25 mars 2013

Point final.



Présenter ma dernière explication de texte sur Sartre m'a donné le sentiment jouissif d'en finir avec deux années d'angoisse, surplombées par la menace constante d'un commentaire à finir. Mon p'tit Jean-Paul, l'enfer, ce n'est pas les autres ; c'est elle. 

Une page de ma vie qui se tourne, puisque je considère que ma semaine se termine dès aujourd'hui. Ne vous inquiétez pas, je ne décide pas de sécher les quatre jours qu'il me reste, je mets simplement mon cerveau en mode off. Ca commence dès le cours de philo que j'ai dans 30 minutes.

J'ai l'impression de dire ça à chaque fois, mais ce commentaire m'a tuée. Heureusement, c'est la dernière fois que je le dis ! Finir sur ce texte a été une réussite : mon plan était pas mal, mes analyses plutôt chouettes, et mon III sur existentialisme et identité a été compris (franchement c'était pas gagné). Bref, quatorze quoi. Et mieux que la note, qui est hyper cool, il y a eu les compliments franchement inattendus. Ma prof, qui a décomposé mon explication pour en souligner les points positifs et négatifs, et a fini par :

"là c'est à l'oral, donc je mets 14, mais selon l'écriture ça aurait pu osciller entre 12 et 16. Bon, Sarah, comme tu écris très bien, j'aurais au moins mis 15". 

WHAAAAAAAAAAT ? Dixit la prof qui me tacle depuis deux ans à cause de mon expression ? Et qui lit tellement bien mes copies que même sur ma copie majorée elle a réussi à me mettre un "mal dit" sur citation de Marivaux ? Je crois que ça restera la perle de ma journée. 

J'ai fini les commentaires, et je les ai fini sur un bon sentiment. J'me sens libérée. 
Pour la peine, une image de vacances, avec de l'eau et des bonnes vieille murailles.
Na, bien fait !

24 mars 2013

Bilan du dernier concours blanc, étou étou.


Revenons sur ces dernières semaines et sur celles qui se profilent à l'horizon :

Pour le CB, mes résultats sont assez mitigés, ce qui a pas mal entamé ma motivation pour réviser comme une dingue pour les vrais concours. Petit récap' : j'avais vu sur pronote un merveilleux 7,5 en philo, et un 9 en anglais. Je commence à digérer cet échec en philo alors que je donne tout ce que j'ai pour comprendre cette foutue métaphysique... J'ai pu ficher la copie de la major (15/20, bravo poulette), et j'ai été vraiment déçue de voir que tout ce qu'elle avait mis... Je le savais. Il y a donc "juste" un problème avec mon plan, a priori (Kant, sort de mon corps voluptueux). Pour l'anglais, je ne sais toujours pas, vu que je n'ai pas pu récupérer ma copie (spéciale kass-dédi à mon otite). J'ai du me foirer sur la version, épreuve faite avec fièvre, et j'espère que mon commentaire vaut le coup parce je l'avais trouvé vraiment stylé. Et puis se ramasser sur Dracula, ça me fait un peu mal. Mes 12,5 de moyenne d'anglais vont s'en ressentir ; bref, je suis deg'. 9 en litté tronc commun, ce qui n'est pas trop dégueulasse vu que la prof ne saisit elle-même pas les enjeux des sujets qu'elle propose. Ca fait donc longtemps que je ne tiens plus compte de ses notations. Ca m'énerve parce que je sais que tout ça va me pénaliser pour mon dossier de master, mais en soi, je survis pas mal. Niveau bonnes surprises, maintenant, j'ai appris pendant ma convalescence que j'avais eu 10 en géo, ce qui me réconforte vraiment vu les efforts que j'ai fourni pour enfin avoir la moyenne. Voilà, ça casse pas trois pattes à un canard non plus, mais vu qu'elle nous a défoncés au dernier cours en nous disant qu'on était des merdes incapables de cerner un sujet (on venait de finir nos CB, c'était vraiment pas la joie), je trouve ça rassurant. Et puis, quand même, ma majoration : j'ai eu 14 en spécialité sur la scène d'exposition de L'Ile des Esclaves de Marivaux. Pfiou ! Mon ressenti était le bon, et un 14 coef 2, ça fait du bien. Pour le coup, ça finit par vraiment me faire de bonnes notes en spé pour ce semestre, et donc potentiellement un bon dossier pour l'an prochain (j'ai donc eu 9, 13, 14, 14 et 15 comme notes, et j'attends encore Genet et mon expli sur Huis-clos de Sartre). Reste le point d'interrogation magistral pour l'histoire, puisque le prof n'a pas pris le temps de corriger nos copies (N.B : c'était la deuxième épreuve du CB, il a donc eu 3 semaines et demies pour le faire, normalement). 

