30 juil. 2012

Point lectures


Là, je me suis pris quelques bonnes claques côté lectures ces derniers jours. Déjà, je dévore environ un livre par jour. Je passe ma vie dans des bouquins, je décroche de l'ordi, du boulot, et je fonce dans des lectures parallèles géniales. Petit compte-rendu :


  • Novecento : Pianiste d'Alessandro Barrico : Une merveille de soixante-dix pages, entre le roman et la pièce de théâtre, qu'on pourrait tout simplement appeler "Histoire". Un bijoux à lire à voix haute, pour ne pas briser le charme.
  • Bonjour tristesse de Françoise Sagan : Une lecture qui m'a fait sentir les rayons de soleil du sud sur ma peau (de blonde). Un petit bouquin splendide, qui met bien en avant les rebonds de l'âme ; si ce n'est pas une tempête sous un crâne, c'est sans aucun doute un ouragan dans le coeur. J'ai trouvé la folie de la passion faussement amoureuse très bien décrite (Nicolas, si tu passes par ici, jettes-y un coup d'oeil, ça vaut le détour littéraire). Bon, sinon ça m'a évidemment foutu les boules de passer mon été à Paris entre deux heures de conduite. Donc j'ai craqué, et je vais rejoindre mes granpz quelques jours en Bretagne. 
  • Le pays de la liberté de Ken Follett : Bon. Mignon, mais bien trop prévisible. Cet auteur a franchement tendance à réutiliser les mêmes types de personnages dans toutes ses histoires. Donc c'est bien, ça transporte, ça détend, mais tant qu'à faire, si vous devez commencer du Ken Follett, essayez Les Piliers de la terre, La marque de Windfield  ou La chute des géants. Ce sont les meilleurs que j'ai lu pour l'instant.
  • L'écume des jours de Boris Vian : C'est une relecture : j'avais adoré en troisième, et c'est très drôle de redécouvrir à quel point j'étais à côté de la plaque et tout ce que j'ai raté pendant cette première lecture. J'aime la logique de l'absurde ; j'aime Boris Vian (entre autres). 
  • Les Derniers géants de François Place : C'est un livre pour enfant que j'ai offert à ma soeur pour ses neuf ans. Une fable magnifique sur le langage et son aspect dangereux. Si vous avez l'occasion de le feuilleter, c'est une jolie histoire superbement illustrée (par l'auteur lui-même d'ailleurs).


Niveau taff, c'est la stagnation complète : je reste bloquée à la même page du Démon de la théorie sans réussir à avancer. En fait, ce n'est même pas une question de motivation ou de blocage : j'oublie. Je fais d'autres choses, je vois des gens, je passe le code. Autre chose en tête, alors on verra tout ça pendant l'année.

23 juil. 2012

L'aquaphile




L'aquaphile, c'est moi.

22 juil. 2012

On ne voit bien qu'avec le coeur ; l'essentiel est invisible pour les yeux

Ce matin, j'ai relu Le Petit Prince de Saint Exupéry. J'ai pleuré ; comme à chaque fois que je relis Le Petit Prince de Saint Exupéry. Alors bon. J'ai décidé de vous recopier un bout de la chronique que Beigbeder a écrit sur ce livre qui a bouleversé mon enfance.


"Le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry (1900-1944) est le seul conte de fées du XXe siècle. Au XVIe, on a eu les contes de Perrault ; au XVIIIe, les contes de Grimm ; au XIXe, les contes d'Andersen. Au XXe siècle, on a Le Petit Prince (...) ; ce petit livre illustré est un phénomène d'édition qui se vent chaque année à des millions d'exemplaires dans le monde entier.

Pourquoi ? Parce que, sans le faire exprès, Antoine de Saint-Exupéry a crée des personnages immédiatement mythiques : ce petit prince tombé de sa planète B 612 qui réclame un dessin de mouton à un aviateur égaré dans le désert ; cet allumeur de réverbères qui dit tout le temps bonjour et bonsoir ; ce renard philosophe qui veut qu'on l'apprivoise... et qui fait comprendre au petit prince qu'il est "responsable de sa rose".

Ce conte aurait pu s'intituler A la recherche de l'enfance perdue. Saint-Exupéry y fait sans cesse référence aux "grandes personnes" sérieuses et raisonnables, parce que, en réalité, son livre ne s'adresse pas aux enfants mais à ceux qui croient qu'ils ont cessé d'en être. C'est un pamphlet contre l'âge adulte et les gens rationnels, rédigé avec une poésie tendre, une sagesse simple (Harry Potter, rentre chez ta mère !) et une feinte naïveté qui cache en réalité un humour décalé et une mélancolie bouleversante.
(...)
Quelques mois après sa publication, l'aristocrate insista pour partir en mission. On ne retrouva l'épave de son Lockheed P38 (...) qu'il y a  quelques mois. Quand on relit la fin du conte : "Soyez gentils, ne me laissez pas tellement triste : écrivez-moi vite qu'il est revenu...", on s'aperçoit que Le Petit Prince est un testament. On en a fait des lampes, des assiettes, des tonnes de produits dérivés, des tasses, des disques et même une grotesque comédie musicale.
Mais cela reste le testament d'un aviateur égaré dans le Sahara, et qui, bien qu' "endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée", jette une bouteille à la mer".

