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14 juin 2013

I feel like this is the beginning... (ou les résultats d'ENS 2013)

Mon humeur après avoir vu les résultats.

Après quelques jours de silence, me revoilà.

J'avoue que la pilule des résultats a été difficile à avaler : cuber pour ne rien avoir, c'est dur. Surtout quand on voit que ceux qui avaient notre niveau voire moins sont sous-a sans problème. Bref. Je me suis beaucoup remise en question, j'ai bien galéré, et j'ai eu quelques phases où ça n'allait pas du tout. Heureusement, j'ai des amis (et plus) très chouettes qui m'ont aidé à tenir le coup et à ne pas me défenestrer tout de suite. 

Aujourd'hui, alors que je ne m'y attendais pas du tout, les notes du concours sont tombées. J'ai failli faire un arrêt cardiaque en téléchargeant mon dossier, et je reviens donc maintenant avec vous sur mes résultats de l'ENS 2013 :

Anglais : 11
Géographie : 11
Philosophie : 8
Histoire : 7
Littérature TC : 12
Littérature spé : 11

Rien de catastrophique, donc. J'ai un total de 83 points (le dernier admissible est à 118,5). Ca me confirme bien qu'il ne me manquait qu'un petit rien pour avoir la sous-a. A la première lecture, il m'a semblé réellement très frustrant que malgré ces résultats corrects (malgré l'histoire qui me rend un peu triste malgré tout), je n'aies pas été récompensée. Après quelques heures, je suis plus philosophe.

Il faut dire que je sors de la réunion des nouveaux khâgneux, où ils ont eu leurs biblio et tout, et que deux éléments m'ont donné du courage. Déjà, le fait que je n'avais pas du tout du tout envie de replonger un an de plus. Je suis soulagée que ce soit fini, et j'ai réellement envie de passer à autre chose. Le second élément, ce sont les multiples lettres de recommandation que m'ont fait mes professeurs. Toutes sont élogieuses et très positives sur mon avenir à la fac. En plus, beaucoup m'ont mis en contact avec autorités de la fac (vice-président, directeurs d'UFR), pour être sûrs que je n'aurai pas de problème pour obtenir mes équivalences et passer en master. Tous m'ont proposé de l'aide et se sont indignés de ma non-sous-admissibilité (et je fais des mots composés chelou si je veux d'abord !).

De nouveaux jours vont commencer !

Bref, en cet après-midi du 14 juin, je suis plus confiante, et plus sereine, je l'admets. En plus, j'ai trouvé un appart' à Paris pour ma rentrée prochaine. 

Et merci pour votre soutien ! Et bien sûr, bravo pour vos admissions APB (je pense particulièrement à Esméralda, qui passe brillamment en B/L !). 

Bon vent !

6 juin 2013

"Ca va ? C'est pas trop dur l'attente des résultats ?"



Nooooon ! Qu'est ce que tu vas t'imaginer ? Que je trépigne dans tous les sens ? Que je suis à la limite de la crise d'angoisse en me disant que "PUTAIN DE BORDEL D'ENFLURE DE MERDE, IL RESTE ENCORE TROIS HEURES" ? Hahahaha. 

Et bien tu as raison.
J'ai l'impression d'être propulsée dans un épisode de Bref. En très très long. Je prends un bouquin, je relève le nez en me disant qu'au moins 1/4 d'heure est passé... Et ça fait une minute. Ah bin oui, j'avais lu que trois pages. Donc je commence une série, que je n'arrive pas à suivre puisque mon regard va directement vers l'horloge de mon ordi. Du coup j'arrête, et je lance les anges de la téléréalité, en me disant que ça, au moins, même avec le QI d'une moule, j'arriverai à le suivre. Mais ça m'énerve. 

J'aimerais qu'Einstein ai fermé sa mouille sur la relativité du temps. C'est une réflexion bien plate, mais je trouve absolument injuste de voir le temps s'écouler si lentement quand j'assiste à un cours de physique ou que j'attends des résultats d'examen, et si vite quand je suis dans tes bras. 

Bien entendu, tous les scenarii de ce soir défilent dans ma tête : moi qui saute de joie pendant des heures en hurlant "SOUZAAAAA", une pote qui me console autour d'un verre en me disant "hé, c'est pas grave, tu vas voir, tu auras ta L3 quand même...". J'avoue que je n'arrive même pas à imaginer ma réaction si j'étais admissible.


Edit : Et bin on dirait bien que j'ai pas cubé pour grand chose : je n'ai pas la sous-a. 

14 mai 2013

Et 2014, dans tout ça ?



Je viens de rentrer d'Espagne, et j'ai vu que le nouveau programme était tombé. J'ai donc décidé de faire un débrief' même si je ne bosserai JAMAIS ce programme (mouahahahaha). Donc :

Litté
Axes --> littérature et morale, le théâtre, la valeur. Bon, ils font chier à laisser la valeur, je trouve. Pour le reste, ce programme avait été anticipé par mon prof de litté d'HK, qui les a donc super bien préparé. Je trouve les axes très intéressants.
Oeuvres --> Les Tragiques d'Aubigné, Cromwell d'Hugo, Le Faiseur de Balzac, Dans la solitude des champs de coton de Koltès, Le siècle de Louis XIV de Voltaire. Au début, je me suis dit que c'était horrible, comme programme. C'était surtout que j'étais restée bloquée sur Les Tragiques. Pour le reste, Hugo, Balzac, Koltès, Voltaire, je trouve ça vraiment chouette et je pense lire les bouquins. Par contre, 5 oeuvres au programme, c'est la mort ! 

Philo
L'art, la technique --> Je me contenterai de dire "Bande de petits veinards". Grmblbl. 

Histoire

Les Etats-Unis d’Amérique de Lincoln à Truman : politique et société. Génial ! J'aurais adoré travailler là dessus ! Les cours de mon prof d'histoire vont déchirer !

Géographie
L'Afrique australe (Afrique du Sud, Namibie, Bostwana, Lesotho-Swaziland, Zimbabwe, Mozambique). Mouahahahahahahaha. Diable, que je suis contente d'avoir terminé la géographie !

Litté spé 
Les chevaliers romanesques ; Don Quichotte de Cervantès, et Erec et Enide de Chrétien de Troyes. Je trouve ça très chouette. Voir ce programme me motivera peut être à enfin me mettre à Cervantès !


Question subsidiaire : et toi Sarah, tu vas faire quoi en 2013-2014 ? 
En attendant les résultats, je commence doucement mes dossiers de master. Je compte commencer à élaborer ma biblio pour le mémoire, et je me lance dans la recherche d'apparts. Je ne suis pas sûre de mon coup, mais selon les résultats de l'ENS de cette année, je repasserai peut être la session 2014 en candidat libre (ce n'est pas sûr duuuu tout, je me dis simplement que puis qu'on peut le passer 3 fois, autant tenter !). Tout ça est pour l'instant un peu brumeux dans ma tête, mais ça prend forme. La fin de la prépa se profile et ça fait un bien fou ! La preuve : j'enchaîne La Recherche sans problème, je reprends un appétit de lecture considérable ; bref, je reprends contact avec la vie.




15 avr. 2013

"Allô ? T'es où ?" "A la Maison des Examens..."