Mon état d'esprit actuel
[source : http://www.bouletcorp.com/]

En ce qui concerne les semaines qui viennent, j'attaque la dernière semaine sérieuse de ma prépa, et c'est un réel soulagement. Recevoir la convoc' pour la Maison des Examens m'a fait réaliser que tout ça se concrétisait vraiment, c'est très étrange ! 

J'avais prévu un programme de révisions méga chargé pour les deux semaines à venir, avant le concours, mais finalement je pense qu'il serait contre productif de bosser à fond pour être épuisée le(s) jour(s) J(s?). En plus, j'ai vraiment peur d'être déçue par mes notes, et de ne pas avoir l'impression de "retour sur l'investissement". J'ai donc (raisonnablement) décidé de me faire des demies journées de révisions (et plus si affinité), en consacrant donc l'autre moitié à de la détente, des sorties, des amis, du piano, etc. 


Et vous, à trois semaines des concours, comment vous vivez les choses ? 

20 mars 2013

Glups.

On peut dire que la reprise est un sacré coup dur, même si se dire qu'il ne reste que 15 jours avant les révisions rassure. Il me reste deux cours de littérature spé dans ma vie de prépa, et j'ai rendu mon dernier DM. Joie.

Dans la série "moins glop", je continue ma série noire : après la trachéite pendant les CB, la toux incessante pendant les vacances, je recommence à vaciller. Alors, pour une fois, ce n'est pas lié à ma faiblesse constante (heureusement, j'ai réglé ça), mais à un problème d'oreille. Je ne sais pas ce que j'ai (j'attends que mon cabinet de médecin soit ouvert pour poireauter deux heures et le découvrir), mais ça doit être lié à mon oreille interne, parce que 1) j'ai l'impression d'avoir pris 50 ans d'un coup tellement je n'entends rien 2) je perds l'équilibre 3) du coup j'ai la nausée non stop. Avec les maladies, je suis un peu la reine des veinardes, en ce moment. Par conséquent, impossible de me concentrer correctement sur les  corrections du CB, d'amorcer mes révisions et mes lectures ; bref, c'est la merde. Dire que je ne suis pas productive tient de l'euphémisme, et quand je suis dans cet état là, je glisse vers la pulsion de mort. En plus, la prof de géo pratique toujours la technique merveilleuse de l'immersion, avec l'ambition secrète de nous noyer sous la masse d'articles sur la frontière. A l'heure qu'il est, j'en ai encore reçu trois. Brrr. Je ne sais même plus si je frisonne de peur, de fièvre ou de dégout. 

Je ferai peut être un récap' sur mes notes de CB, mais je n'en ai eu que deux pour le moment : 7,5 en philo (youhouuuu) et 9 en litté TC (pas top, mais bon). Si je vais en cours, j'aurai peut être la litté spé demain, la géo et l'anglais vendredi. En attendant, je suis épuisée et je dois filer vers mon cours de métaphysique (beurk). 

9 mars 2013

Il faut que je vous raconte cette histoire en forme de conte

Sarah au pays des TD


Il était une fois, une jeune khûbe prometteuse (si, si) qui se préparait à affronter l'ENS. Elle avait déjà bravé maintes péripéties : monstres khôlleurs, dissertations-sorcières et autres commentaires composés terrifiants. Mais elle tenait bon, car l'espoir doux d'accéder au Saint Graal, un poste d'enseignant-chercheur, la guidait nuits et jours. Après être passée de Charybde (les DM à répétition) en Scylla (le dernier concours blanc), elle avait finalement trouvé refuge dans une clairière calme et rassurante : elle était en vacances. Sarah avait cependant soif de nouvelles expériences, car le souvenir brûlant de son voyage dans le monde professionnel  palpitait en elle ; elle désirait ardemment le renouveler. Elle envoya donc des lettres dans tout les royaume environnants, mettant en valeur les qualités de son éducation. Elle se prenait  à rêvasser : serait-elle intendante ? Chargée de la Bibliothèque de la Ville ? Gardienne de la culture ? Professeur ? Ou simple guichetière ? Rien ne l'effrayait (sauf Macdo).