Bon dimanche

17 juil. 2012

Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?


Mouhahaha. J'ai fini le bouquin de linguistique qui me défonce le cerveau depuis trois semaines. Je souffle.
Après une semaine passée à courir à Paris, voir des gens, me balader et manger (j'aime bien mes hormones),  je suis partie en tournée avec mon papa pour le quatorze juillet. J'ai toujours adoré dormir dans des wagon-lit et autres trucs mouvants, donc malgré l'ambiance confinée du tourbus et le réveil enfumé par les gitanes des musiciens, j'ai super bien dormi (c'est assez rare pour être laaargement souligné). Le concert était bien-mais-pas-top, le public franchement relou, mais tout s'est bien passé, et entre les back stage, les discussions avec les villageois et les séances de Game Of Thrones avec mon père, je me suis bien éclatée. D'ailleurs, je me suis bien éclatée la voix aussi, puisque trois jours après, je récupère à peiiiine mon timbre usuel.

Cette semaine, je vais me remettre plus sérieusement au code, sans doute aller au père lachaise, et surtout me reposer. J'en reviens toujours pas d'être autant crevée. Je vais peut être enfin me remettre à lire correctement (= sans sauter une ligne sur trois) voire même (espoir fou), me remettre à lire de la littérature. En ce moment je suis paumée entre un bouquin de géo (qui n'avance pas) et un Begbeider (qui n'avance pas). J'aimerais que mon cerveau rentre de vacances.

13 juil. 2012

ENS 2012, check !


Les khâgneux qui l'ont subi savent que les relevés de notes ont été reportés : on devait avoir nos notes le 19 juin, et finalement, elles sont tombées aujourd'hui. Voici donc, sous vos yeux ébahis, mes notes de l'ENS 2012 :

(Je vous renvois à l'article sur le concours)

Litté tronc commun : 9 - Ce cher Baudelaire ne m'a pas porté chance !
Philo : 9  - ça me semble cohérent par rapport à la copie rendue.
Histoire : 8,5 - ma moins bonne note, et je suis un poil dégoutée vu que j'ai bossé ce sujet comme une folle et que j'ai adoré le programme.
Anglais : 14 - Ok, LA grosse surprise. J'ai à peu près jamais eu la moyenne en anglais cette année, et j'étais hyper mal pendant l'épreuve... Enfin c'est cool, hein !
Géo : 10 - Grosse surprise (bis). Vous connaissez mon amour pour le Cône sud et l'état de mes connaissances le jour de l'épreuve (néant). Bon. Bin voilà, dix. Encourageant pour l'an prochain je trouve.
Spé : 9 - Un poil déçue parce que mon plan me plaisait (et le texte aussi).


En gros, je n'ai aucune note minable, ce qui est plutôt encourageant pour la khûbe, et quelques bonnes surprises (plus quelques mauvaises, mais soyons positif). J'ai raté la sous-a de 15 places, donc si je me débrouille bien je peux l'avoir l'an prochain.

Et vous, amis khâgneux ?

9 juil. 2012

Pouce

Je suis en pleine phase de frustration. Je stagne au code, et la pression de l'argent me rend folle à tel point qu'approcher l'auto-école me donne envie de vomir. Niveau boulot, je n'arrive à me concentrer sur rien. J'ai une demie-douzaine de bouquins en cours que j'alterne selon l'envie. Sauf que depuis une semaine, je n'ai aucune envie. Le bouquin de linguistique me tue, je déteste le style de l'auteur, même si ses idées sont très intéressantes. Il me reste 60p, et j'ai envie de le brûler. A chaque fois que je reçois un nouveau livre, je ressens un mélange de plaisir et d'angoisse : le plaisir de sentir  dès le sommaire que ça va me plaire, et l'angoisse terrible de me dire "merde, encore un. Alors que je suis bloquée sur le Kajman... Quand est-ce que je vais réussir à trouver le temps de le ficher ?". Et je ne suis que dans la litté. La philo me stresse parce que je ne comprends rien ; je n'ai pas jeté même un coup d'oeil à l'histoire. Tout ce que je veux actuellement, c'est sortir et dormir. Je suis un peu fatiguée de bosser, et mon cerveau est de toute façon en train de déclarer forfait.
Niveau lecture, c'est encore plus lamentable : même un Teulé ne passe pas. Je n'arrive plus à lire. J'adore Calvino, mais je bloque à la page 40 de Si par une nuit d'hiver un voyageur, tout en sachant que si je me force je n'en tirerai rien.