Pour la seconde (et donc dernière) année, je vous présente mon compte rendu sur l'ENS 2013 :

Jour 1 : épreuve de Géographie
J'avoue, j'ai stressé. La barre est plus haute cette année, et j'espère vraiment la sous-a. Du coup j'ai pas très très bien dormi. Enfin, c'était une épreuve que j'avais bien bossée, et globalement sans surprise : "Les espaces frontaliers sont-ils des espaces marginaux ?". J'attendais une citation, donc bonne surprise. Je pense que pas mal de gens se sont laissés  avoir à confondre frontière et espace frontalier, il y avait cette difficulté dans le sujet, mais sinon ça me semble assez bateau ; on navigue dans la problématique ouverture/fermeture de la frontière, quoi.
Et c'est parti pour les petites anecdotes : je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en arrivant à la Maison des Examens. Comme ça, pour rien. J'ai évidemment mis deux plombes et demie à trouver ma table, j'ai refait trois fois toutes les allées avant de trouver mon siège. Le surveillant s'est marré (connard). Il faisait chaud à crever, mais j'étais en plein courant d'air, j'ai donc joué à la super relou qui demande de fermer la fenêtre alors qu'il fait 35° C pour ne pas attraper de pneumonie :D La fille derrière moi était très triste. Désolée poulette. Les surveillants sont beaucoup moins fun que l'an dernier : pas de bavardage à la sortie, pas de ramassage de papiers, même pour te donner des copies, ils t'engueulent à moitié. En parlant de copies, j'en ai écrit cinq. CINQ. Ok, avec des croquis, mais CINQ, quoi. Soit près de 20 pages... Glups. La carte était imprimée sur un timbre poste. Je l'ai regardée (elle m'a regardée, je l'ai regardée), et j'ai refermé la copie en riant. Non, pas de carte cette année. A un moment, la fille derrière a mangé des pistaches, et j'ai écouté le bruit de ses dents en faisant un croquis. Du coup j'ai marqué "dent" au lieu de "frontière" sur ma légende. Juste au cas où vous n'auriez pas encore compris que la khâgne rend fou. J'ai cité des auteurs/articles/bouquins toutes les trois lignes environ. J'ai écrit tellement vite parce que j'avais peur de pas avoir le temps de relire que j'ai fini 15 min en avance. Du coup j'ai pas relu. 
Sinon, je me sens vraiment fatiguée, et j'ai pas envie d'aller en histoire demain. Parce que j'ai pas bien révisé, que j'ai pas eu des notes top pendant l'année, et que c'était ma grosse déception de l'an dernier (souvenez-vous). J'ai l'impression que je vais me faire chier, et j'ai pas envie de travailler. Je fais mon Grumpy quoi. En plus, je suis rentrée avec des gens de la prépa de Montreuil, qui envisageaient de ne pas du tout venir aux prochaines épreuves. Ca fait un peu envie, quand même. 

Bon, bin, à demain alors !

P.S : le blog est rouvert au public pour la durée du concours. Comme d'hab', si vous voulez continuer à me suivre, envoyez-moi un mail.

Jour 2 : épreuve d'Histoire
J'ai passé le trajet à réviser avec des potes, histoire de se rassurer mutuellement. Dans ma tête, je répétais "lescivilsetlaguerre" très très vite dans l'espoir que ça se réalise. Evidemment, c'était raté, mais on était bien loin de ce que je redoutais, puisqu'on a eu Les Français et leur armée de 1851 à 1945. Ouuuf. C'est large, mais assez resserré pour que ce ne soit pas hypeeeer bateau. En plus, j'ai réussi à lire le sujet à travers la feuille retournée (victoire personnelle). Bon, j'étais dans une nouvelle salle, ce qui implique une nouvelle galère pour trouver sa place, ce qui n'a pas manqué. J'ai trouvé mon plan en 10 min, mes idées en 30, mais j'avais la flemme d'organiser mes idées dans mon plan, alors j'ai glandé. Et je me suis laissée hypnotiser par les cookies chunk de mon voisin de devant. Il faut vraiment que je trouve quelque chose de plus consistant niveau pique nique. J'ai fait exprès de commencer à écrire cette chronique pour me forcer à ne pas rédiger à l'arrache sans plan comme j'en avais envie, ce qui a donné lieu à un charmant dialogue intérieur :

"Merde Sarah, souviens-toi que tu veux la sous-a ! Fais les trucs correctement un peu !
- La sous-a ? Avec ce plan ? HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. Non.
- Allez, un p'tit effort. Tu mets tes idées en ordre, au moins. J'te laisse improviser ton intro si tu veux (même si c'est mal).
- Bon, bon. Allez, c'parti. Mais d'abord j'écris ma note de blog."

Et c'est ce que j'ai fait. Du coup j'ai fait peur à ma voisine, qui n'arrêtait pas de me reluquer en flippant de me voir gratter autant, alors que j'écrivais bêtement les conneries que vous lisez présentement. Elle devait se dire que j'étais une tarrée, peut-être même une meuf d'Henri IV (horreur et damnation). Hihihi.  Vers midi et demi, une fille est allée aux toilettes pieds nus, en souriant. Juste au cas où vous n'auriez pas capté que la prépa rend cinglé. Nouvelle salle, ça veut aussi dire nouveaux surveillants. Celui qui m'a rendu ma convoc' m'a dit, avec un air très sérieux :

"Bon, vous gardez votre convocation, hein ?
- Euh, oui, d'accord (mais j'attire vraiment les chelous ou quoi ?)
- Non mais gardez-là bien, d'accord ?
- Oui, oui, promis (Ok, celui-là a un vrai problème je crois)"

Et à la sortie de la salle, le même bonhomme chenu :

"Ah ! Montrez-moi votre convocation pour sortir !
- Tenez. (Il est malade ce type, je suis au 6e étage, il croit que j'ai escaladé la façade pour m'infiltrer dans la salle, tout ça pour faire une disserte d'histoire ??)
- Parfais, vous pouvez partir *puis, en gardant ma convoc' dans les mains, et me regardant l'air insistant* Vous revenez demain, hein ? (Encore ? Sérieux, y a un problème avec ces surveillants qui ont l'air de me demander mon 06...)"

Bref, une épreuve moins terrible que ce que je pensais, et je me sens moins épuisée qu'hier. Comme épreuve difficile, il y a toujours la philo, mais je suis étonnamment enthousiaste. Même la litté ne me fait pas peur.


Jour 3 : épreuve de Littérature
Enthousiasme jusqu'à mon arrivée à Arcueil, jusqu'à l'ultime moment où on a pu retourner les sujets. J'avais réussi à lire "Bakhtine" à l'envers de ma feuille, et justement, j'ai passé la soirée là dessus hier, donc graaaaaaand sourire, explosion de joie, toussa toussa. Et puis, quand même, j'ai lu le sujet. Et d'un coup ma joie est un poil retombée. "Dans le roman se réalise la reconnaissance de son propre langage dans un langage étranger, la reconnaissance, dans la vision du monde d'autrui, de sa propre vision. Dans le roman s'opère une traduction idéologique du langage d'autrui, le dépassement de son 'étrangeté', qui n'est que fortuite, extérieure et apparente." Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, Gallimard, 1987, p.182. J'ai eu du mal à me concentrer, très franchement. J'ai pondu l'accroche la plus minable de ma vie (à tel point que je ne m'en souviens plus), rédigée sans plan d'intro parce que j'étais trop à la bourre. Le voisin de devant avait des pims au lieu d'avoir des cookies. J'aime les pim's. Surtout en concours. J'me suis aussi dit qu'avec la chaleur qu'il fait, il allait mettre du chocolat paaartout sur ses copies. Niark niark niark. J'ai prié pour une disserte sur le roman et le romanesque, et du coup j'ai fait une disserte sur le roman et le romanesque. J'espère vraimentvraiment ne pas être hors sujet. 4 copies blanches, 5-6 départs prématurés, bref, on revient à des effectifs normaux de gens qui partent quand c'est trop chiant. Ouf, j'ai bien cru que je passais le concours avec des aliens tellement tout le monde restait 6h et tout. Hors du concours, je m'habitue au bol de pâtes au fromage de 16h30, et je m'abrutie de téléréalité à la con pour compenser le concours. 
Et demain, réjouissance extrème, c'est philo !


