Gérer mon dernier concours blanc (le dernier de cette foutue prépa) pour rattraper un peu celui-là ;
Arrêter de me surmener, histoire d'être en forme pour le concours ;
Prendre du temps pour moi ;
Me remettre à la natation dès que possible ;
Me prévoir un beau voyage pour fêter la fin de trois ans infernaux ;
Trouver un boulot pour cet été ;
Vaincre la paperasse sur envahissante des dossiers de transfer pour changer de fac ;
Me remettre (sérieusement) au chant, et me mettre (tout court, et sérieusement aussi) au piano ;
Trouver un groupe de théâtre.
Dans le carrément infaisable
Arrêter de critiquer ma prof de littérature ;
Avoir l'ENS ;
Ok, bon, AU MOINS être admissible ;
Obtenir la bourse d'excellence pour mon master (le choix se fait sur le classement en fac, et malgré ma mention très bien par équivalences, à priori je ne l'aurai pas).
Je suis devant mon ordi, avec une BD sur les genoux et un thé à portée de main alors qu'il est 20h
Je n'ai aucun traitement de texte ouvert
mon portable git dans un coin de mon sac, sans batterie
Manger ne m'inquiète pas, vu que je suis chez mon père et que ce n'est pas à moi de faire la tambouille
De toute façon, les heures de bouffe sont tellement aléatoires ici que ça se termine toujours avec une soupe devant une série à minuit, plantés sur le canap'
j'ai enfin le temps de mettre ma crème anti-bouton de fièvre (merci l'état de faiblesse critique) cinq fois par jour, comme la posologie l'indique.
Je termine les livres que j'avais entamé il y a trois mois (enfin il y a un mois et demi, aux dernières vacances ^^)
Voilà, j'espère qu'elles sont aussi salvatrices pour vous que pour moi :)
Ce matin, quand mon réveil à sonné à 6h30, j'ai bien été obligée d'admettre que les concours blanc étaient une réalité qu'il fallait que j'arrête de nier. C'est d'un pas absolument pas convaincu que je suis allée à ma première épreuve. Bref, voici donc le récit de mon premier concours blanc de khûbe. Oh. Et j'ai décidé de le faire façon Marieke, avec les heures, au moins pour la première épreuve, parce que ça s'est vraiment passé comme ça dans ma tête. Enjoy.
LITTERATURE 8h : la prof est pas arrivée, elle est peut être absente ? *espoir fou, visions fantasmées d'un lit* 8h20 : Damn, elle est là. Et encore avec un sujet pourri qui fait 20 lignes. "En tant que modèle de ce monde, fondé sur la relativité et l'ambiguïté des choses humaines, le roman est incompatible avec l'univers totalitaire. Cette incompatibilité (...) est non seulement politique ou morale, mais ontologique. Cela veut dire : le monde est basé sur une seule Vérité et le monde ambigu et relatif du roman sont pétris chacun d'une matière totalement différente. La Vérité totalitaire exclut la relativité, le doute, l'interrogation, et elle ne peut donc jamais se concilier avec ce que j'appellerais l'esprit du roman." Milan Kundera, L'art du roman, 1986. Pfffffffff. 8h32 : Ok, j'ai lu le truc cinq fois, et j'entrave que dalle. Mon cerveau a du rester sous la couette ce matin. Veinard ! 8h33 : Et si je me cassais ? 9h12 : Booon. J'ai analysé le sujet, trouvé un enjeu du débat et une vague problématique. Le tout très médiocre et pas convainquant une seconde, of course. 10h : Récréation. Des troupeaux de lycéens bêlent dans les couloirs et sous nos fenêtres en écoutant du Rébecca Black. D'un coup, je suis pour l'euthanasie. La peine de mort. Le génocide. 10h15 : J'ai un plan (nul), je rédige mon intro (naze) et je me lance (ça va être pitoyable). 11h : Merde. J'ai zappé la transition. 12h30 : Pas envie de rédiger ma 3e partie. Vraiment pas, non merci. Une prochaine fois peut-être. Ou alors, plus jamais de 3e partie. Je ferai ça quand je serai à la fac. Oui, bon. On a les fantasmes qu'on peut. 12h33 : Je récite tous les poèmes que je connais par coeur, pour me motiver à écrire ma 3e partie. Ca ne marche pas. 12h35 : Je vais au toilettes pour me reconcentrer. Ca ne marche pas. 12h40 : Je commence à écrire ce post de bolg sur mon brouillon. Maintenant, j'ai mal à la main. Et ma 3e partie attend toujours. Elle et sa conclu, que je compte bien bâcler avant d'aller dormir. Et manger. Et finir Sherlock. Et absolument pas réviser pour l'épreuve de demain. D'ailleurs, je passe quoi demain ? 12h43 : J'ai commencé ma 3e partie. 13h : J'm'ennuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie ! 13h15 : Oh ! Je parle des Misérables ! 13h17 : J'm'ennuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie ! 13h30 : Pfiou, j'ai cru que je finirai jamais. Vite, une conclu bâclée et au lit. 13h44 : Merde. La prof de géo vient d'entrer pour taper la papote avec la prof de litté. J'vais pas me ridiculiser et rendre une merde devant ma prof de géo... 13h47 : Rha, mais elle reste bien trois plombes en plus ! 13h52 : Ouuuf, partie. Allez, zou, j'y vais !
LITTERATURE SPE
Attention, cette épreuve va être beaucoup moins drôle.
J'étais déjà pas bien ce matin, donc préparée mentalement à rater mon épreuve. Mais j'y suis allée. Baudelaire, Spleen LXXVIII. Les Fleurs du Mal. J'ai essayé. J'ai envisagé pleins de solutions. Genre rédiger un truc minable sans plan avant de m'enfuir, essayer de rendre quelque chose, même en deux parties. Au bout d'une heure, j'avais rien. Pas une idée, pas une analyse, à peine une ébauche de piste. Mon corps a gagné ; il a commencé à dérailler. Vertiges, frissons, toute la panoplie. Tout ce que j'essayais de maîtriser depuis le matin. Alors j'ai lâché. J'ai rendu copie blanche. Le prof d'histoire m'a demandée si j'étais sûre. Moi, j'étais déjà pas très sûre de tenir debout. Je suis rentrée. Là, après une pause, une petite sieste, je suis en train d'essayer de re faire le commentaire. La prof principale m'avait dit que vu mon état physique, j'avais le droit de ne pas venir, à condition que je rattrape pendant les vacances. Je vais essayer de lui rendre, j'espère qu'elle n'aura pas changé d'avis. Heureusement, j'ai le week end pour me retaper.
Ce qui va être drôle, c'est l'aprem que je dois passer à la boutique aujourd'hui. Hahaha. Debout pendant 4h. Hahaha.
A lundi !
