29 janv. 2012

Ma vie en couleurs

Il y a des sentiments vraiment cool. Un de ceux que je préfère est ce que je ressens en revenant de soirée. Je me débrouille généralement pour m'esquiver rapidement le matin, histoire de pouvoir profiter de ce ressenti incroyable : être complètement dans la brume et se confronter à l'air glacé du matin.
J'aime bien le regard des gens quand je prends le train de 9h du matin, les cheveux en pagaille, un reste d'eye liner sous les yeux et la tête complètement dans le vague. Ce matin ça n'a pas loupé : une petite blonde enchignonée qui tenait un petit garçon (blond aussi) par la main et son mari dans l'autre (moins blond le mari). Elle m'a dévisagée, je lui ai souri, elle a détourné le regard et m'a surveillée du coin de l'oeil pendant tout le trajet. C'est généralement à ce moment là que j'oublie que mes yeux multicolores peuvent être perturbants et que sans y penser, je fixe dans les yeux les gens qui me regardent. C'est assez drôle de voir les réactions gênées des gens. 
Ecouter de la musique en étant stone est une sensation géniale je trouve. En fait, plus généralement, j'adore être à la fois complètement dans le brouillard, mais avoir quand même une perception aigue de tout ce qui m'entoure. Je comprends, je réfléchis ; tout est plus calme.
 Et quand je rentre, ça me pousse à écrire des billets étranges. Bon dimanche :)

23 janv. 2012

C'est l'histoire d'un souffle...


Je ne sais pas quel est le plus beau sentiment du monde. Je ne partirai pas dans la niaiserie de dire que l'amour est la plus belle chose en ce bas monde. Je ne sais pas. Mais je ne pense pas que ce soit si important de le savoir. "Le plus beau sentiment du monde"... Ca fait utopique non? Une rêverie, une expression sortie des livres de Barbara Cartland ou des contes de fées. Non. Par contre, ce qui est magique c'est une manifestation toute simple du corps, une simple vibration qui ne paye pas de mine.
Proust me fait frissonner. La madeleine, cette plongée dans les souvenirs, cette poésie à la fois de la langue et des sens, tout ça me fait vibrer. Qui n'a jamais ressenti ce doux frisson à l'écoute d'une certaine musique ou d'une certaine voix parfaitement en adéquation avec ce qu'on ressent à l'instant. Qui n'a jamais rêvé de cette secousse de plaisir qui oblige à fermer doucement les paupières pour un instant, pour pouvoir ressentir de tout son être ce frisson qui fait exister.
C'est aussi ce que je ressens quand je suis sur scène. Ce souffle électrisant qui se fait tellement sentir vivant et bien. Cette lumière qui vient du coeur et qui illumine. C'est ce que je ressentais quand je chantais.
Maintenant, je rêve d'écrire. Ce frisson d'existence que je ressens sur scène, j'aimerai pouvoir l'offrir. Quelque part au fin fond de mon âme, je veux croire que j'en suis capable. Commencer quelque chose par ces simples mots : "C'est l'histoire d'un souffle ; celui qui m'a révélée". Ce que j'aimerai écrire, je crois, c'est l'histoire de mon déclic. Cette force si simple qui en un claquement de doigt rien devient tout. Comme si d'un coup, sans pouvoir retenir l'appel du vide, tout en étant conscient de tout ; tout semblait simple. Le frisson est un moment de conscience pure où il est possible de toucher la Vérité de la pensée et le Bonheur d'un bout de lèvre. 
Alexandre Parrot
C'est ça, qu'un jour, j'aimerai donner.

"Ce bateau, gréé de mains d'enfant, épuise la bobine du sort" Breton



Rien de mieux pour vous dégouter de la littérature 
qu'un prof de français


Chaque cours de litté apporte un nouveau DM, une nouvelle khôlle ou explication de texte. Et à chaque cours de littérature, je me sens plus dégoutée et fatiguée. Ce matin, on a commencé l'oeuvre et le lecteur en tronc commun ; je me suis dit "chouette ! Ca va être intéressant !" et non. Un plan à tiroir, une prof qui récite un bouquin. Ca me semble tellement incongru de devoir rappeler à ma prof de lettres que la dissertation est faite pour réfléchir et pas pour copier/coller des références déjà exploitées par Jauss ou Barthes ! Le bachotage, c'était au lycée, on devrait avoir dépassé ce stade et être capables de faire nos propres analyses.

