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11 juin 2012

Enfin Céline vint !

Je suis dans ma position préférée. En tailleur, sur mon canapé, j'oscille entre ma tasse de thé fumante (diable, ce temps me tue), le bouquin ouvert devant moi, et l'épisode cinq de Twin Peaks. Douce après midi. J'aime bien me perdre dans les théories linguistiques et me laisser le temps de glisser dans les intrigues tortueuses d'un policier vieux de vingt ans, le tout en sirotant un Earl Grey bien chaud. Le thé devient le liant de mon hésitation perpétuelle entre le repos et le travail. Sauf qu'aujourd'hui, et pour deux mois et demi, j'ai le temps de choisir, et surtout de faire les deux. C'est étrange, mais je me sens bizarrement en paix depuis quelques jours. Très calme.

Ce matin, dernier cours de litté TC avec cette chère madame C. Elle ne nous a pas déçus : on s'est fait insulter dès les dix premières minutes ("vous n'êtes vraiment bons à rien"), et elle n'a toujours pas fait son boulot ("au fait, il y a des sous admissibles ? Levez la main" En gros elle n'avait pas regardé la liste et on aurait pu tout aussi bien tricher et lever la main pour s'assurer le passage. A part ça elle est prof principale, hein). Elle a aussi relu les noms de ceux qui voulaient khûber, et là, c'est moi qui suis tombée des nues : un bon quart des prétendant à une seconde khâgne n'ont juste rien foutu pendant la première (à part la merde pour une partie d'entre eux). WTF les gars ?

Ceci est un de mes derniers post de la catégorie "Première Sup" : demain, dernier cours ; mercredi, conseil de  classe ; jeudi, réunion KH pour les bibliographies.

5 juin 2012

"Il [le roman] est l'autre de tous les genres, l'autre de la définition. Par rapport aux genres et à ce qui généralise, il est ce qui dégénère et ce qui dégénéralise" P. Quignard

Devinez ce que je fais en trépignant d'impatience en attendant patiemment les résultats de l'ENS ?


Les cours sont courts en ce moment. Ma philo d'aujourd'hui sur Hannah Arendt a duré une heure de moins que prévu ; les profs ont l'air encore plus à bout que nous. J'avais une minute de retard ce matin : quand je suis entrée dans la salle, il y avait 8 élèves en cours (sur 52, donc). C'est la fin les amis.

Du coup je fais autre chose : je commence principalement le programme de l'an prochain. Pavel avance bien (p.200 et fin de la partie 2 atteinte ! *mode fière on*), j'ai attaqué la métaphysique, même si mon GF reste encore bien loin sur mon bureau (il est sur liste d'attente après Pavel) et je commence à envisager l'histoire et la géo (je lis des définitions, jette un coup d'oeil sur la période, toussa). Niveau code, c'est un tout petit peu plus n'importe quoi vu que je n'y ai pas refoutu les pieds depuis mon test blanc et que je me contente de faire le code en ligne. "Bouuuuuuuh ! grosse nullasse paresseuse !", me direz-vous. "Bin ouais", vous répondrais-je.

Sinon, je pars en voyage de noces dans 15 jours, donc j'ai un petit sursaut de "olala, je vais me mettre dans un maillot de bain, moi, la larvounette blanchâtre qui n'a pas mis un pieds à la piscine depuis août 2011 ?" et du coup je fais un peu plus gaffe à ce que je mange ( = un peu moins n'importe quoi) et je lorgne d'un air plutôt tenté les rayons d'autobronzant (hé, Claire, ce serait marrant de me voir bronzée [j'ai dit "bronzée", pas "orange"], non ?).

Et enfin : résultats de l'ENS dans deux jours, j'en rêve quasiment toutes les nuits et ça devient insupportable ! Qu'on me dise rapidement que je suis une sous-merde, que je puisse passer à autre chose !

28 mai 2012

"Dis moi, Ô grande khâgneuse, comment faire une fiche ?" "Assieds toi jeune padawan, ce n'est pas si compliqué"

Suite à quelques demandes, je vais faire un article sur la façon de faire des fiches, ou plutôt comment moi je m'en sors pour ficher 400 pages sans être frappée d'anévrisme.
Perso, j'aime quand mes livres vivent, donc je n'hésite pas à les griffonner, souligner, trimbaler partout à leurs risques et périls. Il m'arrive même de  lire dans mon bain (merci papa de me donner tes chouettes habitudes). J'aime laisser des traces de mon passage et j'aime retrouver ces traces. J'ai relu Les Misérables sur ma vieille édition de seconde, dans laquelle j'ai fait mes premières explications de textes, et ça m'a émue au plus au point. BREF, tout ça pour dire que je préfère que les bouquins soient à moi plutôt que de les emprunter dans une bibliothèque, ce qui me frustre considérablement. Mon petit Fred, qui a hérité de mon SEDES sur hygiène et santé, doit bien voir combien les livres, après être tombés entre mes mains, passent du blanc au jaune fluo. Ceci-dit je me calme et je passe maintenant au crayon à papier, dans le but très prosaïque de pouvoir revendre mes livres. Je ne brutalise plus que les livres chers à mon coeur qui resteront avec moi jusqu'à mon ultime déménagement (ceci est une part de mon testament : je veux être enterrée avec mes livres).
Ma première explication de texte (snif que de souvenirs).
 Bouquin dans un état lamentable parce que je le lisais sur la route du lycée (25 min de trajet aller) en le tordant dans tous les sens et en luttant contre les intempéries. Ce que j'aime ce livre !
Et donc, les fiches ('scuzez, je m'auto coupe la pensée).
Il y a un certain nombre de choses à déterminer pour savoir vers quel type de fiche vous voulez tendre : la fiche de lecture ( = retenir les simples grands axes d'un chapitre, type de fiche retenue par tous les bouquins de synthèse pour le bac par exemple), la mini-fiche ( = plan succinct, minimum syndical, solution d'extrême urgence quand on a rien d'autre et qu'il FAUT savoir quelque chose. Perso, ça a été ma fiche Cône Sud), la fiche normale ( = plus que les grands axes, quelques exemples développés. Ma fiche sur le SEDES en fait partie et c'est ce que j'essaye de faire pour Pavel), la super fiche (elle excède 16 p, s'apparente plus à un cours, et sauf dans des moments de panique ou de grande inspiration, vous ne la relirez jamais).

