26 déc. 2011

(soupir)

Cette année, je n'ai pas vu Noël venir. On parlera du temps, trop doux pour la saison qui donne encore l'impression qu'on est mi-novembre (Y a plus de saison ma bonne dame), ou encore du surmenage intellectuel des concours blancs qui fait perdre tout contact avec le réel. C'est vrai que pour moi, le temps s'est arrêté le 6 décembre et que je viens tout juste de capter que vingt jours sont passés depuis. Entre les quinze jours d'épreuves et ma semaine de glande, mes repères temporels sont un peu bousculés. Sauf que ce matin, j'ai ouvert mon agenda, et j'ai réalisé. Dans une semaine il faudra rendre pleins de devoirs (2 commentaires et un DM de géo en ce qui me concerne) et recevoir (sans pleurer) les résultats du concours blanc. J'ai un mal fou à me mettre au travail. J'ai envie de lire et de regarder des séries, de rester bien au chaud sous ma couette et de dormir 12h par nuit. Le romantisme lamartinien me gave ; Le Roman Comique ne me fait pas vraiment rire. Pourtant il va bien falloir s'y mettre. 
J'ai envie de changement je crois. Je me projette dans la fac, je retravaille des morceaux de chants, je commence à toucher au piano. Plus que de changement, j'aimerai profondément de la surprise. 
Bref, les vacances de Noël ne sont jamais très réjouissantes, je trouve. On s'attend à beaucoup ; on est déçu. Cette année je ne m'attendais pas à grand chose, puisque je n'avais pas vraiment conscience que c'était déjà Noël. Bin j'ai été déçue quand même. Alors quand j'ai vu, ce matin, ce post de Laurel, j'ai eu envie d'y répondre, parce que sans aller "jusqu'aux gros cons irresponsables", ma famille me déçoit pas mal. Je suis un peu dure sans doute.
Je ne vais pas vous souhaiter un joyeux Noël, de toute façon c'est passé. Alors disons Courage et Bonne Chance, ça sert toujours :)

21 déc. 2011

Rebirth

J'ai l'impression d'être en vacances depuis des semaines. Je me sens bien, détendue. J'ai lu 3 livres depuis la fin des concours blancs, je ne sais même plus depuis quand ça ne m'était plus arriver de dévorer des bouquins ! Evidemment, je n'ai rien fait niveau taff. J'ai maintenant mes deux sujets de commentaires pour la rentrée et un DM de géo. Plus pleins de fiches à faire etc etc. J'ai envie de parler de routine, en fait. Je me souviens, à la fin des vacances, j'étais affolée par tout ce qu'il y avait à faire, je n'arrivais plus à me rappeler comment on faisait pour faire des fiches + bosser avec la certitude de ne jamais finir. Bin voilà, le rythme est repris. Je sais que je bouclerai mes plans de commentaires en 2 aprems max. Je commencerai peut être un poil aujourd'hui. Ou pas, et ce ne sera pas grave.
Du fond de mon super canapé-lit, je glisse dans les délices de la paresse et ce sans une once de culpabilité. Je n'ai jamais vécu mes vacances de prépa de façon si sereine ! D'ailleurs, je vais aller faire une petite sieste. 

J'espère que tout se passe bien pour vous, je vous souhaite de très très très bonnes fêtes !

12 déc. 2011

Ils sont plus de deux mille et je ne vois qu'eux deux.

Ca a pris deux mois et demi.
J'étais bien, je ne voulais plus rien, plus être amoureuse, ne plus ressentir, ne plus souffrir ; aller de l'avant. Finalement j'ai réussi. Je suis passée par une phase de tranquillité : "rien ne me manque, tout va bien, que c'est bon d'être seule et libre". Techniquement parlant je dois toujours avoir un pied dans cette phase. Je suis aussi passée par la phase "il me reste moins de 6 mois de prépa, je me concentre sur mon boulot". Mon autre pied y est toujours.
Sauf que. Je deviens plus sensible. Ce sont peut être les hormones, où juste mes instincts de princesse qui refont le dessus.
Hier, dans le train, quand on s'est arrêté à la station de Viroflay, il y avait deux amoureux sur le quai. Ils étaient accrochés l'un à l'autre, ils avaient l'air d'avoir tellement peur de se perdre ! L'un des deux allait partir, c'était un au revoir. Ils avaient l'air de vouloir s'absorber un peu. Je me serai crue dans Orly.


Moi, j'étais toute seule, en face, dans le train, mon cours d'histoire sur les genoux. Mon train est reparti ; j'ai arrêté de réviser. Je me suis dis que, même pour être déchirée comme ça, sur le quai d'une gare, à attendre une séparation, j'avais envie de cet amour là. J'ai envie de ce regard sur moi, de ce simple regard qui dit "tu existe pour moi". J'en ai peut être un peu assez que tous les mecs que je croise finissent par me demander de coucher avec eux. J'ai peut-être envie d'offrir ce regard là. Mais je ne me sens pas prête ; j'en pleurerai je crois. Je sens que malgré les gens incroyable que je rencontre et cottoie, pas un seul ne me fait assez d'effet pour m'inspirer de l'amour. J'aimerai que ce soit simple, aussi limpide que dans une série ou un film, quand on voit dès les 5 premières minutes qui finira avec qui et qu'il n'y a plus qu'à attendre.
Je ne suis pas désespérée et je n'ai pas perdu la foi en l'amour (olala, du cliché, je déteste ça). C'est simplement triste de voir à quel point je suis incapable, pour le moment, de trouver le moyen de surpasser ça.

 Bon. Je vais aller réviser l'histoire.

6 déc. 2011

Près, feux, GO !

1° CB de khâgne où "je-vais-mourir-vivement-les-vacances" :


 Litté spé oral (khôlle) : "Votre explication est contrastée : il y a d'excellentes choses ; vous avez assurément une bonne intuition littéraire. Par contre, tout une part de votre plan est à côté de la plaque." Ah bon ? Euuuuh, ok. Il ne m'a pas donné ma note, mais étant donné que je l'ai fait en une heure (et qu'il en tient compte), que j'ai trouvé des trucs qui ont vraiment eu l'air de lui plaire, et qu'il ne note pas trop mal, je vise plus ou moins le 10.

Litté spé écrit (commentaire) :  "La musique" de Baudelaire. J'ai déjà mentionné le fait que je ne pouvais pas blairer Baudelaire ? A part Les Petits poèmes en prose à touuuuute petite dose... Et là, évidemment, c'était Les Fleurs du mal (sujet sur le sonnet oblige). Je pense que pour une fois, si la prof me dit que c'est mal écrit et confus, je serai d'accord. Le comble serait qu'elle me dise qu'il y a des efforts d'expression ; là je ne comprendrais plus rien à la vie.

Littérature (dissertation) : citation de Sartre : "Chacun sait ce sentiment d'échec devant le langage considéré comme moyen d'expression directe est à l'origine de toute expérience poétique". J'aimais bien les dissertes de mon ancien prof : alambiquées, tordues ; il fallait chercher une heure pour trouver les enjeux littéraires, c'était de vrais challenges. Là, bon, je replace pleins de trucs, j'ai un plan rapidement, c'est pertinent, mais un peu plat. Par contre je suis vraiment pas sûre de ma 3° partie : dans mon cerveau ça marche pas mal, mais dans celui de la prof, qui sait... Si c'est cohérent j'ai une chance d'avoir la moyenne, voire une bonne note.

Géographie (dissertation) : Bon, c'est pas une grande nouveauté : je suis nulle en géo. Enfin pas vraiment nulle, en fait. C'est simplement que j'ai beau retourner le sujet dans tous les sens possibles, je n'ai strictement rien à foute du Cône sud. Du coup je suis allée très sereine au DST ce matin, en me disant simplement que de toute façon j'aurai 3, alors bon, autant y aller joyeusement et faire de mon mieux. Le sujet était : "Le Cône sud (Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay) [on a tous eu très peur qu'elle s'arrête là vu qu'elle a fait une pause en écrivant le sujet] : un ensemble de "pays neufs" ? " Bon. Sujet difficile ou pas, de toute façon je n'avais aucune connaissance, alors bon. J'ai sauvé les meubles, mon argumentation n'est pas terrible, ma carte n'est pas très pertinente, mais l'ensemble est à peu près cohérent. Disons que 6 ou 7 devraient récompenser mon effort de 5h. 8 si elle note large. L'important est que cette épreuve, la pire à mon sens, soit passée. Demain philo et je ne suis (pour une fois) pas trop épuisée ; je vais pouvoir bosser un minimum.

Philosophie (dissertation) : "La communauté politique est-elle une communauté d'intérêts ?"  Ca se passe de commentaire. Voilà. On sauve les meubles et on passe à autre chose. Le week end par exemple.

Histoire (dissertation) : "Les Européens et la mort". Ah. Mince. Moi j'avais parié sur l'hygiénisme. Tout le monde a été très surprit par ce magnifique sujet, bien entendu. Ma problématique n'est pas terrible, mon plan assez cohérent il me semble. Si j'ai eu la bonne idée de ne pas faire de hors sujet, j'aurai sans doute une note correcte.


[prise de conscience en pleines révisions d'anglais : je suis en vacances dans 20h]




Anglais (version/commentaire) : C'était franchement dur. Il y a eu trois copies blanches, une personne est sortie au bout de trois heures en rendant la moité d'une copie double. Le texte était vraiment pas cool, je n'ai pas trouvé grand chose à dire dessus. Mais je me suis cramponnée, en me disant "au moins tu as rendu quelque chose, tu as une vraie copie (quatre vraies copies même) et c'est toujours mieux que ceux qui sont partis au bout d'une heure". J'ai rendu ma copie et j'ai clôt mon concours blanc.


Il est 14h24. Je suis en vacances et j'ai fini L'Homme qui rit et je commence Madame Bovary 
avant de faire une pause Eragon pour Noël.
Je viens de ranger ma montre et d'éteindre mon réveil. 
Je me sens bien 

5 déc. 2011

Que voulez- vous ? Y a pus d'magie ma bonne dame !

C'est fou comme nos listes de Noël changent.
En l'espace de 10 ans, on passe de :
  1. La poupée Barbie Esméralda
  2. Des polypockets
  3. Un déguisement de sirène
  4. Le  monopoly pokémon
  5. Une corde à sauter jaune fluo (le rose, c'est pour les tapettes)
  6. Des calots multicolores, pour se la péter à la récré
  7. Mille autres choses que mon cerveau de Grande à oublié
A...
  1. Un bout de loyer
  2. Un canapé convertible pour le futur studio
  3. LE four-micro-onde-de-ouf-accessoire-essentiel-de-la-vie-étudiante
  4. Une poêle/passoire ou autre accessoire culinaire
  5. Des sous, pour arrêter de galérer avec ces fichues bourses qui n'arrivent qu'en fin de mois (quand elles arrivent...)
  6. Des bouquiiiiiiiiiiiiiins (parce que malgré la poupée d'Esméralda, Notre Dame de Paris continue de m'obséder).
C'est moi où la magie de Noël se perd ? 

[Sinon : mon CB commence demain. Youhou. Je retourne à ma khôlle]

4 déc. 2011

Décembre : j'achète des crayons de couleur pour les cartes de géo. Le concours approche mes amis.

