26 déc. 2011

(soupir)

Cette année, je n'ai pas vu Noël venir. On parlera du temps, trop doux pour la saison qui donne encore l'impression qu'on est mi-novembre (Y a plus de saison ma bonne dame), ou encore du surmenage intellectuel des concours blancs qui fait perdre tout contact avec le réel. C'est vrai que pour moi, le temps s'est arrêté le 6 décembre et que je viens tout juste de capter que vingt jours sont passés depuis. Entre les quinze jours d'épreuves et ma semaine de glande, mes repères temporels sont un peu bousculés. Sauf que ce matin, j'ai ouvert mon agenda, et j'ai réalisé. Dans une semaine il faudra rendre pleins de devoirs (2 commentaires et un DM de géo en ce qui me concerne) et recevoir (sans pleurer) les résultats du concours blanc. J'ai un mal fou à me mettre au travail. J'ai envie de lire et de regarder des séries, de rester bien au chaud sous ma couette et de dormir 12h par nuit. Le romantisme lamartinien me gave ; Le Roman Comique ne me fait pas vraiment rire. Pourtant il va bien falloir s'y mettre. 
J'ai envie de changement je crois. Je me projette dans la fac, je retravaille des morceaux de chants, je commence à toucher au piano. Plus que de changement, j'aimerai profondément de la surprise. 
Bref, les vacances de Noël ne sont jamais très réjouissantes, je trouve. On s'attend à beaucoup ; on est déçu. Cette année je ne m'attendais pas à grand chose, puisque je n'avais pas vraiment conscience que c'était déjà Noël. Bin j'ai été déçue quand même. Alors quand j'ai vu, ce matin, ce post de Laurel, j'ai eu envie d'y répondre, parce que sans aller "jusqu'aux gros cons irresponsables", ma famille me déçoit pas mal. Je suis un peu dure sans doute.
Je ne vais pas vous souhaiter un joyeux Noël, de toute façon c'est passé. Alors disons Courage et Bonne Chance, ça sert toujours :)

21 déc. 2011

Rebirth

J'ai l'impression d'être en vacances depuis des semaines. Je me sens bien, détendue. J'ai lu 3 livres depuis la fin des concours blancs, je ne sais même plus depuis quand ça ne m'était plus arriver de dévorer des bouquins ! Evidemment, je n'ai rien fait niveau taff. J'ai maintenant mes deux sujets de commentaires pour la rentrée et un DM de géo. Plus pleins de fiches à faire etc etc. J'ai envie de parler de routine, en fait. Je me souviens, à la fin des vacances, j'étais affolée par tout ce qu'il y avait à faire, je n'arrivais plus à me rappeler comment on faisait pour faire des fiches + bosser avec la certitude de ne jamais finir. Bin voilà, le rythme est repris. Je sais que je bouclerai mes plans de commentaires en 2 aprems max. Je commencerai peut être un poil aujourd'hui. Ou pas, et ce ne sera pas grave.
Du fond de mon super canapé-lit, je glisse dans les délices de la paresse et ce sans une once de culpabilité. Je n'ai jamais vécu mes vacances de prépa de façon si sereine ! D'ailleurs, je vais aller faire une petite sieste. 

J'espère que tout se passe bien pour vous, je vous souhaite de très très très bonnes fêtes !

12 déc. 2011

Ils sont plus de deux mille et je ne vois qu'eux deux.

Ca a pris deux mois et demi.
J'étais bien, je ne voulais plus rien, plus être amoureuse, ne plus ressentir, ne plus souffrir ; aller de l'avant. Finalement j'ai réussi. Je suis passée par une phase de tranquillité : "rien ne me manque, tout va bien, que c'est bon d'être seule et libre". Techniquement parlant je dois toujours avoir un pied dans cette phase. Je suis aussi passée par la phase "il me reste moins de 6 mois de prépa, je me concentre sur mon boulot". Mon autre pied y est toujours.
Sauf que. Je deviens plus sensible. Ce sont peut être les hormones, où juste mes instincts de princesse qui refont le dessus.
Hier, dans le train, quand on s'est arrêté à la station de Viroflay, il y avait deux amoureux sur le quai. Ils étaient accrochés l'un à l'autre, ils avaient l'air d'avoir tellement peur de se perdre ! L'un des deux allait partir, c'était un au revoir. Ils avaient l'air de vouloir s'absorber un peu. Je me serai crue dans Orly.