Cette petite typologie me permet de mettre une autre idée en avant : la fiche doit être un minimum courte. C'est souvent dur, mais c'est l'intérêt : vous ne relirez pas une fiche trop longue pour cause évidente de flemme. Alors, vous me direz : "bin oui, mais un livre de 600p de théorie, je vais pas le réduire à 5p de notes !" Et bien non. Mais la ruse ne se situe pas de ce côté là : c'est dans votre traitement de texte qu'il faut agir... (suspense de ouf, non ?). Pour tromper ma flemme,  1) je tape mes fiches : elles prennent moins de place et elle sont toutes belles (vous ne relirez pas une fiche dégueulasse, vous la brûlerez. Si si, même du Genette !)    2) Je sépare le plan (Pavel compte 4 parties, ça fera 4 fiches) pour me faire des fiches plus facilement relisibles (hm. Oui oui, je suis en khâgne lettre et j'invente des mots).   3) Et c'est là qu'intervient l'astuce de fou : je réduis les marges de mon traitement de texte à 1 cm de tous les côtés : plus d'espace, des feuilles plus grandes = moins de gaspillage + moins de fiches !

"Mais, Sarah, comment fais-je pour m'y mettre vraiment ? J'veux dire, comment on fait une fiche ?"
Oui, tu as raison jeune padawan, entrons dans le vif du sujet : faire une fiche, oui, mais comment ? Déjà, on suit le plan du bouquin ; les livres de critique ont beau être souvent pénibles, ils ne poussent pas le sadisme à ne pas en faire. Si les chapitres ne sont pas trop long, on commence par le lire en soulignant (ou pas, mais donc moi si) les passages importants, et on relis le chapitre en diagonale en revoyant les passages soulignés. Ca permet de voir la progression des idées et donc de faire un tri plus sélectif dans ce qui est vraiment important ou pas. Si les chapitres sont longs (au hasard, Pavel), vous pouvez faire des tranches de cinq ou dix pages selon votre endurance perso et la difficulté du bouquin.

"Bin oui, mais ce chapitre est chiant, j'ai la flemme"
Une des difficultés majeure, je trouve. Comme Justine a par exemple pu le voir dans la fiche sur la poésie que j'ai envoyé l'an dernier, j'ai tendance à laisser de côté les passages qui sont trop obscurs pour moi en me disant qu'on verra plus tard. En fait, on ne revoit pas plus tard. Jamais. Enfin pas moi. L'idéal, c'est d'avoir un binôme qui fiche le même bouquin, à qui on peut se référer au cas où "dis donc, je bug complètement sur le chapitre 12, t'as capté un truc ?" En vrai, ça arrive très peu dans la mesure où dans les groupes de fiches, l'intérêt est de ne pas ficher les mêmes bouquins pour pouvoir s'échanger les fiches, héhé. Du coup, le seul conseil efficace que je peut donner, c'est de se forcer à avancer quand même. Ou de se trouver quelqu'un pour ficher LE chapitre chiant pour vous, mais franchement, faut pas trop trop y compter.

"Ouais, super ! Je suis trop motivé pour ficher 200p de Compagnon d'un coup haha !"
Du calme jeune padawan, du calme ! La motivation, c'est bien, mais il faut faire attention au dégoût. Une indigestion de théorie est vite attrapée, et souvent rien que la vue du livre donne la nausée suite à ça. Le livre finit dans un coin poussiéreux des étagères IKEA et adieu la fiche. Mieux vaut être raisonnable et de se donner des objectifs abordables (genre 20 p par jour sauf le week end, et c'est pas grave si à un moment je le fais pas parce que j'ai 3 khôlles et 2 DS en cours) plutôt que se lancer des défis impossibles qu'on tiendra un jour et demi (c'est un peu l'histoire des régimes ou des résolutions de nouvelle année, tu vois ?)
En trois ans de fiches, je ne sais toujours pas souligner droit, mais je griffonne toujours pleins de trucs.

Pour terminer, je dirais que les fiches, c'est mieux quand c'est en groupe : chacun sa spécialité, chacun son approche et sa façon de voir le sujet. Et puis ça permet de ne pas mourir écrasé sous le poids de 12 bouquins de théorie à boucler en 3 semaines.

Voilà, j'espère que ça aura répondu à vos attentes, si il y a des points que j'ai oublié dites-le moi et je compléterai. Et puis s'il y a d'autres trucs sur lesquels vous aimeriez que je fasse des articles, pareil, faites-le moi savoir et je ferai mon maximum :)

Outils de travail : un livre (oui oui, j'ai trouvé ça toute seule),  des post-it, un crayon.
 Et un ordi ou une feuille pour noter, natürlich.

Et puis bon, comme j'ai interrompu Pavel pour faire cet article, je vais retourner au chapitre qui me saoule sur la nouvelle et le récit élégiaque (tant il est vrai que je suis mes propres conseils).

25 mai 2012

La joie des fiches

La Pensée du Roman de Thomas Pavel est un essai de 400 pages environ. Je le fiche pendant mes cours de lettres et quand j'ai le temps et la foi de m'y mettre (c'est génial mais complexe et long).
Hier, justement, j'avais la foi. J'ai fiché l'ensemble du chapitre 1 (environ 95 pages). Ce matin, j'ai décidé de m'y remettre.
Mon ordi a décidé d'ignorer mes multiples sauvegardes et d'effacer mes 5h de travail d'hier. J'avais fini le roman prémoderne à minuit, prête à enchaîner sur le picaresque ce matin. J'ai envie de pleurer tellement je suis frustrée.
Plus qu'à reficher 70p avant mon code blanc. You-pi.

