Il y a des jours avec et il y a des jours sans. Aujourd'hui, c'était plutôt un jour sans. Mais heureusement, maintenant c'est la nuit.
Je vous préviens, il est possible que pour un petit moment, ce blog parle plus de mon évolution psychique que de la prépa. Ce sera peut être un peu chiant pour vous, j'en conviens, mais après tout, si vous choisissez de suivre le développement surdimentioné de mon ego qui se croit assez passionnant pour exposer sa vie au yeux de tous, c'est votre problème (et si c'est le cas, je vous conseille de me préférer de grands auteurs tant il est vrai que "nous ne lisons que trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a les choses essentielles" [Proust, as you can imagine]) et je vous accorde le droit inestimable de sauter quelques post.
Parenthèse fermée.
C'est la nuit, ça va mieux. Ce soir, en me lavant les cheveux (je vous avais prévenus que c'était palpitant), je me suis rendue compte en réfléchissant aux amours de pleins d'amis de tous temps, qu'en fait, même plongée dans le vague à l'âme des jours sans, je m'en sors pas mal. Je ne suis pas une vieille loque qui s'écroule en pleurs en rentrant de cours comme en décembre, et j'en suis chaque jour un peu plus étonnée moi-même. J'accepte mes émotions, et pour une des premières fois de ma vie, mon corps ne me fait pas payer mon mal être. On dirait que s'occuper de soi et ne pas se mépriser, ça marche finalement. Je ne suis pas heureuse, mais pas malheureuse non plus. D'ailleurs je m'en fous, j'ai la conviction que ça viendra, quelqu'en soit le biais. Et puis je suis quelqu'un de bien. Je sais, je le répète beaucoup depuis quelques post, mais ne vous en faites pas trop pour mes chevilles : c'est simplement tellement bon d'être capable de se dire "putain, je vaux quelque chose !" et d'en être intimement persuadée ! Je cherche ça depuis des années. Je crois que je vais même pouvoir dire "je cherchais ça depuis des années".
J'avais toujours plus ou moins considéré mes émotions comme des ennemis à fuir, et au final je me rends compte que mes intuitions peuvent me rendre plus forte, plus intelligente et plus heureuse si j'apprends à les gérer et à ne pas tout nier en bloc.
Bref (comme dirait l'autre). Aujourd'hui, c'était pas top, mais ce soir, j'ai fini mon commentaire à rendre demain, je suis presque fière de mes analyses (!), il me reste 1h30 pour faire ce que je veux et je me sens estimable.
28 sept. 2011
27 sept. 2011
Des nouvelles du front
C'est drôle, beaucoup de gens ont besoin de musique pour aller mieux. Pour se réconforter, pour être plus heureux, pour pleins de bonnes raisons. Moi pas. En fait, quand je vais mal, la musique - bien sûr ça dépend laquelle - devient quasiment mon pire ennemi. J'ai peur de me souvenir de pleins de choses que je n'ai pas vraiment envie de voir resurgir, alors je fais sans, autrement. Je crois que les seules fois où j'ai écouté beaucoup de musique pour extérioriser quelque chose, c'était à coup de hard rock trop fort dans l'optique de me faire du mal.
Aujourd'hui, ça va. Mes journées sont fatigantes et j'ai un peu l'impression de me battre contre une vase de tristesse qui se décante au fond de moi, mais ça va toujours. Mes amis m'aident comme ils peuvent et c'est déjà super de sentir que si j'ai u problème, je peux compter sur eux. Je n'ai définitivement pas envie de mourir, et je dors bien. Mon seul vrai problème c'est la nourriture qui ne passe toujours pas. Voilà : je me nourris d'eau depuis vendredi en sachant très bien que ce n'est pas suffisant et que je ne peux pas tenir comme ça. Mais si je mange je vomis, ce qui somme toute n'est pas super productif non plus. Du coup j'utilise pleins de stratagèmes genre avoir toujours un morceau de sucre sur moi ou me droguer au magnesium. A part ça je dors, je vis, je sors. Je passe à autre chose quoi. C'est pas toujours facile vu que j'ai un certain nombre d'amis en couple qui en sont heureux et en parlent (ce n'est pas un reproche, c'est juste toujours un peu plus dur pour encaisser).
