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11 févr. 2012

Et comme ça, d'un coup...

J'ai fini mes dst du samedi matin. Genre pour toujours. Fin définitive des DS de prépa du samedi. Point.
Quand j'ai réalisé, j'ai éclaté de rire. C'est le début de la fin et ça fait du bien.
J'ai passé la littérature ce matin et je me suis éclatée. C'est un bel adieu. J'ai fini sur une analyse du genre poétique qui retarde l'établissement du sens, j'ai souris, je me suis fait vraiment plaisir. Après, la dernière fois que j'ai trouvé une dissertation facile, j'ai eu 5,5 donc j'évite de me dire que ça va être la gloire intersidérale, mais je n'ai eu honte d'aucune de mes sous parties, mon développement m'a semblé cohérent. Je n'aurais pas eu honte de rendre cette copie au concours.
Et là, c'est fini. Bien sûr il reste le concours blanc après les vacances de février, bien évidemment il reste LE concours de l'ENS à passer. Mais ça semble lointain et je retrouve la motivation de travailler, avec l'espoir d'avoir une note correcte au bout. Eventuellement.

Et maintenant un petit appel : ma prof de litté étant vraiment mauvaise, y aurait-il des khâgneux charitables près à m'envoyer leurs cours de littérature sur la poésie et/ou sur Balzac ? Je suis prête à négocier un troc ou à recevoir vos dons parce que là, si je me refais pas des cours par moi-même, je vais couler. S'il vous plait.

9 juin 2011

"On saura que ma nuit préparait le matin" Aragon

Un petit mot alors que, malgré la fin des concours blancs, les profs nous harcèlent toujours de travail. Bon, je suis un peu injuste, c'est vrai. Il me reste encore 2 colles à passer, le grec et la littérature : ça me stresse et me fatigue énormément, et comme je me crois déjà en vacances, j'ai un rythme de sommeil totalement délirant.
Bref.
Je voulais vous indiquer un petit blog récent qui fait des critiques littéraires assez pertinentes. Ici. Mis à part le fait que je trouve ce blog clair et vraiment bien foutu, il y a des critiques pas mal ficelées et, vu comme c'est rare, c'est important de le signaler et de l'encourager.
Ensuite, je pense qu'il va falloir faire un petit topo sur les choses qui vont suivre :

  •  Tout d'abord, je pars à Berlin dans une semaine avec des copines de la prépa. Un de mes objectif est de vous transmettre un peu de la magie de ce voyage, de ce que je vais y vivre, y découvrir, y partager. Seulement je ne suis pas sûre d'emmener mon ordi; ça dépendra pas mal du stock de pâtes qu'il faudra emmener là bas. Bref, rien n'est sûr (et puis vous vous en foutez probablement, en plus). Il n'en reste pas moins qu'un certain nombre d'articles sur ce voyage peuvent suivre.
  • Ensuite, depuis que je ne suis plus obligée de passer mes nuits dans les Mémoires de Chateaubriand et Vie de Henry Brulard, je reprends goût à la lecture et je dévore pleins de choses. Il faudra notamment que je chronique L'Ombre du vent d'un espagnol dont le nom m'échappe (pardonnez moi je vous en prie, mon germanisme m'empêche de retenir ce genre de sonorités, mais promis, je bosse !). Il faudra donc que je fasse un article sur ce que je compte lire cet été et peut être même quelque chose sur les poèmes que j'apprendrais cet été (objectif auquel il faut que je me tienne). 
  • Il y  a aussi cet histoire de programme de khâgne pour le concours qu'il faut que je récapitule, ce que je ferai, je pense, lorsque nous recevrons nos merveilleuses bibliographies de départ dans pile poil une semaine. Dans le cas ou je suis prise en khâgne, bien évidemment (siouplé siouplé siouplé !)
  • Toujours dans l'optique de "je-suis-trop-une-winneuse-qui-sera-bientôt-khâgneuse", avec la bénédiction de mes chers professeurs, je pense que je ferai quelques petites modifications esthétiques à ce blog. Je ne sais pas trop quoi, ni trop comment, mais j'aimerai dynamiser un peu tout ça à la rentrée (vous pouvez donc en conclure que je compte continuer ce blog sur mon année de khâgne, si  je suis prise)

Pour conclure, je dirais que même si je m'adresse à vous dans cet article (ce que je me rends compte que je fais de plus en plus by the way), ce post m'est surtout personnellement destiné puisque, de part mes nuits beaucoup trop courtes, mon cerveau m'abandonne lâchement ("courage ! Fuyons !") et j'ai peur de ne plus me souvenir de ces jolies résolutions. Au cas où vous auriez quelques recommandations/conseil/quoi que ce soit d'autre, vous pouvez entrer en interaction avec cet article par les commentaires, j'en prendrai notes ! :)




Navrée pour les formules parfois douteuses  de cet article, mais je le répète : je ne dors plus. 

