24 oct. 2011

But that's SO unfair !



En un mois, je me suis faite larguer par mon copain, reniée par mes "amis", un proche a subi une 
opération très dangereuse au cerveau, et maintenant mon père est à l'hosto.


Si au moins j'avais le temps d'assimiler chaque problème avant qu'un autre me tombe dessus... 

22 oct. 2011

Et demain que feras-tu de ta vie ?

Voilà, vacances.


C'est rigolo la différence entre la khâgne et l'hypokhâgne. L'an dernier, je le vois à travers mes posts de cet époque là, j'étais plus ou moins prête à me jeter sous un train (ou à le prendre, ce que j'ai finalement fait). Une envie incroyable de ne rien faire, de revivre après la pression, d'oublier que la rentrée allait être pire.
Les vacances de la Toussaint, le retour. Ce matin, j'ai reçu des bouquins et alors même que je m'étais dit "bon, je fous rien au moins pour mon premier week end", j'ai déjà envie de sauter dessus. Gallimard découverte sur Apollinaire, un bouquin de khâgne sur le programme de tronc commun de littérature. J'ai même ressorti un bouquin d'apprentissage à la version tellement j'ai l'impression de stagner à ce niveau. Il y a pleins de choses que j'aimerai faire pendant ces vacances, c'est vraiment con qu'elles ne durent qu'une semaine et demie. J'ai plein de travail, envie de prendre le temps d'approfondir beaucoup de choses, mais aussi de voir des tonnes de gens et de faire la fête. Bref, la semaine va passer à une allure folle.

Le lundi de la rentrée, j'enchaîne trois khôlles, ou plutôt une explication de texte notée à l'oral, une khôlle de géo dont j'ai le sujet et une khôlle-commentaire d'anglais à préparer en une heure. Bizarrement je ne panique pas tant que ça, j'ai une tendance à me dire que, bon, au moins ce sera fait, j'aurai passé la moitié de mes khôlles d'anglais et il ne me restera que 2 khôlles à passer avant le concours blanc. Easy quoi.
Je crois que j'ai changé d'optique par rapport aux khôlles. Mon but n'est plus d'avoir des notes potables (ou qui déchirent, au choix), même si c'est mieux, mais d'avoir l'air sereine, calme et confiante. J'ai envie de progresser dans mon rapport à l'examinateur puisqu'au final, je ne serai juste pas admissible et que les prochains oraux que je passerai seront des entretiens d'embauche et les oraux (j'espère) du CAPES et de l'Agreg'.
La khâgne se passe donc bien, mais je pense de plus en plus que, même si c'est une chance etc, j'aurai bien aimé redoubler mon hypokhâgne. Au final, ma place est surtout en fac, et je n'envisage pas de khûber. Aujourd'hui je sais que c'est de la littérature que je veux faire, que c'est en ça que je suis bonne.

Nouvelle résolution : Cet été, relire la bibliographie de litté d'hypokhâgne (au moins les romans du XIX°), l'an prochain, prendre le temps de lire des bouquins de critique, ou au moins des articles de Fabula. Si je manque à ma parole, vous avez le droit de me lapider. Mais faites gaffe à l'écran de votre ordi quand même.

Sur ce, je retourne à mes fiches et je vous souhaite d'excellentes vacances !

17 oct. 2011

Ou combien je vis une relation passionnelle avec mon lit.

Voilà. Je viens de rendre le dernier devoir de cette nouvelle période de stress. Enfin. Un mois où j'ai rendu environ 4 devoirs par semaine en préparant des dst et des khôlles en parallèle. Période tellement intense que jeudi dernier je me suis posée la question crutiale : "Mais... Ca fait combien de temps que je ne me suis pas accordée une vraie pause ?". Sincèrement, je ne compte plus. Vendredi dernier, après plus d'une semaine de révisions acharnées sur les premiers chapitres d'histoire, je me suis rendue compte d'un détail crucial :
"Bordel. Je ne vais pas avoir de week end."
Et non. 6h de dissertation le samedi matin = aucune chance de faire quoi que ce soit de plus intéressant que larver le samedi aprem. Et le commentaire à rendre ce lundi matin clôt tout espoir d'aller se déchaîner un bon coup à l'aide de quelques cocktails, mon dimanche ayant été barré depuis 15 jours de la mention "COMMENTAIRE".
Bref. On est lundi midi, le commentaire est rendu et je ne me ferai pas l'affront de compter mes heures de sommeil de la nuit. Ce lundi 17 octobre 2011, mon cerveau passe officiellement en mode off jusqu'à la rentrée de la Toussaint.
En gros depuis un mois, ma vie c'est le boulot : on a tellement de trucs à maîtriser qu'envisager de sortir n'était pas vraiment possible, à part une ou deux parenthèses cinématographiques. Ma vie amoureuse se résume à mon lit, et ce malheureusement sans aucun sous entendu salace.