 Le pire, c'était la spé. J'ai déjà souligné que l'exercice de commentaire me semble de plus en plus abstrait. Ce matin, l'analyse était celle d'André Breton, L'Amour fou. Il était magnifique. Et il a été détruit par l'analyse. Le commentaire de poésie me semble plus absurde encore que pour d'autres textes : pourquoi vouloir donner un sens à certains poèmes qui n'en ont pas, et qui sont écrit pour évoquer et faire ressentir ? La prose poétique de Breton était de ceux là. Un bijoux d'évocation rendu ridicule par un plan en trois parties. Et une fois de plus, je ne vais pas m'amuser à dire à ma prof que ça n'a pas de sens. Alors j'essaye de me souvenir de la joie incommensurable du cours de prof d'hypo, il y a pourtant moins d'une semaine. Je me souviens de ses mots : "Rien de mieux pour vous dégouter de la littérature qu'un prof de français".
Comment, à seulement quelques mètres d'intervalle, peut il y avoir des enseignements si différents ? Je n'ai qu'une envie : courir à l'autre bout du couloir, entrer en irruption dans la salle d'HK et d'écouter le cours passionnant d'un homme dans son temps. Aimer ce que je fais me manque. 

Pourquoi la seule classe vraiment intéressante est-elle la seule qu'on ne puisse pas redoubler ? 

18 janv. 2012

Article n° 200 : Goureau est mon sauveur.

J'ai vécu aujourd'hui, une journée en crescendo.
Un début atroce, plein de migraines, de cours d'histoire pas vraiment passionnant et un temps à faire pleurer un anglais. Et puis la matinée s'est achevée, je suis allée manger, et tout est allé mieux.
D'abord, apprendre que le prof merveilleux de mon hypokhâgne rattrape un cours de 15 à 17, à savoir PILE au moment où justement je n'ai pas cours, puis être euphorique au cours de philo parce qu'on sait qu'on va y aller.

Voilà, je suis entrée dans la salle de cours en plein milieu de l'intro du prof : "Oui Sarah, entrez, prenez une chaise". Je me suis assise, je n'avais quasiment pas de papier et ce prof n'autorise pas les ordinateur. J'ai pris l'équivalent de deux copies doubles de notes sur des photocopies de documents d'histoire et de reprises de khôlles de philo... Quel bonheur ce plaisir de la transgression ! J'étais dans une salle où personne ne m'attendait, à suivre un cours d'hypokhâgne sur des feuilles du programme de khâgne, sur des plages horaires où j'aurai du boucler mon commentaire de spé. Magnifique, vraiment.
Et passionnant aussi : références subversives, biblio anglo-américaine, reprises de sujets actuels ! Le cours ne visait pas à "mieux réussir la disserte du deuxième CB" mais de mieux comprendre les enjeux du monde moderne à travers la littérature. Et mieux, le sujet de la disserte était choisi en fonction de ce climat socio-politique pour faire réfléchir les élèves sur des sujets actuels. Et dire que ça faisait six mois que j'avais oublié combien la littérature était vivante ! Voilà, je me souviens enfin de pourquoi je suis en option lettres modernes.
Bref, un cours sur l'autobiographie passionnant, qui pose de vraies questions sur l'écriture de soi. Enfin.

Photo, Alexandre Parrot dont le blog est par là.
Et puis il y a eu après. La sonnerie a retenti, les gens sont partis ; et moi je suis restée. Je lui ai proposé un bouquin, Si beau, si fragile de Mendelsohn (une super leçon d'éloquence ; il est considéré comme le plus grand critique du monde par les américains. Ca faut le coup de feuilleter, non ?) et on a parlé. Des hypo de cette année, de la khâgne, et surtout de l'incompétence de ma prof de litté. Il m'a permis de revenir quand je voulais ("vous êtes la bienvenue Sarah") et surtout, il m'a réconfortée : non, le concours ne valorise pas les copies qui récitent le GF corpus de Marshall sur la poésie, mais celles qui développent des analyses personnelles. Voilà voilà.

Ce soir, je me dis vraiment que j'ai fait le bon choix, même s'il va me falloir concilier les deux méthodes pendant les trois mois qui restent. Le plus dur est fait. Je sais maintenant que je ne suis pas folle.