Hier, j'étais tranquillement en train de dévorer L'homme qui rit en songeant vaguement à imprimer mes fiches et à (encore plus vaguement) commencer à réviser ; quand soudain, j'ai reçu un mail de mon prof de litté spé, m'invitant gentiment à passer en khôlle, mardi matin à 10h, comme prévu. Et là, j'ai réalisé que j'avais complètement oublié cette histoire et que j'avais une place pour un concert des Ogres de Barback pour la veille.
Moi qui comptait passer mon dimanche à (enfin) ranger le bordel qui me tient lieu de chambre, à commencer touuut doucement à lire des articles de géo et des comptes rendus d'histoire, à travailler sur le sonnet ou à apprendre des citations, ou... Euh je m'arrête là, il n'y a que 24h, même dans un dimanche. Bref, au lieu de toutes ces joyeusetés, mon mêêêêrveilleux week end sera encore accaparé par un commentaire de texte.
Youhou.
Je me sens très calme pour ce concours blanc ; je crois que je n'ai jamais été aussi paisible. Je sais que mes notes ne seront pas mirobolantes et je ne travaille même pas dessus depuis un mois, donc le résultat sera sans doute passable. Ceci dit, je vois comme un point positif que je ne me soit pas tuée au travail pendant ces trois dernières semaines : c'était déjà difficile de rendre tous les travaux demandés sans ajouter un stress inutile. J'ai une espèce de force qui me pousse à croire que ça ira, que c'est pas grave. On verra bien :)

Courage à vous !

25 nov. 2011

Je ne suis pas la seule

"Votre temps est limité, ne le gaspillez pas à vivre la vie de quelqu'un d'autre. Ne vous laissez pas piéger par les dogmes, c'est à dire vivre avec le résultat de la pensée des autres. Ne laissez pas l'opinion des autres noyer votre voix intérieure. Et, le plus important, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Ils savent déjà ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire. Il faut que vous trouviez ce que vous aimez."

Steve Jobs



21 nov. 2011

Il y a un an, je voulais un cerveau à Noël. Cette année je veux du temps.

J'en ai marre.
Je sais ce que je veux faire, j'ai des projets d'avenir, des envie de lecture, de travail, de recherches qui concernent ces projets. Mais.
Mais je suis en prépa, il y a pleins de matières à bosser. Et notamment l'anglais. C'est fou la capacité de cette prof à me faire détester une langue que j'adore à la base. Complètement dingue. Si au moins elle nous donnait des textes intéressants à commenter, mais non, pensez-vous. Que des trucs complètement pourris sans aucun intérêt littéraire, c'est tellement plus drôle !
Je sature. Je n'ai pas eu de pause depuis des semaines. Je finis un commentaire, j'en enchaîne un derrière, puis une khôlle à préparer, un bouquin à ficher ou un ds à réviser. Où est le créneau "vie" dans cet emploi du temps ?
Quand en plus la maladie vient s'ajouter au surmenage, ça finit par plus ressembler à rien. Ne cherchez-pas, le "ça" de cette phrase ne se rapporte à rien. C'est parce que mon cerveau est mort.
Vu comme je cours partout depuis la rentrée, je commence à comprendre pourquoi l'oeuvre de Proust s'appelle A la Recherche du temps perdu... Evidemment, comme vous pouvez le constater si vous regardez un peu ma liste de lectures, je n'ai pas le temps d'ouvrir le moindre bouquin. Au lieu de ça, je perds bêtement mon temps à dormir. Silly, isn't it ?
Avant la fin de la semaine (je veux dire, si je ne meure pas d'ici là), j'aurai fait deux commentaires et une disserte. La semaine suivante est placée sous la double dominance de la khôlle et de la fiche. Et puis le CB, bien sûr.

Le 15 décembre, à 14h, je serai libre. En attendant, qui veut me calculer combien de fois j'ai le temps (haha) de me suicider d'ici là ?

17 nov. 2011

Je ne veux pas travailler


DST de géographie samedi. J'ai pas envie. J'ai pas envie d'ouvrir mon cours, encore moins de l'apprendre. Le Paraguay ça sert à rien. Je déteste le Cône sud. Je trouve ce sujet complètement inintéressant. J'ai pas envie, du tout du tout. J'ai aucune connaissance et je ne stress pas. Je comprends pas.

Bien sûr, on peut me dire pleins de choses. Pour me rassurer, que dans un mois c'est les vacances. Pour me culpabiliser, que dans deux semaines, ce sont les concours blancs. Pour être objectif, que c'est normal d'en avoir marre, que j'ai dormi 2h dans la nuit (totalement par ma faute : je suis allée voir un concert génial), que je sors du sport et que je vais passer ma vie à travailler jusqu'à Noël, et plus, affinités ou pas.
Bien sûr, je ne regrette pas : rayonner d'émotions et de bonheur a toujours été ce qui me tenait en vie. Je viens de m'en souvenir. Et voir Jean Corti jouer la valse à mille temps devant un zénith plein à craquer ou courir et sauter dans les bras de mon père, ça me fait rayonner.
Je suis épuisée, je passe une heure par soir à ficher mon livre d'histoire, plus mes divers commentaires, plus les traductions, les révisions... Chaque jour je rentre de cours en me disant "ouuuf ! C'est fini !" avant de me rendre compte que pas du tout. J'ai l'impression de prendre les choses sereinement, de réussir à organiser les devoirs pour que tout soit à peu près faisable dans les temps. On est en novembre et je n'ai pas encore fini un devoir la veille en passant ma nuit à boucler. Mais même avec ce talent d'organisation (je sais, je sais), mon temps n'est pas extensible (ce serait bien pratique), et je n'ai pas l'impression qu'une demie heure de loisir par jour soit suffisant à mon épanouissement mental.
Je ne sais pas si tout ça est positif ou négatif. Je me raccroche à l'après. Dans un mois, les vacances, dans un an, les partiels, dans six mois, les cours de génie.
Je crois que même si je voulais un copain, je ne pourrai pas le caser dans cet emploi du temps de ministre. Je ne sais pas comment font les autres.

Envoyez moi vos connaissances sur l'Argentine, le Chili, l'Uruguay et Paraguay par bluetooth s'il vous plait. Pitié.

15 nov. 2011

"Pourquoi écrivez-vous ?" Libération, 1985

“Si je savais pourquoi j'écris , je n'en serais sûrement plus capable.”  (Charles Bukowski)


“Je ne sais rien, je n'ai jamais su ce qu'il en est de cette drôle d'activité. Je crois que ça cessera en 2007. Fini d'un seul coup, personne n'écrira plus.”  (Marguerite Duras)


“Mes enfants avaient grandi et je ne savais plus à qui raconter des histoires.”  (Umberto Eco)


“Je ne répondrai pas, cela me prendrait une vie entière de donner une réponse.”  (Philip Roth)


"Pour ne pas devenir fou.”  (Jérome Charyn)


“Pourquoi j'écris ? Pourquoi pas ? Quelqu'un doit faire le sale travail de raconter les histoires de notre temps.”  (Kirsten Thorup)


“C'est mon côté masochiste, je suppose.”  (Wole Soyinka)




"Bon. Qu'à ça." (Samuel Beckett)

11 nov. 2011

Les travaux de Sisyphe


En plein dans un commentaire de Michaux. Stop. 
Reviendra quand elle aura trouvé un plan et déconnecté fb. Stop.
Bon courage à tous.
Stop.



Edit du 12 novembre, 22h22 : Mouhaha. J'ai un plan qui tient à peu près la route. Demain, Apollinaire power pour la khôlle de lundi. YOUHOU !

6 nov. 2011

House à terre

"Avancer".
C'est le mot qui peut résumer ma vie en ce moment. Ne pas se laisser envahir, engluer par les insomnies, le boulot, la déprime. Avancer, ne pas rester sur place, accepter de tourner la page, accepter le changement. Pendant très longtemps j'ai eu peur du changement, de remettre en cause mes idées, mes repères ; et avec un équilibre aussi fragile que le mien, ça a souvent été impensable. Changer, c'est se mettre en danger, se mettre à la portée d'un problème crucial : le risque de se retrouver seul et devoir tout reconstruire. J'arrête ici la psycho de comptoir.
J'ai de nouveau cette impression que le temps m'échappe, que tout va à la fois trop vite et trop lentement. La khâgne passe mille fois plus vite que l'hypokhâgne et j'ai du mal à prendre conscience que le premier concours blanc est dans un mois. Quatre semaines. D'un autre côté je meure d'envie d'être dans six mois, d'avoir passé ces foutus écrits et pouvoir réellement passer à autre chose. Rattraper les cours d'ancien français de L2, aller aux cours de JBG pendant un mois, et lire enfin ce qui me fait envie sans pression. J'ai terriblement envie d'aller en fac. Je veux que cette année soit finie. J'en ai assez d'être lycéenne.
Niveau boulot, comme je n'ai pas l'énergie pour fournir le travail nécessaire malgré mes nombreux efforts, je me prends des claques monumentales. La plus dure a été jeudi, quand après avoir eu 5 en étude littéraire (j'avais majoré au dernier devoir...), j'ai lu les commentaires de ma copie. "Lourd", "incorrect", "très mal dit". En un mot : "mal écrit" et "peu clair" (je sais, ça fait plus d'un mot). Si il y avait, selon mon prof de litté de l'an dernier, un point fort dans mes copies, c'était la clarté et la précision. Aujourd'hui, on me dit que j'ai "des problèmes d'expression", ça me fait vraiment mal au coeur. Et à l'orgueil.
 Le boulot, c'était à peu près le seul bout de ma vie qui ne partait pas complètement en live. Comme ça c'est fait. Vivement janvier.

1 nov. 2011

Grmblble.

On ne pourra pas m'accuser d'être une mauvaise étudiante : malade pendant les vacances, prête à retourner en cours jeudi. Presque.

Je nage entre ma khôlle de géo qui ne se boucle pas et deux horribles commentaires (français et anglais) qui me pourrissent un poil la vie. Je sais pas pourquoi mais le thème du commentaire qui pourrit la vie, je le sens bien comme un leitmotiv pour cette année.

Je ne sais pas trop quoi penser (à part peut-être "vivement dans six mois") : j'ai l'impression que tout passe à une allure folle (on est en NOVEMBRE! Pour moi juillet c'était hier !), mais je ne veux pas continuer. J'arrête pas de me dire que je viens de surmonter une période très dure, mais au final il reste un fait : tout ne fait que commencer. En admettant que mon corps et mon entourage se mettent à me laisser un peu en paix histoire que je me concentre sur mes études, c'est maintenant que commence la course au concours.

Dans à peu près un mois, je passe mon premier concours blanc, ce qui veut dire que maintenant, les profs vont se concentrer uniquement sur cette première étape, et que les prochaines semaines seront du gavage intensif (encore plus que d'habitude, j'entends). De là, un constat simple : ayant été dans un état proche du lamentable pendant quasi toutes mes vacances, je n'ai rien foutu. Pas relu mes cours de litté, pas appris de citations, pas travaillé sur l'autobiographie, pas appris mes cours d'histoire/géo, pas revu ma méthode de version, pas ingurgité de vocabulaire, pas lu. Rien. Deuxième constat, effet du premier : je vais mourir à la rentrée.
Après le CB, il y aura les fausses vacances de Noël, cette espèce d'arnaque où on fait tellement la fête qu'il nous faut des vacances après les vacances, et en l'occurrence, on peut rêver (et encore, rêvasser prend du temps). C'est à ce moment là que ce sera le vrai branle-bas de combat : 2012, l'année du concours les enfants ! 4 mois avant les écrits et seulement deux avant le deuxième CB. Je doute qu'ils nous laissent un seul moment de répit. Les vacances de février, sans doute le seul vrai repos de l'année, puisque celles d'avril seront occupées par LE concours pendant la deuxième semaine, et donc des révisions intensives pendant la première. Et puis les écrits.