Jour 4 : épreuve de Philosophie
Donc oui, Anaïs, tu as raison : aujourd'hui, c'était l'épreuve de la mort. Mais commençons par le commencement : puisque cette année, j'ai décidé de bosser pendant les épreuves (oui, vous pouvez m'applaudir), j'ai replannifié mon moment de décorticage des futures recrues de l'ENS au matin, puisque je me retrouve toujours à glander devant mes feuilles bien remplies, en attendant que la grognasse du haut parleur nous ai souhaité "bon courage et bonneuh chance". Ce matin, j'ai juste remarqué combien pleins de candidates étaient vraiment jolies, et que c'est pas juste d'être vraiment belle et intelligente. Mai-heu. Ceci dit, ça ne m'a pas préoccupé bien longtemps puisque les surveillants ont distribué les sujets... Et se sont fait engueuler par le chef de salle parce qu'ils étaient trop lents. Celui qui était près de moi a dit "Oh ça va, hein ! Moi déjà j'avais dit que je voulais pas le faire". Retenez bien ce petit sacripant, car je vais en reparler. Nous l'appellerons Grincheux. Je finis par regarder au travers de ma feuille. Un mot : gagné, c'est un concept ! Malheureusement, j'arrive à lire le mot : La cause. Un fou rire nerveux s'échappe de tous les candidats à la découverte sujet. Ca a quelque chose de rassurant, on est tous dans la merde. Et moi, je suis contente de ne pas avoir pu réviser correctement hier soir. Je me lance. Etonnamment, j'ai mon plan en 40 min... Et il me plait ! A 11h, il y a 5 copies blanches. Vu le sujet je m'attendais à pire. Pendant ce temps, je rédige mon intro (vengeance d'hier : j'ai ouvert sur Proust, mouahaha), et je décide que ce sera une jolie copie. Donc je prends mon temps pour écrire. Vers midi et la fin de mon I) je décide d'emmerder mes voisins avec mes pois au wasabi qui font crounch crounch. Je me sens diabolique, sans en savoir la cause (oui, oui, je sors...). Vers la fin de ma copie, Grincheux repasse pour la 15e fois devant ma table en poussant un soupir déchirant (on dirait Lamartine). Ca va mon gars, on a compris que ça te saoulait d'être ici, et que 6h c'est long. Guess what ? C'est long et chiant pour nous aussi, sauf que toi tu as le droit d'aller faire des pauses clopes/café et de discuter en fond de salle. D'ailleurs, un jour je tuerai ces surveillants qui parlent à voix haute en bout de salle alors qu'on essaye de se concentrer. Promisjuré.
Et puis, dans la série "j'attire-les-gens-chelou": en rentrant, en pleine côte (ce qui implique qu'en plus de 5h de disserte, j'avais fait 2h de transport dans la journée, sous le soleil, et donc que je ne ressemblait à rien), un mec me voit, se met à chanter, et me fait "Ah ! C'est merveilleux ce soleil !" et je réponds "oui oui", en reprenant mon souffle et en esquissant un vague sourire. Il a donc crié sur 50m que j'étais un oiseau de paradis, en boucle, comme un disque rayé, pendant que je m'éloignais, épuisée, en sueur, et sans comprendre...

Demain, anglais, donc je vais enfin pouvoir réviser en glandant devant une série/un film en VO. A l'heure où je vous parle, je suis devant The Hobbit.

Jour 5 : épreuve d'Anglais
J'ai croisé des carrés dans le métro qui angoissaient pour leur épreuve de musicologie de lundi. Ca m'a rappelé que moi, je n'avais rien à réviser, pour lundi. Hihihi. Arrivée en A6, on est tous un peu mous. Fin de semaine, épuisement, perspective peu ravissante de 6h d'épreuve qui nous séparent du week end. La nana qui tonne les instructions chaque jour (numéroter ses pages, ne jamais remplir ce malheureux deuxième cartouche, ne pas faire pipi pendant une heure et autres joyeusetés) est à peu près aussi blasée que nous. Elle saute des instructions, bafouilles, et finalement se permet une blagounette "Bonne chance à tous et particulièrement aux troyens". Ah. Dis donc poulette, t'as eu un gage à la dernière soirée buvette ? Devant un humour pareil, vous imaginez bien qu'on était tous écroulés.
Revenons à nos moutons. Enfin à nos tracteurs, si on en crois Steinbeck, et son splendide  Grapes of Wrath de 1939. J'ai commencé par la version, bien entendu, et j'ai eu envie de m'arracher les cheveux au bout de trois minutes. Du coup j'ai feuilleté les autres sujets de langues, et j'ai réussi à déchiffré le texte de russe. Et j'ai eu envie d'être russe (enfin au moins de parler cette langue) : ils ont eu Anna Karénine. Grmblbl. Je retourne à mes Raisins, pour boucler ma version (traduite n'importe comment) et mon commentaire (au plan super, mais où j'ai tellement mal géré mon temps que je suis restée 6h pour la première fois de ma vie. Et c'était chiant).

Last but not least (pour rester dans le ton), la litté spé.


Jour 6 : épreuve de Lettres modernes
"J'ai presque fini-eu, j'ai presque fini-eu" : voilà ce que j'avais dans la tête ce matin en grimpant les sept étages de la tour A (oui, SEPT). Et puis, il a bien fallu ouvir le sujet :






AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.





Putain de saloperie de connerie d'enflure de merde. La poésie du XVIIe siècle. Et pas n'importe laquelle : Tristan L'Hermite, Vers héroïques, "La servitude". Quand je pense que j'ai passé l'an dernier à prier pour qu'on ne tombe pas là-dessus ! Au moins on rend un grand service aux futurs khâgneux en se tappant le pire sujet possible... u_u. J'ai passé une bonne heure interloquée, à marquer des trucs sans vraiment y penser sur mon brouillon. Et puis j'ai décollé. 3, 5, 8 puis 12 copies blanches rien que dans ma salle. Effrayant. Pendant ce temps, dans ma copie, ça grattait à mort. Je me suis forcée à affronter ce merveill euuh splendi... Arf. Ce connard de premier paragraphe du poème qui était complètement hors sujet (j'aurais essayé d'être polie, hein). Et en fait c'est de ce premier paragraphe qu'a découlé mon plan. Pas grandiose, parce que j'avais du mal à aimer le texte comme j'ai adoré celui de l'an dernier, par exemple, mais cohérent, bien appuyé, et qui propose une hypothèse de lecture intéressante. Enfin je pense. Dans les petits détails rigolos, il y a eu la chef de salle qui a cru utile de préciser : "Bon, vous traitez bien votre  sujet, hein !". Oh, bin non, moi le texte ne me plait pas, je vais plutôt faire le thème de russe (en plus c'était La Douleur de Duras. Beurk) !
Et pour votre plaisir (et le mien) : Les Poufiasses du train, Le Retour :

P1 : "En fait c'est quoi une stance ? (Tiens, justement, je me posais la question...)
P2 : Bin, c'est un genre de meuble, non ? (Elle est sérieuse celle-là ?)
P1 : Ah meeeeeeeeeerde, moi je croyais que c'était une figure de style :/
P2 : Ah, bah tant pis, ça passera.
P1 : De toute façon, j'ai rendu copie blanche. J'ai juste attendu 5h pour faire flipper les gens autour de moi, et pour t'attendre ! (Et bin... T'as biiien dû te faire chier pendant ces cinq heures à attendre. T'as fait quoi, le sujet de philo ou la version latine ?)
P2 : Trolol ! Comment t'as trop bien faiiiiit ! Moi j'ai dessiné dans ma copie tellement je m'ennuyais... Sauf que j'ai oublié d'effacer les dessins avant de la rendre !" (Non, mais très bien, c'est pas comme si on avait du brouillon au kilomètre, en plus ! Enfin il va être content ton correcteur, en voyant des poneys et des bites dans les marges, je suis sûre qu'il va être super jouasse !)

Voilà, fin de mon dernier passage de l'ENS. Arcueil, on se verra pour le CAPES et l'Agreg', en attendant : VACANCES !

12 avr. 2013

Hé, dites !


Je viens d'imprimer ma convocation à la Maison des Examen, geste symbolique qui m'a brusquement rappelé qu'on commençait dans trois jours. Glups. 

Du coup, j'ai  cherché à me rassurer, et j'ai décidé de communiquer ici mes numéros de salles :
Je serai en D5 lundi, puis en A6 pour le reste de la semaine, et enfin en A7 le lundi suivant. Y a-t-il dans mes lecteurs des personnes qui seront dans les mêmes salles que moi ? 


Sur ce, je retourne à mes derniers sursauts de litté et de philo.


4 avr. 2013

"Bon accordez-vous quand même un jour de repos par semaine, hein !" "Merde, et moi qui voulait m'en laisser six..."

Ou comment mes révisions avancent :

Week-end de Pâques
Ouais, je suis sérieuse mais faut pas déconner quand même. Pas de boulot avant mardi. Entre temps, gavage traditionnel, cuisine, ciné, Doctor Who, Game of Thrones.

Mardi 2 
Je me lève, il fait beau. Je commence à ficher la géo. Ma grand mère débarque : "Sarah, tu veux pas venir faire les courses avec moi ? On passera voir pour ton portable qui bug". J'abandonne (lâchement) la géo. Quand on rentre, vers 15h, je suis claquée, donc je glande. Je reprends vaguement vers 17h, et finalement je regarde des films en VO. Donc finalement j'aurais révisé l'anglais (et beaucoup glandé).