Aux futurs hypo qui doivent frétiller d'impatience.

Si APB ne ment pas, c'est aujourd'hui que vous recevez vos admissions... Alors? 

2 juin 2011

"Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire" (Apollinaire, Alcools)

L'hypokhâgne touche à sa fin et moi j'alterne entre poèmes à apprendre et lectures hors programme. Ca me fait du bien, ça me fait planer.
C'est vraiment cette impression qui se détache de moi ces temps-ci : je plane, je suis très heureuse; légère.
J'aimerai que ce soit toujours comme ça. Je prends les deux misérables colles qui me restent à l'arrache, je suis mes cours pour le plaisir d'écouter mon prof de litté parler, sans enjeu de contrôle, de concours ou de quoi que ce soit d'autre. Je suis juste là pour apprendre, absorber cette connaissance qui émane (entre autre) de lui et puis voir après, plus tard, ce que ça pourra bien donner. Quand on est pas trop con, ça ressort toujours, non? (Non. Mais laissez moi mes vagues espoirs).
Je sens quelque chose en moi qui ne demande qu'à sortir. Un jour ça donnera quelque chose, j'en suis presque sûre. Il faudra bien que ça sorte de toutes façons. Alors bon. Pour l'instant j'apprends, j'écoute. Un jour je créerai.

25 mai 2011

Le grec m'a tuer.

Des heures que je taff sur le CB de Langue et Culture Antique de demain, et là, tout de suite, je mourrai bien, par exemple. Synthèses de pièces de théâtre à moitié lues pendant l'année, versions à préparer pour le grec; recherches sur les trois déesses de l'Iliade, la trifonctionalité et une comparaison du mythe de Psyché dans le conte d'Apulée et dans Les Amours de Psyché et Cupidon de La Fontaine. J'ai environ 10 pages de notes, c'est à dire qu'à ce niveau de l'aventure, j'ai travaillé plus d'heures dans la journée et j'ai plus de feuilles de notes que d'heures de sommeil au compteur.
Ayez pitié, achevez moi. Si je ne gère pas le concours de demain, j'explose. Et je ne peux pas exploser demain, veille du CB de littérature, celui qui peut m'ouvrir les portes glorieuses de la khâgne littérature.
Evidemment, y a une autre raison pour laquelle je pourrai péter un cable demain : normalement, le prof de litté nous rendra nos trois devoirs (que nous attendons patiemment depuis 3 mois). Donc trois notes minables d'un coup où j'espère avoir au moins 8 mais où j'espère pas trop parce que bon, ça fait tellement longtemps que je les ai rendu que je ne me souviens même plus de ce que ça vaut.
Bref, faire une pause devient vital. Revivre un peu aussi.

22 mai 2011

Bibidi bobidi bou !