Je pense toujours qu'il est temps pour moi de faire un break couple et je suis plutôt heureuse de ne pas avoir bougé par solitude et/ou désespoir. Rien ne presse, j'ai 19 ans.
Côté prépa, j'avance en littérature, je rends mon premier DM après demain et pour un premier "vrai" commentaire, je trouve que c'est potable. Je progresse visiblement en anglais, bref, ça va.
Je terminerai avec mes lectures puisque je reviens de la FNAC avec un nouvel ordi et pleins de bouquins parce qu'il me restait des sous. J'ai donc 1001 bouquins à lire parmi lesquels L'Homme qui rit de mon cher Hugo, Manon Lescaut et quelques bouquins de psycho histoire de continuer dans ma magnifique lancée. Ah. Et si vous allez checker ma liste de lectures, vous verrez aussi que j'y ai ajouté Proust. J'ai décidé que quand j'aurai fini La Recherche, je serai guérie de ma rupture - oui, ça me laisse un peu de marge !
Bonne semaine !
Aujourd'hui, ça va. Mes journées sont fatigantes et j'ai un peu l'impression de me battre contre une vase de tristesse qui se décante au fond de moi, mais ça va toujours. Mes amis m'aident comme ils peuvent et c'est déjà super de sentir que si j'ai u problème, je peux compter sur eux. Je n'ai définitivement pas envie de mourir, et je dors bien. Mon seul vrai problème c'est la nourriture qui ne passe toujours pas. Voilà : je me nourris d'eau depuis vendredi en sachant très bien que ce n'est pas suffisant et que je ne peux pas tenir comme ça. Mais si je mange je vomis, ce qui somme toute n'est pas super productif non plus. Du coup j'utilise pleins de stratagèmes genre avoir toujours un morceau de sucre sur moi ou me droguer au magnesium. A part ça je dors, je vis, je sors. Je passe à autre chose quoi. C'est pas toujours facile vu que j'ai un certain nombre d'amis en couple qui en sont heureux et en parlent (ce n'est pas un reproche, c'est juste toujours un peu plus dur pour encaisser).
Je pense toujours qu'il est temps pour moi de faire un break couple et je suis plutôt heureuse de ne pas avoir bougé par solitude et/ou désespoir. Rien ne presse, j'ai 19 ans.
Côté prépa, j'avance en littérature, je rends mon premier DM après demain et pour un premier "vrai" commentaire, je trouve que c'est potable. Je progresse visiblement en anglais, bref, ça va.
Je terminerai avec mes lectures puisque je reviens de la FNAC avec un nouvel ordi et pleins de bouquins parce qu'il me restait des sous. J'ai donc 1001 bouquins à lire parmi lesquels L'Homme qui rit de mon cher Hugo, Manon Lescaut et quelques bouquins de psycho histoire de continuer dans ma magnifique lancée. Ah. Et si vous allez checker ma liste de lectures, vous verrez aussi que j'y ai ajouté Proust. J'ai décidé que quand j'aurai fini La Recherche, je serai guérie de ma rupture - oui, ça me laisse un peu de marge !
Bonne semaine !
24 sept. 2011
Je l'aimais.
Il y a un an, j'étais détruite à cause d'une rupture qui a remis en question une bonne partie de ma conception de la vie. Ca a été dur, long, et puis un jour, j'ai réussi à trouver quelqu'un d'incroyable et à en tomber amoureuse.
Aujourd'hui, quelques mois plus tard, cette même personne, que je considère toujours comme incroyable, m'a dit qu'il valait mieux s'arrêter là.
Il y a un an, j'étais détruite à cause d'une rupture qui a remis en question une bonne partie de ma conception de la vie. Ca a été dur, long, j'ai mis du temps à pouvoir faire confiance à quelqu'un d'autre. Aujourd'hui, je suis vivante.
