Euh... Oups?
Mais j'ai rien fait moi! J'ai lu 10 bouquins, vaguement relu de la grammaire anglaise et... Passé 4 jours à regarder Docteur House. Tout est prêt: les fournitures, le sac, les 12 paquets de feuilles etc etc. Voilà, dans 15 jours je commencerai déjà à ne plus en pouvoir et dans un mois j'aurai probablement passé au moins une colle. Dans 3 jours je serai en cours, j'aurai un emploi du temps, des occupations et des tonnes de boulot. Déjà.
Je suis pas encore rentrée et je regrette déjà ces belles vacances qui me plaisaient tant. J'ai envie de voyager, de repartir. Moi qui ai toujours adoré les rentrées et leur ambiance, les cahiers neufs, cet espèce de trac avant de rentrer, j'ai vraiment pas envie. D'habitude au bout d'un mois j'en ai marre. Glander ça va bien mais au bout d'un moment, STOP. Et là, je ne rêve que d'un mois de plus.
Pas envie, j'ai pas envie. Du tout. Je perds toute motivation pour la prépa avant d'y être. J'en suis pas à me dire que j'y arriverai jamais, mais c'est juste parce que j'ai pas l'impression que j'y serai bientôt. Je me sens pas plus nulle que les autres puisque je suppose qu'on va tous être dans le même bousin. La différence se fera dans l'adaptation. Je ressentirai peut être plus la pression à ce moment là. Pour le moment c'est niet.
Tiens, d'ailleurs, docteur House m'appelle!
A bientôt pour le compte rendu des premiers jours :)
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31 août 2010
13 août 2010
J'm'en fous j'm'en fous... On est vivant tant qu'il est encore temps :D
Paumée paumée paumée.
J'sais pas ce que je veux. Une belle histoire d'amour, un peu de temps pour réfléchir sur ce que j'attends vraiment (et un peu pour me prouver que je suis encore capable d'être célibataire sans perdre toute confiance en moi), ou même une relation libre.
Même en cours je sais plus rien. Je vais morfler, très probablement. Je devrais être au comble de l'excitation, au sommet du stress et toujours rien. Pourtant j'ai fait mes fournitures, et d'habitude c'est là que le déclic' se fait. Quand j'achète des fiches, des stylos, et un paquet de classeurs, normalement ça me fait tilter sur le fait que le moment de les utiliser se rapproche sensiblement... Mais décidément, rien.
Il parait qu'on est tous comme ça en ce moment. Tous perdus.
En plus j'ai eu l'idée à la con d'écouter des pulsions et de reprendre contact avec de vieux amis perdus de vue. Vague de nostalgie presque agréable, l'imagination qui s'emballe toute seule, tous ces petits évênements auxquels je pensais naïvement échapper. :)
Pourtant je me sens bien. Je lis, je nage, je dors. Je revois mon père, j'écoute les Têtes. Ca fait vraiment du bien :D Quelques petits détails stupides me rendent euphoriques, d'autres, encore plus anodins, me rappellent que tout n'est pas simple, mais que finalement c'est normal, c'est ça la vie.
Décider une prépa n'est pas ruiner sa vie sociale. Du moins je l'espère. J'ai pas particulièrement envie de tout laisser derrière moi et ne revoir les gens pour qui je compte que dans un an ou deux. Hors de question.
Tout ça ne sera qu'un jeu. Une année qui ne peut être qu'un bénéfice. Alors pas de pression inutile. Ni sur le boulot, ni sur la vie sociale.
Inch'Allah
J'sais pas ce que je veux. Une belle histoire d'amour, un peu de temps pour réfléchir sur ce que j'attends vraiment (et un peu pour me prouver que je suis encore capable d'être célibataire sans perdre toute confiance en moi), ou même une relation libre.