Moi, j'étais toute seule, en face, dans le train, mon cours d'histoire sur les genoux. Mon train est reparti ; j'ai arrêté de réviser. Je me suis dis que, même pour être déchirée comme ça, sur le quai d'une gare, à attendre une séparation, j'avais envie de cet amour là. J'ai envie de ce regard sur moi, de ce simple regard qui dit "tu existe pour moi". J'en ai peut être un peu assez que tous les mecs que je croise finissent par me demander de coucher avec eux. J'ai peut-être envie d'offrir ce regard là. Mais je ne me sens pas prête ; j'en pleurerai je crois. Je sens que malgré les gens incroyable que je rencontre et cottoie, pas un seul ne me fait assez d'effet pour m'inspirer de l'amour. J'aimerai que ce soit simple, aussi limpide que dans une série ou un film, quand on voit dès les 5 premières minutes qui finira avec qui et qu'il n'y a plus qu'à attendre.
Je ne suis pas désespérée et je n'ai pas perdu la foi en l'amour (olala, du cliché, je déteste ça). C'est simplement triste de voir à quel point je suis incapable, pour le moment, de trouver le moyen de surpasser ça.

 Bon. Je vais aller réviser l'histoire.

6 déc. 2011

Près, feux, GO !

1° CB de khâgne où "je-vais-mourir-vivement-les-vacances" :


 Litté spé oral (khôlle) : "Votre explication est contrastée : il y a d'excellentes choses ; vous avez assurément une bonne intuition littéraire. Par contre, tout une part de votre plan est à côté de la plaque." Ah bon ? Euuuuh, ok. Il ne m'a pas donné ma note, mais étant donné que je l'ai fait en une heure (et qu'il en tient compte), que j'ai trouvé des trucs qui ont vraiment eu l'air de lui plaire, et qu'il ne note pas trop mal, je vise plus ou moins le 10.

Litté spé écrit (commentaire) :  "La musique" de Baudelaire. J'ai déjà mentionné le fait que je ne pouvais pas blairer Baudelaire ? A part Les Petits poèmes en prose à touuuuute petite dose... Et là, évidemment, c'était Les Fleurs du mal (sujet sur le sonnet oblige). Je pense que pour une fois, si la prof me dit que c'est mal écrit et confus, je serai d'accord. Le comble serait qu'elle me dise qu'il y a des efforts d'expression ; là je ne comprendrais plus rien à la vie.

Littérature (dissertation) : citation de Sartre : "Chacun sait ce sentiment d'échec devant le langage considéré comme moyen d'expression directe est à l'origine de toute expérience poétique". J'aimais bien les dissertes de mon ancien prof : alambiquées, tordues ; il fallait chercher une heure pour trouver les enjeux littéraires, c'était de vrais challenges. Là, bon, je replace pleins de trucs, j'ai un plan rapidement, c'est pertinent, mais un peu plat. Par contre je suis vraiment pas sûre de ma 3° partie : dans mon cerveau ça marche pas mal, mais dans celui de la prof, qui sait... Si c'est cohérent j'ai une chance d'avoir la moyenne, voire une bonne note.

Géographie (dissertation) : Bon, c'est pas une grande nouveauté : je suis nulle en géo. Enfin pas vraiment nulle, en fait. C'est simplement que j'ai beau retourner le sujet dans tous les sens possibles, je n'ai strictement rien à foute du Cône sud. Du coup je suis allée très sereine au DST ce matin, en me disant simplement que de toute façon j'aurai 3, alors bon, autant y aller joyeusement et faire de mon mieux. Le sujet était : "Le Cône sud (Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay) [on a tous eu très peur qu'elle s'arrête là vu qu'elle a fait une pause en écrivant le sujet] : un ensemble de "pays neufs" ? " Bon. Sujet difficile ou pas, de toute façon je n'avais aucune connaissance, alors bon. J'ai sauvé les meubles, mon argumentation n'est pas terrible, ma carte n'est pas très pertinente, mais l'ensemble est à peu près cohérent. Disons que 6 ou 7 devraient récompenser mon effort de 5h. 8 si elle note large. L'important est que cette épreuve, la pire à mon sens, soit passée. Demain philo et je ne suis (pour une fois) pas trop épuisée ; je vais pouvoir bosser un minimum.

