30 avr. 2013

De la place dans ma bibliothèque.



Bon, alors. Je suis en train de chercher un appart' pour l'an prochain, donc se pose à moi la question cruciale des bouquins. J'ai donc revu ma bibli, et réactualisé ma liste de livres à vendre.

Futurs hypo : cette liste est pleine de bouquins de technique qui permettent de moins galérer.
Futurs khâgneux/khûbes : je fais le pari que la litté sera sur le théâtre ou le romantisme ; ma liste déborde donc d'oeuvres critiques, à vous de voir si vous êtes tentés.
Le reste du monde : les livres que je propose sont chouettes, et il y en a pour tous les gouts (matières variées, cuisine, BD)

Bref, n'hésitez pas à me contacter par mail, commentaire ou ce que vous voulez.

25 avr. 2013

Combray.



Bientôt une semaine que j'ai terminé le concours : "que deviens-tu?", me demanderez-vous, fous d'impatience et de curiosité.

Je revis. J'ai mis un ou deux jours à réaliser que j'étais vraiment en vacances. Je dévore La Recherche du temps perdu, je relis Neverwhere à travers l'adaptation radiophonique de la BBC du mois de mars (et je kiffe), je compte me refaire un bout de Gaiman d'ici peu.

J'ai l'impression à la fois d'un retour en enfance (ce temps où on ne soucie de rien, et où on peut glander sans culpabilité) et d'une page qui se tourne (parce que quand même, je passe des entretiens d'embauche, je prépare mes dossiers de master, étou étou). Je me sens bien. Calme, posée ; je reprends doucement des forces. Le soleil de ces derniers jours n'y est pas pour rien. J'en profite pour changer quelques détails, pour remettre les choses à l'endroit, dans ma tête et mon corps. Je me souviens et je projette. 

Bien sûr, je pourrais pousser le vice, en lisant les oeuvres au programme de l'oral, mais j'ai vraiment la flemme. Le repos est salutaire : je ne pense qu'aux vacances. A la façon dont je vais pouvoir pervertir mes Hk préférés quand ils auront fini leurs concours blancs. Au soleil. A Prague. Aux bons moments que je devrais passer ici pendant mon temps libre, aussi. A ces personnes très particulières avec qui j'ai envie de trainer pendant des heures dans les musées pleins de chinois (bouuuuh, clichééé) et les cinémas déserts du mois d'août. A ces soirées à boire sur les quais de Seine. A tout ce que je vais pouvoir lire pour la simple et bonne raison que "j'ai envie". 

Putain, ça va être bien.



P.S : Le blog refermera dimanche soir. Si vous voulez continuer à me lire, il faut m'envoyer un mail  !




"Where are we going ?
- Nowhere, we're staying at this exact spot.
- Well... When are we going ?
- We're going always !
- ... That's not even a sentence !
- That's a sentence : there's a verb in it."


Doctor Who, S07E09 : "Hide".


15 avr. 2013

"Allô ? T'es où ?" "A la Maison des Examens..."

Pour la seconde (et donc dernière) année, je vous présente mon compte rendu sur l'ENS 2013 :

Jour 1 : épreuve de Géographie
J'avoue, j'ai stressé. La barre est plus haute cette année, et j'espère vraiment la sous-a. Du coup j'ai pas très très bien dormi. Enfin, c'était une épreuve que j'avais bien bossée, et globalement sans surprise : "Les espaces frontaliers sont-ils des espaces marginaux ?". J'attendais une citation, donc bonne surprise. Je pense que pas mal de gens se sont laissés  avoir à confondre frontière et espace frontalier, il y avait cette difficulté dans le sujet, mais sinon ça me semble assez bateau ; on navigue dans la problématique ouverture/fermeture de la frontière, quoi.
Et c'est parti pour les petites anecdotes : je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en arrivant à la Maison des Examens. Comme ça, pour rien. J'ai évidemment mis deux plombes et demie à trouver ma table, j'ai refait trois fois toutes les allées avant de trouver mon siège. Le surveillant s'est marré (connard). Il faisait chaud à crever, mais j'étais en plein courant d'air, j'ai donc joué à la super relou qui demande de fermer la fenêtre alors qu'il fait 35° C pour ne pas attraper de pneumonie :D La fille derrière moi était très triste. Désolée poulette. Les surveillants sont beaucoup moins fun que l'an dernier : pas de bavardage à la sortie, pas de ramassage de papiers, même pour te donner des copies, ils t'engueulent à moitié. En parlant de copies, j'en ai écrit cinq. CINQ. Ok, avec des croquis, mais CINQ, quoi. Soit près de 20 pages... Glups. La carte était imprimée sur un timbre poste. Je l'ai regardée (elle m'a regardée, je l'ai regardée), et j'ai refermé la copie en riant. Non, pas de carte cette année. A un moment, la fille derrière a mangé des pistaches, et j'ai écouté le bruit de ses dents en faisant un croquis. Du coup j'ai marqué "dent" au lieu de "frontière" sur ma légende. Juste au cas où vous n'auriez pas encore compris que la khâgne rend fou. J'ai cité des auteurs/articles/bouquins toutes les trois lignes environ. J'ai écrit tellement vite parce que j'avais peur de pas avoir le temps de relire que j'ai fini 15 min en avance. Du coup j'ai pas relu. 
Sinon, je me sens vraiment fatiguée, et j'ai pas envie d'aller en histoire demain. Parce que j'ai pas bien révisé, que j'ai pas eu des notes top pendant l'année, et que c'était ma grosse déception de l'an dernier (souvenez-vous). J'ai l'impression que je vais me faire chier, et j'ai pas envie de travailler. Je fais mon Grumpy quoi. En plus, je suis rentrée avec des gens de la prépa de Montreuil, qui envisageaient de ne pas du tout venir aux prochaines épreuves. Ca fait un peu envie, quand même. 