Même en cours je sais plus rien. Je vais morfler, très probablement. Je devrais être au comble de l'excitation, au sommet du stress et toujours rien. Pourtant j'ai fait mes fournitures, et d'habitude c'est là que le déclic' se fait. Quand j'achète des fiches, des stylos, et un paquet de classeurs, normalement ça me fait tilter sur le fait que le moment de les utiliser se rapproche sensiblement... Mais décidément, rien.
Il parait qu'on est tous comme ça en ce moment. Tous perdus.
En plus j'ai eu l'idée à la con d'écouter des pulsions et de reprendre contact avec de vieux amis perdus de vue. Vague de nostalgie presque agréable, l'imagination qui s'emballe toute seule, tous ces petits évênements auxquels je pensais naïvement échapper. :)
Pourtant je me sens bien. Je lis, je nage, je dors. Je revois mon père, j'écoute les Têtes. Ca fait vraiment du bien :D Quelques petits détails stupides me rendent euphoriques, d'autres, encore plus anodins, me rappellent que tout n'est pas simple, mais que finalement c'est normal, c'est ça la vie.
Décider une prépa n'est pas ruiner sa vie sociale. Du moins je l'espère. J'ai pas particulièrement envie de tout laisser derrière moi et ne revoir les gens pour qui je compte que dans un an ou deux. Hors de question.
Tout ça ne sera qu'un jeu. Une année qui ne peut être qu'un bénéfice. Alors pas de pression inutile. Ni sur le boulot, ni sur la vie sociale.
Inch'Allah
7 août 2010
Perdue dans les ténèbres des illusions tellement rassurantes, je cherche à allumer la lumière
Bin voilà, j'suis plus hors du temps. J'ai un calendrier au dessus de la tête qui me dit que oui, on est le 7 août, que si je m'étais mieux démerdée, je serai peut être en vacances avec quelqu'un qui m'aime (oui je sais, les regrets ne servent à rien). Qu'il ne reste plus que 3 semaines. Je me remets à lire un peu. Doucement, comme si j'avais peur.
J'écoute Tryo, ça faisait longtemps. Encore un groupe que j'écoutais beaucoup en 3°, qui est rattaché dans mon esprit à certaines personnes que j'ai perdues depuis. La nostalgie est une petite mort. Je sais bien. Mais quand j'ai peur je remue le passé. C'est pratique le passé. Quoi qu'il te soit arrivé, tu as tellement idéalisé que t'as l'impression que tout était mieux avant. Donc comme j'arrive plus à me projeter, et que j'en ai même plus envie. Est ce que ça veut dire que je grandit? Que je suis une adulte? Ou simplement que je me perds, que je me renie?
"Deviens qui tu es".
(oui, je suis allée voir "L'Age de Raison" et je me souviens pas avoir autant pleuré devant un film)
Facile à dire. N'empêche que je le reverrai bien, rien que pour me permettre de repleurer comme ça. Au moins ça me donnerait une bonne raison de le faire.
Ca va aller mieux. Je vais me bouger. Réagir. Je veux pas m'engluer dans la tristesse. Je vais arrêter de manger tout ce qui me passe sous la main (je me suis rendue que j'ai plus tendance à être triste quand je mange du sucre et qu'en plus ça me dérègle: je fais plus la différence entre la faim et l'envie de manger. Donc je vais réduite, me rerègler.)
J'écoute Tryo, ça faisait longtemps. Encore un groupe que j'écoutais beaucoup en 3°, qui est rattaché dans mon esprit à certaines personnes que j'ai perdues depuis. La nostalgie est une petite mort. Je sais bien. Mais quand j'ai peur je remue le passé. C'est pratique le passé. Quoi qu'il te soit arrivé, tu as tellement idéalisé que t'as l'impression que tout était mieux avant. Donc comme j'arrive plus à me projeter, et que j'en ai même plus envie. Est ce que ça veut dire que je grandit? Que je suis une adulte? Ou simplement que je me perds, que je me renie?
"Deviens qui tu es".