On est dimanche, je suis sur le point de retomber dans les limbes du sommeil (de ce fait, vous excuserez les fautes d'orthographe éventuelles) et c'est simplement génial d'avoir ce droit. Se lever, boire un thé en comatant tranquillement, sans se dire "mon épreuve commence dans 13 minutes, je suis toujours en pyjama, mais où est passée la demie-heure que j'avais devant moi en entrant dans cette cuisine??". Faut dire que c'est mon premier jour de repos depuis le début des épreuves et que du coup c'est assez jouissif de se faufiler sous la couette en se disant juste "je vais dormir encore 2 ou 3 heures et puis je verrai bien..."
Bien sûr, il y a l'épreuve d'histoire demain matin, ce qui implique que j'apprenne et assimile 70 ans d'histoire cet après midi. Mais je le vis bien.
En fait, j'aime cette ambiance de concours. Déjà, même si ça demande une concentration de ouf, nos emplois du temps sont beaucoup moins chargés que quand on enchaînait semaine normale + 103 colles parce que les profs sont à la bourre + week end à la bibli pour réviser les CB. Là, c'est juste une mise en pratique : le matin tu te débrouilles pour te concentrer au max (oh que je plains les pauvres bougres qui ne sont pas du matin !) et l'aprem...
Ouais, en fait, j'ai pas fait une seule fois la même chose pendant mes aprems de "révision". Mercredi je suis allée nager, Jeudi j'ai fait une longue balade, Vendredi j'ai dormi et hier j'ai rangé ma chambre de font en comble. Oui, c'est tout à fait passionnant, mais c'est pour dire que les aprems de CB, c'est pas nécessairement des heures de boulot après des heures de disserte. Je suppose que ça dépend des gens, mais à part les quelques épreuves qui me paniquent un poil (histoire, grec, litté), je suis allée assez calme au CB, en ayant préparé ou pas et puis le destin décidera de mes notes.
Après, y a les moments intenses où tu as besoin de travailler. En ce qui me concerne c'était cette nuit, quand en rentrant du cinéma, j'ai bossé 1/2h - 1h sur mon cahier de lectures de littérature.
Sinon quand je veux me détendre, je regarde les vidéos que j'ai mis en lien si vous cliquez sur le titre. A écouter la voix de la gente personne qui parle et son talent d'oratrice, je me sens d'un coup intelligente et heureuse. A consommer sans modération.
Sinon, ce tableau est de Kandl. Ca n'a pas grand chose à voir, c'est juste pour me donner la foi de réviser l'histoire cet aprem.

18 mai 2011

Ce concours décidera de ma vie.

Géographie :    Pour la première fois, on a eu un papier. Waouh. Je m'explique : d'habitude, on se contente de 3 mots griffonnés sur le tableau... Là, une feuille, citation de 5-6 lignes que voici : "La ville ou l'agglomération urbaine présente deux aspects comlémentaires : elle est à la fois lieu de différences qui s'expriment dans l'aménagement interne et séparent d'une manière plus ou moins visible les groupes sociaux, les fonctions, les usages du sol ; elle est aussi lieu de regroupement, de convergence qui maîtrise ou efface, autant que possible, les effets de la distance" Vous mettrez en évidence la pertinence de l'analyse de M. Roncayolo dans La Ville et ses territoires, Folio, 1997.
Bon. C'est là que les terminales qui me lisent (peut-être) prennent peur normalement. Genre "OMONDIEU commentpeutonfaireunsujetpareiletresteràtafferlàdessuspendant5H???" La réponse, après un an d'hypo (mais il est possible que vous lisiez le blog d'une grosse nulasse) est "Je ne sais pas". Heureusement j'avais appris quelques définitions sinon je serai morte sur ma copie je pense.
Blague à part, on devrait compter le nimbre de fois où j'ai écrit "développer" ou "développement" dans ma copie. Juste pour rire. Haha.



Anglais :   Finalement je n'ai pas grand chose à dire sur cette épreuve. Commentary sur Romeo and Juliet, no surprise et version beaucoup plus simple qu'au 1° CB (heureusement, on aurait planté notre passage). Pour cette épreuve je rêve de la moyenne (parce que quand même, j'ai dit des trucs stylés) et je vise raisonnablement le 8. Bizarrement j'ai jamais autant apprécié Shakespeare que pendant cette épreuve là. Bon, en traduction, elle nous a encore sorti un texte francophobe, as usual. C'est ça ou les textes sur la délinquance/stupidité des jeunes... Love it !
Programme de la nuit : lire Goethe et apprendre du vocabulaire... OUAIIIIIIS !



Allemand :      Ich bin ein Kartofelsalad. Sur ces mots, j'ai commencé mon devoir d'allemand, mais kein Goethe, nein nein, aber ein bisschen Süskind. Et même pas le célébrissime  Parfum mais simplement Die Geschichte von Herrn Sommer (l'histoire de Monsieur Sommer pour les non germanistes). Et bin finalement, j'ai trouvé des choses à dire, j'ai même choisi de faire un commentaire au lieu de répondre aux questions (on avait le choix, hein, je suis pas suicidaire, je fais pas délibérément le contraire des instructions juste parce que j'ai envie de faire un commentaire en teuton !) et la traduction était, à mon sens, assez simple. En fait, par rapport au 1° concours, toutes les épreuves me semblent beaucoup plus simples pour le moment. Si ça se trouve ils voulaient vraiment "juste" nous faire peur. A suivre.
Demain, improvisation philosophique (oui, les dissertes de philo dans ma prépa, c'est de l'impro) et ensuite les vrais épreuves difficiles commenceront...