PHILOSOPHIE 8h : le nouveau prof est là. L'autre s'étant fait la malle il y a une semaine, c'est un peu la panique. En gros "blabla mon mail blablabla Kant blablabla vous allez avoir de vrai cours blabla". Bref. Le sujet tombe. La métaphysique est-elle une science ? Glups. Hyper bateau. Et infaisable sans cours ni référence. Je vous ai dit que je n'ai même pas eu un cours digne de ce nom sur la métaphysique depuis le début de l'année ? 8h12 : j'adresse une courte prière de remerciement à maître wikipédia, ainsi qu'à mon cher bon sens qui m'a suggéré de lire les pages "ontologie" et "métaphysique" de l'encyclopédie sus-nommée, à 22h30, dans l'espoir insensé d'apprendre un truc ou deux. 9h12 : le prof se lève, regarde les brouillons derrière le dos des élève (je déteste ça), passe à mon niveau, fixe le mien... Avant de s'en emparer sauvagement et de le lire tranquilou devant moi, qui suis absolument atterrée. Stupeur générale : merde alors, il lit nos brouillons ! Il me le rends, je deviens toute rouge, et puis je continue. 9h40 : J'ai fini mon brouillon et j'ai la flemme de rédiger. Je commence cette chronique, en flippant un peu qu'il s'amuse à me refaire le coup du brouillon. Ah. Je viens de me rappeler que demain, j'ai géo. Evidemment, je n'ai strictement rien glandé. Merde. 9h42 : Je ne trouve pas d'accroche, ça me saouuuuule. "De tous temps les hommes ont aimés la philosophie (les petits veinards)", "il était une fois, un pays merveilleux où les gens comprenaient des mots tels que 'métaphysique', 'science' ou encore 'ontologie', qu'ils étaient parfaitement capables de définir dans la joie..." 10h45 : J'essaye de commencer la 3e sous partie de mon I. J'trouve pas de mot de liaison logique. J'ai réussi à ressortir le programme d'histoire de l'an dernier grâce à Auguste Comte. Merci mon vieux. Aussi bizarre que ça puisse paraître, je ne m'ennuie pas. Le prof, lui, tourne en rond. 11h05 : Partie II. Allez, courage ! 11h20 : Tiens, il s'appelle comment Descartes, déjà ? Jean ? Josef ? Wilfried ? Gaston ? Raoul ? 11h45: Fin du II. Pause gouter. 12h15 : Merde, je vais commencer mon III 3), comment ça se fait qu'il soit aussi tôt ? Comment je fais pour avoir toujours fini avant la fin et ne pas me tapper des notes pourries ? Ca n'a aucun sens. 12h20 : Titu titutitutituti titu titutitutitutu. J'ai Stig dans la tête. Ou comment réutiliser les Têtes Raides dans une copie de philo.
Oui, j'ai cité ce texte.
12h21 : Le prof de philo a vraiment l'air de se faire chier. Il regarde ses copies à corriger avec désespoir. Attends de lire les notres mon gars ; tu vas rigoler. Enfin, ma copie ne devrait pas te prendre trop de temps, remarque. Surtout que t'as déjà lu mon brouillon haha. 12h45 : J'attaque ma conclusion. J'avais un peu oublié qu'on pouvait ne pas s'ennuyer en dissertation. Je me suis vraiment moins fait chier qu'en litté (le premier qui dit "C'est pas dur !" aura tout à fait raison). J'avoue que le sujet m'a fait reprendre espoir en les révisions de dernière seconde. Allez, conclu ! 12h57 : J.F aimable, bien sous tous rapports, cherche désespérément une ouverture. 12h59 : Allez, j'me fais un petit kiff : je relis ma copie.
GEOGRAPHIE 8h : "Bon, j'ai préparé une nouvelle série d'articles que vous aurez à ficher pour la rentrée" ou comment dire à des élèves "même si vous sortez vivants de cette épreuve, je pourrirai vos vacances". 8h20 : incohérence totale : le sujet est facile ! Traverser la frontière. 9h40 : Hahahaha. J'ai ouvert ma disserte avec Persepolis. Niark niark niark. 10h05 : Partie I en cours. J'espère qu'elle va kiffer mon intro parce que j'y ai mis toute mon âme 10h55 : Partie I finie, partie II amorcée... Je suis tellement motivée que j'ai presque envie de faire la carte (note de l'auteur : une carte est quasiment infaisable avec un sujet aussi vaste que les frontières) 11h : ma transition fait un peu C'est pas sorcier : "Dis donc Jamie, comment ça se fait qu'on ait l'impression de passer facilement les frontières, alors qu'en fait les fonctions de ruptures sont réaffirmées ? " "Mais Fred, c'est tout simple : ça tient en un phénomène tout simple : la mon-dia-li-sa-tion" 11h20 : Mon II C) me gave. Pas envie. J'le sauterait bien. Mon II fait déjà deux pages. Je vais encore finir tôt et être mal vue par ma classe studieuse alors que pour UNE fois, je rends une copie stylée. 11h45 : Début du III. Envie de partir. 12h : En fait ça me saoule. Je préfère colorier mon fond de carte. De toute façon, j'vais pas la faire. 12h10 : Hé ! Si je faisais la carte ? 12h15 : Non, sérieux, ma typologie ferait une carte pas mal... 12h16 : Oh et puis non, la flemme. Allez, je rédige mon dernier paragraphe, pour la peine. 12h25 : les conclu, c'est pour les faibles. Moi, j'ai pas trop envie de la faire. Je vais plutôt faire la carte. 12h26 : Bon, je ne rendrai peut être pas cette carte, mais c'est rigolo le coloriage. 12h28 : Allez, je fais une légende toute propre au cas où je décide de rendre la carte 12h30 : Je rédige la conclu, parce que elle, c'est sûr que je vais devoir la rendre... 12h31 : Telle une rebelle, je file manger chez moi, après avoir rendu ma copie ET probablement la seule carte que je ferai de l'année.
Et maintenant, un jour tranquille. Devinez qui va bosser de 15h à 19h cet aprem ? :D
HISTOIRE
Bon, alors impossible de me lever sans vertiges incessants. Donc pas d'épreuve pour moi, mais le sujet avait l'air intéressant : les civils et la guerre. Voila voila, j'espère vraiment être plus en forme demain, mais j'y crois assez peu vu mon état actuel.
ANGLAIS
Bon, vu le retard de ce post, vous vous doutez bien que je n'ai pas fait ce CB. Fiévreuse toute la nuit, j'ai valorisé le repos.
Et après ... ?
On est dimanche 23, hier j'ai bouclé mon dernier jour de vente et j'ai fini mon mi-temps. J'ai survécu. Fuck yeah. Aujourd'hui on fait Noël ; je crois que ma chambre n'a jamais été aussi clean depuis mon entrée en prépa. Demain, à la première heure, je serai dans un train pour Villepreux, avec la joie au coeur : je me tappe un splendide rendez-vous de médecin le 24 décembre. YOU-PI. J'ai fini presque toutes mes taches pour la grosse teuf familiale de ce soir, je vais donc avoir la joie de passer mon aprem à avancer mon Ian Hacking et mon recueil de nouvelles.
Donnez moi de vos nouvelles, ça me manque. Je vous souhaite de superbes vacances, de belles fêtes, bref, tout le bordel, quoi.
P.S : Nicolas, tu peux continuer à me mailer tes cours de philo tapés stp ? La fiche sur métaphysique et science m'intéresse bien, par exemple :) Merciii (si t'as besoin de fiches tu m'dis, hein).