(oui, je suis allée voir "L'Age de Raison" et je me souviens pas avoir autant pleuré devant un film)
Facile à dire. N'empêche que je le reverrai bien, rien que pour me permettre de repleurer comme ça. Au moins ça me donnerait une bonne raison de le faire.
Ca va aller mieux. Je vais me bouger. Réagir. Je veux pas m'engluer dans la tristesse. Je vais arrêter de manger tout ce qui me passe sous la main (je me suis rendue que j'ai plus tendance à être triste quand je mange du sucre et qu'en plus ça me dérègle: je fais plus la différence entre la faim et l'envie de manger. Donc je vais réduite, me rerègler.)
1 août 2010
"Tu habites où déjà?" "Euh... Entre la Bretagne, les Yvelines et les Hauts de Seine. Je sais plus trop"
Bin voilà. Ca fait 3 jours que je campe dans ma chambre, enfin mon ancienne chambre, future chambre de ma soeur (ça fait pas mal de chambres dans la même phrase, désolée). Je campe chez moi, enfin chez mes parents. Officiellement, depuis les inscriptions, j'ai changé de domicile. De retour depuis quelques jours dans la demeure familiale, je comprends de mieux en mieux que cette vie est derrière moi. 3 nuits sur une chauffeuse inconfortable, emmitouflée dans un sac de couchage. Des caisses partout, de grands sacs de n'importe quoi avec marqué "à trier". Evidemment ça fait 2 jours que je glande, que je vois des potes, que je me balade, que je me lève au milieu du bordel en me disant "ah! Peut être bien que je rangerai cet aprem!". Et puis finalement non, évidemment. Mon premier réflexe a été de rebrancher mon vieil ordi (celui sur lequel j'écris présentement). Le deuxième de me dégotter un sac de couchage pour pouvoir dormir. Le troisième d'aller voir les chatons, nés il y a quelques jours dans l'endroit le plus calme de la maison: ma chambre. 3 minuscules boules de poil, chouchoutés par leur mère. C'est cliché mais je craque. Ils sont tellement mignions! Par contre, à cet âge là, ça grince (on ne peut pas vraiment dire que ce soit des miaulements) toute la nuit. Donc passage par la case boules quies pour avoir la paix.
BREF. Fin de la parenthèse Kawai "j'ai des chatons trop chous".
Un matin, on se réveille, et c'est dimanche. Celui où, justement, on avait décidé de repartir vers l'aventure. Et on se rend compte qu'on est toujours au milieu de piles de bouquins et de fringues et qu'il serait peut être temps de se bouger les miches.
Remarquez que nous sommes toujours ce fameux dimanche, que c'est encore officiellement le matin et que je glande toujours en observant du coin de l'oeil le sac que j'ai étalé sur le plancher pour me motiver, et qui me crie deséspéremment "REMPLIS MOI!!!". Sauf que j'écoute rarement mes sacs. Dommage, j'aurai peut être tout trié à temps...
Si je récapitule, d'ici 15h je dois avoir trié mes affaires (produits de beauté, fringues, bouquins, affaires de cours), les avoir fait rentrer dans au minimum un sac de rando, maximum un sac de rando + un sac à dos + un sac en bandoullière (je vais rigoler dans le train si j'en arrive là!), avoir un minimum cleané ma chambre, avoir mangé, avoir fini Millénium 1 (c'est trop lourd, j'veux pas me trimballer les 3), avoir blindé mon ordi de films et je crois que c'est plus ou moins tout. Je dois oublier des trucs je pense.
Bon. Il est midi. Il me reste 3h. TOP CHRONO!
BREF. Fin de la parenthèse Kawai "j'ai des chatons trop chous".
Un matin, on se réveille, et c'est dimanche. Celui où, justement, on avait décidé de repartir vers l'aventure. Et on se rend compte qu'on est toujours au milieu de piles de bouquins et de fringues et qu'il serait peut être temps de se bouger les miches.