Grmblbl.

Edit : 6 fautes accordée pour réussir le code blanc ; j'en ai fait 7. Une journée formidable, vraiment.

20 mai 2012

Et maintenant, un petit point.


En ce moment, je me bats un peu contre le monde.
 Une partie de ma famille pense donc que je suis une petite conne qui n'a pas les pieds sur terre parce qu'elle est trop dans ses livres. Qu'il faudrait que je bosse à Mcdo pour apprendre la vraie vie (le but de faire des études étant justement d'éviter de bosser dans des fast food, suis-je dans la "fausse vie" ?), que c'est l'expérience qui valorise et pas les diplômes ("ah, vous voulez être prof en fac et vous n'avez pas de doctorat... Ah ! Mais je vois que vous avez été caissière ! Ok, on vous prend") et que de toute façon on ne peut pas espérer avoir un job intéressant quand on fait des études. Bref, ils ne comprennent pas que je bosse 60h par semaine, que l'été avant la khâgne est un été de boulot et que je ne suis pas une glandeuse juste parce que je ne veux pas être caissière (en plus j'ai envoyé des CV, c'est même pas de la mauvaise volonté). Ils ne comprennent pas pourquoi je préfère faire une troisième année. Du coup je lâche prise, je dis "oui oui", et j'attends que ça passe.
Ca va être ça le travail le plus dur qui va m'occuper ces prochains mois (voire ces prochaines années) : apprendre à ne pas trop réagir quand quelqu'un me dit des grosses conneries. Sourire et me taire en attendant d'avoir un appart' et une vie où je puisse penser ce que je veux, mais surtout le dire. Le problème, c'est que j'ai passé une grande partie de mon lycée à ne rien dire et laisser couler, et du coup à me faire énormément de mal. Maintenant que j'ai réussi à m'en libérer, c'est difficile de revenir à "soit intelligente, mais tais-toi" ; il va falloir que je trouve une solution durable d'entre-deux.

Bref, à part ces petits désagréments familiaux, je vais bien. Je dévore les contes cruels de Villier de l'Isle-Adam, je fiche du Thomas Pavel et je commence diverses recherches sur le programme de l'an prochain. J'ai un poil peur de me prendre une grosse claque dans la figure aux résultats de l'ENS, style "Hé ! Meuf ! T'es même pas souza !". L'autre peur, c'est celle du coup de bol monumental : "Hé ! Meuf ! T'es admissible !" (AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. A mon avis, dans l'ordre, je pleure, j'appelle la moitié de mon répertoire et je fais douze crises d'angoisse), mais ce serait vraiment vraiment ouf. Et si je suis pas souza je serais clairement très très très déçue. Après, c'est peut être méga prétentieux de dire ça, je sais pas... Les profs à qui j'ai parlé m'ont dit que mon approche du sujet était la bonne, donc j'ai un peu d'espoir.
Sinon, y a bien sûr le permis. Je continue le code, avec mon premier code blanc vendredi, et cet aprem je vais  me familiariser avec la voiture sur un parking vide. Mon été de pauvre servira donc probablement à rentabiliser mes heures de conduite.

8 mai 2012

Une mondialisation "causée", "causante"

En ce mardi 8 mai, férié, je me suis rendue compte d'un truc : la prépa n'est pas finie ; j'ai encore du boulot. Moi qui squatte les cours d'hypo depuis bientôt deux semaines, j'ai du mal à réaliser que je suis dans cette période entre deux où j'ai encore une pointe de pied en khâgne et l'autre dans le flou de l'avenir. Dans ma tête, je prépare l'an prochain. Non d'ailleurs. En ce moment, dans ma tête, la seule chose que je prépare, c'est le permis. J'ai énormément de mal à lire alors que j'ai des piles de livres géniaux qui m'attendent, perchées sur mes étagères toutes neuves. Du coup je lis des trucs simples (Charly 9) ou je ne lis pas, ce qui m'énerve un peu dans la mesure où j'ai passé l'année à dire que dès que j'avais le temps, je sautais sur mes milliards de livres trop bien à ficher. Là, j'en suis dans l'incapacité physique. Si c'est le contrecoup du concours, il met du temps à se dissiper.

Bref. Aujourd'hui, le programme c'était m'écrouler devant The meaning of life avec un thé et glander jusqu'à plus soif (très logique comme expression). Finalement, je me retrouve avec mon thé (on déconne pas avec les jours fériés), La Mondialisation de Dolfus (beaucoup moins attrayant que les Monty Python) et mon ordi (présentement, je procrastine). Mon cerveau a décidé que ce serait commentaire de géo ce matin et commentaire de litté cet aprem. Mon corps en doute beaucoup plus largement. Finalement, ce post est plus un message d'auto motivation qu'une vraie info. "Allez Sarah BOUGE !" Moi j'y peux rien, je préfère les dissertes et les commentaires ça me gave. Alors un commentaire de géo, autant vous dire qu'après le Cône Sud ça me passe bien au dessus ! Le "problème", c'est que ce serait vraiment mieux que je réussisse ces explications, parce que j'envisage plus que sérieusement la khûbe et que je viens d'avoir le soutien de mon prof d'histoire ("Vous êtes une vraie khâgneuse mademoiselle, je donnerai mon accord pour votre troisième année"). Faut pas que les autres me saoulent, quoi. Je vais donc essayer de gérer ça.

Edit : Mon prof de spé litté m'a appelée pour me donner une explication de texte pour jeudi ("je voulais pas gâcher vos vacances en vous le donnant trop tôt") et je n'ai rien foutu. Je suis dans la merde et j'arrive pas à m'y mettre. Je préfère faire la disserte de ma pote de L2 de lettres modernes ou celle des hypokhâgnes de ma prépa. Grmbl.