14 janv. 2012

Article pleins de liens

Bon, je pense que vous aurez constaté qu'avec moi, c'est un jour sur deux : entre gros ras le bol de la prépa et message positif, mon coeur balance.

Aujourd'hui ce sera positif.
Samedi oblige, j'ai eu disserte de 6h. Aujourd'hui c'était histoire. Le prof a commencé par une petite blagounette : "restriction de l'onanisme en Basse-Bretagne entre 1841 et 1873". C'est marrant comme ça passe mal l'humour le samedi à 7h45 du mat'. On a ensuite eu le vrai sujet, "soigner, être soigner, se soigner en Europe entre 1789 et 1920". Sujet assez facile à mon sens, mais il parait qu'il ne faut jamais être sûr de rien. Je suis sortie au bout de 6h en rendant une copie assez correcte je crois.
Cet aprem, c'était SORTIE avec une vieiiiiiiille copine d'il y a longtemps. Ca commençait justement à faire 15 jours que j'étais enfermée. Papote, papote, pizza, rires, ragots, papote. Ca fait un bien fou ! Enchaîné sur une bonne heure d'écoute des Ogres de Barback en boucle (on clique sur le titre si on veut écouter, par exemple) et une autre heure de lecture d'Une Maison de Poupée. J'ai eu l'impression d'enfin me laisser vivre. Une espèce de petite récompense pour me dire "tu as tenu cocotte. Tu la mérites cette aprem de repos". Et putain ce que c'est vrai ! Ce soir je sors encore.
Demain je bosse, juré-craché.





J'vous mets une image d'Alexandre Parrot, parce que ça fait bien trop longtemps que je ne me suis pas extasiée devant un photographe (depuis ma terminale Art P en fait). 
Son blog est par là.
Il fait deux expos en ce moment, pour ceux que ça intéresse : 
"Un photographe pour Eurazeo".
Du 12 janvier au 3 février. Espace Dupon, 74, rue Joseph de Maistre, 75018 Paris. 
"Zooms".
Fnac Montparnasse - Forum des Rencontres (niv.-1) au 136, rue de Rennes Paris 75006.
Du 18 janvier au 25 février 2012 // du lundi au samedi de 10h / 20h. 





P.S : à aller voir : la mise en scène des Liaisons dangereuses de John Malkovitch (<3) et puis l'expo de Sempé (là dessus vous pouvez écouter cette  chronique de François Morel qui est un très joli morceau d'éloquence).

13 janv. 2012

Le temps des bilans.

C'est un mauvais titre : à la mi-janvier, il est trop tard pour les bonnes résolutions et onze mois trop tôt pour les prochaines. Mais j'ai envie, peut être même besoin de faire un bilan.

2012, j'ai pris le pli. Je passe mes jours, mes nuits à bosser. Mais je ne peux pas m'empêcher de trouver mes profs de moins en moins compétents, les cours de plus en plus chiant ; ma khâgne devient inutile.
Je m'en suis un peu voulue de ne pas avoir pensé à aller au cours de mon prof d'hypokhâgne adoré, hier, au lieu de rentrer faire un commentaire stupide qu'il faudra recommencer de toute façon. Je me sens épuisée. Quoi que je fasse, mes notes sont mauvaises et ça me tue de me dire que "oh ! 7,5 c'est pas si mal !" Alors qu'en fait si. Avant j'étais intelligente.
Mes profs sont accablants : ma prof de litté, incompétente en tronc commun, intransigeante en spé. Je veux bien admettre que nos écritures ou nos paroles soient maladroites, mais quand la prof elle-même parle et écrit n'importe comment, c'est énervant. Mon prof d'histoire, qui nous bombarde parce qu'on fait des fautes d'orthographe alors que ses corrigés en sont truffés, ou encore qui s'attend à ce qu'on donne l'équivalent de deux thèses de connaissances, "mais n'excédez pas 10 pages". Le summum est atteint par mon prof de philo, qui commence à avoir de sérieux problèmes physiques et mentaux (il faut le reprendre en cours, il n'arrive plus à fermer une fenêtre). Ma prof de géo est bien. Mais c'est de la géo.