Remarquez que nous sommes toujours ce fameux dimanche, que c'est encore officiellement le matin et que je glande toujours en observant du coin de l'oeil le sac que j'ai étalé sur le plancher pour me motiver, et qui me crie deséspéremment "REMPLIS MOI!!!". Sauf que j'écoute rarement mes sacs. Dommage, j'aurai peut être tout trié à temps...
Si je récapitule, d'ici 15h je dois avoir trié mes affaires (produits de beauté, fringues, bouquins, affaires de cours), les avoir fait rentrer dans au minimum un sac de rando, maximum un sac de rando + un sac à dos + un sac en bandoullière (je vais rigoler dans le train si j'en arrive là!), avoir un minimum cleané ma chambre, avoir mangé, avoir fini Millénium 1 (c'est trop lourd, j'veux pas me trimballer les 3), avoir blindé mon ordi de films et je crois que c'est plus ou moins tout. Je dois oublier des trucs je pense.
Bon. Il est midi. Il me reste 3h. TOP CHRONO!
27 juil. 2010
Expliquez moi pourquoi il faut attendre de sortir du gouffre pour se rendre compte à quel point on se faisait chier dans une relation?
JE SUIS EN VACANCES.
Les vraies. Hors du temps, bien comme il faut, qui collent parfaitement à ma définition.
Je passe mes matinées à boire du thé en lisant des bouquins, en pyjama et les cheveux en bataille (les fois où je me lève avant midi). Ou parfois je me lève très tôt pour aller flâner sur le marché.
Je me vautre sur mon lit en écoutant les programmes d'été de France Inter. Je vogue entre les serial killer des Persifleurs du mal et le doux romantisme de Parlons d'Amour. Entre temps quelques intervalles de 2000 ans d'histoire parce que j'adore la voix de Partrice Gelinet.
Je fais attention à moi, je me fais des masques, je me mets en robe, je me maquille un peu, je soigne mes cheveux. J'veux être belle et j'veux le sentir de toute mon âme.
Cette petite escale hors du temps et de la vie sociale s'arrête jeudi avec mon retour à Paris. Réapprentissage de la vie de famille et fin du déménagement.
En attendant, profitons.
"N'attendez pas demain/ Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie" Ronsard
23 juil. 2010
Buffalo's used to say, be what you are
Bon. Stop.
Ca rime plus à rien de se préparer à donf ou à lire les 10000 bouquins au programme. Ce qu’il faut c’est que j’ai une idée globale des bouquins (et encore) et surtout que je me repose. Il sera toujours temps de flipper en temps voulu, c'est-à-dire dans un mois et demi. Ca me fait bizarre de me dire que bientôt ce ne seront plus des petits textes pour mon plaisir que j’écrirais sur cet ordi mais bien des fiches de cours, des cours eux même en temps réel ou même des dissertes. En même temps actuellement je m’en fous totalement. Ca doit être un peu triste mais je me sens différente. J’ai vu pleins de gens flipper à l’idée de leur rentrée en hypo. Le stress, la folle peur de pas être à la hauteur, de se planter, de mourir sous la masse de travail. Je sais pas si c’est parce que je m’y suis préparée pendant toute l’année de terminale ou si c’est parce que je suis enfin en face de cette épreuve (presque ! A moins de 2 mois de la rentrée, on va pas chipoter !) mais actuellement je m’en fous. Je décompte pas. Comme si cette rentrée était un peu surréaliste alors que j’ai pleinement conscience d’être post bac. Je suis un peu plus gênée quand on parle de moi parce que mes grands parents en profitent pour seriner à tous les gens qui passent que « Et Sarah entre en HYPOKHAGNE » . Ca doit être parce que je suis la première à passer par les CPGE. Probablement la dernière de ma génération aussi. ‘Fin bref. Je regarde les bouquins s’entasser dans mon sac. Ces bouquins commandés sur Amazon et qui arrivent tous les jours. Moi qui comptait tout lire (haha, maintenant je me marre bien ! 