Je n'ai pas envie de me balancer sous un bus, ni de tomber dans un coma profond pour savoir qui tient réellement à moi. Je n'en ai plus besoin. Aujourd'hui, contrairement il y a un an, je suis une personne à part entière qui sait exister en dehors de la situation sociale du couple. Et pourtant, je l'aimais. Je suis consciente de tout ce que cette relation m'a apporté, je suis on ne peut plus heureuse de l'avoir vécue, et il faut bien l'avouer, triste que ça se soit arrêté si vite. Mais pas démolie, ni anéantie. Mon coeur ne s'est pas brisé devant l'incroyable évidence de constater que oui, si tu ne m'aimes plus, la chose la plus logique à faire est de rompre. Je sais que je vaux quand même quelque chose, que ce n'est pas ma faute, et c'est incroyable pour une personne comme moi ayant peu d'estime de soi de pouvoir en arriver là.
Bien sûr, j'ai mal. Je l'aimais. Une boule de stress me tord le ventre et le manque de tendresse est assez terrible. Mais je suis quelqu'un de bien je crois (oui c'est prétentieux), alors je trouverai d'autres personnes biens et intelligentes avec qui avancer. Parce que c'est ça aussi, le bon constat : j'accepte d'être célibataire, de vivre seule jusqu'à ce que je trouve une autre personne de laquelle je pourrai être amoureuse, sans forcer. Vouloir être en couple sans amour n'est qu'un ersatz de relation.
Voilà. Ca va pas top, mais ça pourrait être largement pire et au final le bilan est quand même positif. J'essaye de vivre au jour le jour et aller de l'avant : puisque je ne m'occupe plus de lui, mon objectif pour cette année sera de m'occuper de moi. Rester bloquée sur les regrets ne m'aidera pas à aller mieux.
Et pourtant, je l'aimais.
Aujourd'hui, quelques mois plus tard, cette même personne, que je considère toujours comme incroyable, m'a dit qu'il valait mieux s'arrêter là.
Il y a un an, j'étais détruite à cause d'une rupture qui a remis en question une bonne partie de ma conception de la vie. Ca a été dur, long, j'ai mis du temps à pouvoir faire confiance à quelqu'un d'autre. Aujourd'hui, je suis vivante.
Je n'ai pas envie de me balancer sous un bus, ni de tomber dans un coma profond pour savoir qui tient réellement à moi. Je n'en ai plus besoin. Aujourd'hui, contrairement il y a un an, je suis une personne à part entière qui sait exister en dehors de la situation sociale du couple. Et pourtant, je l'aimais. Je suis consciente de tout ce que cette relation m'a apporté, je suis on ne peut plus heureuse de l'avoir vécue, et il faut bien l'avouer, triste que ça se soit arrêté si vite. Mais pas démolie, ni anéantie. Mon coeur ne s'est pas brisé devant l'incroyable évidence de constater que oui, si tu ne m'aimes plus, la chose la plus logique à faire est de rompre. Je sais que je vaux quand même quelque chose, que ce n'est pas ma faute, et c'est incroyable pour une personne comme moi ayant peu d'estime de soi de pouvoir en arriver là.
Bien sûr, j'ai mal. Je l'aimais. Une boule de stress me tord le ventre et le manque de tendresse est assez terrible. Mais je suis quelqu'un de bien je crois (oui c'est prétentieux), alors je trouverai d'autres personnes biens et intelligentes avec qui avancer. Parce que c'est ça aussi, le bon constat : j'accepte d'être célibataire, de vivre seule jusqu'à ce que je trouve une autre personne de laquelle je pourrai être amoureuse, sans forcer. Vouloir être en couple sans amour n'est qu'un ersatz de relation.