Philosophie :   "En quel sens l'homme est-il un être inachevé?" Bon. Déjà,  arrivée à 8h15, début de toutes les épreuves de mon CB normalement mais c'était visiblement sans compter que ce prof n'est pas normal. Donc 8h15, arrivée toute pimpante, et se rendre compte qu'en fait, l'épreuve commençait à 8h... CHOUETTE ! Tout ça pour plancher sur ce merveilleux sujet (même pas d'ironie, j'ai été très inspirée) sur lequel la moitié de la classe a pourtant déprimé. Après, j'ai un poil peur du hors-sujet, parce que en philo toujours. Mais bon, c'est fait, c'est rendu. Maintenant, les épreuves "faciles" sont passées.




Histoire :   Bien bien bien. Un concours blanc sans massacre n'est pas un concours blanc... Le sujet ne traitait pourtant pas de la Saint Barthélemy et pourtant... Bon, déjà j'ai décidé de faire la gueule à la troisième république parce que bon, autant de revirements ministériels c'est pas juste d'abord. Ensuite, un grand Merci à Elise qui nous a fait des fiches qui tuent pour qu'on puisse réviser. Voilà, c'était triste et on s'est faits engueulés parce qu'on souriait pas pendant l'épreuve... WTF?




LCA : 12 000 choses à réviser, questions précises et impossibles à faire sans recherches pour la culture antique, floues et vagues, mais également infaisable sans références pour le grec. En gros j'ai pas passé 5h de mon aprem d'hier à faire des synthèses pour rien. Pour la 1° fois je suis restée 5h. Il faudra que j'explique LA faute du prof de litté et pourquoi il va se faire lapider demain. Je ferai peut être un article dessus. Ou alors je répondrais dans un commentaire si on me pose la question, mais là, franchement, la flemme. Je m'en vais commater une heure ou deux avant de relire mon cahier de lecture pour l'ultime épreuve de demain.





Littérature : Last but not least. Deux sujets au choix dont un que j'avais deviné (hahaha, je suis trop fière). J'ai donc pris celui là. J'ai eu l'impression de dire des trucs pas trop stupides, j'ai écrit 3 copies doubles (du jamais vu) et puis je suis partie 1/2h avant la fin. Maintenant je suis fatiguée, meurtrie, mais libre. Je glande, et je ne ferai plus que ça pendant les prochaines semaines et même les prochains mois.
Le concours est fini, les dés sont jetés. J'espère juste ne pas être trop mal placée au classement... Juste pour mon ego. Et pour mon passage bien sûr !

8 mai 2011

Après 9h passées sur la khôlle d'histoire...









C'est drôle cette petite envie de pleurer qui revient comme un refrain tout le temps, dès que je suis un peu fatiguée ou que j'ai un peu les nerfs en pelote. 
J'avais ça avant?







4 mai 2011

Choli mois de mai, comme che t'aimeuuh

La troisième série de khôlles désarçonne totalement les profs. On dirait qu'avant cette année, ils n'ont jamais été confronté à ça, c'est très étrange. Du coup, le lundi ne leur suffit plus et ils basculent tous leurs khôlloscopes sur les mardis et mercredis. Sauf que du coup, à 10 jours du concours blanc, on se retrouve à passer jusqu'à 5 ou 6 khôlles par semaines, certaines mordent sur nos cours. Même la prof d'histoire a renoncé à sa khôlle du diable parce que ça prenait trop de temps et que les autres profs venaient se plaindre (toute l'ironie est là : les profs viennent se plaindre de ne pas pouvoir boucler leur khôlloscope mais il n'y en a pas un qui se dit "tiens, mais si je fais ça, Machin va passer 3 khôlles le même après-midi !").
Pour le moment, j'ai été assez épargnée : une khôlle de philo seulement cette semaine (j'ai eu 12, sabrons le champagne !!!), deux la semaine prochaine (histoire + latin) et une la veille du CB (la dernière de philo... Glups !).
Sinon, le début du mois de mai, c'est donc aussi les révisions du CB. Les livres de litté apparaissent à tous les cours jugés "moins importants", on lis tous Stendhal, Chateaubriand et Veyne à longueur de journées. On s'organise en groupes pour bosser le week end. Je ne me souviens pas qu'il y ai eu quoi que ce soit de comparable au 1° CB... On sent à la fois que c'est la fin et que tous les efforts se concentrent pour passer en khâgne, c'est beau, fatigant et un peu flippant, mais on avance, c'est clair.

1 mai 2011

A faire avant le 18 mai.