En ce début de mois de janvier, je n'ai jamais autant regretté mon hypokhâgne, où, rien que pour les cours de litté et de culture antique, ça valait le coup d'être là. Même si y avait allemand ou latin. La prof de litté est en train de me dégoutter de cette matière dont j'aimerai pourtant faire ma vie. Je trouve l'exercice du commentaire dénaturant. Autant la dissertation est une ouverture d'esprit (quand elle n'est pas un copié-collé de cours bêtement ânonnés) autant le commentaire me semble stérile. C'est intéressant. Parfois. Mais ça me semble surtout être de l'auto complaisance : "regardez ce que je suis capable de faire avec quelques isotopies alors que vous lisez bêtement Madame Bovary sans en saisir le sens caché !". Je déteste ça ; je ne sais pas comment y échapper. Il y a quelque chose qui me gêne dans ces études, quelque chose que je ne ressentais pas l'an dernier.

Et puis il y a les gens. En sortant du lycée, je pensais tomber nez à nez avec des adultes. Je me suis très lourdement trompée. Même en voyant les normaliens, on a l'impression de se retrouver face à des ados tout fraichement bacheliers. C'est peut être le fait de passer du lycée à la prépa à l'ENS sans jamais changer d'ambiance. Je ne sais pas. Je pensais qu'en prépa, il y avait moins de cons qu'ailleurs, parce qu'on s'était tous battu pour être là, qu'on avait tous une passion dévorante pour la culture... Et je me retrouve entourés de fils à papa qui sont là pour faire beau sur le CV et qui trichent aux DST. Où ceux (celles) qui ont 4 de moyenne et sont persuadées d'avoir les IEP sans problème. Et, puis au milieux de ces cons, il y a parfois une ou deux perles. Cette année, j'en ai trouvé au moins deux. Des personnes vraies.

Je vais essayer de finir sur cette note rassurante, qui peut éventuellement redonner un peu la foi en l'âme humaine. Et je vais me promettre de ne plus regarder Les bien aimés parce que ça me fait complètement bader.

12 janv. 2012

Des fois, il y a des journées miraculeuses.

C'est peut être un peu osé d'affirmer ça à 9h du matin, mais j'ai eu un coup de bol incroyable.
Du fait du nouveau commentaire dont le sujet a été changé avant-hier (ce qui a réduit à néant tous mes efforts pour bosser sur le nouveau sujet alors que j'avais pour une fois commencé l'ancien), j'avais prévu :

Solution n°1 : enchaîner mes 6h de disserte de samedi avec 3-4 de commentaire et le finir en cours de philo la semaine prochaine.
Solution n°2 : faire une nuit blanche la semaine prochaine pour le boucler, parce qu'il y a trop d'autres impératifs d'ici là (genre réviser l'histoire).

Vous remarquerez que les deux propositions sous entendent la mort. Je suis assez mauvaise en nuits blanches : je récupère mal, je ne suis plus en cours et quand il faut réfléchir en DST (en l'occurrence, celui qui jouxte mon rendu de commentaire est celui de ma géo chérie), mon cerveau est en grève. Et enchaîner 10h de boulot n'est pas humainement possible. Enfin pas chez moi.
Et c'est là que le miracle entre en scène : ce matin, la prof de litté n'était pas là. Et le jeudi, j'ai deux heures de littérature tronc commun + deux heures de littérature spé. Ce qui veut dire que, n'ayant pas cours, j'ai pu rentrer chez moi en riant. Je viens de me faire un thé noir, le thé du travail. Mon texte de commentaire est sorti. Aujourd'hui, je l'avance à fond, voire je le boucle. Et j'ai un week end "tranquille" et une semaine "paisible". Et je continue à dormir la nuit. Et je ne meurs même pas.
En ce moment, la promesse d'un sommeil paisible est en soi un miracle. Ce matin, je le savoure.

11 janv. 2012

"Pourquoi ? Parce qu'un camélia peut changer le destin."


C'est l'histoire d'une concierge, d'un monsieur japonais, d'une petite fille.
C'est l'histoire d'un bocal, d'une découverte, de mirabelles.
C'est l'histoire d'Anna, la grande ; la russe.
C'est l'histoire de vies, de clichés, de bonheurs.
C'est l'histoire d'âmes différentes qui rient de nos histoires et qui savourent les vraies.