Voilà. C'est mon programme pour les six prochain mois, et si je reste dans cet état stupide de larve incapable de se bouger les neurones, je n'ai aucune chance de progresser. Mon cerveau hurle à mon corps d'avancer. J'ai la motivation, mon corps non. C'est très très frustrant.

24 oct. 2011

But that's SO unfair !



En un mois, je me suis faite larguer par mon copain, reniée par mes "amis", un proche a subi une 
opération très dangereuse au cerveau, et maintenant mon père est à l'hosto.


Si au moins j'avais le temps d'assimiler chaque problème avant qu'un autre me tombe dessus... 

22 oct. 2011

Et demain que feras-tu de ta vie ?

Voilà, vacances.


C'est rigolo la différence entre la khâgne et l'hypokhâgne. L'an dernier, je le vois à travers mes posts de cet époque là, j'étais plus ou moins prête à me jeter sous un train (ou à le prendre, ce que j'ai finalement fait). Une envie incroyable de ne rien faire, de revivre après la pression, d'oublier que la rentrée allait être pire.
Les vacances de la Toussaint, le retour. Ce matin, j'ai reçu des bouquins et alors même que je m'étais dit "bon, je fous rien au moins pour mon premier week end", j'ai déjà envie de sauter dessus. Gallimard découverte sur Apollinaire, un bouquin de khâgne sur le programme de tronc commun de littérature. J'ai même ressorti un bouquin d'apprentissage à la version tellement j'ai l'impression de stagner à ce niveau. Il y a pleins de choses que j'aimerai faire pendant ces vacances, c'est vraiment con qu'elles ne durent qu'une semaine et demie. J'ai plein de travail, envie de prendre le temps d'approfondir beaucoup de choses, mais aussi de voir des tonnes de gens et de faire la fête. Bref, la semaine va passer à une allure folle.

Le lundi de la rentrée, j'enchaîne trois khôlles, ou plutôt une explication de texte notée à l'oral, une khôlle de géo dont j'ai le sujet et une khôlle-commentaire d'anglais à préparer en une heure. Bizarrement je ne panique pas tant que ça, j'ai une tendance à me dire que, bon, au moins ce sera fait, j'aurai passé la moitié de mes khôlles d'anglais et il ne me restera que 2 khôlles à passer avant le concours blanc. Easy quoi.
Je crois que j'ai changé d'optique par rapport aux khôlles. Mon but n'est plus d'avoir des notes potables (ou qui déchirent, au choix), même si c'est mieux, mais d'avoir l'air sereine, calme et confiante. J'ai envie de progresser dans mon rapport à l'examinateur puisqu'au final, je ne serai juste pas admissible et que les prochains oraux que je passerai seront des entretiens d'embauche et les oraux (j'espère) du CAPES et de l'Agreg'.
La khâgne se passe donc bien, mais je pense de plus en plus que, même si c'est une chance etc, j'aurai bien aimé redoubler mon hypokhâgne. Au final, ma place est surtout en fac, et je n'envisage pas de khûber. Aujourd'hui je sais que c'est de la littérature que je veux faire, que c'est en ça que je suis bonne.

Nouvelle résolution : Cet été, relire la bibliographie de litté d'hypokhâgne (au moins les romans du XIX°), l'an prochain, prendre le temps de lire des bouquins de critique, ou au moins des articles de Fabula. Si je manque à ma parole, vous avez le droit de me lapider. Mais faites gaffe à l'écran de votre ordi quand même.

Sur ce, je retourne à mes fiches et je vous souhaite d'excellentes vacances !

17 oct. 2011

Ou combien je vis une relation passionnelle avec mon lit.

Voilà. Je viens de rendre le dernier devoir de cette nouvelle période de stress. Enfin. Un mois où j'ai rendu environ 4 devoirs par semaine en préparant des dst et des khôlles en parallèle. Période tellement intense que jeudi dernier je me suis posée la question crutiale : "Mais... Ca fait combien de temps que je ne me suis pas accordée une vraie pause ?". Sincèrement, je ne compte plus. Vendredi dernier, après plus d'une semaine de révisions acharnées sur les premiers chapitres d'histoire, je me suis rendue compte d'un détail crucial :
"Bordel. Je ne vais pas avoir de week end."
Et non. 6h de dissertation le samedi matin = aucune chance de faire quoi que ce soit de plus intéressant que larver le samedi aprem. Et le commentaire à rendre ce lundi matin clôt tout espoir d'aller se déchaîner un bon coup à l'aide de quelques cocktails, mon dimanche ayant été barré depuis 15 jours de la mention "COMMENTAIRE".
Bref. On est lundi midi, le commentaire est rendu et je ne me ferai pas l'affront de compter mes heures de sommeil de la nuit. Ce lundi 17 octobre 2011, mon cerveau passe officiellement en mode off jusqu'à la rentrée de la Toussaint.
En gros depuis un mois, ma vie c'est le boulot : on a tellement de trucs à maîtriser qu'envisager de sortir n'était pas vraiment possible, à part une ou deux parenthèses cinématographiques. Ma vie amoureuse se résume à mon lit, et ce malheureusement sans aucun sous entendu salace.

Ma salle de littérature est devenue une sorte de deuxième maison, étrangement éprouvante, mais fascinante à la fois. Je me sens progresser heure par heure, et comme nous ne sommes que 5 ou 6 en spé littérature, nos deux profs ont le temps de nous expliquer et de faire des corrigés qui reprennent spécifiquement nos erreurs. On est aussi obligés de passer constamment à l'oral, et si ça peut avoir un côté paralysant ("aaah ! On va me juger et je ne suis qu'un petit carrééééé !"), il faut bien reconnaître qu'on progresse à une allure folle !
D'autre part, il y a la salle en elle-même. Utilisée par les latinistes et nous, elle est perdue dans les confins du cdi et n'est jamais chauffée. A cette époque de l'année, on ouvre les fenêtres en entrant parce qu'il fait encore plus chaud dehors que dedans. Alors la prof a décidé de déployer la technique de warior : elle ammène du thé, on ammène des tasses et on a stocké des pulls dans un coin de la pièce. Pleins de vieux pulls moches, mais chaud pour survivre à l'hiver. Le pull de littérature sera sans doute un de mes beaux souvenirs de l'année.

Maintenant que l'ultime commentaire (d'octobre) est rendu, j'ai l'impression que la vie s'ouvre à nouveau à moi : d'un coup je prévois pleins de fêtes, de voir des centaines de gens (non, ce n'est pas possible en 1 semaine et demie mais mon cerveau a décidé que j'avais dès à présent la capacité de me téléporter -c'est moins cher qu'une carte navigo - et pourquoi pas le don d'ubiquité), de dormir et de décompresser vraiment, enfin. Pour me prouver ça, j'ai commencer à me regarder Bridget Jones et je suis en plein dans the Game of Thrones (livres ET série).

11 oct. 2011

"Ah ! Et je vous rappelle que la date limite pour déposer les dossiers d'inscription en fac, c'est jeudi !"

Sur mon bureau, juste là, il y a un verre tout bête : il est là depuis un mois, mon ex l'a posé sur ce coin de bureau où je ne travaille pas. Un mois, le verre n'a pas bougé et à chaque fois que je le regarde, ça m'égratigne un poil le coeur. Et puis j'oublie. C'est en l'apercevant il y a quelques minutes, qu'une pensée m'a effleurée, une parmi tant d'autres qui bouillonnent dans mon cerveau toujours perdu entre deux dissertes : "Dis Sarah, qu'est-ce que ton cerveau oublie d'autre ?"
Je me pose des questions inutiles en ce moment, et particulièrement des question sans réponse. J'essaye vainement de comprendre ce qui s'opère en moi, et je me perds dans un océan de pensées qui peut-être ne sont pas les miennes. J'ai l'impression d'avoir tellement grandi en si peu de temps que je ne me reconnais plus ; c'est comme si j'étais en conversation avec une autre moi-même. Je nous visualise très bien d'ailleurs, toutes les deux en tailleur face à face. Ca me rappelle un peu le Petit Prince  de mon enfance : face à un nouvel être incompréhensible, et comme on ne voit bien qu'avec le coeur, il faudra bien que je m'apprivoise.
Au milieu de tout ça, je me sens un peu floue. Ni terne ni brillante, ni heureuse ni triste : neutre. Je ne sais pas si c'est bien ou mal, je crois que je n'ai même pas envie de le savoir. Je ne ressens pas le besoin de me jeter à corps perdu dans quoi que ce soit.
Parfois, je me dis simplement "il me manque", et très vite je réalise que c'est faux. Non. Je ne regrette pas et je ne suis pas certaine qu'être avec lui aujourd'hui m'aiderai plus que ça ; physiquement, émotionnellement, il n'y a finalement que d'un point de vue intellectuel qu'il me manque. Je voudrais revivre les conversations palpitantes de la fin de mon mois de juin.
Je me sens floue, mais pas vraiment incertaine ; je ne me laisse pas déborder par des vagues de sentiments, mais je n'ai pas l'impression d'avoir un coeur de pierre comme il y a quelques mois.Je construis quelque chose sans savoir ce que c'est, un peu comme les dessins en pointillés qu'on fait en primaire. J'attends que le dessin se dévoile et j'avance pas à pas. Qui sait ce qu'il se passera dans quelques années ?

Il n'y a plus de verre sur mon bureau.

7 oct. 2011

"Que mon coeur reste rouge et que mes mains soient blanches" Aragon

Il y a une semaine, je me sentais trahie, malheureuse, abandonnée. J'avais un peu l'impression que le monde s'écroulait, on s'est inquiété pour moi et on a eu raison. Je trouve ça fou ce qu'un petit déclic peut faire dans une petite tête. Aujourd'hui, une semaine plus tard, quand j'y réfléchis, je pense que je devrais être à peu près démolie. Les amis à qui j'ai fait confiance depuis un an m'ont reniée et attaquée sans explication au moment où j'avais sans doute le plus besoin d'eux. J'ai bien failli perdre pieds et me laisser dépérir.
Heureusement, le petit déclic était là. Et même plus : heureusement, même s'il y a pas mal de cons, il y a aussi de vraies belles personnes sur qui on peut compter. Famille, véritables amis, exs, j'ai reçu une aide précieuse que je ne suis pas prête d'oublier et qui m'a aidée à comprendre, en une simple journée, qu'il fallait que ça cesse.
Aujourd'hui, toujours une semaine plus tard, le déclic a agi, je sais quoi faire et j'ai appris de grandes leçons de vie : tous les gens avec qui on passe du temps (même si c'est 8h/jour pendant plusieurs années) ne sont pas forcément susceptibles d'être appelés "amis" ; que les amitiés, comme les moments de la vie, doivent être partagés ; qu'il est mauvais enfin de ne vivreque pour une chose, comme c'est trop souvent le cas en prépa. Il ne faut pas laisser dépendre son bonheur d'une seule personne ou activité : c'est trop aléatoire.