Bon, bin, à demain alors !

P.S : le blog est rouvert au public pour la durée du concours. Comme d'hab', si vous voulez continuer à me suivre, envoyez-moi un mail.

Jour 2 : épreuve d'Histoire
J'ai passé le trajet à réviser avec des potes, histoire de se rassurer mutuellement. Dans ma tête, je répétais "lescivilsetlaguerre" très très vite dans l'espoir que ça se réalise. Evidemment, c'était raté, mais on était bien loin de ce que je redoutais, puisqu'on a eu Les Français et leur armée de 1851 à 1945. Ouuuf. C'est large, mais assez resserré pour que ce ne soit pas hypeeeer bateau. En plus, j'ai réussi à lire le sujet à travers la feuille retournée (victoire personnelle). Bon, j'étais dans une nouvelle salle, ce qui implique une nouvelle galère pour trouver sa place, ce qui n'a pas manqué. J'ai trouvé mon plan en 10 min, mes idées en 30, mais j'avais la flemme d'organiser mes idées dans mon plan, alors j'ai glandé. Et je me suis laissée hypnotiser par les cookies chunk de mon voisin de devant. Il faut vraiment que je trouve quelque chose de plus consistant niveau pique nique. J'ai fait exprès de commencer à écrire cette chronique pour me forcer à ne pas rédiger à l'arrache sans plan comme j'en avais envie, ce qui a donné lieu à un charmant dialogue intérieur :

"Merde Sarah, souviens-toi que tu veux la sous-a ! Fais les trucs correctement un peu !
- La sous-a ? Avec ce plan ? HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. Non.
- Allez, un p'tit effort. Tu mets tes idées en ordre, au moins. J'te laisse improviser ton intro si tu veux (même si c'est mal).
- Bon, bon. Allez, c'parti. Mais d'abord j'écris ma note de blog."

Et c'est ce que j'ai fait. Du coup j'ai fait peur à ma voisine, qui n'arrêtait pas de me reluquer en flippant de me voir gratter autant, alors que j'écrivais bêtement les conneries que vous lisez présentement. Elle devait se dire que j'étais une tarrée, peut-être même une meuf d'Henri IV (horreur et damnation). Hihihi.  Vers midi et demi, une fille est allée aux toilettes pieds nus, en souriant. Juste au cas où vous n'auriez pas capté que la prépa rend cinglé. Nouvelle salle, ça veut aussi dire nouveaux surveillants. Celui qui m'a rendu ma convoc' m'a dit, avec un air très sérieux :

"Bon, vous gardez votre convocation, hein ?
- Euh, oui, d'accord (mais j'attire vraiment les chelous ou quoi ?)
- Non mais gardez-là bien, d'accord ?
- Oui, oui, promis (Ok, celui-là a un vrai problème je crois)"

Et à la sortie de la salle, le même bonhomme chenu :

"Ah ! Montrez-moi votre convocation pour sortir !
- Tenez. (Il est malade ce type, je suis au 6e étage, il croit que j'ai escaladé la façade pour m'infiltrer dans la salle, tout ça pour faire une disserte d'histoire ??)
- Parfais, vous pouvez partir *puis, en gardant ma convoc' dans les mains, et me regardant l'air insistant* Vous revenez demain, hein ? (Encore ? Sérieux, y a un problème avec ces surveillants qui ont l'air de me demander mon 06...)"

