vais bien ne t'en fais pas.

Désolée pour ce petit trou de quelques jours où vous avez sans doute cru que je m'étais pendue de désespoir après le post tout à fait dépressif de la dernière fois. Rassurez vous, je vais bien. Enfin je m'en sors quoi. Et donc merci à tous ceux qui m'ont envoyé des mails adorables pour me réconforter, ça m'a fait du bien de vous avoir !
Suite des aventures :

Le lendemain du post, après une copieuse insomnie, je suis allée en cours de litté d'hypo. C'était évidemment génial et ça m'a redonné goût à la vie (non, je n'exagère jamais ^^). Dans mon enthousiasme, j'ai même demandé au prof de me laisser faire le commentaire qu'il imposait aux nouveaux venus : La Sorcière, de Michelet. Oui oui, vous avez bien compris : j'ai demandé à avoir du boulot en plus alors que je savais pertinemment que j'allais être débordée. Sale maso, va ! (Mais bon, je m'éclate dessus ; thème du commentaire : La Littérature et le Mal. Miam).
Je passerai sur la platitude du vendredi où mon nouvel ordi est brusquement tombé en panne, autre raison pour laquelle je ne suis pas très présente ici.

Aujourd'hui, sept heures de littérature avec ma chère prof de lettres. En sortant, j'avais envie de vomir (et de dormir, nouvelle insomnie oblige, OUAIS !). En sortant, j'avais aussi deux commentaire de plus sur mon agenda ; je vais donc devoir en boucler trois en quinze jours (quatre si je compte celui d'anglais sur Shakespeare [nan, sérieux, qui fait commenter du Shakespeare à ses élèves dans la vraie vie ? Vous avez vu la difficulté du truc ??]). Voilà, donc là c'est la pause, mais en fait je m'y mets à fond.
Aujourd'hui, j'ai aussi enfin eu une conversation que j'attendais depuis trois mois avec un ex (celui-là), et je me sens d'un coup infiniment plus légère. J'ai envie d'en dire plus, mais j'ai l'impression que je vais fondre en larmes si je le fais (de soulagement et à cause de la pression nerveuse accumulée par ce problème depuis des mois).

Niveau boulot, ça se charge doucement (enfin surtout sûrement), surtout en géo et litté. Par exemple, j'ai une interro sur tous les pays du monde + les grands fleuves frontaliers + les capitales + les montagnes où j'envisage d'avoir 2 sans trop de problème. J'ai envie de lire pleiiiiiiiiiiiiin de Marguerite Yourcenar, alors que je n'ai toujours pas fini Gogol et qu'il faudrait que je lise du Céline pour mon premier DST de litté spé.


Bref, fin de ma pause, je m'en vais attaquer mon prochain commentaire. Au moins je pourrai utiliser mon cours de philo de demain à fins utiles. 

7 sept. 2012

La sauce au bleu

Recette ultra-facile, parfaite pour accompagner des pâtes ou une viande rouge. J'ai découvert ça en vacances, et depuis, je ne m'arrête plus.


Mais ça prend combien de temps ton truc ? Le temps de réciter un poème si c'est au micro onde (1 min) ou celui de réciter les départements français dans l'ordre et à voix haute si c'est à la casserole.

Indice de flemme : 1 à 3/10  selon si on utilise le micro-onde ou un casserole.

C'est bon pour... assaisonner les pâtes avec une nouvelles sauce (yay !) qui change un poil de la couche de gruyère ou relever un steak. 

Ca va très bien avec... Qu'est-ce qu'on fait, je répète ? Allez, tous en coeur : des pâtes, probablement des pommes de terre aussi, ou bien de la viande rouge. 

Ok, mais il faut quoi ?
- du bleu, type roquefort société par exemple
- de la crème fraiche

Oui, mais on fait comment ?
Tu coupes le bleu en morceaux, et tu le fais fondre dans une casserole avec un peu de crème. On bat avec un fouet pour éviter les grumeaux, et on ajoute petit à petit le reste de la crème. Fini !




Le look finaaal !

Le petit + (j'avoue que j'ai un peu séché niveau variante là)
Pour doser, j'achète des parts individuelles et j'en prends un par personne. Après, c'est selon les goût (j'aime quand c'est assez léger), et quand il faut en faire pour 4, 5, voire plus, c'est bien plus rentable d'acheter un paquet normal. 

5 sept. 2012

Et puis, je suis passée en khûbe

Bon, voilà, la rentrée c'était hier ; aujourd'hui le premier jour.