Voilà. Ca va pas top, mais ça pourrait être largement pire et au final le bilan est quand même positif. J'essaye de vivre au jour le jour et aller de l'avant : puisque je ne m'occupe plus de lui, mon objectif pour cette année sera de m'occuper de moi. Rester bloquée sur les regrets ne m'aidera pas à aller mieux.
Et pourtant, je l'aimais.
21 sept. 2011
J'aime l'administration
Je meurs étouffée sous les papiers à remplir/photocopier pour mon rendez-vous d'inscription à la fac demain ; et je termine à l'arrache mon commentaire d'anglais pour vendredi (je prévois que ce rendez-vous d'inscription va mal se passer, que je vais y passer ma vie et que donc je n'aurais pas le temps de boucler ça demain soir si je veux passer une nuit décente).
Bon, en vrai je suis un peu bougonne parce que, sans déconner, ils pensent vraiment qu'on à que ça à foutre, en prépa, que prendre rendez-vous avec sa fac pour rendre un dossier qu'on pourrait envoyer ? Et passer un aprem où on pourrai travailler correctement la littérature, finir son commentaire d'anglais ou avancer son DM de lettres, dans le métro ou en train d'attendre pour qu'on vous dise qu'il manque le formulaire E256 ?
Bref, j'y vais demain, et ensuite ce sera fait. Je prie pour rentrer demain soir, ma carte étudiante en main et ne pas avoir à y retourner 1000 fois.
Voilà, à plus pour de nouvelles aventures complètement palpitantes.
P.S : Gros fail : mon lycée ne nous distribuera le papier manquant à mon dossier que dans 3 semaines, j'ai du annuler mon rendez-vous et l'épopée sera pour un autre jour. Ceci étant dit, je vais avancer mon commentaire de Proust.
Bon, en vrai je suis un peu bougonne parce que, sans déconner, ils pensent vraiment qu'on à que ça à foutre, en prépa, que prendre rendez-vous avec sa fac pour rendre un dossier qu'on pourrait envoyer ? Et passer un aprem où on pourrai travailler correctement la littérature, finir son commentaire d'anglais ou avancer son DM de lettres, dans le métro ou en train d'attendre pour qu'on vous dise qu'il manque le formulaire E256 ?
Bref, j'y vais demain, et ensuite ce sera fait. Je prie pour rentrer demain soir, ma carte étudiante en main et ne pas avoir à y retourner 1000 fois.
Voilà, à plus pour de nouvelles aventures complètement palpitantes.
P.S : Gros fail : mon lycée ne nous distribuera le papier manquant à mon dossier que dans 3 semaines, j'ai du annuler mon rendez-vous et l'épopée sera pour un autre jour. Ceci étant dit, je vais avancer mon commentaire de Proust.
16 sept. 2011
Retour aux sources.
On est vendredi, il est 17h, ma semaine est finie et mes cookies sont en train de refroidir dans la cuisine.
Je me suis remise à la cuisine, ça faisait un an que j'avais laissé ça complètement de côté par dégoût et manque de temps. Cette considération de renouveau m'a fait prendre conscience que cette année est singulièrement différente de l'année dernière. Et même plus : la transition hypokhâgne/khâgne me semble presque aussi importante que terminale/hypo, la peur de la nouveauté en moins.
Je me suis remise à la cuisine, ça faisait un an que j'avais laissé ça complètement de côté par dégoût et manque de temps. Cette considération de renouveau m'a fait prendre conscience que cette année est singulièrement différente de l'année dernière. Et même plus : la transition hypokhâgne/khâgne me semble presque aussi importante que terminale/hypo, la peur de la nouveauté en moins.
- volume horaires : c'est une première différence : je n'ai que 24h de cours, sans compter les DST, contre 30h l'an dernier. Du coup, cette année j'ai presque tous mes après-midis de libres et c'est une sorte de libération. Je suis capable de m'organiser et de me fixer du travail pour les aprems, mais si je ne me sens épuisée par les cours, je peux aussi m'accorder un aprem "pause" ou même une heure de sieste sans pour autant prendre un retard désastreux. C'était parfois mon problème en hypo : choisir entre ma santé et mon travail.