Lisez-le, particulièrement si vous êtes en prépa et qu'on vous prépare, sans vraiment s'en rendre compte, au destin du bocal et à la vraie/fausse culture. Si vous n'êtes pas en prépa, lisez-le quand même, parce que peu de livres me font pleurer, et que c'est signe de qualité (sans vouloir survaloriser mes pleurs).


"La vie a un sens que les grandes personnes détiennent" est le mensonge universel auquel tout le monde est obligé de croire (...) Personne ne semble avoir pensé que si la vie est absurde, y réussir brillamment n'a pas plus de valeur que d'y échouer.


Qu'est-ce qu'une aristocrate ? C'est une femme que la vulgarité n'atteint pas bien qu'elle en soit cernée.


Finalement, je me demande si le vrai mouvement du monde, ce n'est pas le chant.


Aux échecs, il faut tuer pour gagner. Au go, il faut construire pour vivre (...) Vivre, mourir : ce ne sont que des conséquences de ce qu'on a construit. C'est un proverbe de go et un proverbe de vie.


Pour vous, je traquerai désormais les toujours dans le jamais. La beauté dans ce monde.














***

"Vous êtes des singes savants. Enfin plus singes que savants"

Citation de mon super prof d'Histoire, en nous rendant nos copies.

Alors, exceptionnellement (je me suis aperçue que je ne l'avais pas fait jusqu'ici), j'ai décidé de partager avec vous mes modestes notes de concours blanc. Je vous renvoie à mon article sur le concours blanc de décembre.

Litté spé (écrit) : le commentaire de "la musique" de Baudelaire. En y réfléchissant, je visais le 7. Un calcul réaliste : les notes s'étalent de 6 à 8 (suuper échelle de notes qui montre à quel point le texte était easy) et j'ai eu 7,5 ce qui me semble tout à fait honorable. J'étais assez contente au final.

Littérature TC : citation de Sartre. Je visais la moyenne si je n'étais pas hors sujet. Et bin j'étais visiblement hors sujet. J'ai eu 5,5. Lamentable, une grosse claque. Elle attendait visiblement une disserte de linguistique alors que j'ai bêtement fait une disserte de littérature. Son corrigé ne m'a pas beaucoup plu parce qu'il est construit sans aucune analyse de texte, et encore moins des quatre oeuvres au programme. Bref, si on résume, je ne comprends pas bien et j'ai les nerfs.

Géographie : Bon, bin on est d'accord, j'ai dit que c'était nul, que le sujet était dur, et que je n'avais pas de connaissance. Oui oui, on est bien d'accord. Bon. Il se trouve que j'ai eu 11. En y repensant, le seul souvenir que j'ai de l'épreuve, c'est d'avoir dessiné une princesse sur mon brouillon avec mes crayons de couleur, pour ne pas partir trop tôt. Onze. Je ne réalise pas. Comment je peux ne pas bosser et avoir de bonnes notes alors que dans d'autres matières je me défonce et j'ai 4 ? Tout ça dépasse l'entendement (le mien en tout cas).

Philosophie : A sujet navrant, note navrante (si cette maxime n'existe pas, il serait bon de l'inventer). Enfin je le pensais. Au final, un joli 8 tout rond, pas faramineux, mais pas désespérant. Un bon gage d'espoir, si le futur sujet du concours n'est pas trop dur.

Histoire : la séance de remise des dissertes à été une horreur. 9 copies au dessus de la moyenne, 20 personnes ont eu entre 1 et 5 (sur 20 évidemment). On a tous flippé. En plus, le prof s'amuse à faire des petites réflexions tantôt drôles, tantôt blessantes. Heureusement il n'a rien dit sur ma copie ! Au final, je m'en tire avec un 7, ce que je trouve assez honorable vu la difficulté du sujet et les notes globales. Et le fait que j'ai fait quelques petits paragraphes de hors sujet. Ce qui est hyper drôle, c'est que mon prochain DST d'histoire est samedi prochain. On aura à peine eu le temps de faire la correction du CB...

Anglais :  Je me disais qu'au moins, j'avais rendu une copie, contrairement à d'autres. Au final, j'ai eu 8, ce qui doit être plus ou moins ma meilleure note d'anglais à un CB (il me semble).