En ce moment, je joue ma vie, ma santé, un peu tout
à pile ou face.
Mon corps tente régulièrement de m'assassiner ; je tombe dans les pommes tous les trois jours. Je fais des examens. Personne ne comprends vraiment. On essaye de me mettre sous anti-dépresseurs.
Moi, je veux garder mon cerveau.
Les concours blancs commencent jeudi, certains profs m'ont dit de ne pas venir, mais bon, si j'y vais pas il faut que je les rattrape pendant les vacances. Donc j'y vais, mais ça n'aura jamais autant été du tourisme.
Mon prof de philo a démissionné à cause de problèmes de santé ; il n'y a pas que moi qui tombe.
Le mi-temps que j'ai à côté de la prépa pour la période de Noël m'aide à vivre. Il est ma raison de me lever le matin et de sourire pour la journée à venir. J'aime ça. Peut être que quand j'aurai raté le concours, je deviendrai vendeuse plutôt qu'enseignant chercheur.
Je suis un peu dans le flou, mais un flou apaisant. Ce message a peut être l'air un poil alarmant, mais je ne vais pas si mal. Mon esprit s'en sort, c'est le corps qui pêche. Les deux s'en remettront, je ne m'en fais pas trop. Les vacances vont faire du bien.
Je commence une overdose de commentaire. Ca me fatigue ; je n'ai plus envie. J'ai eu 7 à Ponge. J'ai majoré. Après-demain, épreuve de spé lettres sur Baudelaire. Je suis fatiguée de ce rythme infernal et contre-productif. Mais il ne reste que deux mois.
Bien sûr, je n'ai rien révisé : entre être intelligent et vivre, il faut choisir. Improvisation, surtout en philo vu que je n'ai pas de cours, et pas le courage de synthétiser correctement ce qu'on m'envoie.
A côté, il y a Noël. Pour la première fois depuis des années, cette fête m'enchante. J'ai sans doute besoin d'une dose de paillettes pour recroire un peu en mes capacités. Je crois que je vais me faire un beau cadeau pour Noël. Je ne sais pas encore quoi, mais j'ai envie de me récompenser d'avoir tenu jusque là. J'ai l'impression de le mériter.
Je suis actuellement super bonasse. Je ne pense pas avoir déjà été aussi bien maquillée dans ma vie, j'ai trouvé LA tenue à la fois jolie et chaude. Je suis resplendissante. Quel dommage que tout ce beau travail soit absolument ruiné par les larmes d'ici quelques heures. On pourra me dire que c'est un peu con d'avoir fait quelque chose de si travaillé alors que je sais que je vais pleurer ; c'est vrai. Pour le coup, j'ai pas fait exprès. Je voulais tenter un maquillage fluide et un peu marqué, histoire que mes traits se démarquent un peu dans la salle de concert. Et puis ça a donné ça. Je ne sais pas si mon subconscient veut séduire, mais il m'emmerde. En rentrant, je ressemblerai à un gros panda dégueulasse, rougâtre, boursouflé, et plein de traces noires. Et dire que ce concert devait être une réjouissance...
Dans mes jolies chaussures, devant le miroir, je regarde. Je suis jolie. Quelle ironie que je réussisse à me trouver jolie un soir pareil. J'ai l'impression d'aller à un enterrement. Il va encore me blesser. J'ai l'impression d'avoir avalé une enclume, alors qu'en vrai, j'ai rien pu ingurgiter depuis hier soir.
Etre simplement heureuse me manque vraiment.
Je veux dire, pas simplement être en ataraxie (ce qui serait déjà pas mal remarque), mais contente. Me lever le matin en me disant que la journée va être belle. Tout ça me fatigue un peu.
25 nov. 2012
Je consacre mon 300e post à ce message :
J'ai hyperenvie de lire des BD.
Genre pleins. Pleins. Pleins. Pleins.
M'enfermer dans un café avec une pile de BD et ne plus en ressortir.
Besoin de cette vie culturelle qui me manque tant.
- Mais qu'est-ce que tu veux à la fin ? Tu nous emmerdes.
- Juste un peu de temps pour moi. Pour vivre. En hypo je voulais un cerveau, il y a un an je priais pour du temps.
Aujourd'hui, je veux me recréer une vie. Et que la prépa ne soit qu'une portion d'elle. Voilà.
Je vous ai un peu laissé en plan, mea maxima culpa. Pour ma défense, j'avais la grippe, et j'ai passé une semaine à surnager difficilement entre déprime, travail qui s'amasse sans que je puisse y faire grand chose, et maladie. J'ai mis du temps à m'en remettre parce que j'essayais quand même de rendre mon taff et de passer mes (ma, en l'occurrence) colles vu que j'en ai déjà loupé pleins (ok, deux).
Cet après-midi, je me retrouve à préparer le dernier DM avant mes concours blanc. Enfin j'espère, mais normalement c'est ça. Un commentaire, of course. De poésie en plus (berk). J'ai mon plan détaillé, que j'aurais bien été incapable de faire seule (merci Alexis) ; je compte rédiger pendant la semaine.
Il parait que pendant que j'étais malade, j'ai eu 12,5 en commentaire d'anglais... J'attends de récupérer ma copie pour comprendre ce miracle... Demain, j'aurai aussi le retour de mon commentaire sur Chateaubriand : je ne suis pas convaincue.
Etant malade, j'ai rendue une copie un peu nulle en DST d'histoire samedi. Je suis sortie au bout de 4h30 avec comme seule envie dormir. J'ai vaguement somnolé avant de faire ma sortie mensuelle. Hier, c'était au Dernier bar avant la fin du monde, à Châtelet. Je le baptise meilleur endroit du monde. Quand j'aurai du temps, c'est là-bas que je le perdrai. J'ai hâte.
Ceci-dit, ça va mieux. Physiquement je reprends le dessus, mentalement aussi. Le moral est meilleur, je n'ai plus une boule d'angoisse au ventre à l'idée d'aller en cours demain. Les semaines jusqu'aux concours blanc ne me semblent plus insurmontables. Ca va aller. Je vais sans doute faire cette première série d'exams à l'arrache, mais ça n'a pas d'importance. Voilà, je vais retourner à Ponge.
Boooon. Si tout va bien et si le temps le permet, je serai en route pour un stage de jazz vocal qui va sauver cette semaine pourrie quand vous lirez ça. Petit récap' de ma rentrée pour vous :
Lundi : Bouhouhouhouhou. J'veux-pas-y-aller-en-plus-j'ai-cinq-heures-de-cours-avec-une-prof-naaaaaaze ! Rendu de disserte de litté, avec en cadeau la moyenne pour ma pomme. Ouiouioui. Un cours de spé où on a rendu les DM sur Chateaubriand... Et où la prof a décidé d'en faire la correction sans attendre de lire nos devoirs ou de rendre nos copies. J'ai donc dû débiter mon plan (partiellement naze). Un grand moment de solitude. Et puis, bien sûr, ma colle d'anglais, as you know. J'en suis sortie moulue, avec quelques compliment pour my "fluent english", mais un exposé évidemment "too short". Ce qu'il y a de cool, c'est que j'ai pu bavarder avec le prof et lui dire que j'étais nulle en analyse politique étrangère, et que l'épreuve d'oral me saoulais sérieusement. S'en est suivi un dialogue drôle :
Me (ouais, en anglais, ouais) : "I'm sorry, but I don't like political analysis, I'm not good at it...
