22 févr. 2013

Yes we khâgne, ou mon dernier concours blanc de prépa.



GEOGRAPHIE - dissertation en 5h.
Bonbon. Une des épreuves pour lesquelles j'avais le plus d'appréhensions (avec la philo), vu que je bosse vraiment beaucoup, et que mes notes ne le reflètent pas. Bref, sans surprise c'était un sujet-citation, et sans surprise non plus, c'était sur la ville : "Tandis que la frontière délimite et sépare, la ville articule et met en relations", Christine Albaret-Schultz. Bon, j'avais bien bossé le sujet, donc j'avais pleins d'exemples. J'ai juste pas appris mes titres d'articles, m'enfin j'ai l'impression d'avoir cerné le sujet et d'avoir dit des trucs intéressants. Après, c'est pas vraiment bon signe quand j'ai l'impression d'avoir rendu un truc potable, en géo, donc ce sera la surprise... La prof s'est quand même débrouillée pour ne surveiller qu'1/4 du devoir, laissant sa place à la pauvre prof d'allemand, trop gentille, qui nous a surveillé pendant au moins trois heures. C'est parti pour les révisions d'histoire !

HISTOIRE - dissertation en 6h.
Donc, je rappelle que mon dernier DS d'histoire ("Les français sont-ils égaux face à la guerre ?" pour ceux que ça intéresse) date d'il y a une semaine et qu'on a fait une interro entre temps, donc autant dire que j'étais plutôt au taquet niveau connaissances. Ce qui ne m'a pas empêchée de grogner bruyamment quand j'ai vu "L'Etat et la guerre en France de 1851 à 1945". Merde, un sujet type concours. Large, chiant, et on ne peut même pas parler socio vu que l'aspect "société" a été viré du sujet. J'étais donc déprimée jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais pleins de trucs à dire. Donc finalement, ça s'est bien passé, ce qui est encore plus flippant que si j'avais eu l'impression d'avoir raté. Espoir = mort. En fin de première partie, j'ai parlé de la SDN. A partir de ce moment précis, j'ai eu Bernard et Bianca dans la tête jusqu'à il y a dix minutes. Je ne résiste pas au plaisir de vous balancer cette oeuvre de la musique contemporaine. Amis khâgneux, vous penserez à moi la prochaine fois que vous évoquerez la SDN :
Bon week end ! Et pour les veinards qui sont en vacances : je vous hais ! :D



[Week end thé/papote/sortie sous la neige au Jardin des Plantes... Et révisions de philo à partir de 7h45 le dimanche matin. Je crois que je mérite ma béatification, là.]



LITTERATURE - dissertation en 6h.
Epreuve sous la neige, donc prof en retard, début du CB à 8h30, sachant qu'à cause d'un rencart de médecin je devais décamper à 13h20 grand max. Connaissant ma rapidité légendaire, je pensais vraiment que ça passerait tout seul. Bref, le sujet : "La littérature - qu'on l'entende comme sélection consacrée de 'chefs d'oeuvre' ou comme production de grande diffusion - est un des lieux privilégiés où s'élaborent les représentations collectives, où s'exprime l'identité d'une communauté sociale. (...) Ces représentations ont une fonction pragmatique ; elles réalisent au bénéfice d'un groupe - nation, ethnie, classe, caste... - un accord entre les formes d'une société, ses traditions et son action, un lien communautaire, une sauvegarde contre les forces centrifuges et dissolvantes."Bon, encore un sujet long, c'est un poil pénible quand même. Ceci dit, c'est intéressant. J'ai mes idées en moins d'une demie heure, et je prends mon temps pour rédiger bien comme il faut un plan cohérent. Et là, PAF, il est 10h10, et il faut que je commence à rédiger. Bon, j'suis dans les temps, hein ! Donc je rédige très bien mon intro (en béton) et mon I. (pas mal du tout, je trouve). Et il est midi dix. QUOUAH ? Du coup j'ai paniqué et j'ai rédigé mes deux dernières parties en une heure top chrono. 10 min pour la conclu (et en plus elle est stylée, avec ouverture et tout et tout), et j'ai couru vers la sortie. Je me suis bien amusée sur ce sujet. Je ne sais pas si ça va donner une bonne note, mais j'ai l'impression d'avoir rendu une bonne dissertation. J'ai parlé d'auteurs que j'aime (Hrabal) et j'ai bien exploité les oeuvres au programme, donc j'ai quand même plutôt espoir.

Interlude : ma visite chez le médecin.
A la base, c'était tout bête, hein : je devais renouveler une ordonnance. Rien de plus con. Et en fait, PAF, il m'a entendue tousser, il a dit que c'était pas net, et je me suis retrouvée à la pharmacie pour acheter des antibio. Bref, j'ai une pharyngite en plein concours blanc. Et il me reste la moitié des épreuves à passer. Youpi ! Maintenant je vais aller faire une sieste. A demain.

