25 nov. 2012






Je consacre mon 300e post à ce message :

J'ai hyper envie de lire des BD.


Genre pleins. Pleins. Pleins. Pleins.
M'enfermer dans un café avec une pile de BD et ne plus en ressortir. 
Besoin de cette vie culturelle qui me manque tant. 





- Mais qu'est-ce que tu veux à la fin ? Tu nous emmerdes.
-  Juste un peu de temps pour moi. Pour vivre. En hypo  je voulais un cerveau, il y a un an je priais pour du temps.
Aujourd'hui, je veux me recréer une vie. Et que la prépa ne soit qu'une portion d'elle. Voilà.

Mais si, je suis toujours là. J'vous aurais pas abandonnés comme ça quand même !



Je vous ai un peu laissé en plan, mea maxima culpa. Pour ma défense, j'avais la grippe, et j'ai passé une semaine à surnager difficilement entre déprime, travail qui s'amasse sans que je puisse y faire grand chose, et maladie. J'ai mis du temps à m'en remettre parce que j'essayais quand même de rendre mon taff et de passer mes (ma, en l'occurrence) colles vu que j'en ai déjà loupé pleins (ok, deux).
Cet après-midi, je me retrouve à préparer le dernier DM avant mes concours blanc. Enfin j'espère, mais normalement c'est ça. Un commentaire, of course. De poésie en plus (berk). J'ai mon plan détaillé, que j'aurais bien été incapable de faire seule (merci Alexis) ; je compte rédiger pendant la semaine.
Il parait que pendant que j'étais malade, j'ai eu 12,5 en commentaire d'anglais... J'attends de récupérer ma copie pour comprendre ce miracle... Demain, j'aurai aussi le retour de mon commentaire sur Chateaubriand : je ne suis pas convaincue.

Etant malade, j'ai rendue une copie un peu nulle en DST d'histoire samedi. Je suis sortie au bout de 4h30 avec comme seule envie dormir. J'ai vaguement somnolé avant de faire ma sortie mensuelle. Hier, c'était au Dernier bar avant la fin du monde, à Châtelet. Je le baptise meilleur endroit du monde. Quand j'aurai du temps, c'est là-bas que je le perdrai. J'ai hâte.


Ceci-dit, ça va mieux. Physiquement je reprends le dessus, mentalement aussi. Le moral est meilleur, je n'ai plus une boule d'angoisse au ventre à l'idée d'aller en cours demain. Les semaines jusqu'aux concours blanc ne me semblent plus insurmontables. Ca va aller. Je vais sans doute faire cette première série d'exams à l'arrache, mais ça n'a pas d'importance. Voilà, je vais retourner à Ponge.

18 nov. 2012

Et si nous faisions un bilan de cette rentrée ?


Boooon. Si tout va bien et si le temps le permet, je serai en route pour un stage de jazz vocal qui va sauver cette semaine pourrie  quand vous lirez ça. Petit récap'  de ma rentrée pour vous :


  • Lundi : Bouhouhouhouhou. J'veux-pas-y-aller-en-plus-j'ai-cinq-heures-de-cours-avec-une-prof-naaaaaaze ! Rendu de disserte de litté, avec en cadeau la moyenne pour ma pomme. Ouiouioui. Un cours de spé  où on a rendu les DM sur Chateaubriand... Et où la prof a décidé d'en faire la correction sans attendre de lire nos devoirs ou de rendre nos copies. J'ai donc dû débiter mon plan (partiellement naze). Un grand moment de solitude. Et puis, bien sûr, ma colle d'anglais, as you know. J'en suis sortie moulue, avec quelques compliment pour my "fluent english", mais un exposé évidemment "too short". Ce qu'il y a de cool, c'est que j'ai pu bavarder avec le prof et lui dire que j'étais nulle en analyse politique étrangère, et que l'épreuve d'oral me saoulais sérieusement. S'en est suivi un dialogue drôle :
Me (ouais, en anglais, ouais) : "I'm sorry, but I don't like political analysis, I'm not good at it...
Him : Really ? And what do you like then ?
Me : LITERATURE
Him : *after a few seconds of silence* ... So do I  *smiling at me* But, then, try to pass Ulm, even if the oral exam in comparative literature is not the same, you could have a literary text in the English oral.
Me : Hm... Yes... But arn't we suppose to speak latin or greek to pass Ulm ?
Him : Oh. Yes. You don't, do you ? Oh. Of course. Well. No, indeed, you can't. *awkward silence*