Philosophie (dissertation) : "La communauté politique est-elle une communauté d'intérêts ?"  Ca se passe de commentaire. Voilà. On sauve les meubles et on passe à autre chose. Le week end par exemple.

Histoire (dissertation) : "Les Européens et la mort". Ah. Mince. Moi j'avais parié sur l'hygiénisme. Tout le monde a été très surprit par ce magnifique sujet, bien entendu. Ma problématique n'est pas terrible, mon plan assez cohérent il me semble. Si j'ai eu la bonne idée de ne pas faire de hors sujet, j'aurai sans doute une note correcte.


[prise de conscience en pleines révisions d'anglais : je suis en vacances dans 20h]




Anglais (version/commentaire) : C'était franchement dur. Il y a eu trois copies blanches, une personne est sortie au bout de trois heures en rendant la moité d'une copie double. Le texte était vraiment pas cool, je n'ai pas trouvé grand chose à dire dessus. Mais je me suis cramponnée, en me disant "au moins tu as rendu quelque chose, tu as une vraie copie (quatre vraies copies même) et c'est toujours mieux que ceux qui sont partis au bout d'une heure". J'ai rendu ma copie et j'ai clôt mon concours blanc.


Il est 14h24. Je suis en vacances et j'ai fini L'Homme qui rit et je commence Madame Bovary 
avant de faire une pause Eragon pour Noël.
Je viens de ranger ma montre et d'éteindre mon réveil. 
Je me sens bien 

5 déc. 2011

Que voulez- vous ? Y a pus d'magie ma bonne dame !

C'est fou comme nos listes de Noël changent.
En l'espace de 10 ans, on passe de :
  1. La poupée Barbie Esméralda
  2. Des polypockets
  3. Un déguisement de sirène
  4. Le  monopoly pokémon
  5. Une corde à sauter jaune fluo (le rose, c'est pour les tapettes)
  6. Des calots multicolores, pour se la péter à la récré
  7. Mille autres choses que mon cerveau de Grande à oublié
A...
  1. Un bout de loyer
  2. Un canapé convertible pour le futur studio
  3. LE four-micro-onde-de-ouf-accessoire-essentiel-de-la-vie-étudiante
  4. Une poêle/passoire ou autre accessoire culinaire
  5. Des sous, pour arrêter de galérer avec ces fichues bourses qui n'arrivent qu'en fin de mois (quand elles arrivent...)
  6. Des bouquiiiiiiiiiiiiiins (parce que malgré la poupée d'Esméralda, Notre Dame de Paris continue de m'obséder).
C'est moi où la magie de Noël se perd ? 

[Sinon : mon CB commence demain. Youhou. Je retourne à ma khôlle]

4 déc. 2011

Décembre : j'achète des crayons de couleur pour les cartes de géo. Le concours approche mes amis.

Hier, j'étais tranquillement en train de dévorer L'homme qui rit en songeant vaguement à imprimer mes fiches et à (encore plus vaguement) commencer à réviser ; quand soudain, j'ai reçu un mail de mon prof de litté spé, m'invitant gentiment à passer en khôlle, mardi matin à 10h, comme prévu. Et là, j'ai réalisé que j'avais complètement oublié cette histoire et que j'avais une place pour un concert des Ogres de Barback pour la veille.
Moi qui comptait passer mon dimanche à (enfin) ranger le bordel qui me tient lieu de chambre, à commencer touuut doucement à lire des articles de géo et des comptes rendus d'histoire, à travailler sur le sonnet ou à apprendre des citations, ou... Euh je m'arrête là, il n'y a que 24h, même dans un dimanche. Bref, au lieu de toutes ces joyeusetés, mon mêêêêrveilleux week end sera encore accaparé par un commentaire de texte.
Youhou.
Je me sens très calme pour ce concours blanc ; je crois que je n'ai jamais été aussi paisible. Je sais que mes notes ne seront pas mirobolantes et je ne travaille même pas dessus depuis un mois, donc le résultat sera sans doute passable. Ceci dit, je vois comme un point positif que je ne me soit pas tuée au travail pendant ces trois dernières semaines : c'était déjà difficile de rendre tous les travaux demandés sans ajouter un stress inutile. J'ai une espèce de force qui me pousse à croire que ça ira, que c'est pas grave. On verra bien :)

Courage à vous !