ANGLAIS - version et commentaire en 6h.
J'avoue que malgré le fait que je sois arrivée totalement en touriste à cette épreuve, j'ai été très très contente du sujet : Bram Stocker, Dracula. Miam. Et un commentaire sur le marvelous, une ! Bon, je fais ma maligne maintenant que je suis sortie, mais je pense que j'ai fait une poussée de fièvre pendant l'épreuve tellement j'avais mal à la tête, et alternativement chaud et froid. Faire ma version a été un supplice entrecoupé de mouchages bruyants ; j'ai même envisagé de ne rendre que la version tellement elle m'a demandé de l'énergie (cette pute). Et en fait j'ai trouvé des idées pas mal rapidement, alors j'ai fait le commentaire. En rédigeant, j'ai mangé mes carrés de chocolats à l'orange, et du coup j'ai découvert que dans chaque carré, il y avait une citation inscrite sur le papier. Du coup, à 9h12 j'ai eu "De toutes les passions, la seule vraiment valable me semble être la gourmandise" (Maupassant) ; Stocker avait quand même l'air de penser que c'était le cul, à la vue du texte. Vers midi j'ai eu "La patience, c'est comme le chocolat, on en a jamais assez" et du coup j'ai terminé ma 1e partie parce qu'on ne va pas trop jouer avec la patience du correcteur, et j'ai fini par "Dans les cookies de la vie, les amis sont comme des pépites de chocolat" pendant ma conclusion. J'ai trouvé ça plat et niais, mais ça n'a pas de rapport avec mon épreuve. Avec un peu de chance j'en aurai des mieux demain, qui m'aideront pour traiter mon sujet de métaphysique :D En parlant de ça, j'ai donc maximum 7h (en étant irréaliste, c'est à dire en partant du principe que je suis d'attaque pour commencer des révisions maintenant) pour capter quelque chose à la métaphysique. Yeepee !


PHILOSOPHIE - dissertation en 6h.
L'épreuve la plus redoutée, que j'avais donc beaucoup travaillée pour palier mes immenses lacunes. Ca ne m'a pas empêchée d'avoir envie de me jeter par la fenêtre quand j'ai lu "Qu'est-ce qu'un problème métaphysique ?" au tableau. Au début de l'épreuve, le prof a annoncé qu'en rendant notre copie de CB, on aurait le droit de récupérer notre DM de philo (la métaphysique nous détourne-t-elle du monde ?), donc j'ai décidé de rester un peu pour sauver les meubles. J'ai trouvé mon plan en moins de 30 minutes. Un plan basique, certes, mais qui fonctionne assez je pense. Comme j'ai fini mon plan très très tôt, j'ai décidé de rendre un devoir en mode suisse, option calligraphie. Bref : j'écris à deux à l'heure et je soigne mon écriture. Faute de contenu passionnant, ce sera une jolie copie. Du coup c'était une disserte assez reposante : j'ai pris mon temps, j'ai cité Kant dans chaque partie, et je sors pas trop fatiguée de cette épreuve que je redoutais vraiment. Finalement, je m'en sors avec un 9 à mon DM de philo, ce qui est pas mal, mais pas top top non plus ; du coup je ne sais vraiment pas comment il va noter cette copie-là. M'enfin c'est fait, et au moins maintenant, je sais écrire Nietzsche sans hésiter vingt ans sur l'orthographe ! Il ne me reste qu'une épreuve avant la fin de mon dernier concours blanc. C'est jouissif de l'écrire. En plus, j'ai reçu Coraline de Neil Gaiman (encore lui, oui. Je vais finir par vous faire un post dessus tellement j'enchaîne tout ce qui se rapporte de près où de loin à son oeuvre) en anglais, donc mon programme de l'aprem, c'est de le dévorer avant de bosser Marivaux. 

Du coup je vous met la BO du film, ça vous sortira SOS société de la tête.