2 Balzac et j’ai envie de passer mes journées à lire Closer ! Moi ! Qui ai toujours conchié ces magazines people stupides), dès que j’en reçois un je dis « ah ouais, alors celui là je le lis pas, il me servira vachement plus cette année. En même temps faudrait que je le fiche et je sais pas faire. Alors bon tant pis. Je le feuilletterai dans l’année. » Je sais pertinemment que j’aurai pas le temps cette année. Ou alors que j’aurai pas la force. Oui mais je m’en fous. On verra en temps voulu. Pas envie de me prendre la tronche avec ça. Je voulais faire une pause dans les classiques de litté en lisant « la Grèce Ancienne » mais j’accroche pas. Ca commence par un truc sur l’Odyssée aussi. Moi j’en ai marre. Qu’on vienne plus me parler de Pascal ou Homère. Beckett à la limite j’admet. Ah et puis ma 1° disserte sera sur le roman (il me semble avoir déjà mentionné ça dans un article, probablement celui sur la liste de lecture) et j’ai beau me creuser le cervelet, j’ai définitivement aucune référence à replacer sur le roman. Aucune citation qui ai attrait à ça. Navrée. Moi qui passait dans mon lycée pour une fille cultivée, finalement je me rends compte que en fait pas vraiment. Mais c’est pareil, ça me rend relativement indifférente. Si ça se trouve j’accepte, tout bêtement. Si on y réfléchi une minute (oui, des fois mon esprit en jachère se met à penser !) ce serait pas mal. Je vais arriver dans un système sans doute très différent de ce que j’ai toujours pu connaitre mais aussi très semblable. Moi qui ai toujours adoré me projeté, j’ai même pas envie d’imaginer ce que ça va donner tout ça. Je m’en fous quoi. De toutes façons j’aurai assez de boulot comme ça à la rentrée.
15 juil. 2010
où l'on cherche avec désespoir un titre bien pour cet article
Lectures de l'été (à actualiser au fur et à mesure)
- Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes.
- G. Gengembre, Balzac: le Napoléon des lettres
- Balzac, Illusions perdues
- Stendhal, Lucien Leuwen (en pointillés,même si le style m'a plu, j'ai trouvé ça trop long)
- Stendhal, Armance
- Paul Veyne, Sexe et Pouvoir à Rome
- Shakespeare, Romeo and Juliet.
- Platon, Alcibiade.
- Balzac, La Rabouilleuse
- Kazuo Ishiguro, The Remain of the Day
13 juil. 2010
Pages 476 à 640
Bon bin voilà. J'me sens mieux. Je dirai même quasiment bien. Je suis célibataire et j'encaisse beaucoup mieux la nouvelle que ce que j'aurai pensé. Je suis libre et je commence à m'en remettre. Je lisais pour oublier un peu ce mal être qui m'a assailli à la nouvelle et puis là, au bout (quasi! Pour 150 pages, on va pas chipoter!) de mon premier Balzac, je me rends compte que j'ai de nouveau envie de bouger, de me faire belle, de voir du monde, de parler. La période des quelques jours noirs d'angoisse et lourds de peur s'éloignent doucement. Je lis et j'aime ça. Demain je commence l'aquagym, peut être après demain le yoga. Je refais pleins d'abdos, je bouge, je marche, bref, je vis. Je suis encore un peu fatiguée, parfois inquiète et je repasserai sûrement par des phases de "oh-mon-dieu-je-suis-moche-et-grosse-et-trop-stupide" mais ça passera. Je sais pas vraiment où je vais mais j'y vais. C'est déjà ça. Et puis un ou deux ans pour réfléchir, c'est cool, je vais pas me plaindre (pas tout de suite en tous cas). Bref. Visiblement j'ai la capacité de travail et cognitive pour survivre en prépa. Alors autant saisir cette chance et puis, si j'y arrive pas, au moins j'aurai essayé. Mais rien qu'en deux mois (okay, 15 jours pour le moment) je me serai réconciliée avec Balzac. Si ça se trouve je vais découvrir cette année que l'allemand est une langue merveilleuse que je meurs d'envie de pratiquer pour le reste de ma vie! (Non, là ça tiendrait carrément du miracle!)
