29 nov. 2010

"Vous êtes clairement littéraire, vous avez une finesse. Maintenant il vous faut des problèmatiques mais je ne m'inquiète pas pour vous. Vous allez vite progresser"

HAHAHAHAHAAAAA!!!!






Je sais que je continuerai à me plaindre, à en avoir marre, à être épuisée;
mais ce soir, je m'en fous. Mon Dieu de littérature m'a mis 12 en khôlle.


Dieu existe, il s'appelle Proust.


P.S: Un de ces quatre je me remettrai à écrire des articles de plus d'une ligne et demie. Mais vu mon niveau d'épuisement et le CB dans une semaine, ça va pas être tout de suite.

28 nov. 2010

Voilà une corde mon ami!

RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!

Putain! Je HAIS la paperasse! Et évidemment, ils nous polluent la vie en nous refilant les dossiers d'inscriptions en fac DEUX JOURS avant la date finale où on peut rendre les dossiers!! Evidemment, il y a 12000 papiers divers et variés à rassembler. Evidemment, il faut rassembler 178,54€ en 2 jours. Evidemment il me manque des papiers hyper importants.


TOUT CA POUR UNE CONNERIE DE FAC OU JE NE VEUX MEME PLUS ALLER!!!!!!
Mais RHAAAAAAAAAAAA! (Le chat à intérêt à bien ses planquer, y a des coups de pieds qui se perdent)

25 nov. 2010

"Hamlet est aussi vrai que chacun de nous, ce n'est pas vous, ce n'est pas moi, c'est nous tous; ce n'est pas un homme, c'est l'homme" Hugo.

Je suis en train de bosser pour ma disserte sur table de samedi. Ce sera sur le théâtre et je me farcis des articles critiques à longueur de journée. 
Ca m'a rappelé combien j'adorais la scène, le théâtre, la danse, le chant. 
J'en suis donc arrivée à l'élaboration de cet article:


Quand je ne serai plus en prépa, je:

- Partirai faire de la rando en Bretagne.
- Lirai tous les tomes des Chroniques de Narnia
- Reprendrai des cours de chant
- Apprendrai à danser le rock
- Me lancerai vraiment, enfin, dans le théâtre...
- Partirai de Sèvres
liste non exhaustive, à compléter selon les envies du moment.

24 nov. 2010

"Tu veux quoi pour Noël?" "Euh, un cerveau?"

Gaaaaaaa!
Prenez quelques belles lames bien fraîches, et surtout bien aiguisées. 
Découpez le haut du crâne.
Introduisez les soigneusement les lames. Refermez.
Secouez énergiquement.
Assaisonnez avec du smecta et du clamoxyl.

Astuce: Demandez au récipient (le crâne donc) de corriger une disserte de géographie et de boucler une version d'anglais. Amusement garanti!

Je déteste être malade.  

22 nov. 2010

"Ca va mieux?" "Tant que je mange pas, que je dors pas et que je reste allongée dans le noir, oui."

Quand, après 1h45 d'attente dans un état comateux en rêvant d'un lit, mon médecin m'a fait:

"Je peux faire du tam tam sur ton ventre, c'est drôle non?"

j'ai vraiment du me concentrer très fort pour ne pas lui hurler: "Ecoute connard, ça fait des jours que je m'auto coupe la respiration avec cette toux de merde. Depuis ce matin, en plus je suis pliée en deux tellement j'ai mal au ventre alors pour les petites blagounettes, tu repasseras. ET mon concours est dans 2 semaines alors si dans 3 jours je suis pas éclatante de vitalité et d'enthousiasme, je ne donne pas cher de ton stétoscope!"
Je me suis contentée de lui lancer un regard acéré par dessus mon écharpe. Ca marche bien le coup du regard. Il a arrêté de rigoler.
Après cette matinée à me tordre de douleur en cours et cette aprem de merde à frissonner dans un couloir aseptisé, je vais passer aux phases 3 et 4, à savoir: engueuler mes autorités supérieures qui m'ont forcée à aller en cours alors que j'étais au bord de l'agonie ce matin; et dormir 15h.
Non mais, au bout d'un moment, ils devraient le savoir que je suis méga sérieuse et que je sèche PAS! Si je dis "ce matin j'y vais pas" c'est que je ne me sens pas capable d'endurer 8h de cours et une khôlle. C'est aussi simple et logique que ça.