5 mai 2012

Tous les matins du monde

Le concours est passé, maintenant il en reste les souvenirs et le contrecoup; Je suis claquée, obstruée par mon permis (il est d'ailleurs 15h06, je viens de rater la dernière séance de code de la journée), encombrée par de la paperasse et du rangement que je remets au lendemain depuis des mois. Pourtant, je me sens bien. 
J'ai recommencé à squatter les cours d'hypo, et c'est vraiment vraiment chouette. Je discute, je me prend des claques de théorie ; j'allonge ma liste de lectures. Pour continuer dans le travail, j'ai aussi accepté de faire deux explications de textes, une sur La Mondialisation d'Alfred Dolfus et une sur La Recherche de l'Absolu. J'avoue que pour l'instant je n'ai même pas lu les extraits, mais c'est pour dans 10 jours, alors je le ferai sans doute la veille (on ne change pas une équipe qui gagne).
En attendant, je lis. Des fois des conneries (le code de la route, bientôt édité en Pléiade), et puis des fois moins (Le Démon de la théorie, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes, Roman des origines et origines du roman). De la littérature (Pascal Quignard est mon nouvel ami), mais pas seulement (Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, définitivement un livre à avoir lu. Amis futurs hypokhâgneux, c'est une lecture intelligente à faire l'été d'avant la prépa). L'important : je lis enfin. 
J'ai une impression de renouveau, comme si j'étais capable de déplacer des montagnes. Du coup je m'attaque à des bouquins de théorie que je voulais lire depuis longtemps. Ce qui me plairait en litté comme programme pour le prochain ENS, ce serait le roman. 
Tout commence à se concrétiser doucement : ma bourse est validée pour l'an prochain (400€/mois, ou LE moment où je suis heureuse d'avoir bouffé du riz pendant trois mois en terminale), je fais de moins en moins de fautes au code, mes connaissances se cristallisent. La campagne présidentielle s'achève, et franchement c'est pas trop tôt (ouais, c'est dur  de vivre avec des gens qui ne sont pas du même bord que moi). Bref, une nouvelle ère commence...
Image : Boulet

27 avr. 2012

Le calme après la tempête

Ca va bientôt faire une semaine que mes épreuves sont finies. Pourtant j'ai l'impression que je n'ai pas vu la maison des examens depuis au moins un mois. J'ai commencé pleins de choses, j'ai vu des gens, je suis sortie et j'ai dormi. 
J'ai surtout commencé à attaquer la longue liste des choses à faire "après la prépa", ce qui est très perturbant je trouve. Pendant le concours, j'ai commencé à déchiffrer mes premières partitions de piano ; j'en fais à peu près une heure par jour et renouer avec la musique me fait un bien fou. J'ai hâte de reprendre le chant.
J'avais décidé de ne plus toucher un seul bouquin pendant 15 jours au moins, et puis je suis rentrée chez mon père pour voter, et je suis revenue chez moi les bras chargés de bouquins. Je suis donc en ce moment entre Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises (bouquin génial pour avoir une idée un peu précise de l'histoire de France sans tous les clichés, et surtout pour voir comment évolue la façon d'enseigner l'histoire), Eragon 4 (que je viens d'achever après l'avoir dévoré. Et je reste sur ma position : prévisible et pas gégé. Ceci-dit ça détend) et Le code pour les Nuls. Ah oui, parce que dans l'immense liste des "choses à faire après la prépa", il y avait "commencer le permis". Je me passée par le rituel d'inscription hier,incluant la photo que tu regretteras toute ta vie (sans lunette bien sûr), le remplissage de dossiers chiants et bien sûr le syndrome terrifiant du "mon-dieu-ça-y-est-je-suis-pauvre". Il me reste deux-trois étapes palpitantes telles que l'appel au paternel pour dire "coucou, tu te souviens quand tu disais que tu m'aiderais à payer le permis ? Et bin c'est maintenant ! hahaha" ou le gavage de règles stupides pour passer un exam qui dépendra beaucoup du bol. 
J'essaye de rigoler par rapport à ça, mais m'inscrire au permis me fait un truc vraiment très très bizarre. J'ai un an pour le passer, sinon je paye en plus (c'est vraiment une arnaque sans nom. Ah si. Ca s'appelle "Permis B"). Ca veut dire qu'avec la khûbe, je vais en chier. Et que donc, il serait sans doute plus raisonnable d'aller à la fac. Ce n'est pas mon argument décisif, c'est juste l'une des nombreux éléments qui pourraient faire pencher la balance. Ca et mon amour inconsidéré pour ma prof de lettres (que j'envisage de lapider au retour des 'vacances' après lui avoir fait comprendre que ses cours ne m'avaient pas du tout servis à passer l'ENS). 

Voilà voilà. 

6 avr. 2012

Vous avez un nouveau message

Je voulais vous faire un article sur mes résultats de concours blanc. Notez l'imparfait. Il se trouve que ces résultats ont, pour la plupart, été une bonne grosse claque dans la gueule. Je me suis lamentablement rétammée là où je pensais avoir pas mal réussi, et inversement.
Donc finalement, pas de résultats, désolée. Et pour info, vous lisez le blog d'une nulasse. Même ma problématique d'histoire, dont j'étais très fière, a été jugée "caricaturale". Merci bien.

L'enjeu de ce week va être de me remotiver pour réviser la semaine prochaine. Ca va être dur et chiant. Franchement, j'avais l'impression d'être prête et je ne sais plus du tout où j'en suis. Je ne sais pas comment avancer, comment ne pas rendre un truc totalement minable au concours. Je suis triste, je n'arrive pas à me relever. Voilà.

Priez pour moi, please.