Bref, je reconstruis des vacances. J'irai pas à Strasbourg, c'est sans doute mieux comme ça. Je passerai une petite semaine avec une copine, une autre avec un copain, un mois en Bretagne (actuellement en fait). Tout ça promet d'être joyeux. En attendant la suite, je prends soin de moi. (=
Bonnes vacances!
Bref, je reconstruis des vacances. J'irai pas à Strasbourg, c'est sans doute mieux comme ça. Je passerai une petite semaine avec une copine, une autre avec un copain, un mois en Bretagne (actuellement en fait). Tout ça promet d'être joyeux. En attendant la suite, je prends soin de moi. (=
Bonnes vacances!
11 juil. 2010
"Vous avez perdu quelque chose mademoiselle?" "Oui. Mon identité." "votre carte?"
Comment vous expliquer? Comment tenir un blog sur la prépa alors qu'avant même d'y rentrer je sais pas ce que je fous là. Je cherche à montrer ce que je suis maintenant, c'est à dire un exemple précis du monde de la prépa littéraire. Mais comment faire alors que je ne sais pas moi même qui je suis vraiment? Une simple actrice qui a pris son rôle beaucoup trop à coeur? Arrête Sarah! On est pas dans Lorenzaccio! Une jeune fille relativement intelligente (je suppose qu'il le faut un minimum pour être accepté en prépa... à discuter) à l'aube d'une vie nouvelle? Non. Pas vraiment. Ce serait trop simple. En plus les gens me surestiment beaucoup trop. Je suis pas la fille studieuse et gentille qu'ils ont connu, ou plutôt cru connaitre. Je suis à peine inscrite que je me vois déjà plus là bas. Pourtant au fond de moi je sais bien que ça va me plaire. Mais en fait, pour une des premières fois de ma vie, j'ai un réel problème de volonté. Voilà. Je vais pas bien, je me sens mal et j'ai absolument pas la volonté de m'en sortir. Finalement, à quoi bon? Je sais plus pourquoi j'avais tant envie d'entrer en hypo. Je sais bien que l'ENS, j'l'aurai pas (pitié, ne me dites pas "mais si, tu l'auras, blablabla". C'est pas du défaitisme. Il y a 4% de réussite au concours et je suis pas brillante. C'est juste du réalisme). Je sais plus qui je suis. Si je suis heureuse. Je ne pense plus vraiment être quelqu'un de bien. Finalement, j'ai fait du mal à quasiment toutes les personnes que j'ai croisé. Alors quelle est la solution? Se jeter à corps perdu dans les études? Perdre toute vie sociale? Essayer de se donner une consistance en lançant des appels désespérés aux gens qui m'entourent et qui restent bloqués dans leurs sommeil éveillé? Tout arrêter? Se jeter sous un bus? Je ne crois pas que n'importe laquelle de ses solutions soit durablement bonne (oui, voilà pourquoi j'arriverai jamais au bout d'une grosse connerie: je dois être un poil trop lucide). Je ne sais même plus comment être bien aux yeux des gens qui comptent. Parce que en fait c'est ça ma vie. Jouer le jeu des apparences pour que tout le monde soit content. J'ai joué la fille parfaite depuis mes 11 ans, je m'apprête à prendre le manteau de la martyre pour 2 ans. J'ai failli m'enfermer trop tôt dans celui de couple mature et posé. Quel sera le prochain? Jusqu'où je continuerai avant de me rendre compte qu'il faut que j'arrête de mentir au monde et surtout à moi même?