En attendant, demain, atelier sieste et smecta (démon de mon enfance, here you are). 
Mon ami Flaubert attendra son analyse jusqu'à lundi prochain!



ajout de 18h30;
 "t'es allée chez le médecin? Il t'a donné des médicaments?" 
 "non non, il m'a prêté ses cartes pokémon par contre. Ensuite on a peigné des poneys et je suis rentrée''.

21 nov. 2010

"Donne moi une couleur entre O et 10" "Mercredi" "T'es con! C'est pas en Amérique!"


Actuellement, je galère comme une malheureuse sur ma khôlle de littérature, que je passerai demain (dans l'euphorie et l'intelligence) devant mon dieu  euuuh, mon  Gourou  euuh bref. Mon prof de litté. Le maître. (oui, je vais me calmer, ce sera mieux).
Je tente d'apprendre mon voca de grec aussi. Mais c'est pas ma faute, le moi d'avant se disait que le moi actuel carburerait dimanche (à savoir aujourd'hui) et s'est laissé aller samedi. Evidemment.

Parler pour ne rien dire, c'est tellement plus distrayant!

Y a un oiseau qui s'amuse à crier à une heure du matin, devant ma fenêtre à la mi-novembre...



...Parfois la nature me laisse sincèrement perplexe.

15 nov. 2010

"Pourquoi écrivez vous?" "Bon qu'à ça"

Plus j'avance dans mes études, plus j'aime Beckett.
Cette merveilleuse façon d'exprimer l'angoisse par le vide. Etudier Fin de Partie en terminale m'a ouvert les yeux et cette année, avec notre thème général de l'angoisse, je ne fais que le redécouvrir un peu mieux.
Déjà, il y a un an et demi, quand j'ai lu Fin de Partie pour l'étudier à la rentrée, j'ai ressenti quelque chose que je n'avais jamais vraiment ressenti avant. Je n'ai, d'une part, rien compris au bouquin. D'autre part, j'ai senti  que c'était grand, sans pouvoir l'expliquer. Plus tard, j'ai compris que ce qui me fascinait, c'était cette désacralisation de la parole, la dimension perlocutoire du texte, ces pantins désarticulés, entre la marionnette et le clown (en tous cas, plus des hommes).
J'aime quand une pièce commence par une catastrophe au lieu de finir par elle, comme dans une pièce du Théâtre classique.
Et puis Beckett, cet auteur majeur et son refus de parler, de faire signifier. Il parait qu'on a qu'un enregistrement de sa voix, un murmure à ses acteurs lors d'un tournage, enregistrement pris en cachette. Point.
J'aime sa façon de répondre ou  de commenter. Tellement clair et synthétique, et surtout tellement vrai. Je vous renvoie au titre pour le constater (cette phrase est simplement magnifique, c'est la plus belle réponse qu'on puisse imaginer à mon sens).

« Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention » se plaisait à dire Beckett en 1952 lors de la parution d’En attendant Godot.


Ce prof me donne envie de faire des lettres. Sur ce je retourne à ma bibliographie critique.

13 nov. 2010

article sans majuscule parce que la forme fait sens

oh tiens. pour la première fois je ressens l'impression "gavage prépa". j'ai tellement bossé la géo en quinze jours que je ne suis plus capable de réfléchir une seconde sur la démographie. pourtant on l'a rendue hier et la prof nous l'a rendue ce matin après le dst de géo, encore. on a eu 7, on doit corriger et je ne le supporterai pas. désolée. j'ai passé plus de dix heures sur cette disserte et j'ai même pas un jour pour m'en remettre. have mercy please. après quinze jours d'efforts intenses, je suis au fond du gouffre. je ne ressemble à rien, je dors trop peu, mon appart ne ressemble à rien et je ne sais pas pourquoi j'ai survécu jusqu'à aujourd'hui. le petit truc que je cherche chaque semaine, vous savez? aujourd'hui je ne l'ai pas.

Je me sens comme une bouillie infâme qui se laisse couler mollement sans aucun but et en détestant ça. j'aime pas être molle. et j'aime pas manquer d'enthousiasme. sauf que voilà, aujourd'hui, c'est comme ça. donc à demain.

