27 janv. 2013

"C'est à Craonne, sur le plateau, qu'on doit laisser sa peau. Car nous sommes tous condamnés, nous sommes les sacrifiés" Chansons de Craonne, 1914.



Je me prépare doucement à un mois de février terrible. Janvier n'a pourtant pas été très doux, mais je n'ai passé qu'une seule colle et que deux des DST du deuxième semestre. J'ai d'ailleurs les résultats du DS-commentaire de spé lettres demain : c'était sur Charmes de Paul Valéry, autant dire que j'ai un peu les miquettes de ce que ça va donner.

Mais bref, revenons-en à février. Je vais enchaîner les quatre DS qu'il me reste en trois semaines, avant d'enchaîner sur les concours blancs. Ce qui veut dire, bien entendu, pas le temps d'avoir les corrections avant d'arriver au contrôle suivant. Cette semaine, c'est littérature tronc commun, et la seule question que je me pose est : va-t-on faire une quatrième disserte sur le roman ou la prof va-t-elle se réveiller et se souvenir qu'il y a deux autres axes au programme qui peuvent être complètement déconnectés du roman ? Je n'ai pas de cours sur la valeur, à part ce que j'ai collecté de mon côté (et toujours pas lu), et elle nous explique qu'elle compte expédier littérature et politique en deux semaines top chrono. J'espère que ça tombera sur le roman, quoi.

A part les DS que je n'aurai pas le temps de réviser, il y a bien sûr les éternels DM de littérature. Un plan de commentaire à faire par semaine pour la LM comparée, les explications de textes pour la spé écrite, et si ça ne suffisait pas, les DM écrits à rendre tous les 15 jours. Au fond de moi, je pense toujours que la prof veut nous achever avant les concours. Si ça se trouve, elle bosse pour Henri IV et elle doit détruire la concurrence (oui, absolument, ma promo fait de la concurrence à Henri IV. Si, si !)

Comme vous le savez, en ce moment, c'est aussi la course aux dossiers. Pour les bourses, mais surtout pour les inscriptions aux différents concours. Il s'agit de se remuer pour avoir le plus de lettres de recommandation possible. Il faut dresser un CV présentable, et faire croire qu'on est super motivé pour intégrer. J'aimerais bien être enthousiaste, mais j'ai vraiment du mal à me dire que je vais convaincre qui que ce soit que je veux science-po. Ca m'étonne carrément que ma famille tienne autant à ce que je m'y inscrive, vu que j'affirme haut et fort que je veux être prof depuis maintenant plus d'une décennie. M'enfin si ça peut leur faire plaisir...

Tout ça pour dire que je retourne à une des colles les pires de ma prépa, j'ai nommé la colle d'histoire, où le prof nous cuisine pendant trente minutes pour savoir si on connaît la moindre virgule de son cours, et plus si affinité. Est-il besoin de préciser qu'à cause de mes divers soucis de santé et l'accumulation de taff en littérature, je n'ai pas touché à mon cours d'histoire depuis le mois d'octobre ?   Quand je suis dans ce petit réduit, j'ai toujours un peu l'impression d'être une résistante en plein interrogatoire. Je mordrais bien dans une capsule de cyanure plutôt que de parler, et de me voir répondre "ah bon ? Mais on vous a laissé passer en cube ? Vraiment ?". Je vais donc faire en sorte de pouvoir répondre à une ou deux des questions vachardes qu'il pourrait me poser (je table sur du "quel est le pourcentage de dévaluation du franc-or en 1926 ? Ca fait combien de milligrammes d'or par franc ? ") D'ailleurs, connaissez-vous la réponse (sans google), ô camarades khâgneux ?


Je suis un peu une rebelle : je refuse de mettre des photos de chez moi sous la neige. Mouahahaha. 


22 janv. 2013

Et l'explication des poèmes en classe est une aberration vue par Stefan comme la dissection d'un oiseau : on l'a bien observé et tout compris, y'a des plumes, des os, de la chair, mais l'oiseau ne pourra plus jamais voler.