- Une organisation très différente, donc. Je trouve que cet emploi du temps allégé est aussi une sorte de défi imposé par les profs : je suis persuadée qu'ils savent que beaucoup vont se laisser prendre par ces grandes plages de vide et sortir beaucoup plus qu'en hypo. Or, ce n'est pas vraiment pour se détendre qu'on a nos aprem, mais évidement pour bosser comme des fous. Sans en arriver à cet 'idéal', je pense qu'il faut réussir à s'imposer d'aller en bibliothèque ou faire des recherches sérieuses 2 jours par semaine.
- Un travail différent : comme on a les programmes à l'avance, les profs partent (presque tous) du postulat qu'on a bossé pendant les vacances. Les cours vont mille fois plus vite (on prend tous nos cours à l'ordi cette année), renvoient à des références plus ou moins précises qu'on doit exploiter par nous même et les bibliographies sont maintenant indispensables à maîtriser si on veut réussir à suivre.
- Des loisirs à gérer. Un des plus de l'emploi du temps léger, c'est la gestion des loisirs plus simples. En ce qui me concerne, j'ai cette année choisi l'alliance yoga/copain et ça m'épanouie bien pour le moment.
C'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment, mais l'idée est là : un emploi du temps plus léger mais un travail encore plus intense. J'aime beaucoup ces plages de temps libre qui me permettent de travailler "comme si j'étais en vacances", c'est à dire plus ou moins quand je veux, et j'ai l'impression de rendre un travail assez pertinent pour le moment. Aujourd'hui, j'ai rendu une version dont je suis à peu près fière, et c'est une première victoire ; j'ai même réussi à ne pas rendre un truc complètement minable en interro de géo, alors que vu mes connaissances, il y avait de quoi.
Bref, ça va, je m'organise et j'ai le sentiment que cette année sera bonne.
14 sept. 2011
Satané Limoncello !
Aujourd'hui, je n'ai eu que histoire et philo, pourtant ce soir, je suis pire que ravagée.
1° indice : je dis "ce soir" alors qu'il est 17h.
2° indice : j'ai envie de tabasser la moindre mouche qui passe près de mon oreille parce qu'elle fait trop de bruit. Considérons dès à présent que j'ai un frère qui joue de la guitare électrique à l'autre bout de l'appart, je vous laisse imaginer les conséquences.
3° indice : je préférerai avoir la chance de crever pendant la nuit plutôt que de me présenter à mon cours de littérature demain.
Pourtant, aucun des éléments des autres articles n'a changé : mes cours sont géniaux, je traîne avec des gens qui me correspondent et je suis très consciente que cet enseignement est une chance extraordinaire. Mais je n'en peux plus. Si je dors maintenant, je ne dors pas cette nuit ; et en plus j'ai un plan de commentaire à présenter demain matin. Je ne sais plus faire de commentaire et puis j'ai la nausée.
Je ne sais pas ce que j'ai. Peut-être un trop plein de fatigue ou d'ordi, peut-être un début de maladie, je ne sais pas. Ce que je sais c'est que j'ai des cartes à maîtriser pour l'interro de géo de vendredi matin, même si le nom et la localisation des fleuves du Paraguay m'importent autant que les relations amicales que peuvent entretenir mes chaussettes. Et il y a ce commentaire... J'y arrive pas, je ne comprends rien, et le seul fait de relire mon cours de spé me demande un effort surhumain, alors réfléchir et trouver un plan... Non.
Il n'y aura pas de conclusion à cet article, parce que je ne sais pas quoi faire, à part regretter un peu d'être sortie hier soir. Mais ça n'avance pas le commentaire.
Il n'y aura pas de conclusion à cet article, parce que je ne sais pas quoi faire, à part regretter un peu d'être sortie hier soir. Mais ça n'avance pas le commentaire.