11 nov. 2010

Le Gaffiot, une arme de légende

Après mon 1° DST de langue et culture antique, il me semblait normal de blablater un tout p'tit peu sur mon ami le gaffiot.
Je suis arrivée au contrôle totalement blindée de bouquins. Livre de grec, Sexe et pouvoir à rome, quelques notes et le Gaffiot (on avait le droit à des aides en culture antique parce que le prof pense que "c'est un exercice, pas un contrôle"). Il se trouve que finalement, j'ai pas eu d'épreuve de grec et que j'ai pu ranger ἕρμαιον et je me suis tournée vers mon épreuve. Bon, déjà, j'avais oublié le SEUL bouquin dont j'avais vraiment besoin donc j'ai passablement foiré la culture antique. En plus, j'ai blablaté et Il déteste ça.
Le latin était une vaste rigolade... 6 pages de texte en latin... Traduit, 3 questions de culture (notamment sur L'épopée de Gilgamesh que personne n'a lu dans la classe, un brin de freestyle donc) et comme véritable épreuve de langue... 4 mots desquels il fallait donner la nature, la fonction et le cas O_o
C'est bien le grand débutant quand même! Enfin plus j'avance et plus je me dit que je passe ma colle de latin dans une semaine et que ça va être bien funky de me faire traduire un texte alors qu'on a juste appris la 1° déclinaison!
Pour finir, j'ai découvert hier soir j'ai trouvé une nouvelle utilité au Gaffiot quand une ENORME araignée m'est tombée dessus. Après avoir passablement crié, j'ai pris le premier objet lourd que j'ai croisé, et (je ne comprends pas non plus bien ce qu'il foutait dans ma salle de bain) c'était mon gaffiot.
Le gaffiot tue les araignée, sachez le bien.
P.S: j'ai quasiment majoré au dst de philo héhéhé!

7 nov. 2010

Kafka

 Il me semble d’ailleurs qu’on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? Pour qu’il nous rende heureux, comme tu l’écris ? Mon Dieu, nous serions tout aussi heureux si nous n’avions pas de livres, et des livres qui nous rendent heureux, nous pourrions à la rigueur en écrire nous-mêmes. En revanche, nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup, comme la mort de quelqu’un que nous aimerions plus que nous-mêmes, comme si nous étions proscrits, condamnés à vivre dans des forêts loin de tous les hommes, comme un suicide — un livre doit être la hache pour la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois.
Mais toi tu es heureux, ta lettre rayonne positivement, je crois que tu n’étais malheureux autrefois qu’à cause de ces relations qui ne te valent rien, c’est bien naturel, on ne prend pas de bain de soleil à l’ombre. Mais que je sois responsable de ton bonheur, ne le crois pas. Au mieux, je le verrais ainsi : un sage, dont la sagesse était cachée à ses propres yeux, rencontra un fou et s’entretint un moment avec lui de choses apparemment très lointaines. La conversation finie, comme le fou veut rentrer chez lui — il vivait dans un pigeonnier —, l’autre lui saute au cou, l’embrasse et lui crie : merci, merci, merci. Pourquoi ? La folie du fou avait été si grande qu’elle avait montré au sage sa sagesse…

5 nov. 2010

Quitter une hypokhâgne, c'est entre une petite lâcheté et un immense courage.

