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4 juil. 2013
Live long and prosper.
Après mûre réflexion pendant une insomnie, j'ai décidé que je ne continuerais pas sur ce blog. Il restera ouvert, et libre d'accès, même s'il ne sera pas trouvable sur google. J'aimerais que mon expérience continue d'être accessible aux étudiants qui veulent se renseigner sur la prépa littéraire. De même, n'hésitez pas à continuer de m'envoyer des mails, d'une part ça me fait très plaisir, et d'autre part, ce n'est pas parce que je ne suis plus en prépa que je vais arrêter dans parler !
Je reste sur blogger ; qui m'aime continue à me suivre :)
6 mai 2013
25 avr. 2013
Combray.
Bientôt une semaine que j'ai terminé le concours : "que deviens-tu?", me demanderez-vous, fous d'impatience et de curiosité.
Je revis. J'ai mis un ou deux jours à réaliser que j'étais vraiment en vacances. Je dévore La Recherche du temps perdu, je relis Neverwhere à travers l'adaptation radiophonique de la BBC du mois de mars (et je kiffe), je compte me refaire un bout de Gaiman d'ici peu.
J'ai l'impression à la fois d'un retour en enfance (ce temps où on ne soucie de rien, et où on peut glander sans culpabilité) et d'une page qui se tourne (parce que quand même, je passe des entretiens d'embauche, je prépare mes dossiers de master, étou étou). Je me sens bien. Calme, posée ; je reprends doucement des forces. Le soleil de ces derniers jours n'y est pas pour rien. J'en profite pour changer quelques détails, pour remettre les choses à l'endroit, dans ma tête et mon corps. Je me souviens et je projette.
Bien sûr, je pourrais pousser le vice, en lisant les oeuvres au programme de l'oral, mais j'ai vraiment la flemme. Le repos est salutaire : je ne pense qu'aux vacances. A la façon dont je vais pouvoir pervertir mes Hk préférés quand ils auront fini leurs concours blancs. Au soleil. A Prague. Aux bons moments que je devrais passer ici pendant mon temps libre, aussi. A ces personnes très particulières avec qui j'ai envie de trainer pendant des heures dans les musées pleins de chinois (bouuuuh, clichééé) et les cinémas déserts du mois d'août. A ces soirées à boire sur les quais de Seine. A tout ce que je vais pouvoir lire pour la simple et bonne raison que "j'ai envie".
Putain, ça va être bien.
P.S : Le blog refermera dimanche soir. Si vous voulez continuer à me lire, il faut m'envoyer un mail !
"Where are we going ?
- Nowhere, we're staying at this exact spot.
- Well... When are we going ?
- We're going always !
- ... That's not even a sentence !
- That's a sentence : there's a verb in it."
Doctor Who, S07E09 : "Hide".
9 mars 2013
Il faut que je vous raconte cette histoire en forme de conte
Sarah au pays des TD
Il était une fois, une jeune khûbe prometteuse (si, si) qui se préparait à affronter l'ENS. Elle avait déjà bravé maintes péripéties : monstres khôlleurs, dissertations-sorcières et autres commentaires composés terrifiants. Mais elle tenait bon, car l'espoir doux d'accéder au Saint Graal, un poste d'enseignant-chercheur, la guidait nuits et jours. Après être passée de Charybde (les DM à répétition) en Scylla (le dernier concours blanc), elle avait finalement trouvé refuge dans une clairière calme et rassurante : elle était en vacances. Sarah avait cependant soif de nouvelles expériences, car le souvenir brûlant de son voyage dans le monde professionnel palpitait en elle ; elle désirait ardemment le renouveler. Elle envoya donc des lettres dans tout les royaume environnants, mettant en valeur les qualités de son éducation. Elle se prenait à rêvasser : serait-elle intendante ? Chargée de la Bibliothèque de la Ville ? Gardienne de la culture ? Professeur ? Ou simple guichetière ? Rien ne l'effrayait (sauf Macdo).
Vint le moment où Sarah se fatigua de rêvasser, et se mit en route vers une des maisons alliée à la sienne. La Dame-Chevalier Miari la reçu selon l'usage, à grand renfort de festins et de divertissements. La coutume locale voulait que le repas se compose de pâtes carbonara et de gaufres comiquement fabriquées par les soins des hôtes. Le lendemain, Sarah fut conduite au centre d'érudition du Comté, en compagnie de la Dame-Chevalier. Un premier professeur discouru sur l'art du livre et de sa diffusion, récitant son palabre alors que des élèves retardataires s'égrenaient sur la première heure. Les coutumes étaient, dans ce lieu, bien différentes que celles que connaissait Sarah : les érudits avaient pour tradition de faire une pause toutes les cinquante minutes, et les apprentis, postulants au savoir, n'étaient que peu impliqués dans l'apprentissage. La science des érudits n'en était pourtant pas moins grande ; Sarah le découvrit lorsque le mage enseignant l'art de la copie se présenta. Il était jeune, fougueux et le savoir semblait l'emplir jusqu'aux cheveux. Son essai fut très instructif, même si les apprentis qui l'accompagnaient ne semblaient que peu partager l'enthousiasme de Sarah. La leçon suivante portait sur l'art d'écrire pour les enfants, et fut également une incroyable surprise. Sarah commençait à s'interroger sur ses camarades, car s'ils semblaient moins investis et bien différents de ceux qu'elle rencontrait dans son lieu d'apprentissage, ils n'en étaient pas moins fascinants. Les plus vifs apprenaient à penser par eux-même et non par des maîtres comme on enseignait à Sarah (pas seulement mais bon). Ils étaient également beaucoup plus libres, ce qui leur permettait de s'adonner à d'autres disciplines que celles enseignées. On trouvait ainsi parmi eux des aspirants chevaliers (des lettres et arts) passionnés par l'étude pratique sociologique des corps soumis à l'action de stupéfiants, ou de futur astronomes qui maîtrisaient parfaitement le luth.
"Ainsi, apprendre à connaître ce monde aussi bien que le mien me permettra d'acquérir une sagesse plus complète" comprit Sarah.
Fin.
5 mars 2013
Il faudrait que je vous raconte...