Aujourd'hui, j'ai gagné. Pour moi d'abord, qui remange, revis et suis en paix avec moi-même. Et puis j'ai gagné sur eux, puisque je suis capable et heureuse de réussir à ne pas entrer dans leur jeu mesquin. Au final, je crois même que c'est un mal pour un bien, car même si ce n'est pas toujours facile - mais est-ce que la vie, à un quelconque moment, est toujours facile ? - je me sens neuve ; j'arrive à percevoir ce qu'il y a de pervers et malsain dans ce groupe.

Bref, je m'en sors et j'avance : ce sont les grandes nouveautés de ma vie. Il faut avouer que j'ai énormément changé ces dernier mois, c'est assez déstabilisant de constater tout ce qui évolue si vite dans mon esprit, mais si ça peut me permettre de mieux gérer ce qui se passe dans ma vie, ça vaut le coup d'endurer quelques coups durs. Ce que j'ai aujourd'hui, ce sont des bases saines pour construire quelque chose de neuf.


Un jour Elsa mes vers monteront à des lèvres
Qui n'auront plus le mal étrange de ce temps
Ils iront éveiller des enfants palpitants 
D'apprendre que l'amour n'était pas qu'une fièvre
Qu'il n'est pas vrai que l'âge assurément le vainc
Que jusqu'au bout la vie et l'amour c'est pareil
Qu'il y a des amours noués comme une treille 
Tant que la veine est bleue il y coule du vin


Aragon, "un jour Elsa mes vers"

5 oct. 2011

Life goes on bro !

Je remonte la pente, doucement ; chaque jour je suis un peu plus sûre de moi. Mes véritables amis sont là, me le disent, m'invitent, me secouent. Thanks guys.
Prendre un jour de repos/recul m'a été très profitable, j'ai eu le petit déclic qui m'a permis de reprendre le dessus. Alors aujourd'hui, j'ai pris soin de moi, je me suis faite belle, j'ai petit déjeuné, j'ai compris mon cours d'histoire, j'ai passé ma khôlle de philo, j'ai eu 14. Merde Sarah ! C'est pas si dur, regarde !
Je ne suis plus perdue, je sais quels sont mes objectif et au final ce petit tri d'amitié m'a fait prendre conscience de pleins de choses qui me seront sans doute d'une grande utilité pour la suite de mes amitiés. Avancer, progresser, se construire bout par bout, c'est ce qui compte le plus à 19 ans.
J'aime réussir à prendre du recul, en fait. Me rendre compte que je suis jeune, que des faux pas ne mettrons pas ma vie en question, que j'ai le droit de me tromper, même de perdre mon temps si je veux !
Bref, ça va. Demain je ferai une to do list parce que j'ai un peu de mal à voir que le travail s'accumule et que j'aimerai bien savoir quand est-ce que je vais arrêter de courir.

Ce post ne sert pas à grand chose, je vous l'accorde. Ce ne sont que quelques pensées en vrac après une bonne journée.

3 oct. 2011

Comment dire ? (oh! doux souvenir de la terminale !)

(Si vous ne comprenez pas ce titre, c'est que vous avez eu la chance d'avoir un professeur potable pour le bac).

Je fonds, je me sens fondre, rien ne passe. Je suis distraite et j'oublie un peu de me maintenir en vie, alors je tombe dans des limbes : je meurs à moitié, par petits bouts.
Ce matin, je ne sais pas pourquoi, j'ai oublié de prendre tous ces sachets qui m'aident à tenir debout. Du magnésium par exemple. J'ai aussi oublié de prendre du sucre, car puisqu'aucune nourriture de plus de 150 cal ne veut rester en place dans mon organisme, j'essaye de stopper au max tous risques de me retrouver face aux pompiers. Aujourd'hui, appelez ça acte manqué si ça vous chante, j'ai oublié. Alors je suis tombée.
Après 5h de cours à m'accrocher, mon regard s'est perdu, je n'ai plus pu avancer, ni même me lever en l'occurrence. A 13h, même pour me lever j'avais besoin d'aide.
Un médecin, il faut que j'aille voir un médecin.
Tout ça va trop loin, il y a trop de choses à supporter en même temps et si mon esprit synthétise et avance, mon corps me hurle d'arrêter. Et puis il s'effondre.
Une semaine, trois kilos et demi de perdus : je flotte dans ce que je porte et je me sens vide. Je ne veux pas regrossir, je n'arrive pas à prendre mon portable et à appeler un médecin. Pourtant j'ai besoin d'aide et je ne sais plus quoi faire.

Ca n'arrivera plus, je ferai attention. J'essaye de me concentrer sur le positif (je préfère ne pas en parler tout de suite de peur que ça me porte la poisse) et de reprendre quelques forces. C'est dur.
Je me sens lasse d'être fatiguée, épuisée d'être lasse. Même lire ne me dit pas, alors même que j'ai un Victor Hugo inconnu à mon chevet.
Je comprends mieux pourquoi Zola fait mourir ses héroïnes de langueur.

2 oct. 2011

Un mois de khâgne, qu'en reste-t-il ?

Un petit bilan :

J'ai cette impression étrange que dans mon option (lettres modernes), les profs nous donnent juste assez de travail pour que ce ne soit pas au-delà de nos possibilités (genre on peut tout faire si on y passe nos vies, et ce sans risquer la mort), mais assez pour qu'on y passe énoooormément de temps. Du coup, en ce qui me concerne, je n'ai plus le réflexe de me dire "non, mais c'est normal, ils nous en donnent trop pour qu'on apprenne à faire le tri', et du coup je n'ai jamais autant bossé la litté de ma vie. Au final je me rends même compte qu'ayant moins de matières que l'an dernier, je suis capable de les bosser toutes ! Ce matin, j'ai par exemple lu pleins de choses sur les vides et les pleins dans le cône sud, sujet du plan détaillé à rendre vendredi prochain. Je dis ça avec un peu d'étonnement parce que, justement, je déteste ce programme et j'avais plus ou moins prévu que ce DM allait pourrir ma semaine. Au final j'ai un plan quasi complet et je suis prête à démarrer une semaine de tarée où je recevrai mon sujet de DM de litté (à rendre une semaine plus tard), où j'aurai une colle de philo à passer et une disserte en six heures, de philo toujours, à rendre samedi matin. Ca se sont évidemment les gros devoirs, auxquels il faut évidemment ajouter l'apprentissage du cours d'histoire, la version/commentaire hebdomadaire d'anglais, les préparations de textes en différents cours de litté, et j'en passe évidemment. Bref, un premier constat en ce qui me concerne c'est que khâgne = boulot faisable, et mine de rien ça change tout. Je n'ai plus l'impression de rendre des trucs complètement à l'arrache (mais c'est peut être juste parce que c'est le début de l'année) et du coup je progresse.
Finalement, mon année de khâgne a cet objectif là : tout faire pour que je progresse au maximum. Je ne veux rien regretter et tout apprendre.

Le premier bilan du premier mois de khâgne est donc positif, j'espère qu'il l'est autant pour vous !

1 oct. 2011

Si il n'y avait que la prépa à gérer, ma vie serait tellement simple.

Pas de post positif aujourd'hui. Une simple réflexion : c'est dans la douleur qu'on reconnait ses vrais amis.

28 sept. 2011

‎"Ainsi, pour la première fois, ma tristesse n'était plus considérée comme une faute punissable mais comme un mal involontaire [...] je pouvais pleurer sans pécher." Proust, évidemment

Il y a des jours avec et il y a des jours sans. Aujourd'hui, c'était plutôt un jour sans. Mais heureusement, maintenant c'est la nuit.
Je vous préviens, il est possible que pour un petit moment, ce blog parle plus de mon évolution psychique que de la prépa. Ce sera peut être un peu chiant pour vous, j'en conviens, mais après tout, si vous choisissez de suivre le développement surdimentioné de mon ego qui se croit assez passionnant pour exposer sa vie au yeux de tous, c'est votre problème (et si c'est le cas, je vous conseille de me préférer de grands auteurs tant il est vrai que "nous ne lisons que trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a les choses essentielles" [Proust, as you can imagine]) et je vous accorde le droit inestimable de sauter quelques post.
Parenthèse fermée.

C'est la nuit, ça va mieux. Ce soir, en me lavant les cheveux (je vous avais prévenus que c'était palpitant), je me suis rendue compte en réfléchissant aux amours de pleins d'amis de tous temps, qu'en fait, même plongée dans le vague à l'âme des jours sans, je m'en sors pas mal. Je ne suis pas une vieille loque qui s'écroule en pleurs en rentrant de cours comme en décembre, et j'en suis chaque jour un peu plus étonnée moi-même. J'accepte mes émotions, et pour une des premières fois de ma vie, mon corps ne me fait pas payer mon mal être. On dirait que s'occuper de soi et ne pas se mépriser, ça marche finalement. Je ne suis pas heureuse, mais pas malheureuse non plus. D'ailleurs je m'en fous, j'ai la conviction que ça viendra, quelqu'en soit le biais. Et puis je suis quelqu'un de bien. Je sais, je le répète beaucoup depuis quelques post, mais ne vous en faites pas trop pour mes chevilles : c'est simplement tellement bon d'être capable de se dire "putain, je vaux quelque chose !" et d'en être intimement persuadée ! Je cherche ça depuis des années. Je crois que je vais même pouvoir dire "je cherchais ça depuis des années".
J'avais toujours plus ou moins considéré mes émotions comme des ennemis à fuir, et au final je me rends compte que mes intuitions peuvent me rendre plus forte, plus intelligente et plus heureuse si j'apprends à les gérer et à ne pas tout nier en bloc.

Bref (comme dirait l'autre). Aujourd'hui, c'était pas top, mais ce soir, j'ai fini mon commentaire à rendre demain, je suis presque fière de mes analyses (!), il me reste 1h30 pour faire ce que je veux et je me sens estimable.

27 sept. 2011

Des nouvelles du front

C'est drôle, beaucoup de gens ont besoin de musique pour aller mieux. Pour se réconforter, pour être plus heureux, pour pleins de bonnes raisons. Moi pas. En fait, quand je vais mal, la musique - bien sûr ça dépend laquelle - devient quasiment mon pire ennemi. J'ai peur de me souvenir de pleins de choses que je n'ai pas vraiment envie de voir resurgir, alors je fais sans, autrement. Je crois que les seules fois où j'ai écouté beaucoup de musique pour extérioriser quelque chose, c'était à coup de hard rock trop fort dans l'optique de me faire du mal.
Aujourd'hui, ça va. Mes journées sont fatigantes et j'ai un peu l'impression de me battre contre une vase de tristesse qui se décante au fond de moi, mais ça va toujours. Mes amis m'aident comme ils peuvent et c'est déjà super de sentir que si j'ai u problème, je peux compter sur eux. Je n'ai définitivement pas envie de mourir, et je dors bien. Mon seul vrai problème c'est la nourriture qui ne passe toujours pas. Voilà : je me nourris d'eau depuis vendredi en sachant très bien que ce n'est pas suffisant et que je ne peux pas tenir comme ça. Mais si je mange je vomis, ce qui somme toute n'est pas super productif non plus. Du coup j'utilise  pleins de stratagèmes genre avoir toujours un morceau de sucre sur moi ou me droguer au magnesium. A part ça je dors, je vis, je sors. Je passe à autre chose quoi. C'est pas toujours facile vu que j'ai un certain nombre d'amis en couple qui en sont heureux et en parlent (ce n'est pas un reproche, c'est juste toujours un peu plus dur pour encaisser).
Je pense toujours qu'il est temps pour moi de faire un break couple et je suis plutôt heureuse de ne pas avoir bougé par solitude et/ou désespoir. Rien ne presse, j'ai 19 ans.
Côté prépa, j'avance en littérature, je rends mon premier DM après demain et pour un premier "vrai" commentaire, je trouve que c'est potable. Je progresse visiblement en anglais, bref, ça va.