Ma salle de littérature est devenue une sorte de deuxième maison, étrangement éprouvante, mais fascinante à la fois. Je me sens progresser heure par heure, et comme nous ne sommes que 5 ou 6 en spé littérature, nos deux profs ont le temps de nous expliquer et de faire des corrigés qui reprennent spécifiquement nos erreurs. On est aussi obligés de passer constamment à l'oral, et si ça peut avoir un côté paralysant ("aaah ! On va me juger et je ne suis qu'un petit carrééééé !"), il faut bien reconnaître qu'on progresse à une allure folle !
D'autre part, il y a la salle en elle-même. Utilisée par les latinistes et nous, elle est perdue dans les confins du cdi et n'est jamais chauffée. A cette époque de l'année, on ouvre les fenêtres en entrant parce qu'il fait encore plus chaud dehors que dedans. Alors la prof a décidé de déployer la technique de warior : elle ammène du thé, on ammène des tasses et on a stocké des pulls dans un coin de la pièce. Pleins de vieux pulls moches, mais chaud pour survivre à l'hiver. Le pull de littérature sera sans doute un de mes beaux souvenirs de l'année.

Maintenant que l'ultime commentaire (d'octobre) est rendu, j'ai l'impression que la vie s'ouvre à nouveau à moi : d'un coup je prévois pleins de fêtes, de voir des centaines de gens (non, ce n'est pas possible en 1 semaine et demie mais mon cerveau a décidé que j'avais dès à présent la capacité de me téléporter -c'est moins cher qu'une carte navigo - et pourquoi pas le don d'ubiquité), de dormir et de décompresser vraiment, enfin. Pour me prouver ça, j'ai commencer à me regarder Bridget Jones et je suis en plein dans the Game of Thrones (livres ET série).

11 oct. 2011

"Ah ! Et je vous rappelle que la date limite pour déposer les dossiers d'inscription en fac, c'est jeudi !"

Sur mon bureau, juste là, il y a un verre tout bête : il est là depuis un mois, mon ex l'a posé sur ce coin de bureau où je ne travaille pas. Un mois, le verre n'a pas bougé et à chaque fois que je le regarde, ça m'égratigne un poil le coeur. Et puis j'oublie. C'est en l'apercevant il y a quelques minutes, qu'une pensée m'a effleurée, une parmi tant d'autres qui bouillonnent dans mon cerveau toujours perdu entre deux dissertes : "Dis Sarah, qu'est-ce que ton cerveau oublie d'autre ?"
Je me pose des questions inutiles en ce moment, et particulièrement des question sans réponse. J'essaye vainement de comprendre ce qui s'opère en moi, et je me perds dans un océan de pensées qui peut-être ne sont pas les miennes. J'ai l'impression d'avoir tellement grandi en si peu de temps que je ne me reconnais plus ; c'est comme si j'étais en conversation avec une autre moi-même. Je nous visualise très bien d'ailleurs, toutes les deux en tailleur face à face. Ca me rappelle un peu le Petit Prince  de mon enfance : face à un nouvel être incompréhensible, et comme on ne voit bien qu'avec le coeur, il faudra bien que je m'apprivoise.
Au milieu de tout ça, je me sens un peu floue. Ni terne ni brillante, ni heureuse ni triste : neutre. Je ne sais pas si c'est bien ou mal, je crois que je n'ai même pas envie de le savoir. Je ne ressens pas le besoin de me jeter à corps perdu dans quoi que ce soit.
Parfois, je me dis simplement "il me manque", et très vite je réalise que c'est faux. Non. Je ne regrette pas et je ne suis pas certaine qu'être avec lui aujourd'hui m'aiderai plus que ça ; physiquement, émotionnellement, il n'y a finalement que d'un point de vue intellectuel qu'il me manque. Je voudrais revivre les conversations palpitantes de la fin de mon mois de juin.
Je me sens floue, mais pas vraiment incertaine ; je ne me laisse pas déborder par des vagues de sentiments, mais je n'ai pas l'impression d'avoir un coeur de pierre comme il y a quelques mois.Je construis quelque chose sans savoir ce que c'est, un peu comme les dessins en pointillés qu'on fait en primaire. J'attends que le dessin se dévoile et j'avance pas à pas. Qui sait ce qu'il se passera dans quelques années ?