10 sept. 2011
Je suis profondément désolée pour la personne tombée ici en tapant "je suis en khâgne et je veux mourir"
Je sors de cours de littérature. Comme à chaque fois que j'ai litté, j'enchaine 2 ou 3h de tronc commun et 2h d'option. Quand j'ai vu ça j'ai pensé que ce serait dur.
Non. En fait c'est juste génial ! Je redoutais de changer de prof, de ne plus avoir mon demi-dieu de la littérature 8h par semaine, et finalement, la nouvelle prof est merveilleuse : passionnante, gentille, exigeante, et surtout O R G A N I S E E ! On a un planning des cours de l'année, super précis et intelligent (enfin je trouve) dans l'évolution des cours. En spé, j'ai déjà deux DM de prévus, dont le premier sur Proust. Elle nous a distribué des outils pour apprendre à décortiquer un texte et on a revu les notes des jury de l'ens depuis dix ans pour en retenir des conseils.
Et sinon... Sinon, cette rentrée se passe bien. Je me sens excitée et déjà un peu submergée par la masse de travail qu'on nous demande de fournir. J'ai déjà commencé une version, appris un peu de vocabulaire, bouclé un bouquin (enfin presque). Je suis sur12 fiches en même temps et il faut que je me refasse une liste de lectures.
Non. En fait c'est juste génial ! Je redoutais de changer de prof, de ne plus avoir mon demi-dieu de la littérature 8h par semaine, et finalement, la nouvelle prof est merveilleuse : passionnante, gentille, exigeante, et surtout O R G A N I S E E ! On a un planning des cours de l'année, super précis et intelligent (enfin je trouve) dans l'évolution des cours. En spé, j'ai déjà deux DM de prévus, dont le premier sur Proust. Elle nous a distribué des outils pour apprendre à décortiquer un texte et on a revu les notes des jury de l'ens depuis dix ans pour en retenir des conseils.
Et sinon... Sinon, cette rentrée se passe bien. Je me sens excitée et déjà un peu submergée par la masse de travail qu'on nous demande de fournir. J'ai déjà commencé une version, appris un peu de vocabulaire, bouclé un bouquin (enfin presque). Je suis sur12 fiches en même temps et il faut que je me refasse une liste de lectures.
6 sept. 2011
GO GO GO !
Bon.
Il est 18h, je suis en pyjama, et ces deux jours ont été incroyablement intenses et étranges.
Je ressens déjà le contrecoup de la prépa : à peine rentrée des cours (bon il y a une heure quand même !) je suis une vieille loque crevée. Mais rayonnante.
Oui, ça va bien. J'ai un emploi du temps cool, j'ai rencontré des gens cool entre les petits nouveaux et les khûbes, je m'amuse bien et tout et tout. Un des seuls hic : nous sommes 50 dans une classe de 45 places...
Pour le moment on s'est débrouillés parce qu'il y avait des absent ce matin et qu'on était en options cet aprem, mais demain, classe entière d'histoire, je ne sais pas comment on va faire...
A part ça, tout va bien. Mon emploi du temps me laisse le temps de souffler et j'ai quelques heures de libre pour travailler en pleine journée.
Aujourd'hui, c'était la journée des oraux : mis à part mes deux heures de philo de ce matin, j'ai eu deux heures de LM oral (dont le programme est Scarron et Diderot) puis anglais oral, deux heures également. En gros, j'ai passé 4h de mon aprem à préparer des oraux, que je ne passerai que si je suis admissible.
Oui. C'est à dire des oraux que je ne passerai pas.
Ceci dit, c'est passionnant, donc je ne regrette évidemment pas, c'est juste... Bizarre de se voir préparer à des épreuves qu'on ne passe pas alors que certaines autres -je pense à la culture G- ne sont pas dispensées en cours.
Demain, je découvre mon prof d'histoire et ce sera philo again ! La fin de ma semaine s'annonce tranquillement alors que je fais 10h-15h demain, 8h-12h jeudi et 8h-13h vendredi. :)
Je ne me rends pas trop compte de si cet article est court ou long, flou ou inintéressant, ce sont juste quelques premières impressions jetées là en vrac par flemme de faire le tri.