Him : Really ? And what do you like then ?
Me : LITERATURE
Him : *after a few seconds of silence* ... So do I *smiling at me* But, then, try to pass Ulm, even if the oral exam in comparative literature is not the same, you could have a literary text in the English oral.
Me : Hm... Yes... But arn't we suppose to speak latin or greek to pass Ulm ?
Him : Oh. Yes. You don't, do you ? Oh. Of course. Well. No, indeed, you can't. *awkward silence*
Après ce moment de solitude extrême, je suis rentrée chez moi, dormir à 19h tellement j'avais l'impression de me faire opérer du cerveau sans anesthésie.
Mardi : Ouah. J'ai jamais été aussi épuisée de ma vie qu'en me levant mardi. Tout était long et fatigant. Mes six heures de cours ont donc été une longue agonie, achevée par la phrase sublime du nouveau prof de ciné/spé LM : "oh, pas la peine de me regarder comme ça, vous n'allez pas me faire pleurer cette année !"
Mercredi : crise de spasmophilie juste avant le cours de philo. Guess what, j'avais colle de philo l'aprem. Aprem que j'ai donc passé à bader sous ma couette, sans vraiment réussir à dormir, ni à rien faire de constructif. Yay !
Jeudi : après une bonne nuit de sommeil, ça allait quand même plutôt mieux. Nouvelle batterie de textes de litté à commenter (poésie cette fois), dont le DM3 qui, lui, me fait pleurer. Ponge, tes textes sont beaux, mais un véritable enfer à analyser, voilà. En rentrant, j'ai fait un crumble aux poires, et dans un sursaut de motivation, j'ai commencé à réviser mon cours d'histoire pour ma colle de mercredi prochain.
Vendredi : Oh, merde. Mais c'est pas histoire que j'ai comme DST samedi (= demain), c'est GEO ! (A ce moment précis, il faut que je rappelle que je me suis dit pendant les trois premiers mois que je réviserai la géo pendant les vacances de la Toussaint. Evidemment, gros fail. Donc, j'ai 3 mois de cours qui s'accumulent PLUS une vingtaines de fiches d'articles que j'ai pas bouclé. Hahahahahaha).
Samedi : "Frontières, régions frontalières dans le monde : héritages et mutations". Pfffff. Dur de faire quelque chose d'intéressant, je trouve ; le plus dur c'était de ne pas ressortir un cours sur l'histoire des frontières et de problématiser le sujet. Then cookies, reading and spending time with my brother. Ca arrive trop peu.
Dimanche : Stage de chant, comme je l'ai dit ! Je suis rentrée, c'était génial. Génial genre merveilleux. Ca m'a fait un bien fou, ça m'a rappelé ma vie avant la prépa dans le bon sens : la vie que j'avais avant d'être obsédée par mon travail. J'ai relâché la pression, profité à fond. Du coup le retour à la réalité est juste méga dur. Le prof d'anglais en a profité pour nous ajouter un DM que je viens de découvrir ; j'ai envie de me pendre. Please, kill me now.
I'm tired. Exhausted. Please, don't mention I had two weeks of holidays or I'm going to burst into tears. Tomorrow I've my English khôlle. To work on it, I've read the main actuality of the week (in one word, of course : "OBAMA"), read some papers I had from the US embassy, and found why the democrats' symbol is a donkey. I even watched some series to be prepared to think in English on tomorrow afternoon (I hope series are like starchy food and work the day after you take it). I think it kind of worked, but please, forgive my mistakes : I'm far from being bilingual. Anyway : I've tried to be prepared, but I'm not. This khôlle is the only one that frightened me. Really. History is quite dreadful as well when our teacher is in a bad mood or when he decides to be though with us, but I feel more afraid by English (hey, guess what my next khôlle is after English ? You're right : History !)
First, if I love the language, I'm bad at political analysis. Even more in US political analysis. Then, a tiny little hour to do an entire summary plus commentary is ridiculous : we can't do a proper job, with profound analysis and problematic gist in a single hour. Or at least I can't. I'm not ready to do this. I can't improvise only with verb structures and pieces of sentences. That's beyond what I'm able to do on subjects I don't control.
This post is useless : I can't do anything but go on my khôlle tomorrow, wait and see. I know that, I'm not completely stupid. But I'm really scared and anxious.
I hope your eyes are not bleeding yet. I just wanted to express my feelings in a language that is more... me. I love speaking English. But I'm sorry if I made many mistakes.
Have a nice last night before an awful period of dark days, exams, rain and cold weather.
"You know when sometimes you meet someone so beautiful and then you actually talk to them and five minutes later they're as dull as a brick? Then there's other people, when you meet them you think, "Not bad. They're okay." And then you get to know them and... and their face just sort of becomes them. Like their personality's written all over it. And they just turn into something so beautiful... Well. Rory is the most beautiful man I've ever met".
Amy Pond
Devine quelle série je m'envoie en intraveineuse depuis un mois ?
On est lundi matin, j'ai ouvert mon traitement de texte. Et internet. Chateaubriand, Les Mémoires d'Outre-tombe, "Lucile". Ca me rappelle mon duel d'hypokhâgne sur le choc des égos : Stendhal contre Chateaubriand. Je regarde ce texte avec un peu de lassitude : j'ai encore trouvé une interprétation chouette à ce texte. Une interprétation peu classique, que ne comprendra pas ma prof de litté et qu'elle n'acceptera donc pas. Comme pour Voyage au bout de la nuit où elle a réfuté mon analyse sur la vision misanthrope du monde selon Bardamu qui n'était pourtant pas du tout tirée par les cheveux, et à peu près évidente (comment on peut lire le Voyage sans voir Bardamu comme misanthrope ?). Pour elle, il n'est que paranoïaque. Bref, j'arrête là la parenthèse d'incompréhension sur les compétences de ma prof de lettres, et je me reconcentre sur Chateaubriand.
Mon texte est souligné, j'ai mis pleins de couleurs. En fait, mon cours de litté devient un cours de coloriage. J'ai brossé un plan maladroit-pas top, avec quelques idées cohérentes. C'est le premier commentaire de l'année que je ne sens pas trop ; les autres j'avais quand même sorti des analyses potables. Là c'est pas mal non plus, mais j'ai l'impression de louper quelque chose. Et j'arrive pas à m'y mettre vraiment. Pas envie de commencer, même pas envie de le finir. J'ai envie d'être tout de suite aux concours blancs, histoire de passer à autre chose. A partir de janvier, tout va très très très vite, et je n'ai qu'une envie : que cette année s'achève pour passer à autre chose. Le master, la fac, la vie. Cette année m'est utile, mais c'est l'année de trop ; l'averse qui fait déborder la Seine.