Il n'y a plus de verre sur mon bureau.

7 oct. 2011

"Que mon coeur reste rouge et que mes mains soient blanches" Aragon

Il y a une semaine, je me sentais trahie, malheureuse, abandonnée. J'avais un peu l'impression que le monde s'écroulait, on s'est inquiété pour moi et on a eu raison. Je trouve ça fou ce qu'un petit déclic peut faire dans une petite tête. Aujourd'hui, une semaine plus tard, quand j'y réfléchis, je pense que je devrais être à peu près démolie. Les amis à qui j'ai fait confiance depuis un an m'ont reniée et attaquée sans explication au moment où j'avais sans doute le plus besoin d'eux. J'ai bien failli perdre pieds et me laisser dépérir.
Heureusement, le petit déclic était là. Et même plus : heureusement, même s'il y a pas mal de cons, il y a aussi de vraies belles personnes sur qui on peut compter. Famille, véritables amis, exs, j'ai reçu une aide précieuse que je ne suis pas prête d'oublier et qui m'a aidée à comprendre, en une simple journée, qu'il fallait que ça cesse.
Aujourd'hui, toujours une semaine plus tard, le déclic a agi, je sais quoi faire et j'ai appris de grandes leçons de vie : tous les gens avec qui on passe du temps (même si c'est 8h/jour pendant plusieurs années) ne sont pas forcément susceptibles d'être appelés "amis" ; que les amitiés, comme les moments de la vie, doivent être partagés ; qu'il est mauvais enfin de ne vivreque pour une chose, comme c'est trop souvent le cas en prépa. Il ne faut pas laisser dépendre son bonheur d'une seule personne ou activité : c'est trop aléatoire.

Aujourd'hui, j'ai gagné. Pour moi d'abord, qui remange, revis et suis en paix avec moi-même. Et puis j'ai gagné sur eux, puisque je suis capable et heureuse de réussir à ne pas entrer dans leur jeu mesquin. Au final, je crois même que c'est un mal pour un bien, car même si ce n'est pas toujours facile - mais est-ce que la vie, à un quelconque moment, est toujours facile ? - je me sens neuve ; j'arrive à percevoir ce qu'il y a de pervers et malsain dans ce groupe.

Bref, je m'en sors et j'avance : ce sont les grandes nouveautés de ma vie. Il faut avouer que j'ai énormément changé ces dernier mois, c'est assez déstabilisant de constater tout ce qui évolue si vite dans mon esprit, mais si ça peut me permettre de mieux gérer ce qui se passe dans ma vie, ça vaut le coup d'endurer quelques coups durs. Ce que j'ai aujourd'hui, ce sont des bases saines pour construire quelque chose de neuf.


Un jour Elsa mes vers monteront à des lèvres
Qui n'auront plus le mal étrange de ce temps
Ils iront éveiller des enfants palpitants 
D'apprendre que l'amour n'était pas qu'une fièvre
Qu'il n'est pas vrai que l'âge assurément le vainc
Que jusqu'au bout la vie et l'amour c'est pareil
Qu'il y a des amours noués comme une treille 
Tant que la veine est bleue il y coule du vin


Aragon, "un jour Elsa mes vers"

5 oct. 2011

Life goes on bro !

Je remonte la pente, doucement ; chaque jour je suis un peu plus sûre de moi. Mes véritables amis sont là, me le disent, m'invitent, me secouent. Thanks guys.
Prendre un jour de repos/recul m'a été très profitable, j'ai eu le petit déclic qui m'a permis de reprendre le dessus. Alors aujourd'hui, j'ai pris soin de moi, je me suis faite belle, j'ai petit déjeuné, j'ai compris mon cours d'histoire, j'ai passé ma khôlle de philo, j'ai eu 14. Merde Sarah ! C'est pas si dur, regarde !
Je ne suis plus perdue, je sais quels sont mes objectif et au final ce petit tri d'amitié m'a fait prendre conscience de pleins de choses qui me seront sans doute d'une grande utilité pour la suite de mes amitiés. Avancer, progresser, se construire bout par bout, c'est ce qui compte le plus à 19 ans.
J'aime réussir à prendre du recul, en fait. Me rendre compte que je suis jeune, que des faux pas ne mettrons pas ma vie en question, que j'ai le droit de me tromper, même de perdre mon temps si je veux !
Bref, ça va. Demain je ferai une to do list parce que j'ai un peu de mal à voir que le travail s'accumule et que j'aimerai bien savoir quand est-ce que je vais arrêter de courir.