Mercredi 3
Je me lève (tôt), et je me lance dans la géo. Là, ça marche du tonnerre : fiches de synthèses, de citations, d'exemples, de croquis... Enfin une matière où j'ai le sentiment d'être au point. Il me reste un exemple à trouver sur la Chine, et je serai opé. Un sandwich, et je file en cours de culture antique, histoire de me détendre et de faire le plein d'accroches. Et puis mes cousines débarquent ce soir, donc c'est parti pour un aprem de lectures et cuisine. En y pensant sérieusement, c'est assez dingue de me dire que j'ai fini la géo ; qu'il ne me reste plus que la partie "simple" : apprendre des synthèses que je maîtrise déjà. C'est la fin...

Jeudi 4
Je me lève (encore plus) tôt, et je file en cours de littérature. Le cours est complètement dingue, je suis, une fois de plus, sur le cul de voir combien ce prof est génial. En rentrant, je me rue sur amazon pour commander une demie douzaine de bouquins/DVD. Demain je me fait des Fables de La Fontaine, je vous dit que ça. Miam. J'en profite pour ficher un article sur Bakhtine, et je me lance sans mes fiches synthèse de litté. Pour la partie "glandouille", je suis allée poser des CV partout dans ma ville pour bosser cet été. Méga détente, hein ? Bon, et j'ai aussi lu De Bons Présages toute la soirée, faut pas trop charier non plus. 

Vendredi 5
Journée métaphysique. Aujourd'hui, je sais que j'ai un boulot monstre, qu'il faut que je sois motivée et concentrée. Je sais aussi que ça va être chiant, et c'est le premier jour où je n'ai pas prévu de glande. Ni de déjeuner, de peur de bousiller ma motivation. Bon, là il est midi et demi, mon ventre gargouille méchamment (je viens d'ailleurs d'aborder une fiche sur la réalité du mal... De 28 pages, bouhouhou). J'ai déjà bouclé quelques fiches-auteurs (Pascal et Bergson, bientôt Platon) et pas mal de concepts. Il faut que je m'accroche ; c'est vraiment la matière où je dois carburer. (...) Finalement j'ai décidé de me faire une pause mad men de mi-journée (c'est de saison) vu que j'ai bien avancé. Je reprendrai en soirée en relisant toutes mes fiches. 

Samedi 6 et dimanche 7
Je cuisine. Ma matinée se résume à un mot : "cupcake". Mon aprem à un autre, qui n'est pas "histoire", comme initialement prévu, mais bien "MadMen", bien plus charmeur... Une soirée-nuit des plus charmante, notamment en compagnie de La Fontaine et Bob Wilson. Notamment. Et puis un dimanche tranquille, puisque dans la bonne tradition chrétienne, il a été sacré pour moi jour de repos. Donc glande, Doctor Who, mais quand même un poiiiiiiiil de taff en relisant mes fiches de philo. 

Lundi 8
Je me lève tardtardtard, je saute dans une douche et dans un métro, et c'est là que mes révisions de spé commencent (et s'achèvent). Relecture de quelques problématiques de genre. Je sais que ça ne tombera pas vu qu'on a eu du Patrick Chamoiseau l'an dernier, mais j'aimerais tellement qu'on retombe sur de la littérature francophone, maintenant que j'en connais les tenants et les aboutissants ! M'enfin. Déjeuner bagel avec ma douce marraine, retour chez moi, et glande éhontée. Une journée très peu productive, donc. 

Mardi 9
Ou l'art des révisions à l'arrache ; aujourd'hui, je fais un patchwork. Relecture des fiches de philo et de litté, pour bien les avoir en tête, et puisque c'est le jour de l'anglais, apprentissage de fiches de vocabulaire. Enfin vite fait. Je ne vais pas relire mes versions, je pense. Plutôt finir MadMen :D. Sinon, j'apprends à la seconde que je suis boursière échelon 2 l'an prochain, soit 100€ de plus que ce que j'avais calculé (joie !) et je relis mon compte rendu de l'ENS de l'an dernier, plus vos commentaires. Ca fait chaud au coeur et ça redonne de l'énergie :) Au programme pour la journée, niveau glande : jap' avec mes Hk préférés et concert Têtes Raides ce soir. De quoi être content.

Mercredi 10
Ce que j'ai envie de faire : rester au lit à regarder mon plafond en écoutant "Un amour de Swann". Ce que je vais faire : réviser ma géo, apprendre les articles et relire à tête reposée ou la philo, ou la litté. J'ai finalement bouclé la géo. Bien appris mes citations, mes articles, mes exemples, et mes croquis. Alors je me suis allongée, et j'ai profité du salon de Madame Verdurin, des amours provoqués de Swann, et de splendides scènes érotiques soupirées à demi-mots. Je me prépare pour le programme de litté de demain, quoi.

Jeudi 11
Bon bon bon. Le stress commence à monter, c'est vrai. Pourtant, j'ai préféré passer la moitié de la journée à trainer dans des magasins (ok, Auchan et Orange, un programme de rêve quoi). Je suis rentrée avec un nouveau portable, et ma nourriture pour le concours. C'est vrai que savoir quoi manger pendant les épreuves a été une préoccupation plus importante pour moi aujourd'hui que mes fiches de litté... Que je finis à la seconde (il est 22h). Donc au programme du soir, cocooning et Proust, parce que demain, j'ai intérêt à être en forme !

Vendredi 12
Bien. J'ai encore passé la moitié de la nuit sur Proust. Du coup, levée tard. J'ai bossé trois bonnes heures sur la littérature, et j'en peux plus. C'est con, parce que le programme de l'aprem, c'est philo, et que j'aurai ni le temps, ni la foi. En plus, j'ai même pas retravaillé mes interprétations sur les oeuvres au programme. 

Samedi 13 et dimanche 14
Week end mi-figue mi-raisin, entre révisions, sport et détente.

24 mars 2013

Bilan du dernier concours blanc, étou étou.


Revenons sur ces dernières semaines et sur celles qui se profilent à l'horizon :

Pour le CB, mes résultats sont assez mitigés, ce qui a pas mal entamé ma motivation pour réviser comme une dingue pour les vrais concours. Petit récap' : j'avais vu sur pronote un merveilleux 7,5 en philo, et un 9 en anglais. Je commence à digérer cet échec en philo alors que je donne tout ce que j'ai pour comprendre cette foutue métaphysique... J'ai pu ficher la copie de la major (15/20, bravo poulette), et j'ai été vraiment déçue de voir que tout ce qu'elle avait mis... Je le savais. Il y a donc "juste" un problème avec mon plan, a priori (Kant, sort de mon corps voluptueux). Pour l'anglais, je ne sais toujours pas, vu que je n'ai pas pu récupérer ma copie (spéciale kass-dédi à mon otite). J'ai du me foirer sur la version, épreuve faite avec fièvre, et j'espère que mon commentaire vaut le coup parce je l'avais trouvé vraiment stylé. Et puis se ramasser sur Dracula, ça me fait un peu mal. Mes 12,5 de moyenne d'anglais vont s'en ressentir ; bref, je suis deg'. 9 en litté tronc commun, ce qui n'est pas trop dégueulasse vu que la prof ne saisit elle-même pas les enjeux des sujets qu'elle propose. Ca fait donc longtemps que je ne tiens plus compte de ses notations. Ca m'énerve parce que je sais que tout ça va me pénaliser pour mon dossier de master, mais en soi, je survis pas mal. Niveau bonnes surprises, maintenant, j'ai appris pendant ma convalescence que j'avais eu 10 en géo, ce qui me réconforte vraiment vu les efforts que j'ai fourni pour enfin avoir la moyenne. Voilà, ça casse pas trois pattes à un canard non plus, mais vu qu'elle nous a défoncés au dernier cours en nous disant qu'on était des merdes incapables de cerner un sujet (on venait de finir nos CB, c'était vraiment pas la joie), je trouve ça rassurant. Et puis, quand même, ma majoration : j'ai eu 14 en spécialité sur la scène d'exposition de L'Ile des Esclaves de Marivaux. Pfiou ! Mon ressenti était le bon, et un 14 coef 2, ça fait du bien. Pour le coup, ça finit par vraiment me faire de bonnes notes en spé pour ce semestre, et donc potentiellement un bon dossier pour l'an prochain (j'ai donc eu 9, 13, 14, 14 et 15 comme notes, et j'attends encore Genet et mon expli sur Huis-clos de Sartre). Reste le point d'interrogation magistral pour l'histoire, puisque le prof n'a pas pris le temps de corriger nos copies (N.B : c'était la deuxième épreuve du CB, il a donc eu 3 semaines et demies pour le faire, normalement). 