J'ai recommencé à faire des petits malaises, vertiges, etc. Avec la reprise de la prépa, j'essaye de garder au maximum un rythme sain, en essayant de ne pas me ruiner la santé qui me reste avec trop de travail. Je me suis donc débrouillée pour espacer mes colles au maximum, pour me garder 2h par semaine où je prends du temps pour moi, pour voir des gens régulièrement et m'autoriser des bouffées d'air frais. Bref, pour résumer, je refuse de mourir en prépa.

C'était, bien sûr, sans compter ma prof de français qui a littéralement pété un cable. Ma classe de spé est mauvaise en poésie, et épuisée parce qu'on a eu trois DM et deux DS rien que sur ce genre. Sans compter les explications de textes à faire en classe. Un enfer, et en plus un enfer où on se ramasse des vieilles notes parce qu'elle n'aime pas ce qu'on écrit. J'ai l'habitude, on prend tous les coups sans sourciller, en se disant que la tempête passera, et que ouf, dans une semaine on commence le théâtre.
Dans mon cas, c'est un peu particulier, parce qu'étant donné mon état de santé, j'avais envoyé un mail à ma prof en expliquant, certificat médical à l'appui, qu'à cause des traitements que je prenais il ne m'était vraiment pas possible de travailler, et donc impossible de faire les trois commentaires pour la rentrée. Elle m'a répondu que oui, pas de problème... Avant de me demander de passer quand même en explication de texte à la rentrée. Je l'ai fait, en y passant 15 longs jours. Je pouvais difficilement me concentrer plus de quinze minutes. Bref, j'en ai chié, mais je l'ai fait. C'est d'ailleurs là qu'on recommencé les vertiges. Mais je l'ai fait.

Quelle ne fut pas ma surprise, hier, lorsqu'à la fin du cours, elle se tourne vers moi en disant
 "Au fait, le DM pour le 14 janvier, tu vas me le rendre quand ?
- Hm, je ne le rends pas, je vous avais prévenue, vous vous souvenez ?
- Ah oui. Je me souviens. Bon bin je vais te mettre zéro alors"

S'en est suivi un long débat stérile où j'ai tenté de lui expliquer que me pénaliser alors que j'étais malade était complètement con, et que j'étais assez paralysée comme ça. Réponse d'autorité "ah, mais je suis obligée de te mettre zéro de toute façon". Je suis partie.

En rentrant, après 7h de cours (donc 5 avec cette conne), j'ai reçu un mail me disant qu'elle "aimerait que je rende le DM pour jeudi, sous peine de sanction". Ah bon. J'ai donc deux jours et demi pour faire un commentaire sur un poème surréaliste alors que le dernier que j'ai fait m'a pris 15 jours ? Sérieusement ?



Voilà, juste un petit message au milieu de ma deuxième partie (que je rédige sans plan) pour exprimer ma frustration. Je trouve ça injuste et méchant. Cruel, même, pour reprendre mon programme de spé LM.

11 janv. 2013

Un fou. Ce type était fou.

J'avais envie de faire un petit point sur cette première semaine d'une loooongue série. En effet, je suis en zone C, ce qui me fait un total de huit semaines non-stop d'ici les vacances de "février" qui débuteront donc en mars. Six semaines de cours et deux de CB, ça va être très chaud. Bref.

Je ressens vraiment cette période comme le début de la fin, étrangement. Après ces huit interminables semaines, il ne me restera que deux semaines de cours. Puis révisions et concours. Comme on aura eu des vacances juste avant, il sera donc réellement possible d'utiliser cette plage de révisions pour réviser, chouette !