Bonne rentrée à tous !
Il est 18h, je suis en pyjama, et ces deux jours ont été incroyablement intenses et étranges.
Je ressens déjà le contrecoup de la prépa : à peine rentrée des cours (bon il y a une heure quand même !) je suis une vieille loque crevée. Mais rayonnante.
Oui, ça va bien. J'ai un emploi du temps cool, j'ai rencontré des gens cool entre les petits nouveaux et les khûbes, je m'amuse bien et tout et tout. Un des seuls hic : nous sommes 50 dans une classe de 45 places...
Pour le moment on s'est débrouillés parce qu'il y avait des absent ce matin et qu'on était en options cet aprem, mais demain, classe entière d'histoire, je ne sais pas comment on va faire...
A part ça, tout va bien. Mon emploi du temps me laisse le temps de souffler et j'ai quelques heures de libre pour travailler en pleine journée.
Aujourd'hui, c'était la journée des oraux : mis à part mes deux heures de philo de ce matin, j'ai eu deux heures de LM oral (dont le programme est Scarron et Diderot) puis anglais oral, deux heures également. En gros, j'ai passé 4h de mon aprem à préparer des oraux, que je ne passerai que si je suis admissible.
Oui. C'est à dire des oraux que je ne passerai pas.
Ceci dit, c'est passionnant, donc je ne regrette évidemment pas, c'est juste... Bizarre de se voir préparer à des épreuves qu'on ne passe pas alors que certaines autres -je pense à la culture G- ne sont pas dispensées en cours.
Demain, je découvre mon prof d'histoire et ce sera philo again ! La fin de ma semaine s'annonce tranquillement alors que je fais 10h-15h demain, 8h-12h jeudi et 8h-13h vendredi. :)
Je ne me rends pas trop compte de si cet article est court ou long, flou ou inintéressant, ce sont juste quelques premières impressions jetées là en vrac par flemme de faire le tri.
Bonne rentrée à tous !
4 sept. 2011
Même pas peur !
Je ne suis pas sure de grand chose, en fait, je sens juste un truc. C'est peut-être un syndrome à la con de pré-rentrée ou quelque chose de ce genre là, mais je sens que ça va bien se passer cette petite année.
Encore une fois, si ça se trouve dans une semaine j'en aurai plus que marre, je n'aurai qu'une idée : dormir ou pire, me jeter du haut d'un pont. Tout ça me semble du domaine du possible, surtout si ça démarre aussi rapidement que promis.
MAIS.
Oui, il y a toujours un mais. Et celui là sauve des perspectives de suicide.
Mais, quand je me retourne et que je constate ce que j'étais il y a un an, le chemin que j'ai parcouru depuis et surtout quand je me rends compte qu'il s'est déjà écoulé touuute une année, que je ne suis plus une petite viergeoune de la prépa littéraire... Je me dis "Waouh ! C'est fou la chance que j'ai eu de pouvoir faire ça !" Et pourtant dieu sait que mon hypo à été douloureuse, peut être l'année la plus éprouvante de ma scolarité d'un point de vue personnel. Et quand je vois que je suis quand même incroyablement heureuse de l'avoir fait, je me dis que cette année ne peut QUE bien se passer. Que même si c'est dur, qu'on veut arrêter, quelque chose de plus grand restera de ces années où on a la chance de cotoyer des maîtres d'exceptions et de rencontrer des gens qui nous correspondent réellement.
Voilà. Quoi qu'il arrive, quoi que l'on vive, cette année va être unique et je compte bien en profiter pleinement ! C'est pour ça que je n'ai pas peur.
Bonne nuit !
Encore une fois, si ça se trouve dans une semaine j'en aurai plus que marre, je n'aurai qu'une idée : dormir ou pire, me jeter du haut d'un pont. Tout ça me semble du domaine du possible, surtout si ça démarre aussi rapidement que promis.
MAIS.