Bref, une épreuve moins terrible que ce que je pensais, et je me sens moins épuisée qu'hier. Comme épreuve difficile, il y a toujours la philo, mais je suis étonnamment enthousiaste. Même la litté ne me fait pas peur.


Jour 3 : épreuve de Littérature
Enthousiasme jusqu'à mon arrivée à Arcueil, jusqu'à l'ultime moment où on a pu retourner les sujets. J'avais réussi à lire "Bakhtine" à l'envers de ma feuille, et justement, j'ai passé la soirée là dessus hier, donc graaaaaaand sourire, explosion de joie, toussa toussa. Et puis, quand même, j'ai lu le sujet. Et d'un coup ma joie est un poil retombée. "Dans le roman se réalise la reconnaissance de son propre langage dans un langage étranger, la reconnaissance, dans la vision du monde d'autrui, de sa propre vision. Dans le roman s'opère une traduction idéologique du langage d'autrui, le dépassement de son 'étrangeté', qui n'est que fortuite, extérieure et apparente." Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, Gallimard, 1987, p.182. J'ai eu du mal à me concentrer, très franchement. J'ai pondu l'accroche la plus minable de ma vie (à tel point que je ne m'en souviens plus), rédigée sans plan d'intro parce que j'étais trop à la bourre. Le voisin de devant avait des pims au lieu d'avoir des cookies. J'aime les pim's. Surtout en concours. J'me suis aussi dit qu'avec la chaleur qu'il fait, il allait mettre du chocolat paaartout sur ses copies. Niark niark niark. J'ai prié pour une disserte sur le roman et le romanesque, et du coup j'ai fait une disserte sur le roman et le romanesque. J'espère vraimentvraiment ne pas être hors sujet. 4 copies blanches, 5-6 départs prématurés, bref, on revient à des effectifs normaux de gens qui partent quand c'est trop chiant. Ouf, j'ai bien cru que je passais le concours avec des aliens tellement tout le monde restait 6h et tout. Hors du concours, je m'habitue au bol de pâtes au fromage de 16h30, et je m'abrutie de téléréalité à la con pour compenser le concours. 
Et demain, réjouissance extrème, c'est philo !


Jour 4 : épreuve de Philosophie
Donc oui, Anaïs, tu as raison : aujourd'hui, c'était l'épreuve de la mort. Mais commençons par le commencement : puisque cette année, j'ai décidé de bosser pendant les épreuves (oui, vous pouvez m'applaudir), j'ai replannifié mon moment de décorticage des futures recrues de l'ENS au matin, puisque je me retrouve toujours à glander devant mes feuilles bien remplies, en attendant que la grognasse du haut parleur nous ai souhaité "bon courage et bonneuh chance". Ce matin, j'ai juste remarqué combien pleins de candidates étaient vraiment jolies, et que c'est pas juste d'être vraiment belle et intelligente. Mai-heu. Ceci dit, ça ne m'a pas préoccupé bien longtemps puisque les surveillants ont distribué les sujets... Et se sont fait engueuler par le chef de salle parce qu'ils étaient trop lents. Celui qui était près de moi a dit "Oh ça va, hein ! Moi déjà j'avais dit que je voulais pas le faire". Retenez bien ce petit sacripant, car je vais en reparler. Nous l'appellerons Grincheux. Je finis par regarder au travers de ma feuille. Un mot : gagné, c'est un concept ! Malheureusement, j'arrive à lire le mot : La cause. Un fou rire nerveux s'échappe de tous les candidats à la découverte sujet. Ca a quelque chose de rassurant, on est tous dans la merde. Et moi, je suis contente de ne pas avoir pu réviser correctement hier soir. Je me lance. Etonnamment, j'ai mon plan en 40 min... Et il me plait ! A 11h, il y a 5 copies blanches. Vu le sujet je m'attendais à pire. Pendant ce temps, je rédige mon intro (vengeance d'hier : j'ai ouvert sur Proust, mouahaha), et je décide que ce sera une jolie copie. Donc je prends mon temps pour écrire. Vers midi et la fin de mon I) je décide d'emmerder mes voisins avec mes pois au wasabi qui font crounch crounch. Je me sens diabolique, sans en savoir la cause (oui, oui, je sors...). Vers la fin de ma copie, Grincheux repasse pour la 15e fois devant ma table en poussant un soupir déchirant (on dirait Lamartine). Ca va mon gars, on a compris que ça te saoulait d'être ici, et que 6h c'est long. Guess what ? C'est long et chiant pour nous aussi, sauf que toi tu as le droit d'aller faire des pauses clopes/café et de discuter en fond de salle. D'ailleurs, un jour je tuerai ces surveillants qui parlent à voix haute en bout de salle alors qu'on essaye de se concentrer. Promisjuré.
Et puis, dans la série "j'attire-les-gens-chelou": en rentrant, en pleine côte (ce qui implique qu'en plus de 5h de disserte, j'avais fait 2h de transport dans la journée, sous le soleil, et donc que je ne ressemblait à rien), un mec me voit, se met à chanter, et me fait "Ah ! C'est merveilleux ce soleil !" et je réponds "oui oui", en reprenant mon souffle et en esquissant un vague sourire. Il a donc crié sur 50m que j'étais un oiseau de paradis, en boucle, comme un disque rayé, pendant que je m'éloignais, épuisée, en sueur, et sans comprendre...