Je ne peux pas répondre. Je me sens submergée par trop de doute. Et surtout , je me sens impuissante. Comme si j'étais devant un mur invisible sans trouver la sortie, la faille. Je cherche des fausses consolation à défaut de La vraie. Un peu comme Stig. Mais lui s'est suicidé deux ans après avoir écrit "notre besoin de consolation est impossible à rassasier". Pas moi.
Je ne suis pas une Renée, ni même une Esther. Pas une Juliette non plus.
Non. J'ai pas perdu ma carte d'identité. J'ai perdu une part de moi. Et j'ai peur d'en égarer encore en chemin.
Je ne peux pas répondre. Je me sens submergée par trop de doute. Et surtout , je me sens impuissante. Comme si j'étais devant un mur invisible sans trouver la sortie, la faille. Je cherche des fausses consolation à défaut de La vraie. Un peu comme Stig. Mais lui s'est suicidé deux ans après avoir écrit "notre besoin de consolation est impossible à rassasier". Pas moi.
Je ne suis pas une Renée, ni même une Esther. Pas une Juliette non plus.
Non. J'ai pas perdu ma carte d'identité. J'ai perdu une part de moi. Et j'ai peur d'en égarer encore en chemin.
8 juil. 2010
extraits(!!!) de liste
Culture antique:
- La Grèce Ancienne (dir. Mossé, L'histoire-points/seuil)
- Sexe et pouvoir à Rome (Veyne et Jerphagnon, Points/seuil)
Le thème de l'année (et du concours) sera "les Dieux et les hommes". Ca sent l'étude de l'Odyssée (entre autre)! J'espère que cette matière sera interessante! :s
Philo:
-Platon, Alcibiade(trad. Marboeuf et Pradeau, Flammarion): J'aime Platoooooooooon!!!
- Descartes, Correspondance avec Elisabeth (Flammarion): Euh... Descartes? Vous êtes sur de sur? Parce qu'on est pas obligé non plus... Ca a l'air plus attrayant que ce que j'ai déjà lu de lui (c'est à dire pas grand chose, il faut bien l'admettre) mais je redoute un peu tout ça (notamment les colles de philo qui seront probablement de longues plages de souffrance)
Anglais:
- Rbert et Collins: vocabulaire anglais et américain
- Concise Oxford English Dictionary (Oxford University Press)
- La grammaire anglaise de l'étudiante ou La grammaire de l'anglais.
- The remais of the Day, Kazuo Ishiguro
- Romeo and Juliet, Shakespeare : Oh non. Have mercy! J'en peux plus de ce livre! Je viens de le jouer en bilingue au théâtre et beaucoup beaucoup beaucoup trop de souvenirs s'y rattachent. J'veux plus!!!
Litté:
- Stendhal: Armance ou Quelques scènes d'un salon de Paris en 1827 (Garnier Flammarion) et Lucien Leuwen (livre de poche): Stendhal me fait peur. J'ai gardé mes distances avec le rouge et le noir exprès. J'ai peur d'en lire et que ça ne me plaise pas du tout (un peu comme j'ai fait avec Balzac il y a deux ans)
- Balzac: La rabouilleuse (folio classique), Illusions perdues (livre de poche) et Splendeurs et misères des courtisanes (livre de poche) Balzac, un des grands traumatismes de ma vie. La Peau de Chagrin m'a tuée et a ruiné mon approche à cet auteur. J'ai commencé le 3° livre de la liste. Et... Surprise! C'est joli, fin, léger. C'est dur à croire mais... J'aime assez :)
- Flaubert: Salammbô (Garnier Flammarion) et l'Education sentimentale (Garnier Flammarion) J'attends d'en lire pour me prononcer. Ca m'effraie un peu.