Ce post ne sert pas à grand chose, je vous l'accorde. Ce ne sont que quelques pensées en vrac après une bonne journée.

3 oct. 2011

Comment dire ? (oh! doux souvenir de la terminale !)

(Si vous ne comprenez pas ce titre, c'est que vous avez eu la chance d'avoir un professeur potable pour le bac).

Je fonds, je me sens fondre, rien ne passe. Je suis distraite et j'oublie un peu de me maintenir en vie, alors je tombe dans des limbes : je meurs à moitié, par petits bouts.
Ce matin, je ne sais pas pourquoi, j'ai oublié de prendre tous ces sachets qui m'aident à tenir debout. Du magnésium par exemple. J'ai aussi oublié de prendre du sucre, car puisqu'aucune nourriture de plus de 150 cal ne veut rester en place dans mon organisme, j'essaye de stopper au max tous risques de me retrouver face aux pompiers. Aujourd'hui, appelez ça acte manqué si ça vous chante, j'ai oublié. Alors je suis tombée.
Après 5h de cours à m'accrocher, mon regard s'est perdu, je n'ai plus pu avancer, ni même me lever en l'occurrence. A 13h, même pour me lever j'avais besoin d'aide.
Un médecin, il faut que j'aille voir un médecin.
Tout ça va trop loin, il y a trop de choses à supporter en même temps et si mon esprit synthétise et avance, mon corps me hurle d'arrêter. Et puis il s'effondre.
Une semaine, trois kilos et demi de perdus : je flotte dans ce que je porte et je me sens vide. Je ne veux pas regrossir, je n'arrive pas à prendre mon portable et à appeler un médecin. Pourtant j'ai besoin d'aide et je ne sais plus quoi faire.

Ca n'arrivera plus, je ferai attention. J'essaye de me concentrer sur le positif (je préfère ne pas en parler tout de suite de peur que ça me porte la poisse) et de reprendre quelques forces. C'est dur.
Je me sens lasse d'être fatiguée, épuisée d'être lasse. Même lire ne me dit pas, alors même que j'ai un Victor Hugo inconnu à mon chevet.
Je comprends mieux pourquoi Zola fait mourir ses héroïnes de langueur.

2 oct. 2011

Un mois de khâgne, qu'en reste-t-il ?

Un petit bilan :

J'ai cette impression étrange que dans mon option (lettres modernes), les profs nous donnent juste assez de travail pour que ce ne soit pas au-delà de nos possibilités (genre on peut tout faire si on y passe nos vies, et ce sans risquer la mort), mais assez pour qu'on y passe énoooormément de temps. Du coup, en ce qui me concerne, je n'ai plus le réflexe de me dire "non, mais c'est normal, ils nous en donnent trop pour qu'on apprenne à faire le tri', et du coup je n'ai jamais autant bossé la litté de ma vie. Au final je me rends même compte qu'ayant moins de matières que l'an dernier, je suis capable de les bosser toutes ! Ce matin, j'ai par exemple lu pleins de choses sur les vides et les pleins dans le cône sud, sujet du plan détaillé à rendre vendredi prochain. Je dis ça avec un peu d'étonnement parce que, justement, je déteste ce programme et j'avais plus ou moins prévu que ce DM allait pourrir ma semaine. Au final j'ai un plan quasi complet et je suis prête à démarrer une semaine de tarée où je recevrai mon sujet de DM de litté (à rendre une semaine plus tard), où j'aurai une colle de philo à passer et une disserte en six heures, de philo toujours, à rendre samedi matin. Ca se sont évidemment les gros devoirs, auxquels il faut évidemment ajouter l'apprentissage du cours d'histoire, la version/commentaire hebdomadaire d'anglais, les préparations de textes en différents cours de litté, et j'en passe évidemment. Bref, un premier constat en ce qui me concerne c'est que khâgne = boulot faisable, et mine de rien ça change tout. Je n'ai plus l'impression de rendre des trucs complètement à l'arrache (mais c'est peut être juste parce que c'est le début de l'année) et du coup je progresse.
Finalement, mon année de khâgne a cet objectif là : tout faire pour que je progresse au maximum. Je ne veux rien regretter et tout apprendre.

Le premier bilan du premier mois de khâgne est donc positif, j'espère qu'il l'est autant pour vous !

1 oct. 2011

Si il n'y avait que la prépa à gérer, ma vie serait tellement simple.

Pas de post positif aujourd'hui. Une simple réflexion : c'est dans la douleur qu'on reconnait ses vrais amis.