Si on fait un point sur mon travail des vacances, c'est un peu pitoyable. J'ai deux autres commentaires à faire, dont je n'ai pas les références et que personne ne me donne, pas même les profs. Je me trouve coincée à ne pas pouvoir faire mon travail tout en sachant que ça ne va pas être une excuse valable à la rentrée. J'avais prévu de ficher mes cours de géo, de lire les articles, de faire des croquis et surtout d'apprendre mon cours d'histoire. Hahahahahahahahaha. J'ai rien fait. Je voulais aussi relire les Contes Cruels, mais je n'accroche plus. Je perds le goût de lire en ce moment, ça me fiche un coup. Le seul devoir qui me plait un peu, en fait, ce sont mes dissertes de littérature. Alors bien sûr, les sujets sont globalement chiants et tournent tous autour de la même chose (la langue) (Diable, ce que les sujets de disserte de mon prof de litté d'HK me manquent !), mais ça reste des dissertes, donc ça me plait.
Ce que j'ai vraiment envie de faire, c'est me balader, lire n'importe quoi, faire du piano et du chant, et mettre de côté la prépa. J'aurais aimé pouvoir faire cette année à la carte, choisir mes cours et j'aurais sans doute été mieux préparée au concours que je ne le suis maintenant. J'ai envie d'autre chose, je me projette déjà dans le CAPES et l'AGREG'.
Tiens, et si je commençais ce commentaire par "De tout temps les hommes ont aimé la littérature" ?
Je sors du cinéma, là, et j'ai été franchement bluffée par ce film d'animation, à la fois joli, troublant, bien joué, et surtout avec une belle histoire bien ficelée. Un film rare, qui ne s'adresse pas aux enfants comme à des demeurés, mais comme à des être susceptibles de comprendre la cruauté et la tristesse aussi bien que l'insaisissable beauté d'un geste, d'un dessin, ou d'une parole. Ce dessin animé fait du bien. C'est une chouette catharsis.
Qu'est ce que vous faites encore là ? Courez vous prendre cette claque ; on a trop peu l'occasion d'être émerveillé.
J'ai quand même fait pas mal de trucs gras, avec peu de légumes et beaucoup de fromage, je vais essayer de contrebalancer avec cette recette toute mignonne et très facile, pour manger des légumes vert même quand on en a pas vraiment envie.
Mais ça prend combien de temps son truc ? Le temps de réciter la chronologie complète de la III° République (en. 15 minutes)
Indice de flemme : 3/10 (tout simple et vite fait)
C'est bon pour... manger des légumes vert et engranger quelques vitamines.
Ca va très bien avec... Un dessert, pour compléter ce petit repas plutôt léger.
Ok, mais il faut quoi ?
- des haricots vert (100gr par personne environ)
- des tranches de poitrine fumée
- je vous avait dit que c'était simple. Deux ingrédients et on est partis !
Oui, mais on fait comment ?
Tu commences par faire cuire tes haricots à l'eau ou à l'autocuiseur, si comme moi, tu es équipé (minute de satisfaction personnelle). Ca prend environ 15 minutes. Pendant ce temps, tu peux avancer ton livre de chevet. Quand il reste environ 5 minutes de cuisson, tu sors une poêle et quand elle est bien chaude, tu fais griller les tranches de poitrine. C'est bon quand c'est bien cuit.
Plus que le dressage : des petits tas de haricots liés par une tranche de lard. 3-4 par personne, mais bon, après, tu fais comme tu veux.
Variante
Pour les végétariens, on peut faire une variante avec des asperges (7 minutes de cuisson) et un mélange ricotta-gruyère-parmesan : 10 minutes au four, jusqu'à ce que ce soit bien gratiné. Pour ceux qui veulent absolument de la viande, il est aussi possible de faire cette variante en y ajoutant des tranches de jambon cru, avant de napper les fagots d'asperges de fromage.
Bon, c'est pas tout ça, mais quand on est en prépa (ou pas du tout), il faut manger des légumes de temps en temps, sinon on devient mou, et gras, et sans aucune vitamine dans l'organisme. Tu me diras que ouais, en effet, c'est pas cool. Donc, transition de tarré, attention accroche-toi : aujourd'hui, la ratatouille (vu le titre, cet effet de suspense ne servait à rien).
Mais ça prend combien de temps ton truc ? Une bonne heure ; plus ça mijote, meilleur c'est. La bonne nouvelle c'est que ça se fait tout seul, et que donc tu peux aller commencer ton plan de disserte en retard sans rien surveiller. Allez, plus vite que ça.
Indice de flemme : 3/10 (et encore, je mets 3 parce que c'est un peu technique de couper les légumes, tu comprends ?)
C'est bon pour... avaler des paquets de vitamines, remplir son quota de légumes pour le mois en un seul repas, et changer un peu des habituels pâtes/purée/haricots verts pour les plus aventureux.
Ca va très bien avec... environ tout, même avec des féculents (pain/pâtes/riz et même quinoa même si je ne crois pas que ce soit un féculent et que j'ai la flemme de googler) si vous ne pouvez pas vous en passer. Ma chère Claire se souviendra de la magnifique assiette de ratatouille-coppa que nous dégustâmes ensemble cet été, dans un climat de pur bonheur. Mais je m'égare.
Ok, mais il faut quoi ? - 2 poivrons (tu peux varier les couleurs si tu veux) - 4 courgettes - 4 tomates - 1 aubergine - 3 oignons - de l'ail (selon les gouts) - du persil et/ou du basilic (selon la saison et les gouts) - de l'huile d'olive (ou de l'eau si tu es au régime, mais bon. hein. C'est moins bon, quoi). Oui, mais on fait comment ? Tu prends une grande casserole ou mieux, une poêle anti-adhésive à rebords hauts. Dans l'huile d'olive, tu fais revenir tes oignons avec tes poivrons. Tu ajoutes l'aubergine. Tu couvres et tu t'en vas trouver ta problématique et ton plan. 15 minutes avant la fin, tu ajoutes les courgettes, les tomates et l'ail. Tu couvres et tu t'en vas trouver des idées d'intro et d'ouverture de conclu (et, soyons raisonnable, finir ton plan détaillé). 3 minutes avant tu ajoutes le basilic et/ou persil. Je précise que pendant toutes ces étapes, le feu est doux et que tous les légumes ont préalablement été coupés en petits dés. Quand ça a bien compoté, tu retires du feu. Les proportions que j'ai données sont pour un grand plat : j'ai la chance d'avoir un congélateur et je n'aime pas tailler les légumes, donc quand je fais de la ratatouille, je remplis des tupperwares (oui oui ma bonne dame), histoire d'en avoir des portions toutes prêtes au cas où en envie subite de légumes me prendrait. Variante Je suis vraiment à la bourre sur cette disserte, je vous dispense donc de variante. Je suis preneuse des idées qui peuvent vous traverser l'esprit. Class dismissed !