Ma nouvelle classe est cool ; je pense que passer de 52 à 37 joue un peu dans cette impression. Je me sens plus libre et bien plus prête à attaquer cette année. Le discours d'entrée avait un petit goût de madeleine trempée dans du thé ; ma chère prof de litté/prof principale a déjà fait preuve de son incompétence : mauvaise connaissance de l'emploi du temps (qu'elle n'avait sans doute pas pris la peine de lire, et qu'elle n'a donc pas pu nous expliquer), baratin superflu ("la promotion avant vous était nulle et pénible" "Ils le savent déjà, abrutie, ils se sont fait saquer leurs passages à cause de nous !") et distribution de polycop'  totalement inutiles, pour son propre cours : une lecture du GF corpus sur le roman ou la lecture de La Pensée du roman permet de se faire une meilleure idée de l'histoire du roman ; au lieu de ça, elle a préféré tuer une douzaine d'arbres en photocopiant des extraits de romans que personne ne lira, et que nous étudierons "jusqu'à fin septembre". Elle ne doit pas vraiment avoir conscience du fait que l'année ne dure que huit mois ET que le roman est déjà tombé à l'ENS la dernière fois qu'il a été au programme. Bref, quitte à ne pas traiter un axe du programme ma chère madame, c'est celui-ci qu'il aurait fallu choisir. J'en profite pour remarquer que "la valeur du texte littéraire" n'est toujours pas inscrit dans son plan de cours. Elle ne doit pas aimer ce sujet pour le mettre délibérément de côté deux ans de suite. Peut-être n'a-t-elle pas compris que la somme d'argent qu'elle reçoit tout les mois, dont une prime "prépa" est destinée à la rémunérer pour nous préparer au concours littéraire le plus dur de France. Comme vous le voyez, je suis un peu blasée. Pour ma défense, je n'ai pas dormi.

Ah oui, car ma soirée a été très folklorique aussi. A force de ne pas réussir à dormir, j'ai commencé à réfléchir, et mes angoisses sont ressorties. J'ai donc fini en pleurs, dans le lit de ma grand-mère, à sangloter à propos du permis à une heure du matin. Je suis un peu fatiguée de faire tout ce que je peux pour boucler mon code au plus vite (vu que j'enchaîne plusieurs test par jour, je frôle l'overdose et je n'arrive plus à descendre en dessous de 5 fautes, donc je stresse de pas y arriver, donc j'enchaîne plusieurs test par jour, etc. Un putain de cercle vicieux) et pour être pas trop nulle en conduite (verdict de la deuxième leçon : "quand on a du mal avec le volant, donc comme toi, ça fait de trèèèèèèèès longues formations"). Avec la prépa qui recommence, mon cerveau a explosé. Je ne suis pas capable de supporter côte à côte les pressions du concours et du permis. J'essaye, hein, mais je ne peux pas. Il me faut trop de concentration pour progresser en conduite (et pour avoir ce putain de code) pour pouvoir les combiner ; j'ai trop peur du surmenage et que mon cerveau se barre pour de bon. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais il faut que je trouve une solution, parce que commencer l'année avec une insomnie et un pétage de cable, c'est pas envisageable.

Première journée de cours aujourd'hui ; après ma merveilleuse nuit, je vous laisse imaginer à quel point ma mine était resplendissante. Test de la batterie de mon nouvel ordinateur d'occase (oui, c'est une antithèse) : résultat assez moyen ; je ne tiens même pas quatre heures. Cours d'histoire passionnant avec un prof génial (mais taré) ; cours de philo chiant à mourir au cours duquel ce pauvre prof (il est vieux et malade, mais il lui reste deux ans à cotiser pour sa retraite) a soigneusement évité de définir le terme "métaphysique" à force de digressions sur les téléphones portables et les peuplades mexicaines (moi non plus je n'ai pas compris la transition). J'ai donc commencé à ficher le cours de Nicolas. Je rentre, aprem à courir à Auchan et à manquer de mourir étouffée sous les mamans qui cherchent des cahiers rose à spirale 21x29,7 petits carreaux avec la marge à droite et les gamins qui hurlent "mais-si-maman-le-prof-il-a-dit-qu'il-fallait-forcément-un-sac-Eastpack-sinon-il-nous-accepte-pas-en-cours-si-c'est-vrai-j'te-juuuuure !". Tout ça pour un trieur et deux gommes.
Ouf, je suis rentrée. J'allume mon ordi, je bois un coup. Mail de ma prof de litté : "je ne suis pas là demain, préviens la classe tu seras mignonne". Ok, je viens donc d'être nommée déléguée provisoire. A cause de ma nuit trop courte et d'un repas de midi trop léger, mon corps décide que me balancer quelques vertiges serait intelligent, histoire de m'apprendre un peu qu'on ne fait pas n'importe quoi, et qu'il vaut mieux manger et dormir. "Bin ouais coco, mais c'est ta faute aussi. Si tu t'éteignais en même temps que ma lampe de chevet, ça irait mieux. Et passe le message à mon estomac : faut me laisser avaler plus que des fruits même quand je stresse, sinon, je meurs vite".
"Stressée après un jour de cours ? Elle abuse un peu dit-donc !" Ouaip. C'est parce que j'ai un code blanc dans une heure, et que comme je l'évoquais plus haut, je me sens bloquée et pas prête, et que je m'en veux de ne pas réussir quelque chose réputé aussi simple. Un bon coup pour mon orgueil, en fait : je passe le concours le plus dur de France dans ma section, je compte bien être sous-a, mais je me foire complètement à un exam parce que je flippe pour des questions d'argent. Vous pouvez applaudir, tout ça est pitoyable.