Oui, il y a toujours un mais. Et celui là sauve des perspectives de suicide.
Mais, quand je me retourne et que je constate ce que j'étais il y a un an, le chemin que j'ai parcouru depuis et surtout quand je me rends compte qu'il s'est déjà écoulé touuute une année, que je ne suis plus une petite viergeoune de la prépa littéraire... Je me dis "Waouh ! C'est fou la chance que j'ai eu de pouvoir faire ça !" Et pourtant dieu sait que mon hypo à été douloureuse, peut être l'année la plus éprouvante de ma scolarité d'un point de vue personnel. Et quand je vois que je suis quand même incroyablement heureuse de l'avoir fait, je me dis que cette année ne peut QUE bien se passer. Que même si c'est dur, qu'on veut arrêter, quelque chose de plus grand restera de ces années où on a la chance de cotoyer des maîtres d'exceptions et de rencontrer des gens qui nous correspondent réellement.
Voilà. Quoi qu'il arrive, quoi que l'on vive, cette année va être unique et je compte bien en profiter pleinement ! C'est pour ça que je n'ai pas peur.
Bonne nuit !
Demain.
Bataille, néant ? Je rentre demain.
Ca fait quelques jours que quand j'en parle à des potes ou de la famille, on me dit "oh nooooooooon ! Ma pauvre, en même temps que les lycéens ??". En fait non. Mon frère, qui passe en seconde, rentre mardi. Mais il y a autre chose : je m'en tape. Rentrer en khâgne demain, ça me va.
Je ne flippe plus, je n'angoisse pas : les dés sont jetés et passer ma journée à ficher tout ce qui passe ne m'aidera pas plus. A la limite relire une ou deux fiches, ou plus raisonnablement ranger mon bureau en me vidant la tête. Il me semble que même si je ne suis pas allée au bout du bout de ce que j'aurai pu faire au cours de cette dernière semaine, j'ai quand même fait pas mal de choses et ce sans aller jusqu'à l'obsession et l'épuisement. Somme toute, c'est un plus.
Une dernière fois je libelle ce billet "vacances", tout en me souvenant qu'il y a un an j'étais rentrée et que je filais vers Lille où j'allais au super concert en plein air des têtes raides.
Bon courage aux hypo qui doivent flipper plus que moi, et à tous les autres parce que bon, la rentrée c'est un renouveau pour tout le monde.
A demain.
Ca fait quelques jours que quand j'en parle à des potes ou de la famille, on me dit "oh nooooooooon ! Ma pauvre, en même temps que les lycéens ??". En fait non. Mon frère, qui passe en seconde, rentre mardi. Mais il y a autre chose : je m'en tape. Rentrer en khâgne demain, ça me va.
Je ne flippe plus, je n'angoisse pas : les dés sont jetés et passer ma journée à ficher tout ce qui passe ne m'aidera pas plus. A la limite relire une ou deux fiches, ou plus raisonnablement ranger mon bureau en me vidant la tête. Il me semble que même si je ne suis pas allée au bout du bout de ce que j'aurai pu faire au cours de cette dernière semaine, j'ai quand même fait pas mal de choses et ce sans aller jusqu'à l'obsession et l'épuisement. Somme toute, c'est un plus.
Une dernière fois je libelle ce billet "vacances", tout en me souvenant qu'il y a un an j'étais rentrée et que je filais vers Lille où j'allais au super concert en plein air des têtes raides.
Bon courage aux hypo qui doivent flipper plus que moi, et à tous les autres parce que bon, la rentrée c'est un renouveau pour tout le monde.
A demain.
1 sept. 2011
Un touuuut petit message pour dire que je fiche Villon et que c'est génial. En tous cas le bouquin que je lis est génial. Je prie pour que ma motivation reste intacte et que je trouve le temps de finir de ficher cette incroyable mine de connaissance de 506 pages. C'est beaucoup oui, et je n'en suis qu'à 16, mais je m'éclate.
Je finis mon poème et j'me couche.
Je finis mon poème et j'me couche.
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