Pfiou. J'ai terminé mardi mon mois de folie, donc je suis à peu près de retour ici. Petit retour sur les faits de ces derniers temps en deux-deux, pour ceux qui n'auraient pas tout suivi :
J'ai fini par parler à mes profs de mes problèmes familiaux omniprésents, du coup ils sont pour la plupart absolument adorables avec moi. J'ai même eu droit à une phrase splendide de mon prof d'anglais : "Non, mais reposez-vous, sortez, faites la fête. Laissez la prépa de côté et concentrez vous sur l'essentiel : vivre". Pour mettre les choses en contexte, j'avais des vieux spasmes de stress pendant son cours à tel point que j'ai dû sortir et ai frôlé la crise de spasmophilie. Bon, sinon ils sont cool.
Speaking of English, ce nouveau prof est un fou. Il a donc proposé à neufs volontaires (dont moi), d'aller à l'US ambacy le 7 novembre, au petit dej' d'investiture du nouveau président des Etats Unis, élu la veille. Voilà, je vais me retrouver en fancy dress à grelotter à 7h30 dans le métro (pour être là à 8h pile, tu vois), et ça va être trop trop trop chouette.
Niveau cours, avouons-le, c'est du grand n'importe quoi. Je bacle, je lis peu, et le contrecoup d'un mois de travail acharné à rendre des devoirs tous les trois jours est assez dur. Actuellement, je glande comme la pire des procrastinatrices au lieu de réviser mon DST de lettres TC de samedi. C'est sur le roman, genre que je maîtrise plutôt bien, donc j'y vais assez confiante malgré la fourberie légendaire de ma prof de lettres. Ca risque de se finir en 5/20, mais je m'en fous un peu, en fait. Je passe en mode coma jusqu'aux vacances.
niveau cuisine, j'ai fait des gyoza, et c'était méga bon. Je ne vous mets pas la recette tout de suite parce qu'il y a certaines choses que j'aimerais affiner un peu, notamment au niveau du temps : entre faire la pâte, tailler les légumes pour la farce, et la double cuisson, j'y ai passé l'aprem. Donc là je cherche des solutions pour pouvoir boucler ce plat trop cool en une heure max (challenge de ouf). J'avance sur l'élaboration de mes recettes d'après les vacances, notamment celles pour Noël/l'hiver/les recettes américaines. Si jamais vous avez des envies, des idées, ou des commentaires, une fois de plus n'hésitez pas.
Sur cette photo, mes gyoza font très ravioles.
Après la 1° phase de cuisson (vapeur pour cuire la pâte et la farce). C'est moche, mais c'est bon. Je ne mets pas de photos de la 2° cuisson (poêle mit sauce soja und huile de sésame)
Niveau fac, je viens tout juste de boucler mon dossier et de le poser à la poste (quatre timbres pour l'envoyer, bande de salauds). Je précise que la date limite de l'envoi des dossier, c'est... Demain. Ca fait deux semaines que je bataille avec l'administration du lycée qui a mis des plombes à nous filer LE papier essentiel pour l'inscription ; ils nous l'ont enfin photocopié et distribué hier.
Niveau loisirs, je m'en sors bien. Beaucoup de chant malgré ma voix explosée par la trachéite. A force de courir partout et de me coltiner les multiples escaliers de Sèvres, je renoue aussi avec le sport. Parfois, l'envie de nager me chatouille le bout des pieds, mais ça me fatiguerait vraiment trop. Et à part ça, ce soir, je vais voir Astier au théâtre de ma ville (hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii) ; je vous raconterai. Samedi, c'est rebelote avec François Morel et le Bourgeois Gentilhomme (HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII).
Last but not least, niveau "je-me-fais-du-bien", je me suis acheté deux trucs top dernièrement. Un nouveau portefeuille parce que le mien partait en charpie et perdait mes sous (problématique). Voici la merveille dont je suis tombée amoureuse :
Oui, oui. Mon portefeuille est un livre. Mouhahaha.
Pour le reste, il s'agit essentiellement de ce T-shirt :
Stay tuned, mon article sur la ratatouille est plutôt drôle. Bientôt, plus d'infos sur le merveilleux monde de la khûbe. J'ai encore l'espoir insensé que les vacances de la Toussaint vont me permettre de rattraper mon retard en plus de faire la tonne de travail qu'on nous impose. Hahaha. Tant de naïveté, après trois ans, c'est fou non ?
J'avoue : je suis très très peu présente ici, c'est une honte. En même temps, je n'ai jamais été autant surchargée de ma vie. Mes seuls moments de repos sont ceux où je me laisse 20 min de lecture ou 40 min de Doctor Who (un seul épisode cette semaine, pour vous dire à quel point je bosse). Voili voilou. En vrac, pour demain, j'ai un plan détaillé de géo, une version et des pistes de commentaire d'anglais. Un autre English commentary pour lundi, sur un texte qui ne me dit strictement rien. Mais genre, rien. Du tout. Autant dire que ça ne m'était pas arrivé depuis hyper longtemps.
J'ai l'impression de courir partout, tout le temps ; mentalement comme physiquement. Pour le moment je ne ressens pas vraiment le besoin de prendre une pause. Par contre, un très grand besoin de lire quelque chose qui me plaise vraiment. J'ai besoin de relancer mon envie de lecture par un bouquin simple et vite expédié : j'ai l'impression de perdre le goût de la lecture à force de passer mon temps à tenter de rattraper mon retard. Du coup, j'ai commandé le dernier Ken Follett, sorti hier. Pourvu que ça me redonne un brin de foi !
Il faut dire qu'en plus de l'accumulation de taff, quelques ennuis familiaux me pourrissent correctement la vie. Résultat : la prépa rend tous les problèmes extérieurs impossibles à gérer ; j'arrive à me concentrer sur rien, les maux de tête me tabassent le crâne depuis quelques jours, bref. Je pourrais aller mieux.
De façon absolument étrange, mon moral reste pourtant globalement bon, et plutôt optimiste. Je ne comprends pas trop, mais bon, j'avoue que là, je ne cherche pas des masses non plus.
J'espère que vous allez bien !
Vous le savez : j'aime les pâtes. Heureusement, parce que je risque de rester étudiante un certain temps. Sauf que les pâtes, pour que ça reste un plaisir, il faut les cuisiner, et mettre des trucs chouettes dedans. Si un jour je prends le temps d'apprendre à faire des ravioles, je vous en parlerai. Pour l'instant, je me contente de vous présenter cette petite recette simple et bonne, inspirée par une pub pour de la crème fraiche avant masterchef (true story).
J'utilise deux sortes de pâtes SI JE VEUX, d'abord.
Mais ça prend combien de temps ton truc ? 10 minutes, allez, 12 à tout casser. Le temps de comprendre la définition d'"ontologie".
Indice de flemme : 5/10 (pas très dur, quelques trucs de préparation à faire, surveillance de cuisson, assez vite fait)
C'est bon pour... manger des pâtes... Mais avec des légumes (et même des protéines, dingue) !
Ca va très bien avec... Un petit rayon de soleil et Bonjour Tristesse.
Ok, mais il faut quoi ? - des pates (CQFD)
- de la crème fraiche (CQFD)
- du blanc de poulet (CQFD)
- des tomates cerise (CQFD)
- du basilic (pas tout à fait CQFD, mais vu mon amour pour cette herbe, un peu CQFD quand même)
Oui, mais on fait comment ?