Mon état d'esprit actuel
[source : http://www.bouletcorp.com/]

En ce qui concerne les semaines qui viennent, j'attaque la dernière semaine sérieuse de ma prépa, et c'est un réel soulagement. Recevoir la convoc' pour la Maison des Examens m'a fait réaliser que tout ça se concrétisait vraiment, c'est très étrange ! 

J'avais prévu un programme de révisions méga chargé pour les deux semaines à venir, avant le concours, mais finalement je pense qu'il serait contre productif de bosser à fond pour être épuisée le(s) jour(s) J(s?). En plus, j'ai vraiment peur d'être déçue par mes notes, et de ne pas avoir l'impression de "retour sur l'investissement". J'ai donc (raisonnablement) décidé de me faire des demies journées de révisions (et plus si affinité), en consacrant donc l'autre moitié à de la détente, des sorties, des amis, du piano, etc. 


Et vous, à trois semaines des concours, comment vous vivez les choses ? 

13 juil. 2012

ENS 2012, check !


Les khâgneux qui l'ont subi savent que les relevés de notes ont été reportés : on devait avoir nos notes le 19 juin, et finalement, elles sont tombées aujourd'hui. Voici donc, sous vos yeux ébahis, mes notes de l'ENS 2012 :

(Je vous renvois à l'article sur le concours)

Litté tronc commun : 9 - Ce cher Baudelaire ne m'a pas porté chance !
Philo : 9  - ça me semble cohérent par rapport à la copie rendue.
Histoire : 8,5 - ma moins bonne note, et je suis un poil dégoutée vu que j'ai bossé ce sujet comme une folle et que j'ai adoré le programme.
Anglais : 14 - Ok, LA grosse surprise. J'ai à peu près jamais eu la moyenne en anglais cette année, et j'étais hyper mal pendant l'épreuve... Enfin c'est cool, hein !
Géo : 10 - Grosse surprise (bis). Vous connaissez mon amour pour le Cône sud et l'état de mes connaissances le jour de l'épreuve (néant). Bon. Bin voilà, dix. Encourageant pour l'an prochain je trouve.
Spé : 9 - Un poil déçue parce que mon plan me plaisait (et le texte aussi).


En gros, je n'ai aucune note minable, ce qui est plutôt encourageant pour la khûbe, et quelques bonnes surprises (plus quelques mauvaises, mais soyons positif). J'ai raté la sous-a de 15 places, donc si je me débrouille bien je peux l'avoir l'an prochain.

Et vous, amis khâgneux ?

7 juin 2012

Depuis le temps que j'en rêvais !

Bon, voilà, les résultats du concours sont tombés, et moi je suis même pas sous-a (youhou !).
J'avoue que je suis un peu déçue, mais mes multiples rêves prémonitoires (genre celui où j'étais sur un pont japonnais avec Suzon et qu'elle me disait que j'avais tout raté en ayant 5 de moyenne) m'avaient prévenue. Voili voilou. Pour me rassurer, pleins de gens dans ma classe, qui sont vraiment bons n'ont pas été souza, et certains gros tarrés vraiment bons qui auraient dû être admissibles ne l'ont pas été. Donc, le fail, c'est pas que moi (on se rassure comme on peut, hein).

Voilà, du coup je me pose deux-trois questions sur mon orientation, tout ça. Genre "tiens, et si j'allais à la fac histoire d'arrêter de stresser et de bosser comme une gue-din pour rien ?". En fait, j'attends les notes pour tenter de mieux comprendre.

Et vous mes petits khâgneux, comment vivez-vous la chose ?
Et vous petits lycéens, comment vivez-vous les résultats d'APB (qui, par un hasard incroyable, tombaient aussi aujourd'hui !) ?


P.S sur un tout autre registre : Je ne pense pas finir La Pensée du roman pour l'instant, parce que j'ai vraiment d'autres trucs à voir pour le moment. Si parmi vous certains veulent prendre le relais, j'ai fiché les 2 premières parties, donc autant commencer à la 3°. 

14 mai 2012

ENS 2013 : I'm ready

Les nouveaux programmes, lus et commentés par mes soins  :

LITTÉRATURE FRANÇAISE
Axe 1 :  Le roman. Orgasme partagé avec Justine (et tant d'autres) je présume. Soulagement en ce qui concerne la poésie.
Axe 2 : L’oeuvre littéraire, ses propriétés, sa valeur ;  Littérature et politique. Que-ouah ? Bandes de glandeurs ! Ils ont repris les mêmes axes qu'en 2009 !
OEuvres : Molière, Dom Juan ; Marivaux, Le Paysan parvenu ; Lamartine, Méditations poétiques et Nouvelles méditations poétiques ;  Ahmadou Kourouma, Les Soleils des Indépendances. Ok. Devinez qui a fait son année d'hypo sur littérature et politique et qui ne comprenait rien, mais qui maintenant va tout comprendre ?  Kourouma est complètement inconnu au bataillon en ce qui me concerne. Et sinon, la poésie romantique, ça me gave. 


CINEMA
(J'en fais pas, mais ça m'a fait marrer qu'ils aient  "le cinéma soviétique dans les années 1920". Hahaha)


PHILOSOPHIE
La métaphysique. Oui, oui. Bon. On va en chier avec des définitions compliquées et du Hegel pour notre quatre heure mais soit.

HISTOIRE
Guerre, Etat, société en France de 1851 à 1945. (Stylé. On continue dans la socio, j'aime) En spé ils ont La guerre de Cent Ans (cool je trouve) et l'Atlantique que XVIII° s (bon vent les gars !)

GÉOGRAPHIE
 Frontières et espaces frontaliers dans le monde. Ou comment je vais me remettre à gérer en géo (oui, j'aime les allitérations). J'adore, et je sens que ma prof va nous le gérer. Cône sud, adieu et à jamais !


SPE LITTE (spéciale kass dédi à Ella ce soir)
Intitulé du programme : Cruautés ordinaires et extraordinaires.
Oeuvres : Nicolas Gogol, Nouvelles de Petersbourg et  Les Soirées du Hameau ET  Auguste Villiers de l’Isle-Adam, Contes cruels. Ok, alors là, je suis suuuuper heureuse d'étudier Gogol ! L'autre, je le connais pas, mais l'intitulé me plait et les oeuvres aussi hahaha. 


Bon, et vous ? Parce que là je suis super enthousiaste (sauf pour la litté où ma prof va me pourrir Molière et Marivaux), mais peut être ne l'êtes vous pas autant que moi ?

9 mai 2012

Amusons nous un peu à quelques jours des nouveaux programmes

Un petit post interactif, plutôt pour les futurs khâgneux (je doute que ça intéresse qui que ce soit d'autre, à vrai dire) : quelles sont vos estimations pour les nouveaux programmes ?
En ce qui me concerne :

Litté : Comme je l'ai dit, j'aimerais bien le roman, mais il me semble que c'et vraiment tombé il y a peu de temps, donc c'est assez peu probable. Normalement il y a un objet d'étude qui change (la poésie, OUF), et si c'est pas le roman, ce serait hyper cool que ce soit le théâtre.

Géo : Après le sujet hyper ciblé, ça ne m'étonnerait pas que ce soit un sujet plutôt mondial dans le style du sujet ulm (îles et insularités). A moins qu'un géographe ait ses bouquins en rab' et qu'il veuille faire vendre.

Histoire : Je n'ai pas d'idée précise, mais après ce sujet très peu académique sur l'hygiène etc, je redoute plutôt un thème beaucoup plus normal genre "l'ascension politique de la III° République" (je sais, ça ne veut rien dire. Mais ça me gaverait profondément d'étudier la III° République).

Philo : Il me semble avoir compris qu'un sujet bougeait par an, et à mon avis c'est le droit qui jarte. La politique est intéressante, sera désamorcée en avril prochain quand on passera les concours (là on avait quand même le 1° tour au milieu des épreuves, c'était moyen pour balancer un sujet corsé en politique) et n'est pas tombée. Pour l'autre notion, aucune idée. Mais c'est cool que ce soit pas l'Art ou la Science haha.