Demain, anglais, donc je vais enfin pouvoir réviser en glandant devant une série/un film en VO. A l'heure où je vous parle, je suis devant The Hobbit.

Jour 5 : épreuve d'Anglais
J'ai croisé des carrés dans le métro qui angoissaient pour leur épreuve de musicologie de lundi. Ca m'a rappelé que moi, je n'avais rien à réviser, pour lundi. Hihihi. Arrivée en A6, on est tous un peu mous. Fin de semaine, épuisement, perspective peu ravissante de 6h d'épreuve qui nous séparent du week end. La nana qui tonne les instructions chaque jour (numéroter ses pages, ne jamais remplir ce malheureux deuxième cartouche, ne pas faire pipi pendant une heure et autres joyeusetés) est à peu près aussi blasée que nous. Elle saute des instructions, bafouilles, et finalement se permet une blagounette "Bonne chance à tous et particulièrement aux troyens". Ah. Dis donc poulette, t'as eu un gage à la dernière soirée buvette ? Devant un humour pareil, vous imaginez bien qu'on était tous écroulés.
Revenons à nos moutons. Enfin à nos tracteurs, si on en crois Steinbeck, et son splendide  Grapes of Wrath de 1939. J'ai commencé par la version, bien entendu, et j'ai eu envie de m'arracher les cheveux au bout de trois minutes. Du coup j'ai feuilleté les autres sujets de langues, et j'ai réussi à déchiffré le texte de russe. Et j'ai eu envie d'être russe (enfin au moins de parler cette langue) : ils ont eu Anna Karénine. Grmblbl. Je retourne à mes Raisins, pour boucler ma version (traduite n'importe comment) et mon commentaire (au plan super, mais où j'ai tellement mal géré mon temps que je suis restée 6h pour la première fois de ma vie. Et c'était chiant).

Last but not least (pour rester dans le ton), la litté spé.


Jour 6 : épreuve de Lettres modernes
"J'ai presque fini-eu, j'ai presque fini-eu" : voilà ce que j'avais dans la tête ce matin en grimpant les sept étages de la tour A (oui, SEPT). Et puis, il a bien fallu ouvir le sujet :






AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.





Putain de saloperie de connerie d'enflure de merde. La poésie du XVIIe siècle. Et pas n'importe laquelle : Tristan L'Hermite, Vers héroïques, "La servitude". Quand je pense que j'ai passé l'an dernier à prier pour qu'on ne tombe pas là-dessus ! Au moins on rend un grand service aux futurs khâgneux en se tappant le pire sujet possible... u_u. J'ai passé une bonne heure interloquée, à marquer des trucs sans vraiment y penser sur mon brouillon. Et puis j'ai décollé. 3, 5, 8 puis 12 copies blanches rien que dans ma salle. Effrayant. Pendant ce temps, dans ma copie, ça grattait à mort. Je me suis forcée à affronter ce merveill euuh splendi... Arf. Ce connard de premier paragraphe du poème qui était complètement hors sujet (j'aurais essayé d'être polie, hein). Et en fait c'est de ce premier paragraphe qu'a découlé mon plan. Pas grandiose, parce que j'avais du mal à aimer le texte comme j'ai adoré celui de l'an dernier, par exemple, mais cohérent, bien appuyé, et qui propose une hypothèse de lecture intéressante. Enfin je pense. Dans les petits détails rigolos, il y a eu la chef de salle qui a cru utile de préciser : "Bon, vous traitez bien votre  sujet, hein !". Oh, bin non, moi le texte ne me plait pas, je vais plutôt faire le thème de russe (en plus c'était La Douleur de Duras. Beurk) !
Et pour votre plaisir (et le mien) : Les Poufiasses du train, Le Retour :

