GEOGRAPHIE - dissertation en 5h.
Bonbon. Une des épreuves pour lesquelles j'avais le plus d'appréhensions (avec la philo), vu que je bosse vraiment beaucoup, et que mes notes ne le reflètent pas. Bref, sans surprise c'était un sujet-citation, et sans surprise non plus, c'était sur la ville : "Tandis que la frontière délimite et sépare, la ville articule et met en relations", Christine Albaret-Schultz. Bon, j'avais bien bossé le sujet, donc j'avais pleins d'exemples. J'ai juste pas appris mes titres d'articles, m'enfin j'ai l'impression d'avoir cerné le sujet et d'avoir dit des trucs intéressants. Après, c'est pas vraiment bon signe quand j'ai l'impression d'avoir rendu un truc potable, en géo, donc ce sera la surprise... La prof s'est quand même débrouillée pour ne surveiller qu'1/4 du devoir, laissant sa place à la pauvre prof d'allemand, trop gentille, qui nous a surveillé pendant au moins trois heures. C'est parti pour les révisions d'histoire !
HISTOIRE - dissertation en 6h.
Donc, je rappelle que mon dernier DS d'histoire ("Les français sont-ils égaux face à la guerre ?" pour ceux que ça intéresse) date d'il y a une semaine et qu'on a fait une interro entre temps, donc autant dire que j'étais plutôt au taquet niveau connaissances. Ce qui ne m'a pas empêchée de grogner bruyamment quand j'ai vu "L'Etat et la guerre en France de 1851 à 1945". Merde, un sujet type concours. Large, chiant, et on ne peut même pas parler socio vu que l'aspect "société" a été viré du sujet. J'étais donc déprimée jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais pleins de trucs à dire. Donc finalement, ça s'est bien passé, ce qui est encore plus flippant que si j'avais eu l'impression d'avoir raté. Espoir = mort. En fin de première partie, j'ai parlé de la SDN. A partir de ce moment précis, j'ai eu Bernard et Bianca dans la tête jusqu'à il y a dix minutes. Je ne résiste pas au plaisir de vous balancer cette oeuvre de la musique contemporaine. Amis khâgneux, vous penserez à moi la prochaine fois que vous évoquerez la SDN :
[Week end thé/papote/sortie sous la neige au Jardin des Plantes... Et révisions de philo à partir de 7h45 le dimanche matin. Je crois que je mérite ma béatification, là.]
LITTERATURE - dissertation en 6h.
Epreuve sous la neige, donc prof en retard, début du CB à 8h30, sachant qu'à cause d'un rencart de médecin je devais décamper à 13h20 grand max. Connaissant ma rapidité légendaire, je pensais vraiment que ça passerait tout seul. Bref, le sujet : "La littérature - qu'on l'entende comme sélection consacrée de 'chefs d'oeuvre' ou comme production de grande diffusion - est un des lieux privilégiés où s'élaborent les représentations collectives, où s'exprime l'identité d'une communauté sociale. (...) Ces représentations ont une fonction pragmatique ; elles réalisent au bénéfice d'un groupe - nation, ethnie, classe, caste... - un accord entre les formes d'une société, ses traditions et son action, un lien communautaire, une sauvegarde contre les forces centrifuges et dissolvantes."Bon, encore un sujet long, c'est un poil pénible quand même. Ceci dit, c'est intéressant. J'ai mes idées en moins d'une demie heure, et je prends mon temps pour rédiger bien comme il faut un plan cohérent. Et là, PAF, il est 10h10, et il faut que je commence à rédiger. Bon, j'suis dans les temps, hein ! Donc je rédige très bien mon intro (en béton) et mon I. (pas mal du tout, je trouve). Et il est midi dix. QUOUAH ? Du coup j'ai paniqué et j'ai rédigé mes deux dernières parties en une heure top chrono. 10 min pour la conclu (et en plus elle est stylée, avec ouverture et tout et tout), et j'ai couru vers la sortie. Je me suis bien amusée sur ce sujet. Je ne sais pas si ça va donner une bonne note, mais j'ai l'impression d'avoir rendu une bonne dissertation. J'ai parlé d'auteurs que j'aime (Hrabal) et j'ai bien exploité les oeuvres au programme, donc j'ai quand même plutôt espoir.
Interlude : ma visite chez le médecin.
A la base, c'était tout bête, hein : je devais renouveler une ordonnance. Rien de plus con. Et en fait, PAF, il m'a entendue tousser, il a dit que c'était pas net, et je me suis retrouvée à la pharmacie pour acheter des antibio. Bref, j'ai une pharyngite en plein concours blanc. Et il me reste la moitié des épreuves à passer. Youpi ! Maintenant je vais aller faire une sieste. A demain.
ANGLAIS - version et commentaire en 6h.