Au final, à part une grosse déception en litté, je trouve mes notes globalement honorables pour une khâgne. J'ai compris pourquoi ma note d'histoire n'était pas excellente, je compte bien me rattraper samedi prochain au DST du second semestre. J'ai une moyenne de 7,8 au concours blanc, ce qui n'est pas trop mal pour une khâgne mais ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus. J'essayerai de faire mieux au prochain !

P.S : Hors concours blanc, j'ai une moyenne semestrielle de 8,6.

6 janv. 2012

Il me parait risible d'étudier la santé quand je me la ruine autant.

Aujourd'hui, j'ai séché pour bosser.
 Pendant mon insomnie de la nuit (c'est pas possible de dormir si peu sans déconner ! Ca doit être la pleine lune) j'ai réfléchi à ma journée du vendredi. 
2h de géo avec au programme engueulade monumentale sur le CB + rendage des copies + correction fastidieuse que personne n'écoute (oui, c'est con. Mais c'est vrai).
Et puis 3h d'anglais, avec uniquement correction de la version/commentaire que j'ai de toute façon foirée. Ca ne m'intéresse pas. 
Et puis j'ai pensé à la pile de bouquins "à ficher" qui traîne sur mon bureau, et j'ai décidé de commencer. Voilà, j'en suis à deux chapitres et demi d'histoire, alors j'ai décidé de faire une pause. Alors j'ai trainé sur le blog de Camille (il est dans mes liens), celui que tout le monde a lu. Je me suis revue le dévorer quand j'étais au lycée et envier cette vie de culture. Et puis j'ai lu cette phrase :

"Avoir honte de sa propre médiocrité, je vous jure que c'est éreintant."


Et je réponds "oui". C'est ça qui fatigue le plus, avec une espèce d'impression de vacuité (le fameux "Mais qu'est ce que je fous là ?"). En ce moment, je ne sais plus pourquoi avoir des notes en dessous de la moyenne me faisait tant rêver. C'est une fausse question bien sûr. Je sais ce qui m'a entraîné en prépa et je sais même ce qu'elle m'a apporté.  Mais sécher pour bosser, si ça me donne bonne conscience, me fait toujours un choc. 
Du coup, c'est le week end, et je ne sais pas à quel point je me suis foirée en anglais. C'est marrant, mais je le vis bien. 
Bref, tout ça ne rime pas à grand chose, c'est juste un petit post qui exprime mon dépit et ma fatigue. Rien de bien méchant.

Je retourne à l'Histoire. 








5 janv. 2012

Chouette ! Un nouveau commentaire ! Justement ça faisait deux jours que je n'en avais pas fait !

Il est 16h et il n'y a pas que dans mon poème de Baudelaire que le ciel est "bas et lourd". Un pauvre rayon de soleil maigre et fragile perce les nuages, mais tout ça n'est pas bien glorieux.
Voilà, on est à nouveau assaillis de travail, ce qui nous aura laissé environ deux jours de paix. YOU-HOU. Je n'arrive pas à me convaincre de bosser, mais j'ai une envie féroce de me débarrasser des devoirs pour avoir un peu la paix. Un paradoxe qui me rend chèvre.
 J'ai dormi 3h cette nuit. Ca faisait longtemps que je m'étais pas coltiné une petite insomnie. Là, ça fait une heure et demie que je bosse sur le nouveau commentaire (Baudelaire bis), fraîchement distribué ce matin. Il faudrait que j'avance le fichage du bouquin d'histoire, mais j'ai tellement la flemme ! Pourtant, mon prochain DST est celui d'histoire, alors ce serait cool de m'y mettre. Ma chambre est un dépotoir et le planning du deuxième semestre affiche clairement la volonté de nous tuer. La meilleure note de mon concours blanc, pour l'instant du moins, est dans la matière où j'ai le moins bossé. Je me suis lamentablement éclatée dans les matières que j'ai bossées (je pense essentiellement à la litté, où un 5,5/20 rutilant a récompensé mes six heures de travail acharné) pour triompher dans ma médiocrité. JE NE COMPRENDS PAS. Et je n'accepte une mauvaise note que lorsque je la comprends.