30 mars 2012

La date suffit comme titre. Elle symbolise ma préoccupation actuelle (et celle de tous les khâgneux je suppose). Dans 17 jours, je passerai l'ENS.
En fait, je ne réalise pas du tout. Il fait beau, je joue, je lis, je glande, exactement comme je faisais après le second concours blanc d'hypokhâgne. Sauf que là, dans 15 jours, c'est le vrai. J'ai l'impression de ne pas comprendre ; comme si tout ça n'était qu'un jeu de plus. On se prépare depuis tellement longtemps à l'ENS que ça devient un but irréaliste, lointain, et flou. Pour moi, ce concours tient du registre fantastique ; c'est à moi de décider si je divague ou si la menace de l'examen est réelle. Est-ce que j'ai vraiment une chance d'être souza ? Est-ce que j'ai assez bossé ?
Quand je regarde où j'en suis (je devrais en avoir la certitude avec mes résultats imminents du concours blanc), j'ai l'impression que ça va. Par rapport à des potes qui me disent être complètement débordés par leurs révisions, je me sens tout à fait calme. Le plus gros truc qu'il me reste à faire est de ficher les chapitres sur la politique dans La Crise de la Culture d'Hannah Arendt. Quand je réfléchis au reste, ça ne va pas bien loin : apprendre 2-3 dates/personnages supplémentaires pour l'histoire, emmagasiner un peu de vocabulaire d'anglais, réviser mes citations de litté, relire mes cours de géo et de spé... Autant de choses que je peux faire la veille et qui ne devraient pas me prendre deux semaines, finalement (ce qui tombe bien parce que je n'en ai qu'une).

Ceci dit, je ne peux pas m'empêcher de flipper un peu : après demain, on sera en Avril. Un mois terrifiant et contrasté. Tous les efforts seront concentrés jusqu'à l'acmé de mes deux dernières années, à partir du 16 avril.
Et puis plus rien ; le calme après la tempête.

Un coin de ma tête me harcèle pour me dire que je pourrais faire plus, mieux. Que c'est pas possible de me dire que j'ai fait le max alors que je suis en khâgne et qu'il doit TOUJOURS y avoir quelque chose de plus à faire. Mais non, je ne crois pas. Je suis prête et terrifiée de l'être.

Voilà.

25 mars 2012

Finite incantatem.

Oui, il fallait bien rompre un peu avec mes titres à la Hugo (ou de Hugo d'ailleurs).

Et voilà, le dernier CB de ma vie est fini, et je rentre tout juste d'un week end de rêve. Je me suis crue en vacances : entre le temps de juin, le mariage de mon père, la pâtisserie,le changement d'heure, la lecture, les heures accordée à gossip girl (oui, je sais. Je fais dans l'intellect là), j'avais vraiment l'impression que la prépa, c'était fini pour de bon. Du coup, je ne m'entendais même pas répondre aux invités "Bin là, je passe l'ENS dans 3 semaines, je sors de 10 jours de concours ; mais bon c'est bientôt fini". C'est quand les gens ont commencé à quitter la fête que j'ai calculé : on est dimanche soir ; j'ai cours demain, et pire, j'ai une explication de texte à présenter devant ma classe. Vous savez, le fameux commentaire sur Molière que j'avais vaguement esquissé. Et bin c'est pour demain, et j'ai donc 14h pour le faire. Sachant que je suis 1) crevée 2) encore à moitié saoule.
You-pi.
Bon, en même temps, c'est ma faute, j'le savais, toussa. J'ai fait le choix d'aller au mariage de mon père plutôt que de faire un devoir correct (ça me fait marrer d'écrire ça tellement c'est absurde). Maintenant, je vais assumer d'y passer ma nuit (ou mon cours de français de 8-10h, je sens que le dilemme sera dur à trancher). Et ensuite, ne plus rien foutre avant ma semaine (et demie) de révisions. Voilà.
Finite incantatem.

17 mars 2012

Khûbe or not khûbe, is that really a question ?

Quelques nouvelles du front.
C'est le week end et je n'ai rien foutu de mon samedi. Rien de constructif j'entends. Ca va faire 6h30 que je m'enfile l'intégrale du Seigneur des Anneaux en version longue en étant installée dans mon canapé. Bien sûr, je peux toujours me dire que puisque je le regarde en VO, je m'entraîne pour mon épreuve d'anglais de lundi. Ceci dit, je ne trompe personne (et surtout pas moi). J'ai décidé qu'aujourd'hui devait être un "day off". Ca a bien marché. Suite et fin de mes épreuves ici.

J'en arrive à la question clé de l'article : khûber ?
Ca me fait bizarre d'en arriver là, en fait. Le système prépa me fatigue et ne correspond plus à ma vision des choses, clairement. Oui, mais ; tout le problème réside dans ces deux mots. Oui, mais j'ai pas envie d'arrêter la philo ou l'histoire (ni même la géo dans la mesure où on ne me parle plus jamais du cône sud). J'arrive enfin à rendre des devoirs convenables, ce serait bête d'arrêter là, non ? Ceci dit, un an de plus sans chant c'est pas possible. En fait, mon choix et déjà fait : tout est organisé chez moi pour que je ne khûbe pas, c'est donc une question résolue. Il me semble néanmoins que je ne pourrais pas m'empêcher de vivre par procuration l'année prochaine. C'est un peu bizarre de se dire que c'est le bout du bout. J'ai reçu mon emploi du temps pour après le concours : avec 10h de cours par semaine, ce sera plus du tourisme qu'autre chose ! Ce concours blanc a un petit goût de fin.
The end is near, my friends.


P.S qui n'a rien à voir : hé ! J'ouvre le blog un jour et demi au public, et même en étant non trouvable sur google y a plus de 100 visiteurs en 1/2 journée ? :) Ca fait plaisir ! 
Du coup, que ceux qui veulent continuer à me lire quand je refermerai le blog me contactent par mail (en haut à gauche) pour que je les entre dans mes listes de lecteurs. Fermeture jeudi soir.

14 mars 2012

La der des der

Concours blancs de mars 2012, ou "comment-finir-sa-prépa-par-deux-concours-d-affilée ?"