Je terminerai avec mes lectures puisque je reviens de la FNAC avec un nouvel ordi et pleins de bouquins parce qu'il me restait des sous. J'ai donc 1001 bouquins à lire parmi lesquels L'Homme qui rit de mon cher Hugo, Manon Lescaut et quelques bouquins de psycho histoire de continuer dans ma magnifique lancée. Ah. Et si vous allez checker ma liste de lectures, vous verrez aussi que j'y ai ajouté Proust. J'ai décidé que quand j'aurai fini La Recherche, je serai guérie de ma rupture - oui, ça me laisse un peu de marge !

Bonne semaine !

24 sept. 2011

Je l'aimais.

Il y a un an, j'étais détruite à cause d'une rupture qui a remis en question une bonne partie de ma conception de la vie. Ca a été dur, long, et puis un jour, j'ai réussi à trouver quelqu'un d'incroyable et à en tomber amoureuse.
 Aujourd'hui, quelques mois plus tard, cette même personne, que je considère toujours comme incroyable, m'a dit qu'il valait mieux s'arrêter là.

Il y a un an, j'étais détruite à cause d'une rupture qui a remis en question une bonne partie de ma conception de la vie. Ca a été dur, long, j'ai mis du temps à pouvoir faire confiance à quelqu'un d'autre. Aujourd'hui, je suis vivante.
Je n'ai pas envie de me balancer sous un bus, ni de tomber dans un coma profond pour savoir qui tient réellement à moi. Je n'en ai plus besoin. Aujourd'hui, contrairement il y a un an, je suis une personne à part entière qui sait exister en dehors de la situation sociale du couple. Et pourtant, je l'aimais. Je suis consciente de tout ce que cette relation m'a apporté, je suis on ne peut plus heureuse de l'avoir vécue, et il faut bien l'avouer, triste que ça se soit arrêté si vite. Mais pas démolie, ni anéantie. Mon coeur ne s'est pas brisé devant l'incroyable évidence de constater que oui, si tu ne m'aimes plus, la chose la plus logique à faire est de rompre. Je sais que je vaux quand même quelque chose, que ce n'est pas ma faute, et c'est incroyable pour une personne comme moi ayant peu d'estime de soi de pouvoir en arriver là.

Bien sûr, j'ai mal. Je l'aimais. Une boule de stress me tord le ventre et le manque de tendresse est assez terrible. Mais je suis quelqu'un de bien je crois (oui c'est prétentieux), alors je trouverai d'autres personnes biens et intelligentes avec qui avancer. Parce que c'est ça aussi, le bon constat : j'accepte d'être célibataire, de vivre seule jusqu'à ce que je trouve une autre personne de laquelle je pourrai être amoureuse, sans forcer. Vouloir être en couple sans amour n'est qu'un ersatz de relation.

Voilà. Ca va pas top, mais ça pourrait être largement pire et au final le bilan est quand même positif. J'essaye de vivre au jour le jour et aller de l'avant : puisque je ne m'occupe plus de lui, mon objectif pour cette année sera de m'occuper de moi. Rester bloquée sur les regrets ne m'aidera pas à aller mieux.
Et pourtant, je l'aimais.

21 sept. 2011

J'aime l'administration

Je meurs étouffée sous les papiers à remplir/photocopier pour mon rendez-vous d'inscription à la fac demain ; et je termine à l'arrache mon commentaire d'anglais pour vendredi (je prévois que ce rendez-vous d'inscription va mal se passer, que je vais y passer ma vie et que donc je n'aurais pas le temps de boucler ça demain soir si je veux passer une nuit décente).

Bon, en vrai je suis un peu bougonne parce que, sans déconner, ils pensent vraiment qu'on à que ça à foutre, en prépa, que prendre rendez-vous avec sa fac pour rendre un dossier qu'on pourrait envoyer ? Et passer un aprem où on pourrai travailler correctement la littérature, finir son commentaire d'anglais ou avancer son DM de lettres, dans le métro ou en train d'attendre pour qu'on vous dise qu'il manque le formulaire E256 ?
Bref, j'y vais demain, et ensuite ce sera fait. Je prie pour rentrer demain soir, ma carte étudiante en main et ne pas avoir à y retourner 1000 fois.
Voilà, à plus pour de nouvelles aventures complètement palpitantes.

 P.S : Gros fail : mon lycée ne nous distribuera le papier manquant à mon dossier que dans 3 semaines, j'ai du annuler mon rendez-vous et l'épopée sera pour un autre jour. Ceci étant dit, je vais avancer mon commentaire de Proust.

16 sept. 2011

Retour aux sources.

On est vendredi, il est 17h, ma semaine est finie et mes cookies sont en train de refroidir dans la cuisine.
Je me suis remise à la cuisine, ça faisait un an que j'avais laissé ça complètement de côté par dégoût et manque de temps. Cette considération de renouveau m'a fait prendre conscience que cette année est singulièrement différente de l'année dernière. Et même plus : la transition hypokhâgne/khâgne me semble presque aussi importante que terminale/hypo, la peur de la nouveauté en moins.

  • volume horaires : c'est une première différence : je n'ai que 24h de cours, sans compter les DST, contre 30h l'an dernier. Du coup, cette année j'ai presque tous mes après-midis de libres et c'est une sorte de libération. Je suis capable de m'organiser et de me fixer du travail pour les aprems, mais si je ne me sens épuisée par les cours, je peux aussi m'accorder un aprem "pause" ou même une heure de sieste sans pour autant prendre un retard désastreux. C'était parfois mon problème en hypo : choisir entre ma santé et mon travail.
  • Une organisation très différente, donc. Je trouve que cet emploi du temps allégé est aussi une sorte de défi imposé par les profs : je suis persuadée qu'ils savent que beaucoup vont se laisser prendre par ces grandes plages de vide et sortir beaucoup plus qu'en hypo. Or, ce n'est pas vraiment pour se détendre qu'on a nos aprem, mais évidement pour bosser comme des fous. Sans en arriver à cet 'idéal', je pense qu'il faut réussir à s'imposer d'aller en bibliothèque ou faire des recherches sérieuses 2 jours par semaine. 
  • Un travail différent : comme on a les programmes à l'avance, les profs partent (presque tous) du postulat qu'on a bossé pendant les vacances. Les cours vont mille fois plus vite (on prend tous nos cours à l'ordi cette année), renvoient à des références plus ou moins précises qu'on doit exploiter par nous même et les bibliographies sont maintenant indispensables à maîtriser si on veut réussir à suivre. 
  •  Des loisirs à gérer.  Un des plus de l'emploi du temps léger, c'est la gestion des loisirs plus simples. En ce qui me concerne, j'ai cette année choisi l'alliance yoga/copain et ça m'épanouie bien pour le moment.

C'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment, mais l'idée est là : un emploi du temps plus léger mais un travail encore plus intense. J'aime beaucoup ces plages de temps libre qui me permettent de travailler "comme si j'étais en vacances", c'est à dire plus ou moins quand je veux, et j'ai l'impression de rendre un travail assez pertinent pour le moment. Aujourd'hui, j'ai rendu une version dont je suis à peu près fière, et c'est une première victoire ; j'ai même réussi à ne pas rendre un truc complètement minable en interro de géo, alors que vu mes connaissances, il y avait de quoi. 
Bref, ça va, je m'organise et j'ai le sentiment que cette année sera bonne.

14 sept. 2011

Satané Limoncello !

Aujourd'hui, je n'ai eu que histoire et philo, pourtant ce soir, je suis pire que ravagée.
1° indice : je dis "ce soir" alors qu'il est 17h. 
2° indice : j'ai envie de tabasser la moindre mouche qui passe près de mon oreille parce qu'elle fait trop de bruit. Considérons dès à présent que j'ai un frère qui joue de la guitare électrique à l'autre bout de l'appart, je vous laisse imaginer les conséquences. 
3° indice : je préférerai avoir la chance de crever pendant la nuit plutôt que de me présenter à mon cours de littérature demain.

Pourtant, aucun des éléments des autres articles n'a changé : mes cours sont géniaux, je traîne avec des gens qui me correspondent et je suis très consciente que cet enseignement est une chance extraordinaire. Mais je n'en peux plus. Si je dors maintenant, je ne dors pas cette nuit ; et en plus j'ai un plan de commentaire à présenter demain matin. Je ne sais plus faire de commentaire et puis j'ai la nausée. 
Je ne sais pas ce que j'ai. Peut-être un trop plein de fatigue ou d'ordi, peut-être un début de maladie, je ne sais pas. Ce que je sais c'est que j'ai des cartes à maîtriser pour l'interro de géo de vendredi matin, même si le nom et la localisation des fleuves du Paraguay m'importent autant que les relations amicales que peuvent entretenir mes chaussettes. Et il y a ce commentaire... J'y arrive pas, je ne comprends rien, et le seul fait de relire mon cours de spé me demande un effort surhumain, alors réfléchir et trouver un plan... Non.
Il n'y aura pas de conclusion à cet article, parce que je ne sais pas quoi faire, à part regretter un peu d'être sortie hier soir. Mais ça n'avance pas le commentaire.

10 sept. 2011

Je suis profondément désolée pour la personne tombée ici en tapant "je suis en khâgne et je veux mourir"

Je sors de cours de littérature. Comme à chaque fois que j'ai litté, j'enchaine 2 ou 3h de tronc commun et 2h d'option. Quand j'ai vu ça j'ai pensé que ce serait dur.
Non. En fait c'est juste génial ! Je redoutais de changer de prof, de ne plus avoir mon demi-dieu de la littérature 8h par semaine, et finalement, la nouvelle prof est merveilleuse : passionnante, gentille, exigeante, et surtout  O R G A N I S E E !  On a un planning des cours de l'année, super précis et intelligent (enfin je trouve) dans l'évolution des cours. En spé, j'ai déjà deux DM de prévus, dont le premier sur Proust. Elle nous a distribué des outils pour apprendre à décortiquer un texte et on a revu les notes des jury de l'ens depuis dix ans pour en retenir des conseils.
Et sinon... Sinon, cette rentrée se passe bien. Je me sens excitée et déjà un peu submergée par la masse de travail qu'on nous demande de fournir. J'ai déjà commencé une version, appris un peu de vocabulaire, bouclé un bouquin (enfin presque). Je suis sur12 fiches en même temps et il faut que je me refasse une liste de lectures. 

6 sept. 2011

GO GO GO !