P1 : "En fait c'est quoi une stance ? (Tiens, justement, je me posais la question...)
P2 : Bin, c'est un genre de meuble, non ? (Elle est sérieuse celle-là ?)
P1 : Ah meeeeeeeeeerde, moi je croyais que c'était une figure de style :/
P2 : Ah, bah tant pis, ça passera.
P1 : De toute façon, j'ai rendu copie blanche. J'ai juste attendu 5h pour faire flipper les gens autour de moi, et pour t'attendre ! (Et bin... T'as biiien dû te faire chier pendant ces cinq heures à attendre. T'as fait quoi, le sujet de philo ou la version latine ?)
P2 : Trolol ! Comment t'as trop bien faiiiiit ! Moi j'ai dessiné dans ma copie tellement je m'ennuyais... Sauf que j'ai oublié d'effacer les dessins avant de la rendre !" (Non, mais très bien, c'est pas comme si on avait du brouillon au kilomètre, en plus ! Enfin il va être content ton correcteur, en voyant des poneys et des bites dans les marges, je suis sûre qu'il va être super jouasse !)

Voilà, fin de mon dernier passage de l'ENS. Arcueil, on se verra pour le CAPES et l'Agreg', en attendant : VACANCES !

12 avr. 2013

Hé, dites !


Je viens d'imprimer ma convocation à la Maison des Examen, geste symbolique qui m'a brusquement rappelé qu'on commençait dans trois jours. Glups. 

Du coup, j'ai  cherché à me rassurer, et j'ai décidé de communiquer ici mes numéros de salles :
Je serai en D5 lundi, puis en A6 pour le reste de la semaine, et enfin en A7 le lundi suivant. Y a-t-il dans mes lecteurs des personnes qui seront dans les mêmes salles que moi ? 


Sur ce, je retourne à mes derniers sursauts de litté et de philo.


4 avr. 2013

"Bon accordez-vous quand même un jour de repos par semaine, hein !" "Merde, et moi qui voulait m'en laisser six..."

Ou comment mes révisions avancent :

Week-end de Pâques
Ouais, je suis sérieuse mais faut pas déconner quand même. Pas de boulot avant mardi. Entre temps, gavage traditionnel, cuisine, ciné, Doctor Who, Game of Thrones.

Mardi 2 
Je me lève, il fait beau. Je commence à ficher la géo. Ma grand mère débarque : "Sarah, tu veux pas venir faire les courses avec moi ? On passera voir pour ton portable qui bug". J'abandonne (lâchement) la géo. Quand on rentre, vers 15h, je suis claquée, donc je glande. Je reprends vaguement vers 17h, et finalement je regarde des films en VO. Donc finalement j'aurais révisé l'anglais (et beaucoup glandé).

Mercredi 3
Je me lève (tôt), et je me lance dans la géo. Là, ça marche du tonnerre : fiches de synthèses, de citations, d'exemples, de croquis... Enfin une matière où j'ai le sentiment d'être au point. Il me reste un exemple à trouver sur la Chine, et je serai opé. Un sandwich, et je file en cours de culture antique, histoire de me détendre et de faire le plein d'accroches. Et puis mes cousines débarquent ce soir, donc c'est parti pour un aprem de lectures et cuisine. En y pensant sérieusement, c'est assez dingue de me dire que j'ai fini la géo ; qu'il ne me reste plus que la partie "simple" : apprendre des synthèses que je maîtrise déjà. C'est la fin...

Jeudi 4
Je me lève (encore plus) tôt, et je file en cours de littérature. Le cours est complètement dingue, je suis, une fois de plus, sur le cul de voir combien ce prof est génial. En rentrant, je me rue sur amazon pour commander une demie douzaine de bouquins/DVD. Demain je me fait des Fables de La Fontaine, je vous dit que ça. Miam. J'en profite pour ficher un article sur Bakhtine, et je me lance sans mes fiches synthèse de litté. Pour la partie "glandouille", je suis allée poser des CV partout dans ma ville pour bosser cet été. Méga détente, hein ? Bon, et j'ai aussi lu De Bons Présages toute la soirée, faut pas trop charier non plus. 