Histoire : "La médecine et la religion". J'ai été déstabilisée pendant une seconde. Ce prof aime faire des sujets à la con pour nos concours blanc (le premier était "les européens et la mort", souvenez-vous). Après cette phase, j'ai été plutôt contente. Ma problématique (comment passe-t-on d'une médecine religieuse à une religion médicale par le biais d'un état de plus en plus présent ?) me semble cohérente, bref, j'ai l'impression d'avoir plutôt géré. Je vise la moyenne, voire douze, voire mieux (mais bon, faut pas rêver quand même). Le 12 serait vraiment une victoire, ce serait cool. En attendant, programme de l'aprem : révisions de litté (évidemment) et promenade sous le soleil.

Littérature : "Un poème est une durée, pendant laquelle, lecteur, je respire une loi qui fut préparée ; je donne mon souffle et les machines de ma voix ; ou seulement leur pouvoir, qui se concilie avec le silence. Je m'abandonne à l'adorable allure : lire, vivre où mènent les mots. Leur apparition est écrite. Leurs sonorités concertées. Leur ébranlement se compose, d'après une méditation antérieure et ils se précipiteront en groupes magnifiques ou purs, dans la résonance. Même mes étonnements sont assurés : ils sont cachés d'avance et font partie du nombre". Ainsi parlait mon ami Valéry (il l'était en tout cas jusqu'à ce matin) dans Album de vers anciens (1929). Le point positif c'est que je me suis emmerdée d'un bout à l'autre du sujet, j'ai donc plus de chances d'avoir une note correcte, CQFD. Ceci dit, je ne ferait aucun diagnostique tellement je suis à côté de la plaque en litté avec cette prof. Plus que 6 ce serait sympa. 

Philosophie : "Le fondement du droit". J'ai cru à une blague : QUOI ? Un sujet qui n'a pas été chopé dans les anales du CAPES ou de l'Agreg' de philo ? Mais, mais... C'est facile en plus ! Je crois que j'ai jamais autant bullé pendant un DS. J'avais mon plan en 45min. J'ai écrit à la vitesse d'un escargot handicapé. Je me suis laissée aller à des rêveries et je suis sortie une heure en avance, contente de moi.  Après c'est toujours pareil, hein : on sait pas, si ça se trouve j'aurais 2, etc, mais je suis satisfaite de ce que j'ai rendu. Et puis beaucoup beaucoup de gens sont sortis entre 10h et midi, donc ma copie ne sera pas la pire (on se rassure comme on peut).

[week end]



Anglais : Pfff. Inintéressant au possible. J'ai beaucoup bossé la version, mon commentaire est pas terrible. Mon ego aimerait avoir 8. Mon sens du réalisme me promet moins. Tout dépendra de l'humeur de ma prof quand elle me corrigera. J'aime pas ce sentiment d'avoir rendu un truc vraiment moyen, ça m'énerve. 

Géographie : "La mise en valeur et les disparités territoriales". TADAAAAAM ! J'ai bien mis 10 minutes à comprendre la relation entre les deux morceaux du sujet. A vrai dire, je ne sais pas du tout si j'ai fait un truc génial (j'en doute quand même), potable, un peu juste ou complètement hors sujet. Du coup j'envisage une note entre 6 et 13, ce qui n'est pas hyper précis, je l'admets. Au moins j'ai rendu une carte, contrairement au 3/4 de ma classe. Espérons que ce soit en ma faveur !

[Pause-révision sur Claudel]

Spécialité littérature : Claudel, Le soulier de satin, quatrième journée, scène II. J'ai eu l'impression de ne dire que des conneries et des platitudes. Le texte était très très très très dur, et j'ai écrit trois copies doubles. Important à signaler, j'ai rendu une copie complète (youpi !). Je n'ai pas vraiment hâte d'avoir le résultat qui devrait tourner autour de 6. 7,5 si les autres ont encore moins bien compris le texte que moi. Hier j'ai reçu ma convocation au concours (le vrai). Ca se rapproche les gars !


Fin de ce concours blanc intense. Maintenant il faut que j'enchaîne sur un mariage et mon étude de texte sur Molière, pour lundi, alors que comme tout le monde, je n'aspire qu'à glander au soleil (et à lire Le deuxième sexe, aussi).



10 mars 2012

Une tempête sous un crâne.

En fait, le titre ne correspond pas à l'article, mais comme je rererelis Les Misérables et que j'adore, je fais un petit hommage au père Hugo.

J'avais songé à appeler cet article "Trois jours", parce que le matin du quatrième sonnera le début de mon concours blanc. Vous me voyez venir avec mes gros sabots : j'ai rien foutu. En sortant des vacances, j'avais l'impression d'avoir bien bossé, d'avoir carburé. Par conséquent je ne culpabilise pas : je suis persuadée d'avoir bossé pendant mes vacances qui n'ont pas été une perte de temps, ridicule à deux mois des concours (pour une fois, je me permettrais de balancer un gros "LOL" pour ponctuer cette dernière proposition). Et puis, il y a deux jours, je me suis rendu compte que, oui, j'avais bossé. Mais deux matières : histoire et littérature. Celle que je gère et celle que j'aime, donc. You-pi.
Ainsi, l'objectif de mon week end était simple : finir mon commentaire de Molière hier soir, refaire le programme de philo sur le droit aujourd'hui et lire des synthèses sur le Cône sud demain. Parlons maintenant de la réalité : hier, j'étais fatiguée alors, j'ai fait une sieste. Et pas de commentaire. Aujourd'hui, j'ai pas envie, donc j'ai fait des cupcakes à la rose, des essayages pour le mariage imminent du paternel et j'ai lu (Les Misérables. Je suis plutôt fière de mes 650p englouties en deux jours et demi). Je ne vais pas me prononcer pour demain, on est jamais à l'abri d'un miracle.
Mais bref, nouvel objectif du week end : faire le commentaire sur Molière. Et aller au CB en touriste. C'est pas comme si ça avait vraiment une importance. Ce concours là ne déterminera ni ma vie, ni ma khâgne. Ni encore moins mon intelligence. Les vrais efforts seront pour le vrai concours. A quoi bon s'épuiser avant ?