         Après ce moment de solitude extrême, je suis rentrée chez moi, dormir à 19h tellement j'avais l'impression de me faire opérer du cerveau sans anesthésie.
  • Mardi : Ouah. J'ai jamais été aussi épuisée de ma vie qu'en me levant mardi. Tout était long et fatigant. Mes six heures de cours ont donc été une longue agonie, achevée par la phrase sublime du nouveau prof de ciné/spé LM : "oh, pas la peine de me regarder comme ça, vous n'allez pas me faire pleurer cette année !"
  • Mercredi : crise de spasmophilie juste avant le cours de philo. Guess what, j'avais colle de philo l'aprem. Aprem que j'ai donc passé à bader sous ma couette, sans vraiment réussir à dormir, ni à rien faire de constructif. Yay !
  • Jeudi : après une bonne nuit de sommeil, ça allait quand même plutôt mieux.  Nouvelle batterie de textes de litté à commenter (poésie cette fois), dont le DM3 qui, lui, me fait pleurer. Ponge, tes textes sont beaux, mais un véritable enfer à analyser, voilà. En rentrant, j'ai fait un crumble aux poires, et dans un sursaut de motivation, j'ai commencé à réviser mon cours d'histoire pour ma colle de mercredi prochain. 
  • Vendredi : Oh, merde. Mais c'est pas histoire que j'ai comme DST samedi (= demain), c'est GEO ! (A ce moment précis, il faut que je rappelle que je me suis dit pendant les trois premiers mois que je réviserai la géo pendant les vacances de la Toussaint. Evidemment, gros fail. Donc, j'ai 3 mois de cours qui s'accumulent PLUS une vingtaines de fiches d'articles que j'ai pas bouclé. Hahahahahaha). 
  • Samedi : "Frontières, régions frontalières dans le monde : héritages et mutations". Pfffff. Dur de faire quelque chose d'intéressant, je trouve ; le plus dur c'était de ne pas ressortir un cours sur l'histoire des frontières et de problématiser le sujet. Then cookies, reading and spending time with my brother. Ca arrive trop peu.  
  • Dimanche : Stage de chant, comme je l'ai dit ! Je suis rentrée, c'était génial. Génial genre merveilleux. Ca m'a fait un bien fou, ça m'a rappelé ma vie avant la prépa dans le bon sens : la vie que j'avais avant d'être obsédée par mon travail. J'ai relâché la pression, profité à fond. Du coup le retour à la réalité est juste méga dur. Le prof d'anglais en a profité pour nous ajouter un DM que je viens de découvrir ; j'ai envie de me pendre. Please, kill me now.
Best ad ever. 
(Big up for the kidney guy)

11 nov. 2012

Come on ! That's not funny anymore now.


I'm tired. Exhausted. Please, don't mention I had two weeks of holidays or I'm going to burst into tears. Tomorrow I've my English khôlle. To work on it, I've read the main actuality of the week (in one word, of course : "OBAMA"), read some papers I had from the US embassy, and found why the democrats' symbol is a donkey. I even watched some series to be prepared to think in English on tomorrow afternoon (I hope series are like starchy food and work the day after you take it). I think it kind of worked, but please, forgive my mistakes : I'm far from being bilingual. Anyway : I've tried to be prepared, but I'm not. This khôlle is the only one that frightened me. Really. History is quite dreadful as well when our teacher is in a bad mood or when he decides to be though with us, but I feel more afraid by English (hey, guess what my next khôlle is after English ? You're right : History !)

First, if I love the language, I'm bad at political analysis. Even more in US political analysis. Then, a tiny little hour to do an entire summary plus commentary is ridiculous : we can't do a proper job, with profound analysis and problematic gist in a single hour. Or at least I can't. I'm not ready to do this. I can't improvise only with verb structures and pieces of sentences. That's beyond what I'm able to do on subjects I don't control.