  • Finir la colle de philo au sujet normal + boucler celle au sujet absurde  (j'ai eu "la cuisine chinoise"... Et 13 ! Ne me demandez pas comment j'ai fait, j'ai pas compris moi même...)
  • Terminer La vie de Henry Brulard + relire Les mémoires d'outre tombe.
  • Commencer/ne pas abandonner/finir avant le 17 mai les fiches d'histoire de 1870 à 1940
  • NPO de faire la colle d'allemand AVANT la veille
  • Idem pour celle d'histoire (la fameuse)
  • Révisions de géo : la démographie et l'urbanisation (très précis, je suis d'accord)
  • Réviser Romeo and Juliet
  • Lire Werther de Goethe (et tenter de comprendre un minimum de quoi ça cause).
  • Feuilleter La Philo pour les nuls + fiches de terminale
  • Faire les 1001 trucs à boucler pour la LCA (à définir et préciser)
  • Dormir un peu de temps en temps.
C'est marrant, j'ai l'impression que ces prochaines semaines vont être bien sympathiques...

30 avr. 2011

Fleur de zyeu, quel joli nom pour un paumé

C'est dimanche. Enfin c'est samedi, mais dans ma tête c'est dimanche. Je savoure mes derniers instants de solitude (les granpz seront de retour d'ici une heure) en jean, chaussettes d'hiver, pull têtes raides (qui est en phase de devenir le sweat officiel du mode "j'ai froid et je me fous d'être sexy"). Stendhal est sur mes genoux, accompagné d'une bonne tasse de Darjeeling.
Dieu, que j'aime le thé ! Pour moi qui ai vu ma mère s'enfiler des théières à longueurs de matinées pendant toute mon enfance, le thé c'est un symbole. Dans ma vie, le café c'est pour survivre, les matins où je sens que malgré les vitamines et le demi-litre de jus de fruit, la journée va pas passer. Le thé, c'est ce que j'engloutis par litres quand je vais squatter à Paris chez ma marraine ou à la maison à Villepreux puisque Julie en boit aussi tout le temps. Le thé, c'est les vacances.
Et là, comme un chevalier épuisé après sa longue quête (traduire le Petit Prince en allemand, je pense que ça peut être un motif de canonisation), je suis étalée sur mon lit à me délecter de la Vie de Henry Brulard  et de me rendre soudain compte que j'adore Stendhal.
Vu mon retard dans les révisions du CB de mai (celui qui décidera de ma vie, souvenez vous) ma raisonnabilité et  moi-même avons décidé de passer le week end à bosser. En prévision : soupe de cresson et samedi soir à lire; dimanche à faire les diverses khôlles/traductions de la semaine.
Il me reste 150p de Stendhal à lire pour atteindre mes objectifs du jour, ce serait bien que j'envisage de boucler Chateaubriand aussi.

Hmmmm. Ca sent la to-do-list ça.

Il faudra que je vous raconte les aléas des débuts de ma vie professionnels à l'occaz'. Et sinon, j'ai 19 ans dans 2 mois, la liste de cadeaux que j'aimerai foisonne dans ma tête. Pour la 1° fois j'ai vraiment pleins d'idées. Mais soit, ça n'a rien à voir avec la prépa.

21 avr. 2011

Malbroug s'en va t'en guerre, ne sait quand reviendra !

Je me rends compte, petit à petit, que les "derniers" commencent. Je m'explique : il y a eu, en septembre-octobre, toute ces ribambelles de nouveautés : les premières dissertes, les premières khôlles, les premiers DM/DST, etc. Là on arrive aux grands "derniers".
Actuellement, malade comme un chien (pour changer), je boucle ma dernière version d'allemand, qui sera suivie par la dernière version d'anglais. J'ai commencé à jeter un oeil sur le dernier DM de carto (qui par un hasard fou se trouve aussi être le premier). J'ai terminé ma dernière lecture hors programme avant l'été, j'entame mes dernières révisions sérieuses d'histoire pour le CB (en vrai il me reste l'horriiible khôlle collective d'histoire pour laquelle faut réviser un poil aussi)

Euuh stop. Il faut nécessairement que je fasse une parenthèse sur cette khôlle d'histoire. Le délire est si profond et la volonté de nous tuer avant la fin de l'année si évidente que je me dois d'en parler.
Donc. Ma prof d'histoire, merveilleusement compétente mais hurlante (on ne peut pas tout avoir, que voulez vous) a décidé pour la troisième série de khôlles, que nous la passerions en groupes de 6 élèves le lundi après midi pendaaaaaaaant (roulement de tambours)  TROIS HEURES TRENTE.
Oui, vous avez bien lu. On se fait aboyer dessus pendant presque 4h sur un sujet quelconque (il me semble que la dernière fois c'était "constitution et dégradation du concept de nationalité tchèque"). On va tous crever.