Vint le moment où Sarah se fatigua de rêvasser, et se mit en route vers une des maisons alliée à la sienne. La Dame-Chevalier Miari la reçu selon l'usage, à grand renfort de festins et de divertissements. La coutume locale voulait que le repas se compose de pâtes carbonara et de gaufres comiquement fabriquées par les soins des hôtes. Le lendemain, Sarah fut conduite au centre d'érudition du Comté, en compagnie de la Dame-Chevalier. Un premier professeur discouru sur l'art du livre et de sa diffusion, récitant son palabre alors que des élèves retardataires s'égrenaient sur la première heure. Les coutumes étaient, dans ce lieu, bien différentes que celles que connaissait Sarah : les érudits avaient pour tradition de faire une pause toutes les cinquante minutes, et les apprentis, postulants au savoir, n'étaient que peu impliqués dans l'apprentissage. La science des érudits n'en était pourtant pas moins grande ; Sarah le découvrit lorsque le mage enseignant l'art de la copie se présenta. Il était jeune, fougueux et le savoir semblait l'emplir jusqu'aux cheveux. Son essai fut très instructif, même si les apprentis qui l'accompagnaient ne semblaient que peu partager l'enthousiasme de Sarah. La leçon suivante portait sur l'art d'écrire pour les enfants, et fut également une incroyable surprise. Sarah commençait à s'interroger sur ses camarades, car s'ils semblaient moins investis et bien différents de ceux qu'elle rencontrait dans son lieu d'apprentissage, ils n'en étaient pas moins fascinants. Les plus vifs apprenaient à penser par eux-même et non par des maîtres comme on enseignait à Sarah (pas seulement mais bon). Ils étaient également beaucoup plus libres, ce qui leur permettait de s'adonner à d'autres disciplines que celles enseignées. On trouvait ainsi parmi eux des aspirants chevaliers (des lettres et arts) passionnés par l'étude pratique sociologique des corps soumis à l'action de stupéfiants, ou de futur astronomes  qui maîtrisaient parfaitement le luth.

"Ainsi, apprendre à connaître ce monde aussi bien que le mien me permettra d'acquérir une sagesse plus complète" comprit Sarah.


Fin.

5 mars 2013

Il faudrait que je vous raconte...



Toutes ces choses qui changent. Tous les livres que je dévore depuis quelques jours. Tout cet amusement qui me rend tellement heureuse que j'ai l'impression de renaître. Toute cette fatigue accumulée qui me fait tantôt ressembler à un mollusque et d'autres fois à une hyperactive. Il faudrait que je parle de tous mes CV envoyés qui signent la fin de ma prépa. De mon passage à la fac, pendant une journée de cours. De ma surprise de me découvrir fêtarde. De ce soleil merveilleux qui nous inonde et redonne un peu gout à la vie. 


Mais bon, j'ai la flemme :)

1 mars 2013

Rappels


1) Mon concours blanc est fini, ce blog sera donc à nouveau fermé au public à partir de lundi prochain. Si vous voulez continuer à le lire, il faut m'envoyer un mail à l'adresse hypo.sarah@yahoo.fr.

2) J'ai actualisé ma liste de livres à vendre, et j'y ai glissé des livres concernant le programme de khâgne de cette année. Contactez-moi si vous êtes intéressés.

3) Je compte bien dévorer pas mal de bouquins maintenant que je suis officiellement en vacances. Il est possible que je fasse des chroniques sur mes coups de coeur.


Un bout de ce que je compte engloutir



4) Je suis un peu à la ramasse sur la rubrique "cuisine", mais n'hésitez pas à me solliciter si des recettes vous tentent !