Cette instabilité intellectuelle me pousse à me mettre en pause. Je me fais le cadeau d'arrêter, enfin. Mon cerveau à l'air de comprendre la nécessité d'arrêter de bosser comme une folle, notamment parce que ça fait des mois que je n'ai pas eu de pause. Il est d'accord. Mais un petit village résiste encore et toujours : je n'arrive pas à décompresser face au stress du permis. Un an pour tout passer, sinon pénalités de retard. 100€ par mois. Glups. Merci de me rappeler que le temps c'est de l'argent les amis.

D'ailleurs, en parlant d'argent, je sens les premières défaillances de mon ordi. Il a un tout petit peu moins d'un an ; il me lachera environ une semaine après la fin de la garantie. En attendant, les demies pannes et la lenteur du machin ne me permettent pas de faire jouer la garantie. Ne prenez pas d'eee PC asus : c'est mon deuxième en deux ans, et je m'apprête à le changer. Je regarde mes comptes en espérant tous les matins que 1000€ vont apparaître pour me permettre d'acheter un ordi digne de ce nom, que je n'aurai pas à changer à chaque rentrée. En vain, of course.

5 juil. 2012

De bien jolis cadeaux


Merci Selma :)
Et merci Claire :)

3 juil. 2012

L'étape


Aujourd'hui, j'ai fait mon grand retour chez Gibert. J'y avais mis les pieds il y a deux ans, les mains pleine d'une rutilante liste de lectures neuve. Je ne connaissais pas encore Amazon, et j'ai dévalisé les étagères.
Ce matin, en passant les portes de la libraire, je me suis un peu crue dans La Recherche du temps perdu : la réminiscence m'a transpercée. Un souvenir doux d'une époque plus naïve, celle d'avant la prépa, celle de quand je n'étais pas vraiment moi. Aujourd'hui, je suis devenue ce que je suis, et savoir tout le chemin qu'il me reste à parcourir me rend heureuse. Mais je suis peut être juste un peu folle.
J'ai vu une petite lycéenne courir partout, des piles de livres trop chers dans les bras. Moi, je montais au 3° étage, celui de la vente des livres. Ca a presque été jouissif de voir partir mes livres de géo et de latin. Je suis redescendue plus légère, et j'ai observé les futurs hypokhâgneux encore quelques instants. Ca m'a donné l'impression de terminer quelque chose ; pas ma prépa bien sûr, mais sans doute le côté excessif de la prépa. Toute cette débauche de fatigue, de connaissances accumulées et de livres-finalement-pas-si-utiles-que-ça. Mes années d'(hypo)khâgnes m'auront appris à faire le tri.


Enfin, tout ça pour dire maladroitement que la Liste des bouquins à vendre est mise à jour :)

2 juil. 2012

Lendemain de soirées, chagrin (j'aime faire des rimes)

Attention, ce message est rédigé avec le Q.I d'une taupe décédée.

Hmpf. Mal à la tête, mal au coeur, tout tourne un peu. Les lasagnes de 14h passent mal, mais j'ai pas pris de repas complet depuis hier matin, alors fallait faire quelque chose (c'est là que le micro onde et les plats préparés deviennent tes meilleurs amis).

Mon anniversaire s'est bien passé, mais du coup j'étais déjà dans un état proche de la loque hier. Alors qu'est-ce qui s'est passé dans mon cerveau pour que je décide d'aller à une autre soirée, hier soir(j'aime les pléonasmes), sur les quais de Seine ? Mon cerveau de ce matin se le demande vraiment (avec douleur. J'ai des courbatures aux neurones). Déjà, à la fête d'hier, quand je m'entendais parler, j'avais l'impression que mon cerveau était tombé dans l'herbe. Cet aprem, après moulte aventures, j'ai carrément le sentiment qu'il a déménagé sans me prévenir. Je cherche au fond de mon crâne vide une lettres de rupture style "Sarah, on a essayé, mais rien n'est plus possible entre nous. Adieu.", mais je ne trouve rien. J'attends. Si ça se trouve, mon cerveau est juste parti acheter du pain ; il reviendra dans quelques jours (non. Ca n'a effectivement aucun sens).

Sur ce, je vais me faire une tisane au doliprane. Les parisiens intéressés par me voir, n'oubliez pas de me faire signe (fin de m'envoyer un mail) si vous êtes toujours intéressés pour me croiser : je suis en train de prévoir des trucs un peu partout, ce serait triste qu'on se rate un truc aussi bête qu'un emploi du temps.

On se retrouve quand mon cerveau et moi seront réconciliés. Des bises.