Fin de la parenthèse. 
J'ai rendu avant les vacances ma dernière disserte de littérature avant le CB. Bref, vous commencez à comprendre le principe : alors que les khâgnes et autres deuxièmes années se battent contre les concours, que les fâkheux appréhendent les partiels imminents, nous entamons la partie des derniers moments de l'hypokhâgne.  Certains en sont nostalgiques, moi je ne sais pas. J'ai l'impression d'être plus soulagée qu'autre chose, ce qui me fait penser que je ne suis peut être pas faite pour la khâgne. Peut-être. Ce foutu doute me fait changer d'avis tous les deux jours. J'ai envie d'y arriver, de ne rien regretter et de rester dans le monde fabuleux de la culture. Mais au fond de moi, je sais que ce n'est pas la vraie vie et je ne sais pas si je serai capable d'endurer ça un an de plus. La pression, certains profs, certaines matières...


Bref, quoi qu'il en soit, même si ce n'est pas nécessairement la fin de la prépa, ce sont les derniers pas dans la classe d'hypokhâgne. Même si on remet ça l'an prochain, il faudra libérer la classe pour les petits nouveaux naïfs. On passera de 53 à une petite vingtaine et on préparera vraiment un concours qui me parait totalement abstrait.

6 avr. 2011

Moi aussi j'aurai aimé pouvoir dire "Longtemps je me suis couchée de bonne heure".

Bon, cette avant dernière disserte de littérature est possiblement en train de me tuer. Les quelques étincelles d'intelligence qu'il reste à mon cerveau meurtri se concentrent pour écrire un ou deux sous paragraphe pas trop trop stupide, histoire d'avoir quelques points. Demain, à 10h, mon cerveau sera éteint. Peut être même ce soir, si je termine la-dite disserte avant demain.
J'essaye d'écrire, encore et encore, alors que mon corps m'envoie des signes très clairs : entre la crise de spasmophilie de lundi, les 17h de sommeil de mardi et les 6 dolipranes d'aujourd'hui, si je ne comprends pas, c'est que je suis stupide. Tout mon être ne crie qu'une chose :
SOMMEIL.

Courage mes petits. Je compte avoir fini dans quelques heures. Après tout ira mieux. Dans deux petites journées, on pourra enfin dormir.

27 mars 2011

Les questions cruciales, évidemment.

"On est en mars, il va falloir vous décider".
"Olala, j'ai peur de pas avoir ma khâgne!"
"Moi j'm'en fous, j'vais en fac"



"Et toi Sarah, qu'est ce que tu veux faire l'an prochain?"

Je change d'avis toutes les 30 secondes, entre les "j'tiendrai jamais un an de plus!" et les "je ne veux pas regretter quelque chose d'aussi important". C'est La Tempête sous un crâne comme dirait mon ami Hugo.
Pourtant, dans mes éclairs de lucidité, je comprends que je n'ai pas envie de prendre cette décision, et qu'au final, c'est pas très grave. Je vais demander la khâgne et le sacro saint concours blanc décidera pour moi.
 Si on juge que j'en suis capable, j'irai affronter la folie khâgnal.
 Si  on ne m'accorde que des équivalences et suuuurtout pas le passage, et bien écoutez. Je recommencerai à vivre, voilà tout.


22 mars 2011

La régression en hypokhâgne: lire Proust et jouer à Pokémon.

Je sais, j'écris pas beaucoup. Ma semaine d'enfer s'est terminée samedi midi, et je suis juste en train de comprendre que ce n'est pas fini.
En ce moment je prends pleins de décisions, j'essaye de reprendre ma vie en main, parce que 10 mois de chaos avec quelques petits mieux, en fait, c'est un bilan désastreux.
Par exemple, je m'entraine à écrire en postant des articles sur Les experts. Pour le moment, seulement deux articles sont accessibles mais d'autres sont en cours d'écriture. Tout ça plus le travail explique que je n'ai pas beaucoup de temps pour passer ici.
Et puis un p'tit mot pour ma jolie Suzon qui traverse toutes les merdes du monde depuis quelque six mois (et ça sans même être en prépa! :O). Je pense fort à toi cocotte. Tu sais que je suis là! Je renierai jusqu'à mes dissertes de litté si tu as besoin de mes beaux yeux!
A bientôt, et plein de courage à tous les préparateux de 2° année, qu'ils soient khâgnes, 3/2, ou tout ce qu'ils veulent dans la ruée vers les concours maintenant imminente.
S.