Toutes ces choses qui changent. Tous les livres que je dévore depuis quelques jours. Tout cet amusement qui me rend tellement heureuse que j'ai l'impression de renaître. Toute cette fatigue accumulée qui me fait tantôt ressembler à un mollusque et d'autres fois à une hyperactive. Il faudrait que je parle de tous mes CV envoyés qui signent la fin de ma prépa. De mon passage à la fac, pendant une journée de cours. De ma surprise de me découvrir fêtarde. De ce soleil merveilleux qui nous inonde et redonne un peu gout à la vie.
Mais bon, j'ai la flemme :)
30 déc. 2012
Quelle résolutions ne pourrais-je ne pas tenir cette année ?
Dans le plutôt réalisable
- Gérer mon dernier concours blanc (le dernier de cette foutue prépa) pour rattraper un peu celui-là ;
- Arrêter de me surmener, histoire d'être en forme pour le concours ;
- Prendre du temps pour moi ;
- Me remettre à la natation dès que possible ;
- Me prévoir un beau voyage pour fêter la fin de trois ans infernaux ;
- Trouver un boulot pour cet été ;
- Vaincre la paperasse sur envahissante des dossiers de transfer pour changer de fac ;
- Me remettre (sérieusement) au chant, et me mettre (tout court, et sérieusement aussi) au piano ;
- Trouver un groupe de théâtre.
Dans le carrément infaisable
- Arrêter de critiquer ma prof de littérature ;
- Avoir l'ENS ;
- Ok, bon, AU MOINS être admissible ;
- Obtenir la bourse d'excellence pour mon master (le choix se fait sur le classement en fac, et malgré ma mention très bien par équivalences, à priori je ne l'aurai pas).
26 déc. 2012
Je sais que je suis en vacances quand :
- Je suis devant mon ordi, avec une BD sur les genoux et un thé à portée de main alors qu'il est 20h
- Je n'ai aucun traitement de texte ouvert
- mon portable git dans un coin de mon sac, sans batterie
- Manger ne m'inquiète pas, vu que je suis chez mon père et que ce n'est pas à moi de faire la tambouille
- De toute façon, les heures de bouffe sont tellement aléatoires ici que ça se termine toujours avec une soupe devant une série à minuit, plantés sur le canap'
- j'ai enfin le temps de mettre ma crème anti-bouton de fièvre (merci l'état de faiblesse critique) cinq fois par jour, comme la posologie l'indique.
- Je termine les livres que j'avais entamé il y a trois mois (enfin il y a un mois et demi, aux dernières vacances ^^)
5 nov. 2012
« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. » Einstein
On est lundi matin, j'ai ouvert mon traitement de texte. Et internet. Chateaubriand, Les Mémoires d'Outre-tombe, "Lucile". Ca me rappelle mon duel d'hypokhâgne sur le choc des égos : Stendhal contre Chateaubriand. Je regarde ce texte avec un peu de lassitude : j'ai encore trouvé une interprétation chouette à ce texte. Une interprétation peu classique, que ne comprendra pas ma prof de litté et qu'elle n'acceptera donc pas. Comme pour Voyage au bout de la nuit où elle a réfuté mon analyse sur la vision misanthrope du monde selon Bardamu qui n'était pourtant pas du tout tirée par les cheveux, et à peu près évidente (comment on peut lire le Voyage sans voir Bardamu comme misanthrope ?). Pour elle, il n'est que paranoïaque. Bref, j'arrête là la parenthèse d'incompréhension sur les compétences de ma prof de lettres, et je me reconcentre sur Chateaubriand.
Mon texte est souligné, j'ai mis pleins de couleurs. En fait, mon cours de litté devient un cours de coloriage. J'ai brossé un plan maladroit-pas top, avec quelques idées cohérentes. C'est le premier commentaire de l'année que je ne sens pas trop ; les autres j'avais quand même sorti des analyses potables. Là c'est pas mal non plus, mais j'ai l'impression de louper quelque chose. Et j'arrive pas à m'y mettre vraiment. Pas envie de commencer, même pas envie de le finir. J'ai envie d'être tout de suite aux concours blancs, histoire de passer à autre chose. A partir de janvier, tout va très très très vite, et je n'ai qu'une envie : que cette année s'achève pour passer à autre chose. Le master, la fac, la vie. Cette année m'est utile, mais c'est l'année de trop ; l'averse qui fait déborder la Seine.
Si on fait un point sur mon travail des vacances, c'est un peu pitoyable. J'ai deux autres commentaires à faire, dont je n'ai pas les références et que personne ne me donne, pas même les profs. Je me trouve coincée à ne pas pouvoir faire mon travail tout en sachant que ça ne va pas être une excuse valable à la rentrée. J'avais prévu de ficher mes cours de géo, de lire les articles, de faire des croquis et surtout d'apprendre mon cours d'histoire. Hahahahahahahahaha. J'ai rien fait. Je voulais aussi relire les Contes Cruels, mais je n'accroche plus. Je perds le goût de lire en ce moment, ça me fiche un coup. Le seul devoir qui me plait un peu, en fait, ce sont mes dissertes de littérature. Alors bien sûr, les sujets sont globalement chiants et tournent tous autour de la même chose (la langue) (Diable, ce que les sujets de disserte de mon prof de litté d'HK me manquent !), mais ça reste des dissertes, donc ça me plait.
Ce que j'ai vraiment envie de faire, c'est me balader, lire n'importe quoi, faire du piano et du chant, et mettre de côté la prépa. J'aurais aimé pouvoir faire cette année à la carte, choisir mes cours et j'aurais sans doute été mieux préparée au concours que je ne le suis maintenant. J'ai envie d'autre chose, je me projette déjà dans le CAPES et l'AGREG'.
Tiens, et si je commençais ce commentaire par "De tout temps les hommes ont aimé la littérature" ?
Tiens, et si je commençais ce commentaire par "De tout temps les hommes ont aimé la littérature" ?
1 sept. 2012
"L'humour est une tentative pour décaper les grands sentiments de leur connerie" Queneau
Je viens de réaliser que la rentrée, c'est vraiment bientôt. Oui, oui, j'ai bien une semaine de retard sur le reste du monde, je sais. Pourtant j'ai lu les post de mes camarades sur les sentiments de rentrée et les effluves de cahiers neufs, mais mon cerveau n'a pas bien digéré l'info. Pour moi septembre, ça reste loin. Sauf que septembre, en fait, c'est aujourd'hui. D'où un certain élan de panique, parce que finalement je n'aurais même pas tenu ma simple résolution raisonnable de relire mes fiches posément pendant la dernière semaine. Non. J'ai juste pas capté que c'était la dernière semaine, donc je n'ai rien fait, j'ai continué à sortir comme si de rien n'était. Mince alors.