Edit du dimanche (presque) soir : finalement, j'ai cartonné. Fiches de philo ce matin, plan de commentaire à fignoler vers midi, fin du 1° tome des Misérables à 18h38. Et une petite séance de yoga au milieu pour arrêter de culpabiliser parce que j'ai loupé les 6 dernières séances (bouuuh !). Donc bon, je devrais plus avoir confiance en mon potentiel de taf dans les situations désespérées. 

3 mars 2012

A une semaine du CB2, je fais un point (positif)

Croyez-le ou non, ça va mieux. Remarque, vous devez commencer à avoir l'habitude de ma cyclothymie...
En ce qui concerne la littérature, j'ai trouvé des solutions : un autre professeur a accepté de jeter un oeil à ma disserte pour me donner un deuxième avis. J'ai aussi eu une petite bataille par mail avec ma chèèèère prof de litté de cette année. Déjà que nos moyennes sont pourries, si en plus elle oublie de mettre nos notes d'oral (qui sont toutes bonnes), on est pas sortis. Elle a accepté de les ajouter à la moyenne, ce qui fait que je majore ma spé litté avec 9,75 de moyenne (vous avez bien lu, à 0,25 pts j'avais DIX ! :O). Mine de rien, ça calme, même si les notes sont très subjectives et ne reflètent pas vraiment le travail accompli. En ce qui concerne le tronc commun, je me dis que j'ai toujours ma dernière khôlle (sur Balzac donc) pour me rattraper. Ca restera sans doute peu brillant, mais bon. Je me vengerai au concours.

J'ai réussi à boucler mon commentaire d'anglais hier, ce qui me laisse un week end de glande en perspective. Evidemment il reste plein de choses à faire. En khâgne, surtout à un mois et demi du concours, il reste TOUJOURS des choses à faire. J'ai réparti le reste de mes révisions sur mon temps de repos d'ici le concours blanc. En gros, il ne reste que la philo. Je relirai mon cours d'histoire la veille du CB, et j'irai à nouveau en géo en free style.
 Je crois que pour la géo, j'aurais adoré tomber sur un sujet axé sur la France (le bonheur) ou sur un sujet qui met plus en avant la géo sociale. Là j'aurais pu cartonner, et mieux : être intéressée par les sujets que je traite. Parce que quand même, je suis plutôt bonne en géo malgré mes plaintes constantes à l'encontre du Paraguay.

Si je conclue (vous devez en avoir marre de mes posts-fleuve), pour le CB je peux compter sur : l'histoire (avec un bon sujet il est peut-être même possible que j'arrive à 14, même si ce serait un miracle) et la philo (si j'ai du bol). Je vais m'efforcer de faire le robot en littérature TC et recracher le cours de la prof histoire d'avoir une meilleure note (et sortir en m'étant ennuyée et en étant dégoutée de moi-même. Mais bon si il faut ça pour avoir une bonne appréciation sur le bulletin...). En spé, ce sera vraiment quitte ou double, mais à priori, j'ai toujours eu entre 7 et 8 donc c'est ça que je vise. J'ai déjà parlé de la géo en free style et pour l'anglais ce sera pareil. En fait, je pense que sauf accident horrible ( = littérature), je suis maintenant capable de ne plus sortir d'un DS en me disant que j'ai tout raté, et que je peux avoir des notes correctes (7-8, ça note dur dans ma prépa) à peu près partout. Ca me rend juste un peu folle de devoir travailler différemment pour le concours blanc et pour l'ENS. C'est absurde.

1 mars 2012

Je ne vais pas aimer le mois de mars.

Je suis un peu énervée, découragée, à bout de souffle en ce moment. Enervée par ma superbe prof de français, qui me rappelle de doux (enfin pas vraiment) souvenirs de l'art plastique en terminale. Mais bon, j'y peux rien, les profs incompétents, ça m'énerve. Et encore, en TL j'avais 15-16 de moyenne en art, donc c'était chiant mais ça ne bousillait pas mes chances. Du coup je suis découragée, parce que j'ai passé ma semaine à ficher des cours de litté, à réviser, etc et que finalement, je sais que ça ne va rien donner.  J'ai fait mon taff de khâgneuse. Je travaille pour le concours, où j'espère une bonne surprise, tout en sachant que face à ma prof, je n'aurais jamais plus de 8. C'est un coup à devenir schizophrène je trouve. Ce midi, j'ai mon commentaire d'anglais sous le nez, et j'ai même pas envie de faire l'effort de le traduire sur reverso. Ca me gave ; je ne veux pas reprendre ni même bosser pour moi : "tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire", comme disait l'autre.
 Lundi prochain, 5h de littérature. Mardi 6h pénibles (philo/anglais/spé). Jeudi 4h de litté. Encore. Dont la correction de la fameuse disserte. Vendredi 2h de géo + 3h d'anglais. J'ai la nausée rien que d'y penser.

Mon mois de mars sera donc difficile : je m'accroche à l'idée qu'il n'y a qu'une semaine de cours avant le second concours blanc. Je n'aurais jamais pensé voir 15 jours d'examens comme un répit. On a cours dès le lendemain de la dernière épreuve (et d'ailleurs jusqu'à la veille de la première). Et puis mon père se marie à la fin de ce concours. Il y a tellement de choses que j'aurais aimé lui dire avant ça... Bref. Ensuite, retour au bagne pour une semaine de cours supplémentaire (théoriquement deux, mais je serai probablement atteinte de la tuberculose ou du choléra pendant la deuxième. C'est fou ce qu'on attrape de maladies infectieuses quand on révise un concours) avec au programme une explication de texte sur Molière. Je n'ai évidemment aucune envie de m'y mettre.
Et puis avril. Révisions/concours/dodo. Et puis la fin de la khâgne, de la prépa, et le retour à la vie. J'en ai assez d'être fatiguée, usée et démotivée. J'ai envie de revenir à ces moments où la littérature me rendais heureuse. Où est passé mon bel enthousiasme de lycéenne face à la prépa ?