17h.
 Voilà, j'ai lâché l'affaire. J'ai fermé mon agenda ; rangé le texte de "Spleen LXXVIII". J'ai un thé à la rose devant moi ; dans une heure, je serai au yoga. J'ai l'Elégance du hérisson sur les genoux. J'en ai assez. J'ai envie d'une manucure, d'un peu de musique et de beaucoup de sommeil. La pédanterie de la prépa m'assomme. Non messieurs les professeurs, je n'apprendrai pas la "langue de l'ENS", elle est impraticable dans la vraie vie. Et la prépa n'est pas la vie , elle est une simple préparation à une élite sociale. Moi, je ne serai pas normalienne. Donc la langue de l'ENS, je la laisserai à d'autres, qui se croiront plus intelligents que les autres parce qu'ils ont eu le concours. En vrai, l'intelligence doit sans doute plus être un moyen qu'une fin. L'intelligence pour l'intelligence, c'est absurde. Et je vois trop d'imbéciles avoir de bonnes notes pour penser sérieusement que l'intelligence se définit en prépa, et plus généralement se définit par les notes. 

3 janv. 2012

"Si j'avais plus de temps" et "Quand je ne serai plus en prépa".



  • Je dormirai et lirai beaucoup (parce que je ne peux pas commencer une liste pareille sans aborder l'obsession principale de tout prépa qui se respecte, le  S O M M E I L).
  • Je me remettrai au solfège (Non, pas de parenthèse. Je me remettrai juste au solfège).
  • Je m'achèterai plein de maquillage (car, comme vous savez, le temps c'est de l'argent).
  • Je commencerai le piano (en fait, je commence déjà à bosser les doigtés sur un clavier imaginaire. GREAT !)
  • Je reprendrai le chant (gospel, chorale, cours particuliers, j'ai pas encore décidé, mais promis, je ne gâche plus ma voix)
  • Je m'inscrirai dans un cours de théâtre (pour balayer les sales souvenirs que j'ai de Romeo and Juliet)
  • Je retournerai en Irlande (parce que l'Irlande, c'est la vie)
  • Je lirai la Recherche (pour vérifier que ça change effectivement ma vie).
  • Je me mettrai sérieusement à la cuisine (s'alimenter, c'est important il parait).
  • J'irai bosser dans une bibliothèque (parce que "KHAGNE LITTERATURE", sur un CV, ça cogne)
  • Je potasserai le code (objectif : l'avoir en trois semaines, un mois max)
  • Je passerai mon permis (enfin... Quand j'aurai les sous).

"What do I want ? A new place, a new house, among new faces under new circumstances" Jane Eyre

J'avoue que ce matin, j'étais presque enthousiaste. Je me disais qu'il ne reste que quatre mois, que j'étais intelligente, que je ne pouvais que triompher de ce nouveau semestre.
Bon. Je me suis pris une grosse claque en philo, parce que le prof était toujours aussi pénible et lent. Je me suis pris une claque en anglais parce que j'avais oublié jusqu'à l'existence des khôlles et que j'ai du m'inscrire à trois oraux différents avant mars. Je me suis pris une claque en spé litté parce que mon commentaire de Scarron n'était pas vraiment bon (c'était pas particulièrement une surprise vu que je n'ai rien fait pendant ces vacances), mais surtout parce que le prof m'a dit "c'est pas grave, on a jusqu'à juillet !"
Je viens de rentrer. J'ai envie de me mettre sous ma couette avec un thé, et d'hiverner jusqu'à juin. C'est pas humain, merde !
Aujourd'hui, j'ai entendu des gens parler de partir à la fac ou de ne faire que le strict minimum pour avoir leurs équivalences. Mis à part mon plaisir coupable de voir les gens qui m'ont maltraitée se casser lamentablement la gueule, je peux comprendre cette réaction. Un instant, je me suis mise à rêver de moi, finissant tranquillement mon année à la fac en ayant des notes cool. Oui, je comprends vraiment que cette vision puisse charmer. D'ailleurs je traîne sur le site de ma fac là, et bin ça me donne l'eau à la bouche.
On ne m'a pourtant rendu aucun concours blanc pour le moment, mais je reste sur mes positions : j'ai pas vraiment envie d'aller de l'avant et je commence à trouver le monde de la prépa hyper pompeux. J'ai l'impression de commencer à prendre du recul par rapport à tout ça. Le lycée me pèse, j'ai l'impression d'évoluer sans cesse avec des enfants et j'aimerai dépasser ce stade.
Voilà, pour résumer, je sais ce que m'apporte la khâgne (comme je l'ai déjà signifié, je trouve l'hypo beaucoup plus intéressante pour l'ouverture d'esprit), et là, tout de suite, je ne suis plus du tout certaine que le jeu en vaille la chandelle. En ce milieu d'année, j'ai l'impression d'avoir engrangé tout ce que je pouvais, même si c'est sans doute faux. Je ne parle pas de gavage ; ce n'est pas l'impression que j'ai, mais je crois que j'aurai besoin de me consacrer à autre chose maintenant. Me replonger dans la musique par exemple, et pouvoir combiner les différentes choses qui me plaisent de façon plus générale. Musique, chant, théâtre.
Hier soir j'ai commencé à bosser des bases de piano, et j'ai pas mal perdu de mes trois misérables années de solfège. Si j'avais plus de temps....
Voilà mon problème (et il n'est évidemment pas qu'à moi). Le bout de phrase "Si j'avais plus de temps..." revient sans cesse dans ma tête. Il faudrait que je fasse une liste de toutes ces choses. J'ferai un article là dessus tiens.
Courage à vous.
Pour une raison mystérieuse qui me semble actuellement floue et absurde, il parait qu'il faut tenir.