Je ne culpabilise pas vraiment, étrangement. Cette rentrée promet d'autres enjeux que le retour en khâgne pour moi : il faut que je coure aux quatre coins de la ville pour dégotter un cours de chant, alors que je viens d'apprendre que toutes les inscriptions ont été faites en juin... Donc, je m'attends à devoir supplier "mais alleeeez ! J'ai une jolie voix, j'ai besoin de chanter, et puis en juin dernier je passais des oraux ! (mode mytho on)". Il faut aussi que je me rue sur les deux théâtre près de chez moi puisque l'un fait une représentation du Bourgeois Gentilhomme avec François Morel, et l'autre le one man show d'Alexandre Astier : Que ma joie demeure.
Bref, je vais courir cette semaine, et rapidement devenir pauvre. Il y a aussi plein de films qui me tentent, et je passerai bien ma vie entre le cinéma de quartier, les retransmissions des ballets du Bolshoï dans mon Pathé local et le théâtre. J'aimerais tellement pouvoir rencontrer François Morel... Astier aussi, bien sûr, mais je ne saurais vraiment pas quoi lui dire, à part "Bonjour, j'aime beaucoup ce que vous faites". Alors que Morel, je pourrais discuter avec lui je pense.
Niveau lectures, je me délecte de Queneau dans Les oeuvres complètes de Sally Mara, un vrai bonheur. Léger, grivois, drôle ; ce bouquin me plait un peu plus à chaque fois que je le relis. Un petit extrait de la troisième partie, Sally plus intime.
Je ne culpabilise pas vraiment, étrangement. Cette rentrée promet d'autres enjeux que le retour en khâgne pour moi : il faut que je coure aux quatre coins de la ville pour dégotter un cours de chant, alors que je viens d'apprendre que toutes les inscriptions ont été faites en juin... Donc, je m'attends à devoir supplier "mais alleeeez ! J'ai une jolie voix, j'ai besoin de chanter, et puis en juin dernier je passais des oraux ! (mode mytho on)". Il faut aussi que je me rue sur les deux théâtre près de chez moi puisque l'un fait une représentation du Bourgeois Gentilhomme avec François Morel, et l'autre le one man show d'Alexandre Astier : Que ma joie demeure.
Bref, je vais courir cette semaine, et rapidement devenir pauvre. Il y a aussi plein de films qui me tentent, et je passerai bien ma vie entre le cinéma de quartier, les retransmissions des ballets du Bolshoï dans mon Pathé local et le théâtre. J'aimerais tellement pouvoir rencontrer François Morel... Astier aussi, bien sûr, mais je ne saurais vraiment pas quoi lui dire, à part "Bonjour, j'aime beaucoup ce que vous faites". Alors que Morel, je pourrais discuter avec lui je pense.
Niveau lectures, je me délecte de Queneau dans Les oeuvres complètes de Sally Mara, un vrai bonheur. Léger, grivois, drôle ; ce bouquin me plait un peu plus à chaque fois que je le relis. Un petit extrait de la troisième partie, Sally plus intime.
Arithmétique affective :
L'amour : 1+1=1
L'orgueil : 1x1= 10
La vanité : 0,1x0 = 10
Le complexe d'infériorité : 1x1 = 0
Le complexe d'Oedipe : 1+2 = -2
L'angoisse : 1x infini = 13
La volonté : 0x infini = 0,01
Le crime : 1+1 = 1+0
Le mysticisme : 1x infini = 7
La connerie : 1/infini = 0
La foi : 3 = 1
La luxure : 1+1 = 32
Méditation :
Les idées se sont heurtées à la paroi de mon crâne et je les ai pansées.
J'ai aussi pour projet de continuer La Pensée du roman mais j'avoue que je ne m'y suis pas encore remise (toujours dans l'idée "mais j'ai le teeeemps ! Ah, oups, non") ; ça ne saurait tarder. Et sinon, je relis mes fiches, hahaha (ça m'aurait pris une bonne semaine, en plus. Je me sens bien débile).
Et donc, vous l'aurez remarqué, je cuisine. Mon frère est rentré, ce qui me motive pour faire à manger et pour tester les trucs que j'avais un peu la flemme de faire pour moi seule. Ce midi, je vais tenter un mélange de pâtes poêlées au blanc de dinde, tomates cerises confites, pignons de pin, crème et peut être basilic. Si c'est bon, je le mettrai au programme des recettes. D'ailleurs, si vous avez des suggestions de ce côté, n'hésitez pas (merci Justine pour tes idées sur les croques), ainsi que vos avis si vous avez testé, vos photos etc.
Bref, vous l'aurez compris, je suis encore en vacances, et j'ai décidé de prendre avec légèreté cette année à venir. Je ne veux pas avoir envie de me pendre dès les premières semaines. Il y aura forcément des moments difficiles (on est en prépa quoi), mais je vais essayer de moins me ruiner la santé que l'an dernier. Voilà !
P.S : je viens d'écouter cette émission sur Les Mémoires d'Hadrien de Yourcenar ; elle est magnifique. Ca m'a donné envie de dévorer ce bouquin, et l'acteur Robin Renucci le lit à merveille. Dans les autres émissions de ce programme, il y a Bilbo le hobbit, lu par Joann Sfar et La Recherche par Claude Hagège. Ces trois émissions sont top, n'hésitez pas à les écouter ; ça donne soif de lectures.
P.S : je viens d'écouter cette émission sur Les Mémoires d'Hadrien de Yourcenar ; elle est magnifique. Ca m'a donné envie de dévorer ce bouquin, et l'acteur Robin Renucci le lit à merveille. Dans les autres émissions de ce programme, il y a Bilbo le hobbit, lu par Joann Sfar et La Recherche par Claude Hagège. Ces trois émissions sont top, n'hésitez pas à les écouter ; ça donne soif de lectures.
16 août 2012
Ici, on dit qu'il ne pleut que sur les cons.
Hohoy !