This post is useless : I can't do anything but go on my khôlle tomorrow, wait and see. I know that, I'm not completely stupid. But I'm really scared and anxious.

I hope your eyes are not bleeding yet. I just wanted to express my feelings in a language that is more... me. I love speaking English. But I'm sorry if I made many mistakes.


Have a nice last night before an awful period of dark days, exams, rain and cold weather.

7 nov. 2012

The girl Who waited







"You know when sometimes you meet someone so beautiful and then you actually talk to them and five minutes later they're as dull as a brick? Then there's other people, when you meet them you think, "Not bad. They're okay." And then you get to know them and... and their face just sort of becomes them. Like their personality's written all over it. And they just turn into something so beautiful... Well. Rory is the most beautiful man I've ever met".


Amy Pond




Devine quelle série je m'envoie en intraveineuse depuis un mois ? 






5 nov. 2012

« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. » Einstein

On est lundi matin, j'ai ouvert mon traitement de texte. Et internet. Chateaubriand, Les Mémoires d'Outre-tombe, "Lucile". Ca me rappelle mon duel d'hypokhâgne sur le choc des égos : Stendhal contre Chateaubriand. Je regarde ce texte avec un peu de lassitude : j'ai encore trouvé une interprétation chouette à ce texte. Une interprétation peu classique, que ne comprendra pas ma prof de litté et qu'elle n'acceptera donc pas. Comme pour Voyage au bout de la nuit où elle a réfuté mon analyse sur la vision misanthrope du monde selon Bardamu qui n'était pourtant pas du tout tirée par les cheveux, et à peu près évidente (comment on peut lire le Voyage sans voir Bardamu comme misanthrope ?). Pour elle, il n'est que paranoïaque. Bref, j'arrête là la parenthèse d'incompréhension sur les compétences de ma prof de lettres, et je me reconcentre sur Chateaubriand. 
Mon texte est souligné, j'ai mis pleins de couleurs. En fait, mon cours de litté devient un cours de coloriage. J'ai brossé un plan maladroit-pas top, avec quelques idées cohérentes. C'est le premier commentaire de l'année que je ne sens pas trop ; les autres j'avais quand même sorti des analyses potables. Là c'est pas mal non plus, mais j'ai l'impression de louper quelque chose. Et j'arrive pas à m'y mettre vraiment. Pas envie de commencer, même pas envie de le finir. J'ai envie d'être tout de suite aux concours blancs, histoire de passer à autre chose. A partir de janvier, tout va très très très vite, et je n'ai qu'une envie : que cette année s'achève pour passer à autre chose. Le master, la fac, la vie. Cette année m'est utile, mais c'est l'année de trop ; l'averse qui fait déborder la Seine. 

Si on fait un point sur mon travail des vacances, c'est un peu pitoyable. J'ai deux autres commentaires à faire, dont je n'ai pas les références et que personne ne me donne, pas même les profs. Je me trouve coincée à ne pas pouvoir faire mon travail tout en sachant que ça ne va pas être une excuse valable à la rentrée. J'avais prévu de ficher mes cours de géo, de lire les articles, de faire des croquis et surtout d'apprendre mon cours d'histoire. Hahahahahahahahaha. J'ai rien fait. Je voulais aussi relire les Contes Cruels, mais je n'accroche plus. Je perds le goût de lire en ce moment, ça me fiche un coup. Le seul devoir qui me plait un peu, en fait, ce sont mes dissertes de littérature. Alors bien sûr, les sujets sont globalement chiants et tournent tous autour de la même chose (la langue) (Diable, ce que les sujets de disserte de mon prof de litté d'HK me manquent !), mais ça reste des dissertes, donc ça me plait. 

Ce que j'ai vraiment envie de faire, c'est me balader, lire n'importe quoi, faire du piano et du chant, et mettre de côté la prépa. J'aurais aimé pouvoir faire cette année à la carte, choisir mes cours et j'aurais sans doute été mieux préparée au concours que je ne le suis maintenant. J'ai envie d'autre chose, je me projette déjà dans le CAPES et l'AGREG'.

Tiens, et si je commençais ce commentaire par "De tout temps les hommes ont aimé la littérature" ?