Bon.
Il est 18h, je suis en pyjama, et ces deux jours ont été incroyablement intenses et étranges.
Je ressens déjà le contrecoup de la prépa : à peine rentrée des cours (bon il y a une heure quand même !) je suis une vieille loque crevée. Mais rayonnante.
Oui, ça va bien. J'ai un emploi du temps cool, j'ai rencontré des gens cool entre les petits nouveaux et les khûbes, je m'amuse bien et tout et tout. Un des seuls hic : nous sommes 50 dans une classe de 45 places...
Pour le moment on s'est débrouillés parce qu'il y avait des absent ce matin et qu'on était en options cet aprem, mais demain, classe entière d'histoire, je ne sais pas comment on va faire...
A part ça, tout va bien. Mon emploi du temps me laisse le temps de souffler et j'ai quelques heures de libre pour travailler en pleine journée.
Aujourd'hui, c'était la journée des oraux : mis à part mes deux heures de philo de ce matin, j'ai eu deux heures de LM oral (dont le programme est Scarron et Diderot) puis anglais oral, deux heures également. En gros, j'ai passé 4h de mon aprem à préparer des oraux, que je ne passerai que si je suis admissible.
Oui. C'est à dire des oraux que je ne passerai pas.
Ceci dit, c'est passionnant, donc je ne regrette évidemment pas, c'est juste... Bizarre de se voir préparer à des épreuves qu'on ne passe pas alors que certaines autres -je pense à la culture G- ne sont pas dispensées en cours.
Demain, je découvre mon prof d'histoire et ce sera philo again ! La fin de ma semaine s'annonce tranquillement alors que je fais 10h-15h demain, 8h-12h jeudi et 8h-13h vendredi. :)

Je ne me rends pas trop compte de si cet article est court ou long, flou ou inintéressant, ce sont juste quelques premières impressions jetées là en vrac par flemme de faire le tri.

Bonne rentrée à tous !

4 sept. 2011

Même pas peur !

Je ne suis pas sure de grand chose, en fait, je sens juste un truc. C'est peut-être un syndrome à la con de pré-rentrée ou quelque chose de ce genre là, mais je sens que ça va bien se passer cette petite année.
Encore une fois, si ça se trouve dans une semaine j'en aurai plus que marre, je n'aurai qu'une idée : dormir ou pire, me jeter du haut d'un pont. Tout ça me semble du domaine du possible, surtout si ça démarre aussi rapidement que promis.
MAIS.
Oui, il y a toujours un mais. Et celui là sauve des perspectives de suicide.
Mais, quand je me retourne et que je constate ce que j'étais il y a un an, le chemin que j'ai parcouru depuis et surtout quand je me rends compte qu'il s'est déjà écoulé touuute une année, que je ne suis plus une petite viergeoune de la prépa littéraire... Je me dis "Waouh ! C'est fou la chance que j'ai eu de pouvoir faire ça !" Et pourtant dieu sait que mon hypo à été douloureuse, peut être l'année la plus éprouvante de ma scolarité d'un point de vue personnel. Et quand je vois que je suis quand même incroyablement heureuse de l'avoir fait, je me dis que cette année ne peut QUE bien se passer. Que même si c'est dur, qu'on veut arrêter, quelque chose de plus grand restera de ces années où on a la chance de cotoyer des maîtres d'exceptions et de rencontrer des gens qui nous correspondent réellement.
Voilà. Quoi qu'il arrive, quoi que l'on vive, cette année va être unique et je compte bien en profiter pleinement ! C'est pour ça que je n'ai pas peur.

Bonne nuit !

Demain.

Bataille, néant ? Je rentre demain.
Ca fait quelques jours que quand j'en parle à des potes ou de la famille, on me dit "oh nooooooooon ! Ma pauvre, en même temps que les lycéens ??". En fait non. Mon frère, qui passe en seconde, rentre mardi. Mais il y a autre chose : je m'en tape. Rentrer en khâgne demain, ça me va.
Je ne flippe plus, je n'angoisse pas : les dés sont jetés et passer ma journée à ficher tout ce qui passe ne m'aidera pas plus. A la limite relire une ou deux fiches, ou plus raisonnablement ranger mon bureau en me vidant la tête. Il me semble que même si je ne suis pas allée au bout du bout de ce que j'aurai pu faire au cours de cette dernière semaine, j'ai quand même fait pas mal de choses et ce sans aller jusqu'à l'obsession et l'épuisement. Somme toute, c'est un plus.
Une dernière fois je libelle ce billet "vacances", tout en me souvenant qu'il y a un an j'étais rentrée et que je filais vers Lille où j'allais au super concert en plein air des têtes raides.

Bon courage aux hypo qui doivent flipper plus que moi, et à tous les autres parce que bon, la rentrée c'est un renouveau pour tout le monde.
A demain.

1 sept. 2011

Un touuuut petit message pour dire que je fiche Villon et que c'est génial. En tous cas le bouquin que je lis est génial. Je prie pour que ma motivation reste intacte et que je trouve le temps de finir de ficher cette incroyable mine de connaissance de 506 pages. C'est beaucoup oui, et je n'en suis qu'à 16, mais je m'éclate.

Je finis mon poème et j'me couche.

30 août 2011

Deus Impeditio Esuritori Nullus (No God Can Stop a Hungry Man)

La dernière semaine des vacances, alias "Sarah-en-réincarnation-de-bipbip". 
Je cours partout, je passe ma vie à remplir des papiers, compléter des inscriptions, détaler à l'autre bout de ma ville pour faire valider un dossier alors que "bin finalement non mademoiselle, il fallait juste le poster", bref, je me refais une épreuve de 3x500 quoi. 
Aujourd'hui banque/navigo/couses/poste/réinscriptions au lycée, une demie heure d'attente à chaque fois, enjoy.
Demain ikéa/fournitures. Après demain ophtalmo/optic 2000 (attente garantie). Bon, vous avez compris l'idée quoi. Et puis en même temps, et ce malgré vos messages d'encouragement -merci beaucoup !- je continue de flipper un peu.
Cette année j'ai pleins de projets : commencer le code pour passer la conduite après les écrits de l'ENS et éventuellement même avoir mon permis pour l'été prochain (oui, je suis quelqu'un d'idéaliste), trouver un boulot pour cet été, réussir mon inscription en L2 sans foirer comme en hypo, reprendre le chant, faire du yoga, et surtout   p r o g r e s s e r ! 
D'où le problème : comment bien bosser en passant en même temps le code ET en ayant des activités extra scolaires comme avoir un copain, faire du chant et/ou du yoga ?
 Réponse : aucune idée donc je me pose énooormément de questions sur ce que je peux ou pas faire cette année sans complètement foirer me chances de progresser correctement et de peut être même réussir à être souza (soyons fous !) à la fin de cette année...

27 août 2011

Tadaaam ! (oui j'ai l'esprit des titres ces temps-ci)

Où est Charlie ?
En commençant à écrire ce post, je me suis interrogée sur le libéllé, et j'ai bugé pendant une bonne minute. Ca parrait sans doute stupide mais à la veille de septembre, j'ai du mal à sélectionner l'intitulé "vacances".
Voilà, fin août. Bon. Techniquement, on peut dire que j'ai fait le maximum : j'ai tout fait pour allier travail et détente avec le moins de déséquilibres possibles. Pourtant, je suis en perpétuel conflit avec ma tête dont le principal argument est "Oui, mais..." : "oui, mais si tu n'avais pas assez travaillé la poésie ?", "oui, mais si malgré le boulot que tu as abattu, les autres étaient meilleurs ?"
Je crois que c'est ça qui me fait le plus peur : la loterie de l'intelligence, savoir que je peux bosser de toute mon âme et me rétamer quand même... That is so unfair ! Je me bats donc un peu contre le défaitisme, contre ma mauvaise conscience  -"AAAAAAAAH ! Mais j'ai même pas lu Villon !!" et contre tous ces petits parasites qui me pourrissent la tête. J'ai encore mille petits détails à boucler avant la rentrée pour être sereine : lire les fiches de philo, relire mes cours sur la poésie, ficher les préfaces qu'il me reste, finaliser l'histoire et la géo, et j'en passe évidemment. La seule chose que je bosse 'sérieusement', c'est l'anglais : séries en VO très éventuellement sous titrées dans la langue. Au début c'était un peu étrange pour moi qui ai perdu l'habitude de regarder des séries depuis ma folie housienne au début de l'année dernière. Là je m'éclate, et en plus j'apprend à analyser les finesses de la langue anglaise.
J'aimerai bien qu'on me dise que j'ai progressé, peu importe en quoi -bien que l'anglais et la litté me feraient particulièrement plaisir- j'ai envie qu'on reconnaisse mes efforts et surtout, j'ai envie d'être reconnue comme une élève intelligente.
Autre chose qu'il va me falloir travailler plus assidûment cette année, les khôlles, et plus particulièrement les oraux. Avoir l'air détendue, posée et confiante, ce serait une vraie victoire de le réussir pour les concours (oui, dans cette phrase, j'ai l'air de penser que je pourrais être admissible !).
Bref, je vais quand même m'accorder le libéllé "vacances" pour les 9 petits jours qu'il reste.

25 août 2011

POP !

Ca y est, je suis rentrée.
J'ai fait une grosse pause lecture en m'envoyant deux Ken Follett d'environ 1500 pages chacun et j'ai regardé pleins de séries. Entre Malcolm et True Blood, j'avoue, je n'ai pas fait grand chose pour la prépa.
Mais je me suis bien amusée et je suis à priori toujours celle qui a le plus bossé dans la classe. Alors bon, je me préoccupe davantage de l'état de mon compte en banque et je me laisse vivre pendant ces quelques dix derniers jours. J'envisage de me faire un bon rush vers le 2 septembre, histoire de lire les fiches que j'ai faites/envoyées/reçues et faire un dernier point sur ce que j'ai appris, mais en attendant je feuillette simplement Ikea mag et je passe de douces nuits dans des bras affectueux. Je n'ai pas besoin de plus, l'année décidera pour moi de si j'ai eu raison ou tord.

7 août 2011

Petit point.

Bon, il faut bien que je l'admette, j'ai un poil foiré. Cette semaine, c'était donc philo et puis finalement, j'ai rien foutu. A peine fiché les 5 premiers chapitres du Prince et puis je l'ai réenfoui dans ma bibliothèque. A la place, j'ai commencé et même fini Les Piliers de la Terre qui malgré ses 1000 pages me faisait de l'oeil depuis un certain temps. Maintenant je me lance dans le 2° tome : Un monde sans fin, 1200 pages, ce qui est tout sauf sérieux dans la mesure où je devrais ficher les préfaces de Scarron, Diderot et Balzac. Mais bon, je suis fatiguée d'être sérieuse et lire ces livres énormes en deux ou trois jours me fait du bien : je suis capable de lire vite et bien. Il y a un an non.
C'est aussi le moment où je me pose pleins de questions : j'ai tellement changé en une année et celle-ci va être tellement courte ! Où est-ce que je serai dans un an ? Dans l'idéal, j'aurai mon permis et un projet professionnel à peu près défini. Mais en fait j'ai peur. Le journalisme ne me tente pas tant que ça, le professorat pas vraiment non plus. J'aime les études, mais devenir enseignant chercheur me semble un peu ennuyeux. J'aimerai être dans la littérature, mais être écrivain me semble complètement utopique et je ne suis pas sûre de mon style - en ai-je même un ?. Nègre, pourquoi pas, mais je ne sais pas comment faire.
Bref, je suis perdue, j'attends de savoir quelles écoles je prépare cette année. Mais c'est pareil : même si certaines choses m'intéressent, sur quoi cela peut-il déboucher ?
J'ai encore un an pour me faire une idée ; j'espère que j'en trouverai une. J'ai à peu près toujours eu peur de ne pas trouver de métier dans lequel je m'épanouisse réellement. Style finir femme au foyer, prof ou documentaliste aigrie, etc. Je ne veux pas m'ennuyer dans ma vie.