Je suis rentrée de Bretagne, bien arrivée à Paris. J'ai retrouvé mon appart' en bordel (que je compte ranger en panique deux jours avant le retour de ma famille), mon frigo vide, et mes amis. Je cuisine beaucoup, je sors beaucoup, et le reste du temps je jongle entre les tâches ménagères, les fiches et les séries/lectures. J'ai enfin eu le courage de sauter sur Anna Karénine. La littérature russe me faisait envie depuis tellement longtemps ! Gogol m'a ouvert à Saint Petersbourg ; je n'ai pas pu m'arrêter.
Niveau prépa, je lève le pied, j'y vais tout doux. Avant la rentrée, je m'impose d'avoir au moins relu Le Paysan parvenu, appris le plus de pays possibles sur la carte du monde, et d'avoir fini le GF sur la métaphysique. Le reste, ce sera de l'arrache au cours de l'année je pense.
Je suis rentrée de Bretagne, bien arrivée à Paris. J'ai retrouvé mon appart' en bordel (que je compte ranger en panique deux jours avant le retour de ma famille), mon frigo vide, et mes amis. Je cuisine beaucoup, je sors beaucoup, et le reste du temps je jongle entre les tâches ménagères, les fiches et les séries/lectures. J'ai enfin eu le courage de sauter sur Anna Karénine. La littérature russe me faisait envie depuis tellement longtemps ! Gogol m'a ouvert à Saint Petersbourg ; je n'ai pas pu m'arrêter.
Niveau prépa, je lève le pied, j'y vais tout doux. Avant la rentrée, je m'impose d'avoir au moins relu Le Paysan parvenu, appris le plus de pays possibles sur la carte du monde, et d'avoir fini le GF sur la métaphysique. Le reste, ce sera de l'arrache au cours de l'année je pense.
6 août 2012
Août.
Le temps de la panique. L'ère de "oh-mon-dieu-j'ai-rien-fait-mais-j'ai-toujours-pas-envie-de-bosser-donc-je-vais-rater-ma-khâgne-et-ma-vie". Enfin normalement. Du coup, je ne dois pas être très normale.
Je ne stresse pas, je n'appréhende cette année que parce que je sens qu'elle va me saouler niveau passage du permis en parallèle, mais à part ça, m'en fiche. J'ai décidé de ne pas me tuer à la tache, tant mes notes au concours sont significatives : les meilleures notes sont dans les matières que je n'ai pas bossées.
Je fais donc les trucs qui m'amusent : je suis en train d'apprendre à placer la plupart des pays du monde sur une carte, principalement (damn ! Je pensais que plus de choses que ça m'amusaient). Ah si, je commence à revoir la chronologie 1851-1945, histoire (haha) de ne pas être trop paumée à la rentrée. Mais c'est tout. J'abandonne les livres de critique littéraire : la liste de lectures de ma prof de litté ne me semble pas très pertinente ; j'ai l'impression de lire des lieux communs, donc j'arrête. Je garde mon temps pour des livres qui m'intéressent vraiment et que je préfère bien ficher au lieu de rester bloquée sur des bouquins inintéressants. Et j'essaye de donner un coup de collier niveau métaphysique, sans grande motivation néanmoins.
Niveau vacances, je suis toujours à Paris, mais je me suis décidée à prendre des billets pour la Bretagne. Ce ne sera que quelques jours, mais c'est principalement pour changer d'air et faire coupure. J'ai commencé deux séries (vacances obligent) : Mad men (enfin !) et Community. Les deux sont très sympa, dans des styles opposés, et finalement, elles sont très complémentaires : un épisode de 20 min de Community pour décompresser du stress misogyne de Mad men, c'est le bon calcul.
Et vous ? Niveau vacances, boulot, rentrée, vous en êtes où ?
P.S : j'ai pas repéré de blog de nouveaux hypokhâgneux sur la blogosphère, vous avez des suggestions ?
Je ne stresse pas, je n'appréhende cette année que parce que je sens qu'elle va me saouler niveau passage du permis en parallèle, mais à part ça, m'en fiche. J'ai décidé de ne pas me tuer à la tache, tant mes notes au concours sont significatives : les meilleures notes sont dans les matières que je n'ai pas bossées.
Je fais donc les trucs qui m'amusent : je suis en train d'apprendre à placer la plupart des pays du monde sur une carte, principalement (damn ! Je pensais que plus de choses que ça m'amusaient). Ah si, je commence à revoir la chronologie 1851-1945, histoire (haha) de ne pas être trop paumée à la rentrée. Mais c'est tout. J'abandonne les livres de critique littéraire : la liste de lectures de ma prof de litté ne me semble pas très pertinente ; j'ai l'impression de lire des lieux communs, donc j'arrête. Je garde mon temps pour des livres qui m'intéressent vraiment et que je préfère bien ficher au lieu de rester bloquée sur des bouquins inintéressants. Et j'essaye de donner un coup de collier niveau métaphysique, sans grande motivation néanmoins.
Niveau vacances, je suis toujours à Paris, mais je me suis décidée à prendre des billets pour la Bretagne. Ce ne sera que quelques jours, mais c'est principalement pour changer d'air et faire coupure. J'ai commencé deux séries (vacances obligent) : Mad men (enfin !) et Community. Les deux sont très sympa, dans des styles opposés, et finalement, elles sont très complémentaires : un épisode de 20 min de Community pour décompresser du stress misogyne de Mad men, c'est le bon calcul.
Et vous ? Niveau vacances, boulot, rentrée, vous en êtes où ?
P.S : j'ai pas repéré de blog de nouveaux hypokhâgneux sur la blogosphère, vous avez des suggestions ?
30 juil. 2012
Point lectures
Là, je me suis pris quelques bonnes claques côté lectures ces derniers jours. Déjà, je dévore environ un livre par jour. Je passe ma vie dans des bouquins, je décroche de l'ordi, du boulot, et je fonce dans des lectures parallèles géniales. Petit compte-rendu :
- Novecento : Pianiste d'Alessandro Barrico : Une merveille de soixante-dix pages, entre le roman et la pièce de théâtre, qu'on pourrait tout simplement appeler "Histoire". Un bijoux à lire à voix haute, pour ne pas briser le charme.