Tu fais cuire tes pâtes. Dans une poêle à côté, tu fais revenir ton poulet coupé en petits bouts (le premier qui me demande où il était parti, je le tappe), quand il commence à dorer, tu ajoutes les tomates cerises coupées en deux, histoire de les faire confire et d'en enlever l'acidité. Pendant ce temps, tes pâtes sont prêtes. Tu égoutes gentiment tout ça, avant de les passer à la poêle, où tu les aroseras de crème fraiche épaisse. Tu mélanges bien le tout pour que ça fasse comme sur la photo. Last but not least, tu cisèles du basilic et tu en saupoudre ton assiette. Et tu manges.
Et HOP, on change d'angle !
Variante :
J'ai cherché pas mal, mais faire toutes les variantes de pâtes, j'ai un peu la flemme. Donc pas de variante aujourd'hui, ce paragraphe n'est qu'une feinte.
Déjà, j'aime bien le fromage, mais alors le chèvre, j'adore. C'est un des premiers trucs que j'ai eu envie de cuisiner en salé (j'ai fait beaucoup beaucoup de pâtisserie avant de me rendre à l'évidence que je ne me nourrirais pas de petits choux et qu'il fallait tenter une autre approche). Ce soir (il est 23h à l'heure où j'écris cette chronique), voici donc deux façons de faire le chèvre chaud.
Mais ça prend combien de temps ton truc ? Indice de flemme : 3 ou 4/10 selon si on utilise le four ou le poêle
C'est bon pour... se faire plaisir avec du chèvre
Ca va très bien avec... Comme à chaque fois qu'on fait un truc un peu gras, une petite salade est parfaite.
Ok, mais il faut quoi ?
- du chèvre, de préférence frais
- de la chapelure, des aromates et un oeuf battu pour la version poêle
- du pain, éventuellement de la tomate et du basilic pour la version four
Oui, mais on fait comment ? PoêleTu fais chauffer ta poêle. Pendant ce temps, tu coupes ta bûche de chèvre en tranches, et tu trempes chaque tranche dans l'oeuf battu, puis dans la chapelure. Tu passes à la poêle après avoir fait fondre du beurre et tu laisses cuire. La bonne texture : doré à l'extérieur, fondant à l'intérieur.
Les chèvres, juste avant de sauter dans la poêle (c'était le soir, l'éclairage est minable)
Four Préchauffe ton four, et prépare tes tartines. Pain + basilic + éventuellement une tranche de tomate + fromage de chèvre. Enfourne et surveille jusqu'à ce que le fromage grille un peu (env. 10 minutes). A dévorer tout de suite. Variantes :
Le feuilleté au chèvre : pour ceux qui ont un four. Acheter une pâte feuilletée, y découper des ronds de pâte (avec un verre, ça marche bien) et enfermer le chèvre dans deux ronds de pâte. Pouf, au four. Une pâte feuilleté fait entre 5 et 6 petites tourtes.
les billes de mozzarella. Pour tout le monde. Il suffit de remplacer le chèvre par des billes de mozzarella. Je n'ai jamais testé, mais ça a l'air cool. Attention de mettre une bonne couche de chapelure pour ne pas que le fromage dégouline dans la poêle. Ca peut aussi se faire en friture, plongé dans une casserole d'huile bouillante, mais c'est à surveiller très très très attentivement.
les tartines de fromage. Pour ceux qui ont un four, encore. Enlever la tomate, mettre une bonne couche de mozza, et une autre de fromage à raclette. Parfait pour l'hiver.
Il y a sous notation et sous notation.
Je n'ai jamais (ou presque) trouvé la sous-notation horrible en prépa. Au moins en hypokhâgne. Avoir 8 au lieu de 12 ne m'a jamais trop traumatisé ; pour moi c'est un système qui vise à ne pas nous laisser nous reposer sur nos lauriers et à faire vraiment attentions à nos petites erreurs. C'est vrai qu'en ayant 16 de moyenne en terminale en en foutant pas une, je n'avais pas franchement envie de me demander pourquoi j'avais eu 15 et pas 18 au dernier DM de philo. Bref, c'est plutôt pas mal de se voir relativiser sa moyenne pour commencer à chercher la petite bête et réellement progresser.
Mais il y a aussi sous-notation ; celle que j'expérimente en ce moment et qui m'énerve un peu. Sous-notation dans un sens moins juste et plus partial, et qui n'implique pas nécessairement de mauvaises notes. Je m'explique, attendez une seconde. Mon explication sur la Chartreuse était vraiment bonne. C'est un texte que j'avais maîtrisé, dont l'étude était minutieuse, appuyée, argumentée et personnelle. Un bon travail. La prof m'a dit que c'était vraiment bon, n'a pas ajouté grand chose et m'a même sorti que mon interprétation l'avait convaincue alors qu'elle n'avait pas la même lecture du texte que moi. Bref, elle m'a félicitée, et m'a dit qu'elle allait réfléchir à la note à me donner. J'ai reçu un mail de sa part hier ; j'ai eu onze et demi. Evidemment, c'est une note tout à fait correcte, et je ne devrais pas m'en plaindre. Mais il y a un profond manque de cohérence dans cette notation : mes précédentes explications, biiiiien moins bonnes, m'ont valu au pire un douze (et elle était nulle), au mieux un quinze (et elle était moins aboutie que ma Chartreuse) ; donc je ne comprends pas. La seule idée qui s'impose à moi, c'est que, définitivement, cette prof ne m'aime pas (comme vous savez, je le lui rends allègrement).
Il y a donc, à mon sens, une sous-notation saine pour nous pousser à nous dépasser, et une sous-notation de pouvoir qui vise à nous brimer. "Tu n'arriveras pas à ma cheville". Un de mes profs nous disait que souvent, les professeurs n'arrivent pas à mettre une note plus haute que celle qu'ils ont eu à l'Agreg' ou à l'ENS. Ma prof de lettres est normalienne ; je ne comprends pas comment ça peut être possible avec une moyenne de classe qui tourne autour de 6-7. Je trouve lamentable de mépriser un des professeurs qui devrait me pousser à m'améliorer, mais comment avoir de l'admiration pour quelqu'un qui, tout en nous disant que La Princesse de Clèves a été écrit en 1878, nous saque pour le manque de précision de notre expression ?
Demain matin, c'est la rentrée (c'est là que je suis démasquée et que vous vous rendez compte que j'écris ces chroniques à l'avance), et je me suis rendue compte que je n'avais plus rien à manger pour le matin. Ô rage, ô désespoir, ô régime ennemi ! En plus, manque de temps et de vacances oblige, mon thé est banni. Bref, j'ai ressorti une bonne vieille recette du placard, vite faite et super bonne, histoire de pouvoir manger tranquille quelques matins sans me prendre le choux. Bon, désolée pour ceux qui n'ont pas de four, là j'ai pas pu adapter.