J'avoue que malgré le fait que je sois arrivée totalement en touriste à cette épreuve, j'ai été très très contente du sujet : Bram Stocker, Dracula. Miam. Et un commentaire sur le marvelous, une ! Bon, je fais ma maligne maintenant que je suis sortie, mais je pense que j'ai fait une poussée de fièvre pendant l'épreuve tellement j'avais mal à la tête, et alternativement chaud et froid. Faire ma version a été un supplice entrecoupé de mouchages bruyants ; j'ai même envisagé de ne rendre que la version tellement elle m'a demandé de l'énergie (cette pute). Et en fait j'ai trouvé des idées pas mal rapidement, alors j'ai fait le commentaire. En rédigeant, j'ai mangé mes carrés de chocolats à l'orange, et du coup j'ai découvert que dans chaque carré, il y avait une citation inscrite sur le papier. Du coup, à 9h12 j'ai eu "De toutes les passions, la seule vraiment valable me semble être la gourmandise" (Maupassant) ; Stocker avait quand même l'air de penser que c'était le cul, à la vue du texte. Vers midi j'ai eu "La patience, c'est comme le chocolat, on en a jamais assez" et du coup j'ai terminé ma 1e partie parce qu'on ne va pas trop jouer avec la patience du correcteur, et j'ai fini par "Dans les cookies de la vie, les amis sont comme des pépites de chocolat" pendant ma conclusion. J'ai trouvé ça plat et niais, mais ça n'a pas de rapport avec mon épreuve. Avec un peu de chance j'en aurai des mieux demain, qui m'aideront pour traiter mon sujet de métaphysique :D En parlant de ça, j'ai donc maximum 7h (en étant irréaliste, c'est à dire en partant du principe que je suis d'attaque pour commencer des révisions maintenant) pour capter quelque chose à la métaphysique. Yeepee !
PHILOSOPHIE - dissertation en 6h.
L'épreuve la plus redoutée, que j'avais donc beaucoup travaillée pour palier mes immenses lacunes. Ca ne m'a pas empêchée d'avoir envie de me jeter par la fenêtre quand j'ai lu "Qu'est-ce qu'un problème métaphysique ?" au tableau. Au début de l'épreuve, le prof a annoncé qu'en rendant notre copie de CB, on aurait le droit de récupérer notre DM de philo (la métaphysique nous détourne-t-elle du monde ?), donc j'ai décidé de rester un peu pour sauver les meubles. J'ai trouvé mon plan en moins de 30 minutes. Un plan basique, certes, mais qui fonctionne assez je pense. Comme j'ai fini mon plan très très tôt, j'ai décidé de rendre un devoir en mode suisse, option calligraphie. Bref : j'écris à deux à l'heure et je soigne mon écriture. Faute de contenu passionnant, ce sera une jolie copie. Du coup c'était une disserte assez reposante : j'ai pris mon temps, j'ai cité Kant dans chaque partie, et je sors pas trop fatiguée de cette épreuve que je redoutais vraiment. Finalement, je m'en sors avec un 9 à mon DM de philo, ce qui est pas mal, mais pas top top non plus ; du coup je ne sais vraiment pas comment il va noter cette copie-là. M'enfin c'est fait, et au moins maintenant, je sais écrire Nietzsche sans hésiter vingt ans sur l'orthographe ! Il ne me reste qu'une épreuve avant la fin de mon dernier concours blanc. C'est jouissif de l'écrire. En plus, j'ai reçu Coraline de Neil Gaiman (encore lui, oui. Je vais finir par vous faire un post dessus tellement j'enchaîne tout ce qui se rapporte de près où de loin à son oeuvre) en anglais, donc mon programme de l'aprem, c'est de le dévorer avant de bosser Marivaux.
Du coup je vous met la BO du film, ça vous sortira SOS société de la tête.
SPECIALITE - commentaire de texte littéraire en 5h.
Alors alors. Ma dernière épreuve : commentaire. Comme d'habitude, je suis arrivée en forme, d'autant plus que c'était la dernière épreuve de mon dernier CB. Comme d'hab', j'ai déchanté en voyant le sujet. La scène d'exposition de L'Ile des Escalves de Marivaux. Bon, tu repasseras pour l'originalité, hein, mais avouons-le, ça aurait pu être largement pire. Je pense notamment à l'an dernier, quand on s'est tapé Le Soulier de satin de Claudel. Berk berk berk. Bref, mon plan est franchement plat, à mon sens. Une partie sur la scène d'exposition classique, une autre sur le langage marivaldien de la conversation, et une dernière sur l'esthétique de l'inversion et du renversement. Ecrit comme ça ça fait encore plus pourri, mais en fait ça tenait la route quand je l'ai rédigé ! Pas de pronostic, vu qu'elle me met des sales notes quand elle est de mauvais poil... Il suffit qu'elle n'ai pas aimé que je dise "marivaldien" au lieu de "marivaudien", qui est faux mais qu'elle préfère employer. Je crois que je suis trop fatiguée pour bien comprendre que c'est fini ; que la grosse partie de l'année est derrière moi. Mais c'est un fait : outre les deux heures de cours demain matin, je suis en vacances !