- Bonjour tristesse de Françoise Sagan : Une lecture qui m'a fait sentir les rayons de soleil du sud sur ma peau (de blonde). Un petit bouquin splendide, qui met bien en avant les rebonds de l'âme ; si ce n'est pas une tempête sous un crâne, c'est sans aucun doute un ouragan dans le coeur. J'ai trouvé la folie de la passion faussement amoureuse très bien décrite (Nicolas, si tu passes par ici, jettes-y un coup d'oeil, ça vaut le détour littéraire). Bon, sinon ça m'a évidemment foutu les boules de passer mon été à Paris entre deux heures de conduite. Donc j'ai craqué, et je vais rejoindre mes granpz quelques jours en Bretagne.
- Le pays de la liberté de Ken Follett : Bon. Mignon, mais bien trop prévisible. Cet auteur a franchement tendance à réutiliser les mêmes types de personnages dans toutes ses histoires. Donc c'est bien, ça transporte, ça détend, mais tant qu'à faire, si vous devez commencer du Ken Follett, essayez Les Piliers de la terre, La marque de Windfield ou La chute des géants. Ce sont les meilleurs que j'ai lu pour l'instant.
- L'écume des jours de Boris Vian : C'est une relecture : j'avais adoré en troisième, et c'est très drôle de redécouvrir à quel point j'étais à côté de la plaque et tout ce que j'ai raté pendant cette première lecture. J'aime la logique de l'absurde ; j'aime Boris Vian (entre autres).
- Les Derniers géants de François Place : C'est un livre pour enfant que j'ai offert à ma soeur pour ses neuf ans. Une fable magnifique sur le langage et son aspect dangereux. Si vous avez l'occasion de le feuilleter, c'est une jolie histoire superbement illustrée (par l'auteur lui-même d'ailleurs).
Niveau taff, c'est la stagnation complète : je reste bloquée à la même page du Démon de la théorie sans réussir à avancer. En fait, ce n'est même pas une question de motivation ou de blocage : j'oublie. Je fais d'autres choses, je vois des gens, je passe le code. Autre chose en tête, alors on verra tout ça pendant l'année.
22 juil. 2012
On ne voit bien qu'avec le coeur ; l'essentiel est invisible pour les yeux
Ce matin, j'ai relu Le Petit Prince de Saint Exupéry. J'ai pleuré ; comme à chaque fois que je relis Le Petit Prince de Saint Exupéry. Alors bon. J'ai décidé de vous recopier un bout de la chronique que Beigbeder a écrit sur ce livre qui a bouleversé mon enfance.
"Le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry (1900-1944) est le seul conte de fées du XXe siècle. Au XVIe, on a eu les contes de Perrault ; au XVIIIe, les contes de Grimm ; au XIXe, les contes d'Andersen. Au XXe siècle, on a Le Petit Prince (...) ; ce petit livre illustré est un phénomène d'édition qui se vent chaque année à des millions d'exemplaires dans le monde entier.
Pourquoi ? Parce que, sans le faire exprès, Antoine de Saint-Exupéry a crée des personnages immédiatement mythiques : ce petit prince tombé de sa planète B 612 qui réclame un dessin de mouton à un aviateur égaré dans le désert ; cet allumeur de réverbères qui dit tout le temps bonjour et bonsoir ; ce renard philosophe qui veut qu'on l'apprivoise... et qui fait comprendre au petit prince qu'il est "responsable de sa rose".
Ce conte aurait pu s'intituler A la recherche de l'enfance perdue. Saint-Exupéry y fait sans cesse référence aux "grandes personnes" sérieuses et raisonnables, parce que, en réalité, son livre ne s'adresse pas aux enfants mais à ceux qui croient qu'ils ont cessé d'en être. C'est un pamphlet contre l'âge adulte et les gens rationnels, rédigé avec une poésie tendre, une sagesse simple (Harry Potter, rentre chez ta mère !) et une feinte naïveté qui cache en réalité un humour décalé et une mélancolie bouleversante.
(...)
Quelques mois après sa publication, l'aristocrate insista pour partir en mission. On ne retrouva l'épave de son Lockheed P38 (...) qu'il y a quelques mois. Quand on relit la fin du conte : "Soyez gentils, ne me laissez pas tellement triste : écrivez-moi vite qu'il est revenu...", on s'aperçoit que Le Petit Prince est un testament. On en a fait des lampes, des assiettes, des tonnes de produits dérivés, des tasses, des disques et même une grotesque comédie musicale.
Mais cela reste le testament d'un aviateur égaré dans le Sahara, et qui, bien qu' "endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée", jette une bouteille à la mer".
Bon dimanche
"Le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry (1900-1944) est le seul conte de fées du XXe siècle. Au XVIe, on a eu les contes de Perrault ; au XVIIIe, les contes de Grimm ; au XIXe, les contes d'Andersen. Au XXe siècle, on a Le Petit Prince (...) ; ce petit livre illustré est un phénomène d'édition qui se vent chaque année à des millions d'exemplaires dans le monde entier.
Pourquoi ? Parce que, sans le faire exprès, Antoine de Saint-Exupéry a crée des personnages immédiatement mythiques : ce petit prince tombé de sa planète B 612 qui réclame un dessin de mouton à un aviateur égaré dans le désert ; cet allumeur de réverbères qui dit tout le temps bonjour et bonsoir ; ce renard philosophe qui veut qu'on l'apprivoise... et qui fait comprendre au petit prince qu'il est "responsable de sa rose".
Ce conte aurait pu s'intituler A la recherche de l'enfance perdue. Saint-Exupéry y fait sans cesse référence aux "grandes personnes" sérieuses et raisonnables, parce que, en réalité, son livre ne s'adresse pas aux enfants mais à ceux qui croient qu'ils ont cessé d'en être. C'est un pamphlet contre l'âge adulte et les gens rationnels, rédigé avec une poésie tendre, une sagesse simple (Harry Potter, rentre chez ta mère !) et une feinte naïveté qui cache en réalité un humour décalé et une mélancolie bouleversante.
(...)
Quelques mois après sa publication, l'aristocrate insista pour partir en mission. On ne retrouva l'épave de son Lockheed P38 (...) qu'il y a quelques mois. Quand on relit la fin du conte : "Soyez gentils, ne me laissez pas tellement triste : écrivez-moi vite qu'il est revenu...", on s'aperçoit que Le Petit Prince est un testament. On en a fait des lampes, des assiettes, des tonnes de produits dérivés, des tasses, des disques et même une grotesque comédie musicale.