SPECIALITE - commentaire de texte littéraire en 5h.
Alors alors. Ma dernière épreuve : commentaire. Comme d'habitude, je suis arrivée en forme, d'autant plus que c'était la dernière épreuve de mon dernier CB. Comme d'hab', j'ai déchanté en voyant le sujet. La scène d'exposition de L'Ile des Escalves de Marivaux. Bon, tu repasseras pour l'originalité, hein, mais avouons-le, ça aurait pu être largement pire. Je pense notamment à l'an dernier, quand on s'est tapé Le Soulier de satin de Claudel. Berk berk berk. Bref, mon plan est franchement plat, à mon sens. Une partie sur la scène d'exposition classique, une autre sur le langage marivaldien de la conversation, et une dernière sur l'esthétique de l'inversion et du renversement. Ecrit comme ça ça fait encore plus pourri, mais en fait ça tenait la route quand je l'ai rédigé ! Pas de pronostic, vu qu'elle me met des sales notes quand elle est de mauvais poil... Il suffit qu'elle n'ai pas aimé que je dise "marivaldien" au lieu de "marivaudien", qui est faux mais qu'elle préfère employer. Je crois que je suis trop fatiguée pour bien comprendre que c'est fini ; que la grosse partie de l'année est derrière moi. Mais c'est un fait : outre les deux heures de cours demain matin, je suis en vacances !



21 févr. 2013

yes we have to get this right, yes we have to make them see !







Je pars en guerre.




Pour fêter ça, j'ouvre le blog au public jusqu'aux vacances.
Souvenez-vous qu'il faut m'envoyer un mail pour pouvoir continuer à me lire. 

15 févr. 2013

Les pancakes



Bon, j'avoue que j'ai un peu foiré sur ce coup ; ça fait bien trois ou quatre mois que je n'ai plus fait de recettes, alors que j'avais vraiment envie de redonner pleins d'idées de plats très simples (le grog du combattant qui aide à surmonter l'hiver) ou un peu plus festifs (le filet mignon en croûte). Bref, ce matin, je m'attaque à une recette testée récemment. Il se trouve que je suis toujours en recherche du petit déjeuner parfait, celui qui ne me prendra pas une heure de préparation et qui me rassasiera pour la matinée. En ce moment, au beau milieu de l'hiver où il faut des calories pour tenir ses concours blancs, j'ai décidé de tester les fameux pancakes.



Les pancakes vus du ciel.



Mais ça prend combien de temps ton truc ? 10 min de prépa, et après il faut que ça cuise, donc disons 30 min en tout. De quoi faire une pause constructive pendant les révisions d'histoire pour le DS de demain. 

Indice de flemme : 4/10

C'est bon pour... le p'tit dej', ou le goûter pour les gourmand(e)s qui pratiquent ce repas.

Ca va très bien avec... un kiwi et un thé. Ou du sirop d'érable, un chocolat chaud et un jus d'orange. Ou un café et un verre de vitamines. Bref, tu choisis ce que tu aimes, quoi.

Ok, mais il faut quoi ?
- 3 oeufs
- 1 sachet de levure
- 175g de farine
- 2 cuillères à soupe de sucre roux
- 1 pincée de cannelle (pas obligé, mais ça donne un p'tit goût magique)
- 1 verre de lait (20 cl pour les puristes)
- 3 cuillères à soupe d'huile de tournesol

Oui, mais on fait comment ?
Tu mélanges les éléments solides (sucre+farine+levure+cannelle), et tu incorpores doucement les éléments liquides (oeufs+lait+huile) pour ne pas faire de grumeaux. Si tu en veux des bien épais, tu mets moins de lait. Tu fais chauffer une poêle avec du beurre dedans (c'est plus drôle quand il est salé). Quand la pate commence à faire des bubulles, tu retournes le pancakes, et tu laisses une à deux minutes. Et là tu fais une jolie pile. Si, comme moi, tu n'as pas 30 minutes à perdre chaque matin, tu peux en faire des petits paquets à mettre en sacs congélation, à sortir au p'tit dej' et à passer au grille pain. Si, contrairement à moi, tu n'as pas la chance d'avoir un congélateur (comme je te plains), tu peux garder ta pate liquide au frigo, mais seulement quelques jours. Comme ça ne prend pas longtemps à cuire, ça le fait aussi.
Spécimen de pancake en cuisson. Il fait des bulles, il est temps de l'attaquer sauvagement à coup de spatule pour le retourner.

Variante
J'avoue que je suis bêtement partie de cette recette, donc tu peux tester les variantes qu'elle propose, à savoir avec des blueberries. Tu peux aussi changer la cannelle et mettre autre chose, comme de la vanille, de la bergamotte, des pépites de chocolat ou tout ce qu'il te plait.

Le look finaaaal !
Conseils 

  • Attention, une poêle trop chaude fait vite crammer les pancakes, donc il vaut mieux les cuire à feu doux.
  • Niveau quantité, ça donne environ 14 pancakes de taille moyenne. Personnellement, pour un p'tit dej' complet, j'en prends trois, donc ça fait des pancakes pour quatre jours, presque cinq. Si t'as besoin de plus, tu peux toujours doubler les proportions. 