Bien. Je retourne à ma valise. Demain je serai en Bretagne, puis dans le sud-ouest à partir du 13 août. Là-bas je n'aurai plus internet jusqu'à mon retour fin août. A bientôt !

4 août 2011

There's a long long road to reach your house

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un rapport étrange aux vacances.

Quand j'étais petite, c'était l'euphorie les premiers jours : "ouaaiiiis ! On peut se lever taaaard". Sauf qu'à huit ans, se lever tard ça n'existe pas vraiment : se lever à sept heures, faire chier les parents, attendre des paquets d'heures pour que ces vieux flans d'adultes viennent s'occuper de nous tout en se demandant ce qu'ils peuvent bien faire pour être aussi fatigués ! Bref, dès le début de la deuxième semaine, j'en avais marre.
J'ai un peu grandi, j'ai arrêté d'en vouloir aux "petites vacances" d'être trop longues et je me suis tournées vers les "grandes".  J'ai des souvenirs très nets de moi même plus grande - je pense particulièrement des vacances d'été jouxtant la 1°L qui m'ont rendue complètement folle - qui voyait venir avec soulagement le mois d'août mais en se disant quand même "oooh ! Encore un mois !" tout en sachant très bien qu'au bout de 15 jours de cours, j'en aurai assez et je ne rêverai qu'au doux mois de juin de l'année suivante, caché derrière ce long hiver qui pollue la plupart de nos années scolaires.
Devenue plus grande, donc, et ayant commencé à mettre des sous de côté, j'ai cherché à occuper ces longues plages (sans jeu de mot balnéaire) de temps. J'ai bougé pas mal en France, un peu en Europe et je n'ai pas vu le temps passer.

En passant chez moi hier, j'ai vu ma petite soeur, huit ans d'âge, à qui j'ai demandé :
 "Alors, c'est chouette d'être en vacances, non ?
- Moi j'préfère la rentrée !"

J'ai failli lui répondre : "QUOUAh ? C'pas possiiiiiiiiiiibleuuh ! O.o" avant de me souvenir de tout ça et du fait que finalement si, c'est carrément possible. Ce qui a débouché sur un autre constat : c'est la première année où je ne me fais pas chier, où je regarde mon calendrier en disant "4 aout? Oh merde ! dans un mois la rentrée !". Finalement travailler un peu pendant les vacances c'est bien pour moi. Ca me permet de gérer mon temps, de ne pas avoir continuellement l'impression d'être vide et de n'avoir aucune utilité. Là, je progresse, j'avance. Bon, il me faudrait bien deux mois de plus pour intégrer tout ce que j'apprends, mais je suis heureuse de réussir à combiner boulot et repos.
Encore une chose que la prépa m'aura apportée.

31 juil. 2011

Cette semaine, c'est philo.

Aouch.
Ca fait une heure que je bosse. Le Prince me résiste, je m'accroche. Ca avait l'air cool pourtant :  j'en avais étudié en cours, c'était bien sympa. Et puis en fait, je me suis rendue compte que sur 26 chapitres, seulement quelques uns sont vraiment passionnants. J'ai fiché 20 pages, j'ai décroché. Alors j'ai pris Philosophie politique de monsieur Eric Weil. J'ai commencé le premier chapitre ; enfin j'ai relu 12 fois la première ligne.
Comprends pas. Je lis, rien ne rentre. Les mots sont là, écris en français en plus, et moi je ne comprends pas.

En un mois et demi, j'avais oublié à quel point lire de la philo me saoulait. Emportée par ma volonté de travail, je me disais que j'y arriverait trop bien et que j'arriverai en cours prête à affronter les pires dissertations imposées par mon prof (et croyez moi, il aime les sujets tordus). Et en fait non. J'aime pas, c'est chiant, j'comprends rien. Je ferai pas philosophe quoi.
Du coup, je crois que je vais finir Machiavel (peut-être) et abandonner Eric Weil. Sorry dude. J'en profite même pour lancer un appel à mes camarades futurs khâgneux : si vous avez fiché La Politique d'Aristote, j'ai des fiches de litté ou de philo à vous échanger. Ce serait cool ! (Oui, c'est comme ça, en primaire on échange les billes et les cartes pokémon, au lycée on échange plutôt la salive et en prépa les fiches. Great).

Bonnes vacances quand même !

26 juil. 2011

Back.

Voilà, je suis rentrée à Paris. Dès que j'ai posé un pieds dans mon appart', je n'ai plus arrêté : courses, essayages, rangement, etc.
Il est 9h30 et je m'accorde ma première petite pause de la journée ; je viens de faire de mon mieux pour amorcer un rangement de chambre - qui ressemble plus à un bazar qu'à un endroit pour dormir et travailler. Aujourd'hui il faut que je règle mes problèmes d'ordi, ce qui peut impliquer qu'on me le prenne pour quelque temps, donc plus internet pendant ce temps. J'avoue que ça m'enthousiasme assez moyennement. Plus de post sur ce blog, plus de vidéos et plus accès à mes fiches informatisées. Humpf. Evidemment un petit coin de ma tête fait le malin en me disant "une semaine sans internet ne peut pas te faire de mal ! Au moins tu bosseras VRAIMENT sans être distraite, tu iras à des expos à Paris, tu verras des gens ou tu te remettras à la cuisine... Une semaine c'est court !". Bon. Certes. Mais ça veut aussi dire plus de support pour regarder des films, et ça c'est chiant.
Niveau boulot, j'attends mon arrivage de fournitures scolaires pour commencer mon cahier de lectures/apprentissage de la khâgne. D'ici jeudi je compte finir de ficher mon livre d'histoire et lire Scarron avant la fin de la semaine, de préférence. La première semaine d'aout sera pour l'apprentissage et le fichage de mon livre de philo. Ensuite on verra bien...
J'espère que vos vacances sont reposantes. Une petite pensée pour les hypo, sans doute écrasés par leur liste de lectures; et aux khâgneux bien sûr qui bossent sans doute comme des tarrés.

24 juil. 2011

"La vie n'est pas un roman, je sais [...]. Mais il n'y a que le romanesque pour la rendre vivable." D.P

Quatre. Il me reste quatre livres à étudier, ficher, lire. Quatre, éventuellement cinq si je fais bien mon boulot jusqu'au bout. Soit moins que ce que j'ai fait pendant mes 3 premières semaines de vacances. C'est marrant, j'ai la vague impression que je vais y arriver et que ce n'était pas si dur, finalement. J'ai encore quelques petites crises de panique ou des coups de mou, mais globalement je tiens le bon bout. Bien sûr ce n'est pas fini : le mois d'août se place pour moi sous le signe du repos-apprentissage. Puisque les lectures obligatoires seront finies, il me faudra les intégrer. Je commence déjà à apprendre à faire de meilleures analyses de poésie. J'ai beaucoup de chance : je suis bien épaulée. 
Bref. J'envisage de m'imposer 30 minutes d'apprentissage par jour à partir du 1° aout, modulable bien sûr. Premiers repères d'histoire, citations, poèmes et relecture de fiches; je veux tout intégrer et être prête à affronter cette année sans pour autant me surcharger.
Pour l'heure, je sors d'une semaine de Malaussène et ça m'a fait beaucoup de bien. Dieu que j'aime Pennac ! Et ce que j'aime relire tout ce que je ne pouvais pas comprendre il y a encore quelques années et tout voir s'éclairer !
Magique.

14 juil. 2011

Petit mot d'un monde plus doux

C'est incroyable tout ce qu'il a pu se passer en seulement deux ou trois jours. C'est peut-être simplement que d'un coup il fait beau, calme et que je peux dire stop à tout moment. Ici je me sens bien, c'est cette ambiance merveilleuse (dans mon esprit elle ne pouvait appartenir qu'à un monde imaginaire et fantasmagorique) que j'ai toujours recherchée me semble-t-il. Comme une impression de rêve dans lequel je redoute encore de m'épanouir et d'oser tellement de crainte qu'il ne se brise. J'aimerai rester dans cet état d'esprit toute ma vie.
 Je dévore Balzac, j'adore ça. Je passe des heures sur une terrasse à simplement écouter des accords de guitare, à lire sans me poser de question, à rester hypnotisée par le mouvement des rafales dans les arbres.
Je revois mon programme de lectures puisque j'en ai tellement fait en un mois que finalement, ça va vite être fini cette liste qui semblait insurmontable ! Je vais sans doute me remettre plus sérieusement à Habiter en poète, ou peut-être lire un peu de psycho, ou encore ajouter quelques ouvrages à ma liste de lectures d'avant la rentrée -- je pense notamment à Don Quichotte, jamais lu mais qui me sera sans aucun doute bien utile pour le programme de litté spé.
La prépa semble tellement loin dans ce refuge du temps ! L'hypokhâgne est finie, j'en parle au passé ; la khâgne semble à l'autre bout de l'éternité, alors je n'en parle plus. "La rentrée" me semble être un simple fait qui arrivera un jour, mais seulement quand j'y serai prête. D'ailleurs, plus la prépa s'éloigne d'une réalité tangible dans mon esprit, plus je pense que j'ai des chances d'arriver à être meilleure. De plus en plus l'idée d'avoir des concours, ou même d'être admissible à cette fameuse ENS me semble peu importante pour peu que je réussisse à réellement progresser cette année. C'est ça qu'il faut : avancer. Et j'en ai terriblement envie. Ca me foudroie, m'enflamme, me transporte et me donne la force de soulever des montagnes. Oui, je passerai mon mois d'aout à intégrer des citations, des chronologies, des théories philosophiques et littéraire pour réussir à être au niveau à la rentrée.
Ce sont de vraies vacances. Celles qui redonnent la foi, le courage et l'envie. Je veux avoir confiance.

Je me rends compte qu'intituler ce message "petit mot" était un tout petit peu euphémistique. Navrée, j'essayerai de faire plus court, un de ces jours.

10 juil. 2011

C'est avec un réel plaisir que je repose Vincent Jouve, La lecture, dans ma bibliothèque et que je le barre de ma liste de lectures. F I N I.



Je pars à Bordeaux dans 2 jours et je compte prendre vraiment un peu de vacances. Ca veut dire probablement plus de post d'ici fin juillet.

9 juil. 2011

J'ai peur.

L (Raphaëlle Lannadère) - Petite


Mouaip. Et si ça servait pas vraiment de bosser comme ça? J'ai peur de travailler aussi dur pour rien, de couler quand même à la rentrée, de ne pas avoir le niveau. De ne pas tenir mes objectifs, d'avoir 5 de moyenne, de ne pas supporter l'épuisement. J'ai peur, j'ai mal, je panique un peu. Je trouve injuste que les personnes de ma classe qui, aux dernières nouvelles, n'ont rien commencé niveau révisions/lectures, seront presque certainement meilleurs que moi à la rentrée. La volonté de progresser devient une angoisse : si malgré mon travail, je ne passe pas le cap, qu'est ce que je vais devenir l'an prochain? 