13 mars 2011

Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants!

Belotte.
Pour la 3° fois de l'année, les profs ont jugés bons de nous faire subir une "période de stress" (faut avouer qu'on se la coule douce en Hypokhâgne sans ça!) Depuis la rentrée, je pense avoir eu au moins une interro d'une heure ou DST dans chaque matière, voire parfois les deux. Oui, je ne suis rentrée que depuis 15 jours. Non, ce n'est pas fini.
Rebelotte.
Il se trouve que depuis vendredi, j'apréhendais particulièrement ce qui allait suivre: disserte de litté sur le style samedi matin, les deux khôlles à préparer parfaitement pour lundi (demain donc. Dont une en allemand, langue que je ne sais toujours pas parler), le DST de langues et civilisations antiques de mercredi, le boycott de ma colle de latin de mercredi aprem', la DERNIERE khôlle de géo de jeudi aprem + enchaîner sur un concert jeudi soir et arriver fraiche comme une rose vendredi, et surtout samedi pour le DST de philo. 
Pfiouuuuuu. 
Mais là, je viens de finir ma khôlle d'histoire, et pour une fois, je pense qu'elle est bien. Alors bon, peu importe que j'ai dormi 2h, que j'ai du supporter une conversation sur le sexe à table avec mes grands parents ou qu'il me reste quasiment l'intégrale de ma khôlle d'allemand à faire.
Ce soir, je vais bien.


Dix de Der.


8 mars 2011

Et pendant ce temps, à Vera Cruz...

Il parrait que c'est la période de l'année où on est tous à plat. Depuis la rentrée, personne ne travaille, personne n'a la foi. C'est assez incroyable comme phénomène. Avant les vacances, pendant les deux dernières semaines, tout le monde s'est mis à bosser à fond, qu'on soit glandu professionnel ou travailleur acharné. Et là, c'est le phénomène inverse. Pour hier, il y avait un commentaire assez horrible à rendre. Je crois bien que personne n'a commencé avant dimanche et une dizaine de personnes n'a rien rendu ou l'a rendu en retard. Personnellement, j'ai du passer plus d'une dizaines d'heures là dessus. Hier, j'étais donc épuisée, à bout et tout ce que vous voulez d'autre dans le genre. Je ne suis restée au lycée que parce que j'avais colle de philo, une des seule qu'il faut préparer en une heure. Mais voilà, devant mon sujet totalement infaisable en si peu de temps, j'ai bloqué. J'ai écrit n'importe quoi sur mon brouillon et au bout d'une heure, j'étais en larmes et en train de suffoquer devant la salle de khôlles. Il a été gentil, il m'a dit de me calmer, de rentrer chez moi, qu'il me donnerait une autre date.
Rater une khôlle, ce n'est pas si grave, c'est l'ambiance générale qui devient étrange. Je suis dans l'incapacité physique et intellectuelle de travailler à fond comme avant les vacances. Même lire devient douloureux, long, pénible. J'ai envie de faire khâgne alors que je n'arrive pas à travailler pour l'hypo. Je ne comprends pas ma logique.
Tout le monde est un peu perdu, tout le monde cherche une issue, quelque chose. Comme si la prépa nous révélait que nous ne sommes définitivement pas au pays des bisounours et qu'il va falloir se battre pour s'en sortir. Est ce que c'est ça penser par soi même? Se rendre compte qu'on ne sait rien et qu'il faut choisir entre être un requin et ne pas s'épanouir? Oui, je dramatise, je sais, désolée. En fait la prépa mène à des choses, surtout avec les nouveaux concours qui ouvrent l'année prochaine. C'est probablement juste moi qui cloche; ces concours ne me ressemblent pas.

Les deux prochaines semaines seront difficiles. On aura des DST tous les deux jours et des khôlles tout le temps entre les contrôles. On survivra. J'espère.
le chant me manque.