Spé litté orale : Avec la nouvelle épreuve de compa et le 1° couple Scarron/Diderot, ça ne m'étonnerait pas qu'on fasse de la litté francophone ou une oeuvre française vs une traduction d'oeuvre étrangère.
What about you ?

16 avr. 2012

"Tu fais quoi en ce moment ?" " Je passe l'ENS".



Jour 1 - Litté :
Dormi 5h. Dur. fatiguée, mais pas stressée. Enfin, un peu plus depuis que j'ai découvert que ma prof n'a pas du tout traité la valeur alors que ça semble être le sujet de prédilection de toutes les autres prépa et que beaucoup de candidats penchent pour un sujet valeur/poésie (autant dire la mort pour moi). Heureusement, l'ENS a remis les pendules à l'heure : ça a été la mort pour tout le monde : "La poésie est essentiellement philosophique, mais [...] elle doit être involontairement philosophique" Baudelaire. Merci les gars, vraiment, fallait pas. 
J'ai fait un plan chelou (I. m'enfin, c't'un peu réducteur tout ça les amis ! II. Ouais, mais c'est Baudelaire quand même, il sait ce qu'il dit. III. Habiter en poète : Poésie philosophique ou philosophie poétique ?) qui passe ou casse et qui est globalement un gros coup de bluff. Je ne ferais pas plus d'estimations, j'ai trop tendance à me planter. Je pense juste que le livre Habiter en Poète de Jean Claude Pinson était plus qu'utile pour ce sujet. Sept personnes sont parties à 11h dans ma salle. Quand je suis sortie, la surveillante m'a demandé de rendre mon sujet parce que je sortais avant l'heure (Mais POURQUOI ? Les autres sont déjà au courant, ils taffent depuis 6h dessus. Et je vous rassure, le reste du monde n'en a rien à battre...) et j'ai eu une chouette conversation avec un autre surveillant :
 "Vous sortez ?"
 "Euh *regard à mon sac et mon manteau pour être sûre qu'ils ne s'étaient pas métamorphosés en mouette* oui oui " 
"Vous avez bien donné votre copie ?" 
"Oui (il est bizarre ce type, il croit que je l'ai jetée en sortant ?)"
 "Rendu votre sujet ?" "Oui (pourquoi rendre le sujet ?)" 
 "Votre carte d'identité ?" "Oui (mais il me drague ou quoi ?)"
 "Bon. Vous êtes sûre, vous voulez sortir ?" "Euh oui oui (et le plus vite possible, de préférence. Que je puisse aller me pendre avant demain)"
 "Bien. A demain alors. Vous venez demain ?" 
"Euh, bin je pense oui (Non abruti, je vais faire des crêpes !)"


Jour 2 - Philo :
Bien dormi, bien révisé, motivée. Enfin jusqu'à ce que le sujet tombe : "Qu'est ce qui est hors la loi ?" Olalala. Mais qu'est-ce qu'ils cherchent cette année ? L'extinction de la prépa par les nerfs ?
 Je me suis ennuyée dès la première lecture. J'ai pensé à toi Anaïs, qui ne voulait surtout pas une notion. J'ai fait du boulot en alternance : 15 min de taff, 15 min de glande. Mon voisin de devant est arrivé 1h en retard et est parti 20 minutes avant moi (qui suit sortie 1h30 avant la fin). Quatre copies blanches dans ma salle. Pendant touuuute ma copie, j'ai eu envie de balancer des blagues. Je me suis retenue de justesse e me rappelant que ce n'était plus le bac que je passais, mais bien l'ENS. La seule que je me suis permise, c'était après avoir parlé d'Hegel qui considère que c'est grâce au crime qu'on établit le droit : "C'est pareil sur les copies d'examens : s'il y a marqué 'les calculatrices sont interdites', c'est bien parce que quelqu'un a triché avec une calculette à une épreuve de lettres ! (Pas hyper discret si vous voulez mon avis)". A part mes blagounettes, j'ai enchaîné les platitudes et une 3° partie OU géniale OU foireuse, au choix. Youpi.
En plus, le temps donne envie de se défenestrer (ça tombe bien je suis au 6° étages avec pleins de paliers). Le vent qui soufflait ce matin me faisait avoir froid jusqu'au fond des os alors que j'avais sorti un pull en cachemire.


Jour 3 - Histoire :
Le marseillais (bouh, c'est mal les clichés) qui annone les instructions a encore ajouté un truc. Je ne suis pas sûre parce que je ne faisais pas trop gaffe mais je crois que c'était sur la pagination. Je sais pas vous, mais moi, même si ça fait 3 ans que je n'ai pas touché à une calculette, je sais toujours compter jusqu'à huit et numéroter mes pages (ce qui pose visiblement problème à mon voisin  de  devant qui se fait engueuler à chaque fois qu'il rend une copie à cause de ça). J'ai eu un p'tit coucou de Marieke (ou la fille qui a 1000 visiteurs par jour), c'était fort sympatoche.
"Populations, pouvoirs publics et hygiène en Europe blablabla" Oui, bon, soit. Pourquoi pas après tout ? C'est un sujet un peu bateau qui brasse bien 12 000 trucs. Pas le dingue "soigner, être soigné, se soigner" que j'aurais aimé pour m'éclater. Oui, parce que cette épreuve était celle à laquelle je voulais m'amuser. Un peu raté, en fait. Je ne sais pas si ce que j'ai dit est vraiment bien et que j'ai juste tellement rabâché mes analyses avant le concours que j'ai l'impression de sortir des lieux communs, ou si j'ai juste rendu un truc pas terrible. Ma problématique est bonne je pense. Et sinon, le surveillant qui m'a draguée (?) l'autre jour ramasse les emballages de nourriture des élèves sur les tables (??). Quand il a pris mon mouchoir, je suis restée bloquée pendant deux minutes. Ce mec est très étrange.

Je suis rentrée avec deux dindes qui sortaient du concours et racontaient des conneries :
Dinde n°1 (D1 pour les intimes) "Nan mais moi j'ai trop réussi, j'ai fait toute ma première partie sur Pasteur " (Sérieux ? Mais meuf, tu as LU le sujet avant d'écrire ça ?)
Dinde n°2 (D2) : "Graaave. Moi j'suis trop contente, j'ai pas mangé un seul truc pendant tout le DST ! A un moment je me sentais partir c'était trooop marrant lol" (mais t'es conne ou quoi ? En plus, le fait d'utiliser 'lol' à l'oral me donne des envies de meurtre)
D1 : "Han la chance ! Moi j'ai mangé un carré de chocolat, je culpabilise trop, quoi" (et moi 3 cookies, une barre de céréale et un wraps ; je le vis plutôt bien)
D2 : "J'avoue... (ah, nostalgie de la terminale) Pour l'anglais demain, on est où ?"
Moi (qui avait décidé de faire ma sociable et de ne pas rentrer seule) : "Bonjour, vous sortez du concours là ? Vous venez de quelle prépa ?"
D1 et 2, en choeur : "LABRUYEREUH" (ah bah ça explique !)
Elles se sont retournées, sans me renvoyer la question ; une façon polie de me dire "va te faire foutre connasse". Oui, j'aime bien la politesse. J'ai écouté leurs conneries jusqu'à la fin du voyage, c'était vraiment drôle.
La moitié des épreuves sont passées, et j'en peux déjà plus. Je doute même d'avoir envie de cuber tellement ça me fatigue. Je réalise au fur et à mesure que les épreuves que je passe sont peut être les dernières traces d'histoire, de philo ou de géo de ma vie...