Ce sont les vacances, les dernières avant le concours. Et je suis dégoutée comme si les cours ne s'étaient jamais arrêtés. C'est moralement que je ne suis plus. Ca demande tellement d'énergie de continuer d'y croire quand on se prend branlée sur branlée !

28 févr. 2012

Bordel !

Vous vous souvenez du dernier DST ? Celui qui m'avait rendue heureuse parce que j'étais fière de ce que je rendais ? Et bien je suis allée jeter un oeil sur pronote ce matin. J'ai eu 6. En réutilisant des cours et des références d'Henri IV. six. Plus pleins d'analyses personnelles. J'ai bossé, je me suis amusée, j'ai eu six. 
Là, j'ai envie de pleurer, de me rouler en boule ; de comprendre.
Bordel ! Je travaille, j'essaye de suivre les conseils qu'elle donne pour m'améliorer, et à chaque fois j'ai des notes de merde ! Noter sec c'est une chose, mais elle se rend pas compte que nos passages en fac vont être déterminés par nos notes et nos appréciations ? J'ai envie de faire recorriger ma copie par mon ancien prof, même si je sais que ça va les mettre en concurrence. Je ne sais même pas comment lui demander ça : "bonjour, j'aimerai savoir si je suis vraiment nulle en littérature alors que j'adore ça, ou si c'est juste effectivement ma prof qui est stupide ; vous voulez bien m'aider ?". Quand j'envoie un mail, il ne répond pas. Quand je vais le voir, je sens que ça le gêne d'être mis dans cette position. Mais là j'y arrive plus, je ne comprends pas. J'ai l'impression de me heurter contre un mur (et un mur coeff 2 dans ma moyenne comme au concours) et je ne sais plus comment avancer. 
Quelqu'un aurait un conseil ?


Petit ajout du 1° mars : Je viens d'avoir ma note de commentaire sur Giraudoux. Six aussi. Bon, ok, c'était pourri, mais j'ai suivi ses conseils, une fois encore. Et quand je pense qu'au commentaire sur Lorenzaccio j'ai eu 7,5 alors que j'étais sous antibio et que je l'ai rédigé sans plan, je ne comprends plus rien. Là, mes analyses étaient assez pourries (comme l'était l'extrait à étudier), mais justifiées par le texte et appuyées sur des articles et des études. Ca valait pas 15, mais certes pas 6 non plus. Je ne sais plus quoi faire.

16 févr. 2012

Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas pris une bonne grosse claque en critique littéraire.




‎"Quel docteur daignera prescrire à ses patients une pièce de Sophocle ? (...) On a longtemps oublié que dans l'Antiquité la lecture à voix haute était prescrite par les médecins comme un acte thérapeutique à part entière. Il ne tient qu'à nous - lecteurs, critiques, écrivains - d'en faire autant et d'accepter ce pouvoir de la tragédie comme un don que fait Aristote à la littérature."


William Marx, "La véritable catharsis aristotélicienne, pour une lecture philologique de physiologique de la Poétique"



Franchement, si vous avez l'occasion, lisez cet article. Il est génial.

15 févr. 2012

La poésie du langage à l'état pur

C'est drôle comme le mois de janvier semble pétri d'un pouvoir magique en prépa. C'est le mois du déclic, où après un début douloureux et quelques mois de galère, on progresse enfin. Je pensais que ce n'était valable qu'en hypokhâgne. Et puis voilà, je suis en khâgne, je bosse comme une folle pour avoir une moyenne qui tourne autour de 8-9, et au moment où je commence à baisser les bras en me disant qu'il faut que j'arrête de me bousiller la santé et que je vais me contenter de rendre les devoirs juste pour avoir mes équivalences, et bin je progresse. Ce matin, j'ai eu 12 en histoire. Le prof a lu ma problématique en cours en disant que c'était pertinent et bien écrit (!). J'en suis vraiment fière parce que j'avais l'impression d'avoir géré ma disserte et que pour une fois, mon sentiment a été le bon. Hors concours blanc, ça me fait donc une moyenne d'histoire de 12,5, autant dire un miracle. Mon travail se reflète enfin dans mes résultats et ça fait du bien.
Bon. Je dis ça, mais demain je rends un commentaire complètement foireux sur Intermezzo de Giraudoux. Mais même en commentaire j'ai l'impression de commencer à saisir vraiment un truc : les plans me viennent plus facilement, les problématiques aussi, et surtout j'arrive à être plus près du texte. C'est assez positif, finalement. Et ce qu'il y a de plus positif encore, c'est que c'est le DERNIER commentaire composé de ma khâgne. Enfin en spé litté écrit quoi.
Sur ce, je vais m'en retourner à mon article sur la catharsis et aller imprimer ce dernier DM. Et puis regarder New Girl avec un paquet d'oréo histoire de fêter ma réussite.

8 févr. 2012

Bon. Un mini point pour dire que je meure écrasée sous le boulot que je suis sensée rattraper après ma maladie. Du coup j'arrive pas à me remettre correctement. Et je me tape des crises de stress énormes qui me font perdre un temps fou.
Là je sors d'une double colle philo-histoire, où j'ai raconté n'importe quoi. Le prof de philo a démonté mon argumentation point par point, en me faisant comprendre que j'étais vraiment passée à côté du sujet. Et puis il m'a mis 13. Je suis allée piocher mon sujet d'histoire (on le fait en 30 minutes, c'est juste la mort), j'ai eu "donner la vie", j'ai dit des bêtises, j'ai pas bien répondu aux questions et j'ai eu 13 aussi. Vu que le prof m'a répété douze fois que j'avais de jolies boucles d'oreilles, je pense que c'est du à ça.

Voilà, une migraine me scie la tête depuis quatre jours, j'ai encore 2-3 DM à commencer, rédiger, boucler avant les vacances. Mais bon, il ne me reste qu'une colle à passer dans toute ma vie, et c'est vachement cool de pouvoir se dire ça.  J'espère que vous allez mieux que moi :)