Vendredi 5
Journée métaphysique. Aujourd'hui, je sais que j'ai un boulot monstre, qu'il faut que je sois motivée et concentrée. Je sais aussi que ça va être chiant, et c'est le premier jour où je n'ai pas prévu de glande. Ni de déjeuner, de peur de bousiller ma motivation. Bon, là il est midi et demi, mon ventre gargouille méchamment (je viens d'ailleurs d'aborder une fiche sur la réalité du mal... De 28 pages, bouhouhou). J'ai déjà bouclé quelques fiches-auteurs (Pascal et Bergson, bientôt Platon) et pas mal de concepts. Il faut que je m'accroche ; c'est vraiment la matière où je dois carburer. (...) Finalement j'ai décidé de me faire une pause mad men de mi-journée (c'est de saison) vu que j'ai bien avancé. Je reprendrai en soirée en relisant toutes mes fiches. 

Samedi 6 et dimanche 7
Je cuisine. Ma matinée se résume à un mot : "cupcake". Mon aprem à un autre, qui n'est pas "histoire", comme initialement prévu, mais bien "MadMen", bien plus charmeur... Une soirée-nuit des plus charmante, notamment en compagnie de La Fontaine et Bob Wilson. Notamment. Et puis un dimanche tranquille, puisque dans la bonne tradition chrétienne, il a été sacré pour moi jour de repos. Donc glande, Doctor Who, mais quand même un poiiiiiiiil de taff en relisant mes fiches de philo. 

Lundi 8
Je me lève tardtardtard, je saute dans une douche et dans un métro, et c'est là que mes révisions de spé commencent (et s'achèvent). Relecture de quelques problématiques de genre. Je sais que ça ne tombera pas vu qu'on a eu du Patrick Chamoiseau l'an dernier, mais j'aimerais tellement qu'on retombe sur de la littérature francophone, maintenant que j'en connais les tenants et les aboutissants ! M'enfin. Déjeuner bagel avec ma douce marraine, retour chez moi, et glande éhontée. Une journée très peu productive, donc. 

Mardi 9
Ou l'art des révisions à l'arrache ; aujourd'hui, je fais un patchwork. Relecture des fiches de philo et de litté, pour bien les avoir en tête, et puisque c'est le jour de l'anglais, apprentissage de fiches de vocabulaire. Enfin vite fait. Je ne vais pas relire mes versions, je pense. Plutôt finir MadMen :D. Sinon, j'apprends à la seconde que je suis boursière échelon 2 l'an prochain, soit 100€ de plus que ce que j'avais calculé (joie !) et je relis mon compte rendu de l'ENS de l'an dernier, plus vos commentaires. Ca fait chaud au coeur et ça redonne de l'énergie :) Au programme pour la journée, niveau glande : jap' avec mes Hk préférés et concert Têtes Raides ce soir. De quoi être content.

Mercredi 10
Ce que j'ai envie de faire : rester au lit à regarder mon plafond en écoutant "Un amour de Swann". Ce que je vais faire : réviser ma géo, apprendre les articles et relire à tête reposée ou la philo, ou la litté. J'ai finalement bouclé la géo. Bien appris mes citations, mes articles, mes exemples, et mes croquis. Alors je me suis allongée, et j'ai profité du salon de Madame Verdurin, des amours provoqués de Swann, et de splendides scènes érotiques soupirées à demi-mots. Je me prépare pour le programme de litté de demain, quoi.

Jeudi 11
Bon bon bon. Le stress commence à monter, c'est vrai. Pourtant, j'ai préféré passer la moitié de la journée à trainer dans des magasins (ok, Auchan et Orange, un programme de rêve quoi). Je suis rentrée avec un nouveau portable, et ma nourriture pour le concours. C'est vrai que savoir quoi manger pendant les épreuves a été une préoccupation plus importante pour moi aujourd'hui que mes fiches de litté... Que je finis à la seconde (il est 22h). Donc au programme du soir, cocooning et Proust, parce que demain, j'ai intérêt à être en forme !

Vendredi 12
Bien. J'ai encore passé la moitié de la nuit sur Proust. Du coup, levée tard. J'ai bossé trois bonnes heures sur la littérature, et j'en peux plus. C'est con, parce que le programme de l'aprem, c'est philo, et que j'aurai ni le temps, ni la foi. En plus, j'ai même pas retravaillé mes interprétations sur les oeuvres au programme. 

Samedi 13 et dimanche 14
Week end mi-figue mi-raisin, entre révisions, sport et détente.