Jour 4 - Anglais :
Virgina Woolf à l'honneur ! Enfin sauf dans ma copie. Shame on me.
Sinon, j'aimerais bien connaître le tordu qui nous fait trimbaler des dictionnaires lourds comme des briques et qui, par extension, transforme nos sac en tétris, histoire de lui casser la gueule. Et je plains beaucoup beaucoup les gens qui se sont ramenés avec leur dico pour s'entendre dire "ah, désolé monsieur, mais ce n'est pas la bonne version, il manque une virgule à la page 322, je ne peux pas vous laisser faire le devoir avec. Veuillez le ranger". Perso j'aurais pété un cable ("ET JE FAIS COMMENT MA VERSION FRANCO-RUSSE SANS DICO, CONNARD ??"), donc je compatis les gars.
Bon, j'ai fait mon épreuve un peu bizarrement (but = sortir le plus vite possible pour me reposer et réviser la géo), donc je ne peux pas vous la raconter. A part les 9 copies blanches, j'ai rien capté. Par contre, je peux vous parler d'un phénomène que j'étudie depuis plusieurs jours : la beauté chez les futurs normaliens. Y a plusieurs catégories de khâgneux : ceux qui ont la foi au début, qui arrivent maquillés, bien sapés et coiffés correctement malgré le vent, mais qui perdent un peu la foi au fur et à mesure et qui finissent la semaine juste sapés normalement, genre jean/sweet/basket. Je suis un assez bon exemple de ce cas, bien que je me maintienne pas trop mal dans le "je-ressemble-encore-à-quelque-choses-même-après-quatre-jours-d'épreuve". Ma voisine, par contre, est la décadence incarnée : jupe + talons blancs les deux premiers jours, jean/ballerines hier, survet'-pull aujourd'hui. Et puis y a ma voisine de diagonale (oui, on est tellement que j'ai un peu 12 voisins) qui, quoi qu'elle mette est resplendissante et respire la classe et le bon goût. Et c'est pas tout. Pas une cernouille ne s'accroche sur son visage rond et joyeux. Elle a l'air d'aller bien (!) et en plus, elle gratte comme une tarée et ses brouillons sont magnifiques (elle fait partie de ces gens qui écrivent droit sur une feuille sans ligne). Je suis persuadée qu'elle sera au moins admissible, parce que non contente d'être belle, en plus elle émane l'intelligence. Bref, la charmante jeune fille à côté que tu voudrais être et qui te donne envie d'aller te suicider. Fin de l’anecdote.
Sur le retour, je suis à moitié tombée dans les vapes, ce qui tend à prouver que je suis vraiment dans un état lamentable et qu'il serait peut être temps d'arrêter les frais pour aller faire pousser du soja au Paraguay (sauf que j'aime pas le Cône sud). En parlant de Cône sud, le pire reste à venir.


Jour 5 - Géo :
Ou l'épreuve de l'angoisse. J'ai à moitié dormi cette nuit. Quand je suis arrivée à la gare, j'ai dit à ma copine : "tu as une heure pour m'apprendre le Cône sud". Elle a souri, a répondu "ça tombe bien, j'ai emmené mes cartes", et le plus fou c'est qu'elle a réussi. Le truc naze, c'est que ça ne m'a pas servi une seconde vu que le sujet était "Les façades maritimes et l'intégration territoriale". Okay. Donc vous vous êtes tous concertés pour nous sortir les pires sujet du monde, quoi. Un plan bateau loin d'être transcendant pour sauver la casse, mais deux trois idées chouettes et surtout DES CROQUIS. Moi qui n'avait jamais fait un schéma de ma vie, j'étais hyper fière. (J'ai aussi remarqué que j'avais les lèvres hyper douces parce que je passe la moitié du concours à me mettre du baume à lèvres. Palpitant, non ?)
Bon. Par contre c'est quoi ce fond de carte riquiqui ? On voyait à peine la péninsule de Valdé ! Ah, et oui, comme on a changé de salle, j'ai mis 12 plombes à trouver ma place, et surtout, on a changé de surveillants. Plus de binoclards qui ouvre les sujets comme une offrande aux Dieux, plus de ramasseur de déchets, plus de dragueur. Du coup j'étais triste, d'autant plus que les nouveaux de la B5 sont vachement moins marrants ! Niveau abandons en cours de route, j'ai noté les 12 personnes sorties entre 11h et midi, une véritable hécatombe (que méritait ce sujet pourri).

Je suis donc en week end et j'ai le sentiment d'avoir fini. L'épreuve de lundi sera une formalité (coef 2, on est d'accord) que je réviserai à l'arrache. Je suis vraimentvraiment soulagée d'avoir fini la géo.

[week-end/
premier tour des présidentielles]

Jour 6 - Spé :
Ce matin, je me sentais très fatiguée, et très très peu motivée. J'avais peur de tomber sur un poème du XVII° siècle, du coup l'extrait de roman de Patrick Chamoiseau, l'Esclave vieil homme et le molosse m'a paru assez simple à aborder. En checkant wikipédia, je viens d'apprendre que c'est en réalité un conte. Mince alors. J'ai trouvé le texte très joli, mais le commentaire me gavait un peu. J'avais envie d'être en vacances, d'arrêter les frais. En plus j'ai appris qu'on a pas du tout les notes le 7 juin comme je pensais. Du coup je suis un peu véner vu que je comptais en partie là dessus pour décider de ma futur khûbe/ou pas. Je ne sais pas quels sont tes ressentis Anaïs (puisque je sais que toi aussi tu t'es levée à l'aube ce matin, pendant que ces glandeurs d'ulmiens et les spé ciné dormaient paisiblement), moi j'ai du mal à faire le point en commentaire. Mon seul truc vraiment bien que j'ai démontré, c'était que le texte renversait le topos du rapport homme/animal, et que c'était une scène paradoxale parce qu'elle ne devrait pas se produire (pour ceux qui ont dormi ce matin : c'est l'histoire d'un mec qui se fait pourchasser par un chien, le chien s'embourbe dans de la vase, et au lieu de se carapater, le mec regarde le chien jusqu'à ce qu'il se dégage et se remette à le poursuivre). Mes lèvres sont hyper douces : je passe des heures à me mettre du labello quand j'ai plus d'idées pour remplir mon brouillon. Et le retour sous la pluie, c'est bien dur. Aucune anecdote marrante aujourd'hui, j'ai juste fini, et ça fait vraiment vraiment du bien. Si y avait pas les 20% du FN, ce serait encore mieux. 

Sur cette dernière épreuve, mon concours s'achève. Je suis officiellement en vacances pour 15 jours et en glande officieuse jusqu'à la fin de l'année. D'ailleurs, je vais aller faire une sieste, histoire de fêter ça dans un état potable ce soir.



15 avr. 2012

"Je crois en toi Sarah. Make them cry" (oui, j'ai des amis stylés)


Bon. Vous allez dire que je suis folle et lunatique, encore.
Comme les concernés le savent, le concours, c'est demain. Je pensais être morte de stress et en fait pas du tout. Depuis que j'ai lâché la bride des révisions, j'ai retrouvé mon état "normal" pour les examens. Je n'ai pas peur. Je suis excitée, curieuse, j'ai envie de rire. Rater, réussir ; ça n'a plus d'importance. 
Demain, nous allons toucher au but. Faire ce qu'on a préparé pendant deux ans. Quand je regarde en arrière, il y a deux ans, j'étais pétrifiée à l'idée que j'allais peut être entrer en hypokhâgne. Aujourd'hui, khâgneuse avertie, je m'apprête à passer LE concours. Alors j'ai décidé d'y aller comme je suis allée à toute mes épreuves (ou presque) : en souriant et en me disant que ce sera une expérience rigolote. 
Je vois ce concours comme un énième concours blanc. Le vrai sera celui que je passerai dans plusieurs années pour avoir l'agreg'. D'ici là, c'est de la rigolade. 

Du coup, programme du jour (déjà pas mal entammé) : chouchoutage (fait !), ménage (hm. Bientôt, promis), ciné (dans une heure), préparation des affaires pour demain (10 minutes chrono), dernières révisions (avant de dormir) et enfin GLANDE (je l'ai bien mérité). 


Plein plein de courage à vous, les gars :) 
May the Force be with us.

13 avr. 2012

Winter is coming


A trois jours de la première épreuve, c'est la panique. On sent les gens qui se réveillent en se disant "oups !". Par exemple, au hasard, y a le mec de ma classe qui vient de publier sur FB : "Quelqu'un sait ce qu'il faut révisé pour le concours ?" (je vous le livre avec les fautes). Euh, tout ?
Y a ceux qui bossent à fond depuis déjà deux semaines et qui ne prennent même pas le temps de répondre à des textos qui demandent "ça va ? Tu es en vie ?". Y a ceux qui ne sont pas en prépa, pleins de bonnes intentions quand ils te demandent : "Alors, ça se passe bien le concours ?" ("Ca commence lundi, je stresse à mort et j'ai l'impression d'avoir déjà tout raté") ou même ceux qui sont en prépa avec toi et qui te sortent "Au fait, tu fais quoi dimanche, ça te dit qu'on sorte ?". Bin non poulette, y a concours lundi, remember  ? Visiblement pas.