Mais cela reste le testament d'un aviateur égaré dans le Sahara, et qui, bien qu' "endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée", jette une bouteille à la mer".
Bon dimanche
17 juil. 2012
Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?
Mouhahaha. J'ai fini le bouquin de linguistique qui me défonce le cerveau depuis trois semaines. Je souffle.
Après une semaine passée à courir à Paris, voir des gens, me balader et manger (j'aime bien mes hormones), je suis partie en tournée avec mon papa pour le quatorze juillet. J'ai toujours adoré dormir dans des wagon-lit et autres trucs mouvants, donc malgré l'ambiance confinée du tourbus et le réveil enfumé par les gitanes des musiciens, j'ai super bien dormi (c'est assez rare pour être laaargement souligné). Le concert était bien-mais-pas-top, le public franchement relou, mais tout s'est bien passé, et entre les back stage, les discussions avec les villageois et les séances de Game Of Thrones avec mon père, je me suis bien éclatée. D'ailleurs, je me suis bien éclatée la voix aussi, puisque trois jours après, je récupère à peiiiine mon timbre usuel.
Cette semaine, je vais me remettre plus sérieusement au code, sans doute aller au père lachaise, et surtout me reposer. J'en reviens toujours pas d'être autant crevée. Je vais peut être enfin me remettre à lire correctement (= sans sauter une ligne sur trois) voire même (espoir fou), me remettre à lire de la littérature. En ce moment je suis paumée entre un bouquin de géo (qui n'avance pas) et un Begbeider (qui n'avance pas). J'aimerais que mon cerveau rentre de vacances.
9 juil. 2012
Pouce
Je suis en pleine phase de frustration. Je stagne au code, et la pression de l'argent me rend folle à tel point qu'approcher l'auto-école me donne envie de vomir. Niveau boulot, je n'arrive à me concentrer sur rien. J'ai une demie-douzaine de bouquins en cours que j'alterne selon l'envie. Sauf que depuis une semaine, je n'ai aucune envie. Le bouquin de linguistique me tue, je déteste le style de l'auteur, même si ses idées sont très intéressantes. Il me reste 60p, et j'ai envie de le brûler. A chaque fois que je reçois un nouveau livre, je ressens un mélange de plaisir et d'angoisse : le plaisir de sentir dès le sommaire que ça va me plaire, et l'angoisse terrible de me dire "merde, encore un. Alors que je suis bloquée sur le Kajman... Quand est-ce que je vais réussir à trouver le temps de le ficher ?". Et je ne suis que dans la litté. La philo me stresse parce que je ne comprends rien ; je n'ai pas jeté même un coup d'oeil à l'histoire. Tout ce que je veux actuellement, c'est sortir et dormir. Je suis un peu fatiguée de bosser, et mon cerveau est de toute façon en train de déclarer forfait.
Niveau lecture, c'est encore plus lamentable : même un Teulé ne passe pas. Je n'arrive plus à lire. J'adore Calvino, mais je bloque à la page 40 de Si par une nuit d'hiver un voyageur, tout en sachant que si je me force je n'en tirerai rien.
Cette instabilité intellectuelle me pousse à me mettre en pause. Je me fais le cadeau d'arrêter, enfin. Mon cerveau à l'air de comprendre la nécessité d'arrêter de bosser comme une folle, notamment parce que ça fait des mois que je n'ai pas eu de pause. Il est d'accord. Mais un petit village résiste encore et toujours : je n'arrive pas à décompresser face au stress du permis. Un an pour tout passer, sinon pénalités de retard. 100€ par mois. Glups. Merci de me rappeler que le temps c'est de l'argent les amis.
D'ailleurs, en parlant d'argent, je sens les premières défaillances de mon ordi. Il a un tout petit peu moins d'un an ; il me lachera environ une semaine après la fin de la garantie. En attendant, les demies pannes et la lenteur du machin ne me permettent pas de faire jouer la garantie. Ne prenez pas d'eee PC asus : c'est mon deuxième en deux ans, et je m'apprête à le changer. Je regarde mes comptes en espérant tous les matins que 1000€ vont apparaître pour me permettre d'acheter un ordi digne de ce nom, que je n'aurai pas à changer à chaque rentrée. En vain, of course.
Niveau lecture, c'est encore plus lamentable : même un Teulé ne passe pas. Je n'arrive plus à lire. J'adore Calvino, mais je bloque à la page 40 de Si par une nuit d'hiver un voyageur, tout en sachant que si je me force je n'en tirerai rien.
Cette instabilité intellectuelle me pousse à me mettre en pause. Je me fais le cadeau d'arrêter, enfin. Mon cerveau à l'air de comprendre la nécessité d'arrêter de bosser comme une folle, notamment parce que ça fait des mois que je n'ai pas eu de pause. Il est d'accord. Mais un petit village résiste encore et toujours : je n'arrive pas à décompresser face au stress du permis. Un an pour tout passer, sinon pénalités de retard. 100€ par mois. Glups. Merci de me rappeler que le temps c'est de l'argent les amis.
D'ailleurs, en parlant d'argent, je sens les premières défaillances de mon ordi. Il a un tout petit peu moins d'un an ; il me lachera environ une semaine après la fin de la garantie. En attendant, les demies pannes et la lenteur du machin ne me permettent pas de faire jouer la garantie. Ne prenez pas d'eee PC asus : c'est mon deuxième en deux ans, et je m'apprête à le changer. Je regarde mes comptes en espérant tous les matins que 1000€ vont apparaître pour me permettre d'acheter un ordi digne de ce nom, que je n'aurai pas à changer à chaque rentrée. En vain, of course.
24 juin 2012
Et puis PAF j'ai eu 20 ans.
La première étape, la famille.