P.S : Je ne l'ai même pas eu. Je suis une merde. J'ai envie d'arrêter jusqu'à ce que j'ai les moyens de me payer un stage ultra cher pour l'avoir en deux semaines.

1 sept. 2012

"L'humour est une tentative pour décaper les grands sentiments de leur connerie" Queneau

Je viens de réaliser que la rentrée, c'est vraiment bientôt. Oui, oui, j'ai bien une semaine de retard sur le reste du monde, je sais. Pourtant j'ai lu les post de mes camarades sur les sentiments de rentrée et les effluves de cahiers neufs, mais mon cerveau n'a pas bien digéré l'info. Pour moi septembre, ça reste loin. Sauf que septembre, en fait, c'est aujourd'hui. D'où un certain élan de panique, parce que finalement je n'aurais même pas tenu ma simple résolution raisonnable de relire mes fiches posément pendant la dernière semaine. Non. J'ai juste pas capté que c'était la dernière semaine, donc je n'ai rien fait, j'ai continué à sortir comme si de rien n'était. Mince alors.

Je ne culpabilise pas vraiment, étrangement. Cette rentrée promet d'autres enjeux que le retour en khâgne pour moi : il faut que je coure aux quatre coins de la ville pour dégotter un cours de chant, alors que je viens d'apprendre que toutes les inscriptions ont été faites en juin... Donc, je m'attends à devoir supplier "mais alleeeez ! J'ai une jolie voix, j'ai besoin de chanter, et puis en juin dernier je passais des oraux ! (mode mytho on)". Il faut aussi que je me rue sur les deux théâtre près de chez moi puisque l'un fait une représentation du Bourgeois Gentilhomme avec François Morel, et l'autre le one man show d'Alexandre Astier : Que ma joie demeure.
Bref, je vais courir cette semaine, et rapidement devenir pauvre. Il y a aussi plein de films qui me tentent, et je passerai bien ma vie entre le cinéma de quartier, les retransmissions des ballets du Bolshoï dans mon Pathé local et le théâtre. J'aimerais tellement pouvoir rencontrer François Morel... Astier aussi, bien sûr, mais je ne saurais vraiment pas quoi lui dire, à part "Bonjour, j'aime beaucoup ce que vous faites". Alors que Morel, je pourrais discuter avec lui je pense.
Niveau lectures, je me délecte de Queneau dans Les oeuvres complètes de Sally Mara, un vrai bonheur. Léger, grivois, drôle ; ce bouquin me plait un peu plus à chaque fois que je le relis. Un petit extrait de la troisième partie, Sally plus intime.
Arithmétique affective :
L'amour : 1+1=1
L'orgueil : 1x1= 10
La vanité : 0,1x0 = 10
Le complexe d'infériorité : 1x1 = 0
Le complexe d'Oedipe : 1+2 = -2
L'angoisse : 1x infini = 13
La volonté : 0x infini = 0,01
Le crime : 1+1 = 1+0
Le mysticisme : 1x infini = 7
La connerie : 1/infini = 0
La foi : 3 = 1
La luxure : 1+1 = 32

Méditation :
Les idées se sont heurtées à la paroi de mon crâne et je les ai pansées.

J'ai aussi pour projet de continuer La Pensée du roman mais j'avoue que je ne m'y suis pas encore remise (toujours dans l'idée "mais j'ai le teeeemps ! Ah, oups, non") ; ça ne saurait tarder. Et sinon, je relis mes fiches, hahaha (ça m'aurait pris une bonne semaine, en plus. Je me sens bien débile).

Et donc, vous l'aurez remarqué, je cuisine. Mon frère est rentré, ce qui me motive pour faire à manger et  pour tester les trucs que j'avais un peu la flemme de faire pour moi seule. Ce midi, je vais tenter un mélange de pâtes poêlées au blanc de dinde, tomates cerises confites, pignons de pin, crème et peut être basilic. Si c'est bon, je le mettrai au programme des recettes. D'ailleurs, si vous avez des suggestions de ce côté, n'hésitez pas (merci Justine pour tes idées sur les croques), ainsi que vos avis si vous avez testé, vos photos etc.

Bref, vous l'aurez compris, je suis encore en vacances, et j'ai décidé de prendre avec légèreté cette année à venir. Je ne veux pas avoir envie de me pendre dès les premières semaines. Il y aura forcément des moments difficiles (on est en prépa quoi), mais je vais essayer de moins me ruiner la santé que l'an dernier. Voilà !

P.S : je viens d'écouter cette émission sur Les Mémoires d'Hadrien de Yourcenar ; elle est magnifique. Ca m'a donné envie de dévorer ce bouquin, et l'acteur Robin Renucci le lit à merveille. Dans les autres émissions de ce programme, il y a Bilbo le hobbit, lu par Joann Sfar et La Recherche par Claude Hagège. Ces trois émissions sont top, n'hésitez pas à les écouter ; ça donne soif de lectures.