Y a moi, qui surnage entre flemme et boulot. Je stresse par à-coup (mais comment ça s'écrit ?) ; je trouve ça trop surréaliste de m'imaginer dans le train, en route pour le concours. Genre LE concours. Ca me dépasse. Alors je dors, je lâche la bride, et d'un coup je réalise et je bosse 10h dans la journée (comme aujourd'hui par exemple). J'ai l'impression que cet état étrange ne finira jamais. Je pense que le contrecoup du concours va être très très bizarre.

Voilà. Je vous le redirai sans doute, mais pour ceux qui sont concernés, bonne chance ! (perso, je vais en avoir sacrément besoin !)
(j'en profite pour vous mettre mon générique de série
préféré. Si vous ne connaissez pas, foncez sur Game of Thrones)

8 avr. 2012

Et un mariage en prime !

J'ai réussi.
J'étais tellement effondrée vendredi que je ne pensais pas une seconde réussir à me motiver pour reprendre le boulot demain. Et en fait si. Vendredi, après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, j'ai relativisé. Je suis en lettres : la section galère ; ils ne prendront pas le risque de perdre une élève. Et puis se baser sur mes notes de concours blanc serait très très con dans la mesure où j'ai globalement entre 8 et 10 de moyenne partout, avec un + pour l'histoire où j'ai 12,5. Si les profs me virent pour ça, je fais appel. L'idéal de l'idéal, ce serait d'être souza (ou au moins d'avoir des notes correctes) pour leur dire au conseil de classe que c'était bien "juste" une faute. Sinon je ferai sans.
Bref, ce week end au programme : glande, soirée, Pâques. Bon, la glande, c'était pour décompresser de la prépa. Du coup, j'ai regardé Gossip Girl : ces meufs sont dans les meilleures universités américaines, mais ça ne parle JAMAIS de notes ou des cours (sauf quand c'est associé à un prof que l'un des personnages se tape). Merveilleux.  Samedi, je suis sortie avec ma chère Alix. On est allées tester un resto, le "bar à mozzarella" de rue de Rennes... Ah non. C'est fermé le soir. Du coup on a mangé italien (glace vanille sauce cerise armarena, je t'aime) et on a squatté un bar à Montparnasse. Rentrée à 2h, couchée à 4, réveillée à 8. Donc se lever pour faire des gâteaux pour Pâques a été un peu dur (je suis la pâtissière officieuse des repas de famille). Ce qui était très drôle, c'est qu'au repas, auquel je suis arrivée maquillée n'importe comment, dépenaillée et crevée, mes deux cousines cuvaient de leurs soirées de la veille. A côté, mon frère de 15 ans, pimpant de joie de vivre et en pleine forme, en mode "j'ai-dormi-10h-cette-nuit-et-je-n'-bois-pas". Un tableau bien drôle. On est tous passés pour des gens hyper raisonnables ("un peu de vin les filles" "euuh, non. Vraiment pas"), alors qu'en fait non. J'ai aussi beaucoup trop mangé, comme d'hab' (faut dire que mes cupcakes pralin/chantilly maison étaient à se damner, sans vouloir me jeter des fleurs). Du coup je passe mon tour ce soir (moi et la moitié de la France). Bref : je suis d'attaque pour le boulot.
Pour la peine, une photo du mariage de mon père.
Et si vous vous posez la question : oui, ma soeur a des pieds quasiment aussi grands que les miens à 8 ans. 

Programme de ma semaines de révisions : (zut, j'ai besoin de sortir mon planning pour finir ce post !)

Lundi : anglais (voca + méthode du commentaire à rererelire)
Mardi : philo (fiches Hannah Arendt + revoir tout le cours)
Mercredi : Histoire (+ cours de grec et de Culture Antique ?)
Jeudi : cours de litté chez mon prof génial + litté (relire fiches + apprendre citations)
Vendredi  (13) : PAUSE. Voir une pote.
Samedi : Géo (relire cours + corrigés + articles + apprendre des références)
Dimanche : Repos (genre ciné par exemple) + relire la litté.

8 mars 2012

Epreuve de culture G

Je viens de me rendre compte (je suis certes très longue à la détente) qu'il y a d'autres épreuves après les écrits. Alors bon, évidemment je ne serai pas admissible, mais dans ces bouquins, il y en a quand même un ou deux que j'ai envie de lire. Le Arendt et le Vernant me tentent particulièrement. Sans parler du Deuxième Sexe dont seules les 800p m'effraient. Et vous, vous en pensez quoi de ce boulot de Titan ? Vous avez déjà commencé à étudier les oeuvres ?


La liste des oeuvres pour ceux qui, comme moi, ne réalisent pas trop qu'il y aura encore du boulot après les écrits :
- Arendt, H., La Crise de la culture
- Beauvoir, S.. de, Le Deuxième Sexe
- Dollfus, O., La Mondialisation
- Ginzburg, C., Rapports de force : histoire, rhétorique, preuve
- Starobinski, J., Le Remède dans le mal
- Vernant, J.-P., Les Origines de la pensée grecque


Voilà. Amusez-vous bien !
 Moi il me reste deux jours de cours avant le second concours blanc et je glande comme pas permis.

1 nov. 2011

Grmblble.

On ne pourra pas m'accuser d'être une mauvaise étudiante : malade pendant les vacances, prête à retourner en cours jeudi. Presque.

Je nage entre ma khôlle de géo qui ne se boucle pas et deux horribles commentaires (français et anglais) qui me pourrissent un poil la vie. Je sais pas pourquoi mais le thème du commentaire qui pourrit la vie, je le sens bien comme un leitmotiv pour cette année.

Je ne sais pas trop quoi penser (à part peut-être "vivement dans six mois") : j'ai l'impression que tout passe à une allure folle (on est en NOVEMBRE! Pour moi juillet c'était hier !), mais je ne veux pas continuer. J'arrête pas de me dire que je viens de surmonter une période très dure, mais au final il reste un fait : tout ne fait que commencer. En admettant que mon corps et mon entourage se mettent à me laisser un peu en paix histoire que je me concentre sur mes études, c'est maintenant que commence la course au concours.

Dans à peu près un mois, je passe mon premier concours blanc, ce qui veut dire que maintenant, les profs vont se concentrer uniquement sur cette première étape, et que les prochaines semaines seront du gavage intensif (encore plus que d'habitude, j'entends). De là, un constat simple : ayant été dans un état proche du lamentable pendant quasi toutes mes vacances, je n'ai rien foutu. Pas relu mes cours de litté, pas appris de citations, pas travaillé sur l'autobiographie, pas appris mes cours d'histoire/géo, pas revu ma méthode de version, pas ingurgité de vocabulaire, pas lu. Rien. Deuxième constat, effet du premier : je vais mourir à la rentrée.
Après le CB, il y aura les fausses vacances de Noël, cette espèce d'arnaque où on fait tellement la fête qu'il nous faut des vacances après les vacances, et en l'occurrence, on peut rêver (et encore, rêvasser prend du temps). C'est à ce moment là que ce sera le vrai branle-bas de combat : 2012, l'année du concours les enfants ! 4 mois avant les écrits et seulement deux avant le deuxième CB. Je doute qu'ils nous laissent un seul moment de répit. Les vacances de février, sans doute le seul vrai repos de l'année, puisque celles d'avril seront occupées par LE concours pendant la deuxième semaine, et donc des révisions intensives pendant la première. Et puis les écrits.

Voilà. C'est mon programme pour les six prochain mois, et si je reste dans cet état stupide de larve incapable de se bouger les neurones, je n'ai aucune chance de progresser. Mon cerveau hurle à mon corps d'avancer. J'ai la motivation, mon corps non. C'est très très frustrant.

17 mai 2011

A la veille de la première épreuve...

... Le programme de l'ENS de l'an prochain vient de tomber.
En littérature, à savoir la spécialité que j'envisage, le thème est la poésie...




Si vous me cherchez, je serai pendue à l'arbre, un peu plus bas.