J'avais déjà dit que je redoutais un peu cette fête. Réunir deux côtés d'une famille qui n'ont pas grand chose en commun (et notamment pas une seconde les mêmes positions politiques) c'était pas forcément gagné et potentiellement un peu casse-gueule. Finalement, ils ont tous fait des efforts pour être sociables, et ça s'est bien passé. J'ai bien fait de subir toute cette préparation fastidieuse, toutes les galères d'organisation, parce que c'était très cool. Et que j'ai été carrément gâtée (ça doit être un des premiers anniv' de ma vie où je peux affirmer un truc pareil). Mon cher frère m'a offert les boucles d'oreilles les plus charmantes du monde, j'ai eu des petits bijoux tout simple comme j'aime, des bouquins (recevoir la Dialectique du Moi et de l'inconscient de Jung pour ses vingt ans, ça claque !), et quelques sous. Plus le super dessin de ma soeurette de neuf ans qui a rejoint mon mur de mots encourageants :
Il y a aussi eu l'épopée du gâteau surprise, une pile de macarons qui s'est bientôt écrasée sur les fauteuils de la voiture (miam). Bref, je ne veux plus voir un macaron de ma vie ^^
J'avais déjà dit que je redoutais un peu cette fête. Réunir deux côtés d'une famille qui n'ont pas grand chose en commun (et notamment pas une seconde les mêmes positions politiques) c'était pas forcément gagné et potentiellement un peu casse-gueule. Finalement, ils ont tous fait des efforts pour être sociables, et ça s'est bien passé. J'ai bien fait de subir toute cette préparation fastidieuse, toutes les galères d'organisation, parce que c'était très cool. Et que j'ai été carrément gâtée (ça doit être un des premiers anniv' de ma vie où je peux affirmer un truc pareil). Mon cher frère m'a offert les boucles d'oreilles les plus charmantes du monde, j'ai eu des petits bijoux tout simple comme j'aime, des bouquins (recevoir la Dialectique du Moi et de l'inconscient de Jung pour ses vingt ans, ça claque !), et quelques sous. Plus le super dessin de ma soeurette de neuf ans qui a rejoint mon mur de mots encourageants :
| Représentation de ma soeur : je crois qu'elle a vaguement senti que j'aimais lire ! |
(...)
Une semaine (joyeuse, bien remplie, cool, bref, tout ce que vous voulez mais certainement pas studieuse) a passé. Hier, c'était la fête.
Plein de gens que j'aime beaucoup sont venus, et malheureusement d'autres pas. Un mauvais concours de circonstances a fait qu'entre maladie, maladresse d'emploi du temps et "je-ne-sais-pas-encore-pourquoi-mais-quand-je-saurai-ça-va-barder" (non, je ne suis pas un monstre, la personne devait juste dormir chez moi, et n'est jamais arrivée sans aucune explication, que je suspecte être "ah, c'était aujourd'hui !"). La journée/soirée s'est bien passée, les gens ont été franchement cool et personne n'a vomi (Yay !). J'ai eu des cadeaux super chouette (bouillotte de poche qui sauvera mes pieds cet hiver, des abdos en chocolat (des "plaques de chocolat" quoi ^^), un suuper bijou et je n'oublierai guère la splendide robe homemade par ma Audrey chérie (si je peux je ferai des photos parce qu'elle est troooop belle) et des recettes de gateau toute neuves). Je m'attarde sur dernier point amusant : mes proches doivent essayer de me faire passer un message je pense : dans mes cadeaux de cette année, il y avait 1) un rice cooker et un livre de cuisine vapeur 2) un livre de recettes de lasagnes 3) un pack cupcakes. L'été à Paris sera donc aussi un été de cuisine. Funny fact n°2 : la malédiction continue : depuis que je suis en prépa, plus PERSONNE n'ose m'offrir de livres (j'exclue Jung parce que psycho et que je parle plutôt litté là). Dans l'esprit des gens, ça a vraiment dû passer du plaisir à l'instrument de travail, je ne vois que ça (avant j'en avais au moins 5 par anniv').
| Merci Selma ! (allez voir son blog, les dessins sont stylés) |
Bref, j'ai eu vingt ans. Malgré les quelques petites déceptions (il y en a toujours), ça a été un de mes plus beau anniversaires (faut dire que je suis un poil maudite). Les dessins sont à venir, je ne les ai pas encore tous récupéré.
21, here I come !
22 juin 2012
Bref. Je suis partie en voyage de noces
Bon.
Il a fallu expliquer la blague à chaque personne croisée ces deux dernières semaines ("non Berthe, je ne me suis pas mariée, ce sont mes parents qui veulent qu'on fasse un truc ensemble"). Quand je suis arrivée chez mon père, on a fait une randonnée dans les champs. Premiers jours de beau temps, et en ce qui me concerne, premiers coups de soleil (j'aime bien ma peau). Et puis vote, dépouillement, puis départ. Pendant cette semaine, j'ai été complètement hors du monde. Pas d'ordi, peu de portable, cinq jours à osciller entre lectures (quatre bouquins dévorés), piscine et soirées au coin du feu (avec Prison Break, la jolie découverte de la semaine).
Une espèce de parenthèse familiale calme et tranquille. Vu les caractères de ma famille (le mien compris), c'est presque miraculeux que ça se soit bien passé, mais finalement c'était vraiment sympa. Pour moi, une semaine de vrai repos qui m'a bien épanouie. Même si le dernier jour, je me languissais un peu de mes bouquins de critique (non, je ne suis pas folle, simplement obsédée tant qu'un truc n'est pas terminé).
Mais aujourd'hui, ma vie est allée à la vitesse d'un épisode de Bref. J'ai été rattrapé au réveil par tous les trucs que j'avais laissé en plan à Paris. Le code où j'avais pas foutu les pieds depuis le 11 juin. Les trois bouquins de critique moisissant sur mon bureau depuis trois semaines. Ma mozzarella restée ouverte dans le frigo alors que j'avais promis de la finir avant de partir.
Merde.
Je suis rentrée de chez mon père, et j'étais déjà crevée. Je ne me souviens pas avoir défait ma valise, fait une lessive, m'être douché ou avoir aspiré ma chambre. Pourtant, en un quart d'heure, c'était fait. J'ai voulu regarder mes mails, mais internet ne marchait pas. Alors je me suis posée et j'ai repris mon bouquin de linguistique, juste pour avoir bonne conscience. J'ai fini par arrêter. Y avait toujours pas internet. Il était 16h, j'ai foncé au code. Deux heures plus tard et beaucoup trop de fautes au compteur, je suis rentrée. Internet n'était pas revenu, mais ma grand mère avait une clé 3G. Sauf que ça marchait pas, alors j'ai fiché 30 pages de linguistique. Et puis ça a marché.