4 mars 2011

"Le fil conducteur de l'année sera le thème de l'angoisse"

Bon. Je vais commencer par le début.
En Angleterre, enfin du moins en droit, les entreprises viennent chercher les étudiants sur les campus pour leur demander de travailler pour eux. Cette révélation a été un premier choc pour moi, et tout a eu une nouvelle résonance dans ma tête. L'hypokhâgne oui, mais pourquoi? Et surtout: c'est cool, ça apprend pleins de choses, mais après? Au bout des deux ans, qu'est ce qu'on a, qu'est ce qu'on fait?
C'est la question que je me suis beaucoup posée depuis. Est-ce que j'ai vraiment envie d'être prof? Est-ce que ça va m'épanouir? Est-ce que ce choix n'est pas uniquement là pour me rassurer?
Ca fait donc 3 bons jours que je me triture vraiment le cerveau pour avoir des idées. Je passe mes soirées sur les sites des différentes facs, envisage même de déménager, de partir un an en Allemagne dès la rentrée, là, tout de suite. J'ai inspecté les nouveaux concours de la BEL, décidé de voir mes cursus possibles.
En fait, ce que je veux vraiment, c'est apprendre pleins de langues. Prendre le temps de bien progresser en allemand, partir en Erasmus en Angleterre, apprendre l'italien, et le japonnais aussi. Oh, et l'espagnol! Je rêve de pouvoir parler sans problème à pleins de gens différents. J'aimerai que mes enfants puissent en profiter.



Voilà, je ne suis pas grecque, je ne suis pas dieu (même si on m'a sacrée déesse des arts en fin de seconde mouhahaha), et je n'ai peut être même pas de style propre. Pourtant, je veux un avenir, j'ai besoin de cette stabilité. De me dire que, non, L n'est pas une fillière qui ne mène à rien et que oui, la prépa me servira.
Alors je respire un bon coup, j'y crois, et je commence à avancer.

3 mars 2011

Je n'écris pas beaucoup, désolée. Je suis en pleine remise en question d'orientation.


A plus!

21 févr. 2011

"Lorsqu'on souffre d'une vraie souffrance, comme on regrette même un faux bonheur!" A. Salacrou

Je continue à travailler. Ce sont les vacances, je suis à Coventry, et moi j'apprends mon voca de grec (il m'obsède), je lis les Oraisons Funèbres et je nage en plein regret.
Je me pose pas mal de questions sur la prépa. Ca fait une semaine que je rencontre des gens qui sont en fac et me prennent pour une folle.  "Je suis sur que vous pourriez avoir les mêmes résultats en travaillant autrement, moins dur peut être." ou "Ouais, moi les anciens khâgnes de ma licence ne s'adaptent pas du tout".
A quoi ça rime finalement? Juste à éviter une première année d'écrémage en fac? Pourquoi on bosse autant pour être au finalement totalement paumés?
Je ne remets pas en question mon orientation, je suis heureuse d'être en prépa, enfin je pense. Je crois que j'ai vraiment fait le bon choix. Mais pourquoi j'ai l'impression que ça ne me valorise pas du tout? Les autres me disent qu'ils sortent tout le temps, ont des habitudes de vie qui ne sont profondément pas les miennes. Je ne me sens pas étudiante. Je ne pourrai pas sortir tout le temps. Je n'aurai d'ailleurs pas les moyens je pense. Je n'ai jamais été  vraiment fêtarde même si de temps en temps c'est cool. Moi, je voyais les études comme une période où on pouvait concilier le travail enfin intéressant et les loisirs. Or, j'ai l'impression que c'est l'orgie ou l'ascèse. Je ne suis faite ni pour l'un ni pour l'autre. Je ne peux pas me coucher à 2h tous les matins pour finir une disserte ou lire des bouquins. Je ne peux pas non plus rentrer torchée à 5h ces mêmes matins. Est-ce que la vie d'adulte est nécessairement un choix entre le trop et le pas assez? Je voudrais du temps pour mes amis mais aussi le droit de passer mon aprem à la BU à bouquiner.
Tout cet article est un peu vain, je sais. J'essaye simplement de traduire quelque chose qui me ronge. Cette impression que tout s'effondre sous mes pieds. Je me raccorche à mes amies, celles qui sont constamment là pour moi. Je me sens comme Lorenzaccio dans la pièce de Musset. Je cherche une échappatoire dans quelque chose qui ne me contentera qu'un temps.
J'aime la prépa, vraiment. Ce n'est pas le vrai problème. La prépa ne l'est jamais (à mon sens). Ce qu'il y a  autours devient juste très difficile à gérer.