J'ai changé. On est en novembre et j'ai déjà changé. J'ai toujours adoré l'anglais par exemple. J'ai toujours adoré lire dans la langue, regarder des films en VO etc. Actuellement, je me met à détester ça de toutes mon âme. Techniquement, je rends de la merde dans toutes les matières. Les fameuses tôles que j'attendais, je commence à les prendre parce que je maintiens mon choix de ne pas mourir sous la charge du travail et je continue à claironner que c'est le meilleur moyen de s'en sortir.
Vous qui (peut être) me lisez et qui êtes en terminales, qui envisagez cette filière de fous, ne sacralisez la l'hypokhâgne.
Mais en anglais, je suis en totale régression, jusqu'à regarder les films en VF (oui, j'ai honte parfois), je refuse de lire The Remains of the Day,  j'apprends plus mon vocabulaire. Je vomis l'anglais et ma moyenne a baissé de 10 points en quelques mois. Il y a la philo aussi. Je m'ennuie profondément, j'avance pas, j'accroche pas. Pourtant il y a à peine 5 mois, j'envisageais sans problème de faire une licence de philo. Pourtant j'aime Platon, Descartes et Kant. Mais je découvre chaque jour un peu plus combien je hais cette matière.
Je me fais doucement à la géo après avoir passé deux mois à me dire que j'étais nulle et que je ne comprenais rien, que je ne savais pas analyser un texte, usw; je me rends compte que je suis capable de rendre quelque chose de potable. J'aime l'histoire et la littérature. Même si je me sens terriblement stupide pendant ces cours et que j'ai envie de me fracasser la tête contre un mur à la fin des 3h du vendredi soir.
Cette semaine, ça va être la course contre le temps, la vie, le sommeil et évidement le travail. J'en ai pas envie.  En ce moment tout le monde parle de partir. Même le ouf qui en est à sa deuxième hypo, même la fille qui adore les mayas et même moi. Mais je vais rester, notamment parce que je ne sais pas où aller d'autre.  Qu'est ce que j'irai foutre en fac moi qui aime tout et ne suis meilleure en rien?
Des fois, quand je perds totalement le fil du cours, je regarde par la fenêtre et je pense à la fac. A la liberté, à la fête, au temps libre, aux livres qui pourrissent sur mes étagères et que je n'ouvrirai pas parce que demain, y a disserte.
Je ne sais pas ce que je veux, ni même ce que je ne veux pas. Mais je suis sûre de ne pas savoir, c'est déjà quelque chose.


4 nov. 2010

L'Héroïsme de la Vie moderne

Les cours ont repris et j'ai expérimenté pour la première fois quelque chose. En cours de philo ce matin, j'ai essayé de suivre (genre "ne rejetons pas d'un bloc une matière qui doit être très interessante juste parce qu'on écoute plus depuis un mois et demi"). Je me suis d'abord appuyée sur ma main, j'ai noté pleins de trucs sur Kant, et puis ma main a glissé et je me suis retrouvée sur le coude. J'écrivais encore pleins de trucs sur la Critique de la raison pure (pour les puristes, je suis désolée, je n'arrive pas à retenir où on doit mettre des majuscules dans ce titre...). J'ai commencé à fermer les yeux. Je continuais de les ouvrir de temps en temps pour noter les choses importantes. J'avais l'impression d'écouter un podcast... Et puis, j'ai croisé un chat bleu qui m'a demandé du feu.
Je lui en ai donné et je lui ai fait un gâteau au chocolat. Quand je lui ai demandé comment il s'appelait, il m'a dit "Kant".

Sursaut. Voilà, je me suis endormie en cours, pour de vrai, complètement. Déconnectée de la réalité.
C'est drôle, on rentre de vacances mais on a tous l'air encore plus exténués que quand on est partis. On va avoir quelques semaines vraiment difficiles.
      Demain je rends un thème lamentable en anglais (si jamais quelqu'un sait traduire "rabacher les bizarreries de la grammaire pour que ça rentre" en anglais, je ne refuserai absolument pas son aide!!),
      Samedi je disserte en histoire alors que j'ai à peine commencé les recherches.
      Lundi il y a une disserte de français à rendre, je n'ai pas de problèmatique et pas de 3° partie. Si j'ai eu une note correcte à la 1° dissertation, je doute que celle-ci soit très brillante!
     Mardi, traduction d'allemand et contrôle d'anglais,
     Mercredi DST de 5h en Langues et Cultures Antiques.
    Jeudi ferié seul jour qu'il reste pour boucler la disserte de géo en groupe pour Vendredi.
    Samedi, DST de géographie (Histoire et Epistémologie de la géographie)
    Lundi,  Khôlle de littérature
   Mercredi, Khôlle de latin
Il me restera une semaine pour lire un bouquin sur le théâtre pour la disserte sur table en littérature et ensuite, plus que 2 pour réviser le concours blanc.

Les amis, vivement Noël...
 

3 nov. 2010

Mal si tendre au début de novembre, devient sourd aux avances de l'amour.

Hé! petite fille tu bois de l'eau et tu es saoule 
là où tu te noies tu as beau avoir pied tu coules 
au port 

Hé! petite folle! c'est pas la brasse c'est le crawl 
pour la traversée il t'aurait fallu des épaules 
du corps 

Mais lui c'est différent, il est né sur l'océan, 
c'est un grand capitaine, un amant monument, 
tu t'es perdue dedans... 


2 nov. 2010

[...]

















"La bonté des humains n'est qu'apparence. Derrière elle, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide."



Helène Ouvrard, L'herbe et le Varech.