Ma dose de la semaine

8 févr. 2013

"Je vous assure que Proust, c'est plus intéressant que ce que vous vous racontez. C'est plus beau ; c'est plus profond. Alors fermez-la." JBG

En pleines révisions de géo, je vais quand même faire un point sur ce semestre charmant qui, en ce qui me concerne, se passe plutôt très très bien. Au niveau notes en tout cas. Donc, puisque j'expose ici mes (nombreux) échecs, je vais bien reprendre une petite tranche d'estime de moi en vous exposant mes quelques réussites.

Donc, commençons par ces horribles commentaires qui m'ont bien achevée ces derniers temps. D'abord il y a eu "Ultima verba"(Les Châtiments) de Victor Hugo, que j'ai fait en deux-deux, au bord de la crise de nerfs, et où j'ai eu 15. La prof m'a donc saluée en disant qu'elle espérait retrouver cette qualité dans mon DS du samedi suivant. Ah! Ce fameux DS de lettres, bâclé en 4h parce que j'étais trop crevée pour faire quoi que ce soit d'autre, sur "le rameur" de Paul Valéry (Charmes). Je n'ai toujours pas bien compris comment, mais j'ai eu 13, et j'ai majoré. Bon. Et enfin cet affreux commentaire sur René Char, "compagnie de l'écolière", à faire en quelques jours dans un état absolument lamentable. Que j'ai dû présenter devant la classe (= lire ma copie devant tout le monde en me rendant compte que je n'étais capable de rien faire d'autre qu'anonner bêtement ce que j'avais écrit sans rien pouvoir expliquer tellement mon cerveau était une loque). La prof m'a mis 14. Voilà voilà. Je rends un autre commentaire lundi ; l'avant dernier de l'année.

Il y a aussi mes colles, que j'ai passé, en ayant 12 sur un sujet aussi foireux que "faut-il admettre qu'il y a des premiers principes ?", et plus miraculeux encore, ma colle d'histoire. Parce que, il faut bien dire que la semaine qui s'achève (enfin qui s'achèvera lundi quand j'aurai rendu 2 DM et que je pourrai m'écrouler devant top chef l'âme en paix) aura été une sacrée accumulation d'emmerdements. Une de ces joyeusetés a été ma colle d'histoire, qui m'a bien pris la tête. Contrairement à l'an dernier, je n'ai pas eu droit à un sujet de disserte à préparer en 20 minutes, mais bien à un interrogatoire sur les points les plus obscurs du programme. Comme prévu, j'ai eu une question sur la dévaluation du franc en 1926 et sur le franc de Quat' sous, mais également une question d'ouverture magnifique :

Lui : En quelle année le service militaire actif dure-t-il 6 ans au XIXe siècle, mademoiselle ?
Moi : XIXe siècle ? *cherche intensément une date un temps soit peu cohérente* Je dirais en 1818, suite à la loi Gouvion Saint Cyr.
Lui : Mais... C'est exact ! *yeux équarquillés* C'est d'autant plus remarquable qu'il s'agit d'une date hors programme mademoiselle, et que peu de gens le savent.
Moi : *danse de la joie intérieure*
Lui : Et pouvez-vous me citer une sorte d'hymne paramilitaire qui ferait front à la Marseillaise ?
Moi : Le chant des partisans ?
Lui : Oui, tout à fait ; un auteur qui vous viendrait à l'esprit ?
Moi : Aragon.
Lui : Ah non !
Moi Ah bon ? Vous êtes sûr ?
Lui : Ah si. C'est bien, vous tenez vos convictions.
Moi *double victoire, sauterait bien au plafond*
Lui : En parlant d'auteur, vous pourriez m'en citer un pacifiste d'extrème droite ?
Moi : Euuuh... Céline ?
Lui : absolument.
Moi : *combo. You've won*

Bon, je fais ma maligne mais je me suis fait proprement détruire sur d'autres questions, bien entendu. J'ai confondu Apocalypse Now et Les Sentiers de la gloire (non, je n'aime pas les films de guerre, ça m'emmerde), j'ai perdu un point bêtement parce que je ne savais pas ce qu'il s'était passé à Oradour-sur-Glane, erreur que même la date de la clause de Martens ne pouvait racheter. M'enfin j'ai eu 13, moi qui partait avec un 6 rutilant en tête.

Reste l'anglais, où je continue d'avoir de bonnes surprises puisque ma moyenne semestrielle est à 12,5.


Bien sûr, toutes ces petites satisfactions n'ont qu'un temps, puisqu'arrivent ma note de disserte de litté et les concours blancs. Les derniers CB. Bref, un vent de contentement souffle sur mon bulletin, et même s'il ne dure pas, ça fait plutôt plaisir. Sur ces mots doux, je retourne à ma géo.