Mais ça prend combien de temps son truc ? Préparation : le temps que ton four chauffe Cuisson : 8-12 minutes. Indice de flemme : 4/10 (pas dur, pas trop de trucs à faire, vite fait). C'est bon pour... manger avec du thé, du café, ou tout seul parce que c'est bon. Ca va très bien avec... Un thé, un café ou autres... Et un bon petit DST. Ok, mais il faut quoi ? - 250g de farine - 125g de sucre roux - 125g de beurre - un sachet de levure - une cuillère de miel - un sachet de sucre vanillé - 2 oeufs
- des pépites de chocolat
Oui, mais on fait comment ? Tu mélanges sucres-farine-levure et une pincée de sel (sauf si tu utilises du beurre salé). Après, il faut ajouter du liquide, sinon ça va rester un gros tas de grains ; tu fais donc fondre le beurre et tu l'ajoutes. Et puis les oeufs et le miel, pour finir par les pépites. Après, au four chaud (200-220°) pendant 8 à 12 minutes selon si on les aimes un peu fondants ou bien croustillants.
Moi, j'aime bien moelleux
Ca donne envie, non ?
Variantes :
En fait, "cookies" est simplement le nom générique de petits gâteaux secs, c'est l'habitude qui nous l'a fait associer nécessairement aux pépites de chocolat. En fait, mille recettes sont possibles. Donc quelques variantes :
Remplacer les pépites par du pralin ;
Ne rien mettre d'autre que de l'essence alimentaire de bergamote (on en trouve ici). Avec le thé, c'est merveilleux, et personnellement je trouve ça apaisant ;
Ajouter du chocolat et/ou fabriquer des pépites aux chocolats blanc ou au lait, histoire de varier.
Une insomnie, encore. Il est bientôt cinq heure du matin, et je n'arrive toujours pas à dormir. D'habitude, je rentabilise mon manque de sommeil en avançant mon travail, mais cette nuit, rien à faire. Il faut dire que les antibios que je m'envois depuis quatre jours pour traiter cette putain de rhino trachéite m'explosent le cerveau. J'ai donc fini de rédiger mon premier DM de spé sur Nerval dans un état second, et j'ai demandé un délais pour le commentaire de Michelet. J'ai un plan, il ne me reste qu'à rédiger, mais cette nuit, même ça c'est trop dur. Actuellement, à côté de moi s'entassent mon exemplaire de Voyage au bout de la nuit (je viens d'en lire 10 pages et j'ai envie de me pendre), mon commentaire de Michelet à peine commencé (une intro et une première sous partie baclée) et mon dossier d'inscription pour la fac (oui, je suis vraiment désespérée, là). Si je voulais pousser le vice, je relirais les docs et cours qu'on m'envoie sur la métaphysique, mais vraiment, mon cerveau ne me foutra pas la paix ce soir. Impossible de se concentrer ; incapable de dormir. Je suis dans la merde.
Tu me diras que je suis encore arrêtée demain, que du coup, je pourrai dormir plus longtemps, et qu'après tout une nuit blanche n'est pas si grave (et puis bon, j'ai buen dû dormir trois-quatre heures déjà). Ouaip, pas faux. Mais j'ai peur que ça recommence. J'ai pas envie d'être un zombie comme en début d'année (oui oui, je suis consciente que le début d'année c'était il y a trois semaines). Peut être que c'est juste l'inactivité de la maladie, ou simplement mon cerveau qui en a marre de commater deux jours sur trois. Je ne sais plus quoi faire, là. Pas envie de me mettre aux somnifères.
Je pense aux hypos, qui pour certains doivent finir Michelet à l'heure qui l'est. Ou qui se sont juste endormis dessus, comme il se doit. Je pense à ma géo, à mon taff, à mon code. Je n'ai même pas le courage de me sentir dégoûtée ou stressée ; simplement lasse. J'ai pas envie.
Oh, tiens. Je viens d'apercevoir les chroniques de François Morel. Parfait.
C'est drôle, avec cette histoire de recettes de cuisine publiées une fois par semaine, j'ai l'impression qu'il y a tous les jours de nouveaux trucs à lire ici. Navrée de vous envahir. N'hésitez pas à me dire si les recettes vous plaisent, si vous avez d'autres idées, et de commenter mon programme de recette, inscrit dans l'onglet Du côté des fourneaux. Je n'ai que peu de retours sur ces articles de cuisine, donc si ça vous gave, autant que j'arrête (aucun intérêt pour moi : je sais faire tout ça, donc bon).
Pour ceux qui ne connaissent pas, les gyoza ressemblent à ça. Et c'est méga bon.
Pour continuer dans la bouffe, en ce moment, j'ai une envie folle de cuisiner. Problème : ma famille s'est mise au régime, donc dès que je brandis le moindre petit pot de beurre, je me fais allumer. En plus on regarde masterchef, je vous raconte pas la torture. DU COUP, mon obsession du moment (et non des Frontières. Oh, tiens, ça y est, le programme est en train d'envahir ma vie), ce sont les gyoza, c'est-à dire, pour les non addicts à la cuisine sino-japonaise, des raviolis au boeufs, légèrement grillés. Comme je n'arrive décidément pas à me faire mes propres chirashi, les gyoza me lorgnent depuis plusieurs semaines et je meurs d'envie d'en faire. Plus qu'à trouver le temps, hahaha.
Bref, il n'y a pas que la cuisine dans ma vie, of course ; n'oublions pas que je continue de bosser comme une frapadingue. Je termine doucement mes plans, histoire de pouvoir rédiger tranquilou la semaine prochaine, pendant que les nouveaux khâgneux paniquent parce qu'il ne reste qu'une semaine et qu'ils n'ont même pas lu le texte. En géo, je destresse. Merci, merci Anaïs pour ton mail, pour ton aide, pour toutoutoutoutout. Sérieux, si j'ai une note potable à cette colle, ce sera la tienne (comme quoi tu continueras à faire un peu de géo, tu vois !). Je commence déjà à me faire un programme de boulot pour les vacances de la toussaint (fiche de géo + double disserte de litté TC + inévitable commentaire de spé) ; bref, plus qu'hier et bien moins que demain, je suis organisée.
Ca tombe bien, parce que le reste de ma vie, c'est un peu de l'impro à chaque seconde. Je sors tout le temps : cette semaine, j'ai passé tout mon jeudi aprem au cimetière du Père Lachaise avec un ami, à rigoler entre les tombes (note pour moi-même : certaines personnes viennent au Père Lachaise pour visiter des parents morts. Il ne faut donc pas trop se bidonner, ça fait mauvais genre. Particulièrement près des multiples mémoriaux de la Shoah), et ce soir, ça va un peu être la soirée du siècle.
Une des grandes déception de ma vie : la tombe de Desproges est à l'abandon. Je pense bien qu'un des objectifs de mon existence sera de refaire une tombe décente à ce Grand Homme.
Ca c'était juste pour rire. Ceux qui connaissent mon parcours en rirons.
Last but not least, je commence la comédie musicale dans quelques heures. J'ai donc récupéré le CD d'enregistrement des morceaux (très décevant et plutôt faux, mais bon, verdict cet aprem), et la prof m'a rappelée pour me donner un morceau en particulier à bosser pour tout à l'heure (je suis en cabaret) :
Bref, une semaine bien remplie (et encore, je ne vous raconte pas tous les méandres tortueux de ma vie sentimentale).