J'ai découvert avec joie mes 47 mails yahoo et mes 64 mails laposte. J'ai fait du tri, répondu à deux trois mails (très, trop vite fait, navrée), j'ai sauté sur le reste. Notamment mes anniversaire. Première fête dimanche en famille ; il a fallu faire les menus. Seconde fête samedi suivant, avec mes potes, et là c'est beaucoup plus chaud. Bref, je m'embrouille beaucoup trop, j'arrive pas à mettre ça au clair.
Je vous ai manqué ?
Il a fallu expliquer la blague à chaque personne croisée ces deux dernières semaines ("non Berthe, je ne me suis pas mariée, ce sont mes parents qui veulent qu'on fasse un truc ensemble"). Quand je suis arrivée chez mon père, on a fait une randonnée dans les champs. Premiers jours de beau temps, et en ce qui me concerne, premiers coups de soleil (j'aime bien ma peau). Et puis vote, dépouillement, puis départ. Pendant cette semaine, j'ai été complètement hors du monde. Pas d'ordi, peu de portable, cinq jours à osciller entre lectures (quatre bouquins dévorés), piscine et soirées au coin du feu (avec Prison Break, la jolie découverte de la semaine).
![]() |
| Cette piscine était vraiment énorme |
Une espèce de parenthèse familiale calme et tranquille. Vu les caractères de ma famille (le mien compris), c'est presque miraculeux que ça se soit bien passé, mais finalement c'était vraiment sympa. Pour moi, une semaine de vrai repos qui m'a bien épanouie. Même si le dernier jour, je me languissais un peu de mes bouquins de critique (non, je ne suis pas folle, simplement obsédée tant qu'un truc n'est pas terminé).
Mais aujourd'hui, ma vie est allée à la vitesse d'un épisode de Bref. J'ai été rattrapé au réveil par tous les trucs que j'avais laissé en plan à Paris. Le code où j'avais pas foutu les pieds depuis le 11 juin. Les trois bouquins de critique moisissant sur mon bureau depuis trois semaines. Ma mozzarella restée ouverte dans le frigo alors que j'avais promis de la finir avant de partir.
Merde.
Je suis rentrée de chez mon père, et j'étais déjà crevée. Je ne me souviens pas avoir défait ma valise, fait une lessive, m'être douché ou avoir aspiré ma chambre. Pourtant, en un quart d'heure, c'était fait. J'ai voulu regarder mes mails, mais internet ne marchait pas. Alors je me suis posée et j'ai repris mon bouquin de linguistique, juste pour avoir bonne conscience. J'ai fini par arrêter. Y avait toujours pas internet. Il était 16h, j'ai foncé au code. Deux heures plus tard et beaucoup trop de fautes au compteur, je suis rentrée. Internet n'était pas revenu, mais ma grand mère avait une clé 3G. Sauf que ça marchait pas, alors j'ai fiché 30 pages de linguistique. Et puis ça a marché.
J'ai découvert avec joie mes 47 mails yahoo et mes 64 mails laposte. J'ai fait du tri, répondu à deux trois mails (très, trop vite fait, navrée), j'ai sauté sur le reste. Notamment mes anniversaire. Première fête dimanche en famille ; il a fallu faire les menus. Seconde fête samedi suivant, avec mes potes, et là c'est beaucoup plus chaud. Bref, je m'embrouille beaucoup trop, j'arrive pas à mettre ça au clair.
Je vous ai manqué ?
1 juin 2012
Appel à la candidature
Hé, en fait.
Je me rends compte que pour ceux que je ne connais pas dans la vraie vie, j'aimerais bien rencontrer les lecteurs de ce blog. Moi je suis plutôt sur Paris, mais il est possible que je descende sur Lyon un de ces quatre pendant les vacances.
Voilà, ça tente quelqu'un un café/discut'/balade ?
Je me rends compte que pour ceux que je ne connais pas dans la vraie vie, j'aimerais bien rencontrer les lecteurs de ce blog. Moi je suis plutôt sur Paris, mais il est possible que je descende sur Lyon un de ces quatre pendant les vacances.
Voilà, ça tente quelqu'un un café/discut'/balade ?
30 mai 2012
Une trop bruyante solitude
Ce matin, je suis entourée de livres. D'un côté, Le Roman Comique de Scarron et Jacques le fataliste de Diderot, ouverts, qui me rappellent que je procrastine une fois de plus au lieu de faire une explication de texte. A côté d'eux, La Pensée du roman, boursouflé de post-it, et mon Gogol que je viens de terminer.
En face, il y a les quelques livres que je me suis promis de lire "vite" (cet été, quoi) : un peu de psycho, un bouquin sur la créativité et deux-trois livres de cuisine. Les livres hors-du-monde, hors du mien pour l'instant. Cet été, j'ai aussi envie de relire Si beau si fragile, de me réinspirer de l'art rhétorique de Mendelsohn (et aussi parce que c'est très beau). Ce livre respire la délicatesse.
De l'autre côté de mon canapé, il y a les nouveaux : le GF sur la métaphysique, qui m'effraie un peu, Le Paysan parvenu qui va m'accompagner un petit moment, Le Motif dans le tapis, Le magasin des suicides (pour le plaisir) et Une trop bruyante solitude de Hrabal.
Ce matin, je suis confrontée à une des questions essentielles :
Et maintenant, je lis quoi ?
Une des plus belles si vous voulez mon avis.
Ce matin, malgré une heure de cours, deux de p'tit boulot, (au moins) une autre de code et une explication de texte à faire, je me sens profondément en vacances.
17 mai 2012
Pour sauvegarder ma santé mentale, je pars 2-3 jours chez mon père. Certaines personnes dans mon entourage deviennent vraiment insupportables ; j'arrête les frais. Du coup, petite pause loin des sarkosystes qui me considèrent responsable de l'échec de la droite aux présidentielles, et des gens de ma famille qui me traitent de glandeuse détachée des réalités parce que je préfère passer mes vacances à bosser pour ma khûbe plutôt que de faire la plonge dans un resto ou caissière chez Shopi.
Besoin de me retrouver au calme et de réfléchir deux minutes. Marre d'être constamment écartelée entre les gens qui me prennent pour une fille brillante future normalienne qui devrait passer sa vie à la BU et ceux qui préfèrent me voir comme une petite prétentieuse privilégiée déconnectée des réalités et masochiste qui fait des études trop dures qui ne mènent à rien.
Au pire, je reviens lundi.
Tchou.
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