J'en viens à cette fameuse première semaine. Elle a été incroyablement douce : la prof de lettres a été absente toute la semaine ; ce sont donc 9h de cours qui s'envolent comme par magie. Moi qui ai couru aux cours du prof de littérature d'HK, je n'ai eu que 4h de moins, mais c'est fou comme ne plus avoir à supporter la tête de cette femme allège. Le constat que j'ai fait était simple : quand je n'ai pas la littérature sur le dos, la prépa est vivable. Quand je n'ai pas systématiquement cinq DM en cours, je peux travailler mes autres matières. J'ai commencé à ficher mes corrigés de géo et à relire mes cours d'histoire, ce que je trouve assez incroyable. Je me rends compte à quel point nous ne sommes pas égaux par rapport aux options que nous avons choisies. Dans ma prépa, il y en a trois : histoire-géo, cinéma, et lettres modernes. Vous avez bien vu par mes posts que j'ai toujours le nez dans plusieurs commentaires, entre la spé écrite, orale et l'anglais (et parfois le tronc commun). Les HG sont bien gratinés aussi, vu qu'ils se coltinent à la fois les DM de carto et les commentaires historiques. Par contre, les ciné n'ont rien. Quelques bouquins à lire, une étude séquentielle à faire de temps en temps. Pas UN devoir à rendre en cinq mois de cours. Et on se demande sérieusement pourquoi les dix premiers au classement sont des ciné ? Ce n'est pas que nous travaillons moins qu'eux, c'est simplement qu'on ne peut pas faire des journées de 30h. J'aimerais, au plus profond de mon âme, que les profs comprennent à quel point cette méthode est contre productive.

Bref. Ma semaine à été bonne : je me suis souvenue de ce que j'aimais bien en cours (mon prof d'anglais, notamment), j'ai rencontré le nouveau prof de philo et passé la dernière colle de ma vie en philosophie (sur un magnifique "faut-il admettre qu'il y a des premiers principes" et avec plus de la moyenne). La dernière. Ca fait du bien. Niveau colles d'ailleurs, les profs n'ont pas l'air de se presser à nous surcharger : j'ai expédier celle de philo pour avoir la paix, mais seule ma colle de litté est programmée (et pour le 25 mai, s'il vous plait !)

J'ai aussi eu deux de mes trois notes de concours blanc : 10 en géo, 8 en philo, un bilan correct et encourageant vu l'état dans lequel j'ai passé ces épreuves. J'ai vu sur pronote que j'avais eu 7 en litté TC, ce qui ne m'étonne guère à la vue du sujet que je ne comprends toujours pas. J'envie profondément la page de Proust que les hk ont eu pour sujet.

Je lis ce petit bijou, en ce moment. J'y ai trouvé une description de moi-même, notamment. 
Au niveau de mon état, j'oscille entre l'envie de m'avancer dans mon travail tant que j'en ai l'énergie, et le besoin impérieux de perdre mon temps en sorties, cinés, resto, ballades, etc, tant que je ne suis pas obligée de m'enfermer dans une bibliothèque. Ce week end, je perds donc mon temps.

Il y a aussi tout le pan d' "après" qui se rapproche dangereusement. "Tu vas faire quoi après la prépa, Sarah" ? Déjà, je vais me remettre à galérer, vu que ma bourse baisse de plus de 200€ à partir de septembre prochain. Comme justement, l'idée c'était de prendre un logement à partir de septembre prochain, c'est la loose. Il me faudra donc un mi-temps, et je cherche donc un peu partout. Le nouveau projet du gouvernement sur "un métier d'avenir professeur" m'intéresse assez, mais je ne comprends pas bien en quoi ça consiste. Si jamais vous avez des informations à me faire suivre, faites-le, s'il vous plait :)
Ensuite, il y aura bien sûr la fac, Paris VII, lettres histoire et société, écriture de la folie, toussa toussa. Voilà, en gros, mes projets. Je n'ai pas envie de faire de grande école.

6 janv. 2013

Un premier post de 2013 sur une note optimiste





Voilà, je reprends les cours demain, et une nouvelle merveilleuse vient de tomber :
ma prof de litté n'est pas là demain ; 
je commence à 14h. 

Et je vais pouvoir aller au cours de mon super prof de litté en HK.

Et là, d'un coup, je reprends confiance en cette khûbe.
En ce moment, je veux ça.