P.S : cette dernière phrase s'adresse plus aux prépa, mais je pense à tous les fakheux en pleins partiels, et aux médecines aussi. Mais pas aux lycéens. Vous, profitez du stupre de la glande ; vous n'avez pas besoin de courage.

2 janv. 2012

PAF, 2012

PAF, comme une grosse claque dans la gueule un peu. 

Comme je l'ai signifié dans un article précédent, je n'ai rien vu venir. Je ne vous souhaiterai donc pas une bonne année, de belles choses et tout le reste, parce que ma tête est toujours en 2011. 
Si j'en crois mon calendrier, c'est donc le temps des bilans et des résolutions. 2011 a été mitigée pour moi : j'ai l'impression d'avoir fait des pas de géant dans ma construction personnelle et intellectuelle, mais j'ai été extrêmement déçue par les gens autour de moi. J’appréhende 2012 parce que je ne sais plus vraiment à qui je peux accorder ma confiance, je me sens un peu vide et j'air peur. Mon fort intérieur parie sur la fac, le changement d'air, et la maturité qu'elle semble promettre. J'ai hâte d'y goûter. 
D'un point de vue prépa, cette année ressemble à un aboutissement. On nous a prévenu qu'en khâgne la moyenne baisse d'environ 3 pts. Je ne l'ai pas cru ; c'était vrai. Du coup, constater que, comme l'année dernière, mes notes gravitent entre 8 et 11 est assez encourageant. Je constate aussi que je lis vraiment plus vite, que je comprends mieux et que je suis capable de me concentrer plus longtemps. Voilà pour les points positifs. 
Cependant, je crois que le choix d'une khâgne est une décision à bien peser. Un certain nombre de gens dans ma classe lâchent l'affaire parce que n'ayant pas de projet sur le moyen terme et ne visant aucun concours en particulier, ils n'arrivent pas à tirer un intérêt de la formation, ni à se motiver pour faire le travail nécessaire. Ca devient un cercle vicieux : ça ne m'intéresse donc je ne bosse pas, donc j'ai des mauvaises notes, donc je suis découragé, donc ça m'intéresse encore moins, etc. Je pense réellement que si l'hypokhâgne est une formation incroyable qui ouvre les esprits et pousse à se révéler, la khâgne est beaucoup plus pointue et n'avantage que ceux qui savent pourquoi il la font. Ca peut être une école ; j'ai des amis qui khûbent pour voir science po ou la branche journalisme du CELSA. Ca peut être autre chose. Moi qui ai été révélée à la littérature en hypokhâgne, la khâgne est un moyen d'aiguiser mes capacités, notamment en commentaire. 

J'ai hâte de passer à autre chose, en fait. La prépa c'est sympa (haha), mais j'ai besoin de la liberté de la fac, de voir de nouvelles personnes et de ne plus restée bloquée dans le monde restreint du lycée et de ses gamineries. Il reste quatre tous petits mois, des mois pleins d'administratifs, de projets et évidemment de concours (blanc et moins blancs). 

Voilà, j'ai plutôt réussi à faire un post sur 2012 sans rien souhaiter et sans déballer le blues qui m'assaille depuis deux trois jours. Ca commence pas si mal que ça finalement !