8 juil. 2011

Et l'unique cordeau des trompettes marines

Bon retour du stress et donc de la motivation.
 Je rentre de 3h de boulot à la médiathèque près de chez moi. Je n'épiloguerai pas sur le fait que je suis fourée en bibliothèque à travailler comme une grosse tarrée alors que nous ne sommes qu'à la 1° semaine du mois de juillet. Passons.
 2h de fiches sur La lecture  de Vincent Jouve et 1h d'étude d'Apollinaire. En 2h sur Jouve, j'ai fiché 33 pages et ça m'a passablement tuée. Je comprends ce qui est expliqué, j'admets sans peine que ce bouquin est hyper bien foutu et qu'il est primordial de le lire, mais au bout d'une heure j'avais des vertiges et mal au crâne tellement c'est dur à assimiler.
Ca m'a fait du bien d'aller bosser au calme, sans la tentation internet ou l'envie de pause-Desproges. J'ai bossé à fond, j'ai bien avancé, si je réitère demain, j'aurai fini Jouve. Enfin !
Et puis j'en ai profité pour flâner entre les étagères, feuilleter pleins de trucs et je suis ressorties avec 12 CD de poésie et quelques livres d'analyse. Là, maintenant, je suis épuisée du coup, mais je suis fière d'avoir réussi à m'y mettre.
Je sens que la motivation me revient, même si elle est doublée par cette profonde peur d'échouer, d'être mauvaise, ou moyenne encore. Maintenant, je veux passer un cap, je veux être bonne, douée, intelligente.

6 juil. 2011

Juillet et ses incertitudes.

Nous sommes le 6 juillet, c'est le temps des résultats du bac, de la paperasse d'inscription, de la découverte de la LMDE ou de la SMEREP, et du début de la paix pour les petits terminales nouvellement (je l'espère pour eux) post-bac. De mon côté, c'est le temps de la galère des dossiers de fac pour mon équivalence (c'est fou cette légère impression d'avoir passé l'année à galérer avec la fac !), celui des papiers de carte Imagin'R qui s’immiscent dans ma boîte aux lettres sans que personne ne les ai mis et évidemment le temps des lectures.
Et d'ailleurs parlons en car mes lectures deviennent hautement bordéliques. Grace mon envie de sauter sur chaque bouquin qui me passe sous le nez, je fiche actuellement trois bouquins en même temps. Pour moi qui déteste monumentalement lire 2 bouquins à la fois, et qui a du s'y mettre par la force des choses parce qu'en prépa c'est dur de faire autrement, (Je ferme ici la parenthèse que j'ouvrais dans l'unique but de m'auto couper la parole) c'est beaucoup trop. Au début ça allait : Diderot + un bouquin d'analyse critique ça passe; on alterne, ça repose et on est repartis. Et puis, trois fois hélas ! mon livre d'histoire est arrivé. L'Histoire du corps t.II, de la Révolution à la Grande Guerre. Magnifique, passionnant, et (et cet argument est décisif pour mes yeux fatigués) pleins d'images (de gens à poil en plus). Bref, j'ai sauté dessus, fiché 150 p hier entre deux baisers furtifs et maintenant je suis un peu perdue. Un livre d'histoire c'est long à ficher et j'ai pleins d'autres trucs à faire. En plus au bout d'un moment ça monte à la tête et on ne lit plus qu'en diagonale et donc en ne retenant rien. Je n'ai pas ouvert le bouquin de critique, qui est pourtant génial, depuis 4 jours et j'avance mon pauvre Jacques  à une allure limacière (oui, j'aime inventer des expressions).
A part ça, mes étagères s'écroulent sous le poids de mes classeurs, je cherche donc à réinventer l'espace de ma chambre dans l'espoir fou qu'Ikéa fera jaïr de nouveaux placards flambants neufs de mes murs pendant mon sommeil. Du coup je suis régulièrement déçue en me réveillant le matin.

J'ai à peu près conscience, en ce matin tristement gris, de l'inutilité totale de ce post et du fait qu'il soit assez probablement parfaitement chiant. Que ceux qui le veulent, passent (et trépassent) donc.

1 juil. 2011

V A C A N C E S


Ma chambre est un bordel pas possible où trainent des vestiges de ma vie depuis mon retour de Berlin. Cours pas encore triés, piles de livres à vendre, vêtements pas encore rangés, cartons d'Amazon, et j'en passe. Je commence à réaliser que je ne remettrai plus les pieds dans la salle HK que je m'étais pas mal appropriée, et le sentiment qui en ressort le plus est la consternation. Bordel ce que c'est passé vite ! Et comme j'ai du mal à me dire que face aux petits lycéens pas encore hypokhâgneux, c'est moi, maintenant, la grande. Celle qui peut donner de vrais conseils parce qu'elle a 'vécu l'enfer' et qu'elle y a survécu (et qu'en plus elle en redemande, cette maso !)
Je pense que le rythme de vie que j'adopte en ce moment est celui que j'aurai voulu avoir pendant toute ma prépa. Se lever tard, manger, ouvrir un bouquin, trainer un peu, ficher un autre bouquin, sortir, et surtout dormir. Certes il n'y a QUE deux mois et au moins 1000 bouquins à maîtriser pour suivre à la rentrée, mais je vis cette pression très calmement. C'est le premier jour de juillet, mon objectif de la journée est de finir de ficher La lecture, de ranger ma chambre, faire une séance de sport et éventuellement commencer Diderot. 
Oui, j'aime avoir la foi.

29 juin 2011

Et d'un coup, comme ça...

La future khâgneuse plongée dans ses fiches de philo/poésie se rendit compte qu'elle avait 19 ans.
Il y a un an j'étais dévastée. L'eau a coulé sous les ponts; aujourd'hui je suis reconstruite. Cet anniversaire commence à ressembler à un fiasco mais visiblement celui des 19 ans ne porte pas souvent chance. J'espère que cette vingtième année se passera mieux qu'elle ne commence. Ca va être l'année de toutes les chances, de tous les changements, de tous les débuts. Cette année, je me suis transformée en adulte. Ce n'est qu'un début, je le sais, et je pense que cette deuxième année de prépa va m'apporter beaucoup. En vrai, j'espère et je m'accroche à cette perspective pour avoir quelque chose qui me fait tenir.
Bon. Je ne suis pas très très objective et je bade un peu, en ce midi d'anniversaire, mais sinon j'avance toujours autant dans mes lectures et ça me fait du bien. Je vois pleins de gens et ça me fait plaisir. Juste ce petit besoin quelque chose qui réponde au peu d'attente que j'ai le jour de mon anniversaire. Où je devrais par conséquent être plus importante au moins aux yeux de ma famille que d'habitude. Quelle utopie.



P.S : Amazon s'est souvenu de mon anniv' et m'a envoyé 12 000 bouquins au programme :D
Bientôt plus d'optimisme, promis.

24 juin 2011

"vivre" et "livre"


Je suis rentrée de Berlin ce matin, et je suis vraiment contente d'être à Paris. En ce moment, j'ai l'impression qu'intellectuellement parlant, je m'ouvre beaucoup, d'ailleurs, j'ai tout le temps envie de lire. Pendant cette semaine berlinoise, je me suis faite un peu charrier parce que je fichais le GF corpus sur la poésie alors qu'on est tout juste en vacances. Oui, bin oui : je suis une grosse tarée qui taff alors que l'hypokhâgne est finie. Oui. Complètement. Parce que je suis une grosse tarée qui a une envie considérable de progresser, de changer, de s'épanouir et qu'en ce moment, j'en ai vraiment besoin. J'ai cette envie de continuer qui me fait lire pleins de livres à la fois, mêlée d'une petite peur que ce feu dévorant qui m'habite ne s'éteigne et que j'arrête soudainement de bosser. Ces deux sentiments un peu contradictoires sont mes moteurs. Oui, je bosse alors qu'on est en juin, que les cours sont fini depuis tout juste une semaine et que j'aurai 19 ans dans quelques jours, parce qu'au moins comme ça, quand j'en aurai par dessus la tête, j'aurai déjà bien avancé.
J'ai l'impression du contraire de l'été dernier : les lectures me semblaient plus être un test, un devoir un peu vague pour nous foutre la pression et nous faire comprendre que le lycée était fini; aujourd'hui, je sens que ce que j'emmagasine va me servir, pour la prépa mais surtout pour mon développement personnel. Et c'était ça le but à la base non? Apprendre pleins de choses pour se construire mieux.

Vous qui hésitez peut-être à suivre cette voie, faites hypokhâgne. Ca ouvre à tellement de choses ! Ca pousse à découvrir des parts de soi qu'on ne soupçonnait pas et à mieux se connaître. La prépa, ça aide à tous les niveaux.
Affiche de la 1° guerre mondiale américaine
Deutsche Historisches Museum, Berlin

(c'était la minute de propagande du jour).

20 juin 2011

Museuminsel, égyptologie et Judisches Museum.

Deuxième jour de périple berlinois, nous avons bougé du côté de la Alexanderplatz pour aller se faire quelques musées.
Bon. Alors parlons de ces musées. Le Neues Museum accueille la plus grande collection d'égyptologie d'€urope (je dirais bien du monde mais je suis pas sûre alors je vais éviter de dire des conneries). Les musées que j'ai visité pour l'instant me permettent de constater que les musées berlinois sont immenses. On a bien passé 2-3 heures dans chacun d'entre eux. Les collections sont magnifiques, incroyables, trop cool. Les murs sont en accord avec la collection présentée : dans la partie égyptienne du Neues Museum, des fresques avaient été reconstituées autour des pièces présentées. Dans la partie sur l'au-delà, on se croyait dans un tombeau.
Ensuite, le temps à Berlin est tellement bizarre ! Jamais vu ça. Dimanche matin, on a fait les puces et brunché. En 2h, on a failli s'envoler à cause de quelque chose qui avait pas mal d'aspects d'une tornade, périr d'une pneumonie à cause de la pluie et mourir sous un soleil digne du Sahara. So weird...

17 juin 2011

Hauptbanhof, PrenzlerAllee und so weiter

Voilà, j'suis arrivée à Berlin, mon appart' c'est du rêve. On est quatre, c'est beau, c'est grand, c'est bien entretenu et il y a un lave-vaisselle. Le paradis. Je me pendrais pour un appart comme ça à Paris...
Le voyage en wagon couchette a été pour moi une grande première et j'ai franchement adoré. Bercée par les doux mouvements du train en écoutant Moriarty, j'ai déjà vécu un moment fort à peine partie.
A part ça, mon sac trop lourd m'a profondément assassiné l'épaule (ne pas oublier : investir dans une valise à roulettes).
Arrivée en Allemagne, je suis heureuse : anglais, allemand ou même français (oui, faut pas déconner quand même), je comprends toutes les langues qu'on me parle. Le problème c'est que du coup je parle n'importe quelle langue en alternant.
Ce qui est fou en Allemagne, c'est le prix des choses : ce midi, on a mangé une pizza pour 3€50 et on a fait des courses pour une semaine pour une vingtaine d'euros... Moi j'hallucine. Je rêve de dévaliser une bäckerei, ce qu'ils vendent me donne trop envie.

Suite au prochain épisode...

16 juin 2011




Juste un mini post pour dire que je pars à Berlin dans 1h et que je suis prise en khâgne !