- En +: Stendhal/ L'italie au coeur (Goldzink, découvertes Gallimard); Balzac/ Le Napoléon des lettres (Gengembre, même édition) et Flaubert/ L'homme-plume (de Biasi encore même édition) Je n'ai trouvé aucun des 3 livres. Pourtant, vu le programme, je pense qu'il sera très utile de se les procurer! La disserte du 1° CB sera sur le roman, mes colles seront extraites de tous ces livres. GOSH! Un livre par semaine jusqu'à la rentrée (uniquement en litté, évidemment!) ça donne le ton!
Histoire:
- Mémoires de la Mediterrannée (Braudel, livre de poche); Histoire de France (Jean Carpentier et François Lebrun, 2000 ou 2002)
- Les francais au temps de Louis XVI (Bluche, Hachette, la vie quotidienne)
- 1789, L'année sans pareille ( Winock, Perrin, Tempus)
- La Révolution II, 1814-1880 Hachette, collection Pluriel Je n'ai pu trouver que celui là. Globalement le programme me plait. Apparemment on va étudier un peu d'antiquité (romaine si j'ai bien suivi), le XV° siècle et la révolution (yeepiiii! Une période que je vais adorer je pense!)
Géo:
- Aimez vous la géographie (Fremont, Flammarion)
- Les fondamentaux de la géographie (Ciattoni et Veyret, A. Colin) J'aurai beaucoup aimé trouver le 1° livre de la liste, pour les vacances ça aurait été une bonne approche je pense. Mais je n'ai trouvé que les fondements... Maintenant, au boulot!
- Les 100 mots de la géographie (PUF, Que sais-je? n°3824, Dunlop)
- La Grèce Ancienne (dir. Mossé, L'histoire-points/seuil)
- Sexe et pouvoir à Rome (Veyne et Jerphagnon, Points/seuil)
Le thème de l'année (et du concours) sera "les Dieux et les hommes". Ca sent l'étude de l'Odyssée (entre autre)! J'espère que cette matière sera interessante! :s
Philo:
-Platon, Alcibiade(trad. Marboeuf et Pradeau, Flammarion): J'aime Platoooooooooon!!!
- Descartes, Correspondance avec Elisabeth (Flammarion): Euh... Descartes? Vous êtes sur de sur? Parce qu'on est pas obligé non plus... Ca a l'air plus attrayant que ce que j'ai déjà lu de lui (c'est à dire pas grand chose, il faut bien l'admettre) mais je redoute un peu tout ça (notamment les colles de philo qui seront probablement de longues plages de souffrance)
Anglais:
- Rbert et Collins: vocabulaire anglais et américain
- Concise Oxford English Dictionary (Oxford University Press)
- La grammaire anglaise de l'étudiante ou La grammaire de l'anglais.
- The remais of the Day, Kazuo Ishiguro
- Romeo and Juliet, Shakespeare : Oh non. Have mercy! J'en peux plus de ce livre! Je viens de le jouer en bilingue au théâtre et beaucoup beaucoup beaucoup trop de souvenirs s'y rattachent. J'veux plus!!!
Litté:
- Stendhal: Armance ou Quelques scènes d'un salon de Paris en 1827 (Garnier Flammarion) et Lucien Leuwen (livre de poche): Stendhal me fait peur. J'ai gardé mes distances avec le rouge et le noir exprès. J'ai peur d'en lire et que ça ne me plaise pas du tout (un peu comme j'ai fait avec Balzac il y a deux ans)
- Balzac: La rabouilleuse (folio classique), Illusions perdues (livre de poche) et Splendeurs et misères des courtisanes (livre de poche) Balzac, un des grands traumatismes de ma vie. La Peau de Chagrin m'a tuée et a ruiné mon approche à cet auteur. J'ai commencé le 3° livre de la liste. Et... Surprise! C'est joli, fin, léger. C'est dur à croire mais... J'aime assez :)
- Flaubert: Salammbô (Garnier Flammarion) et l'Education sentimentale (Garnier Flammarion) J'attends d'en lire pour me prononcer. Ca m'effraie un peu.
- En +: Stendhal/ L'italie au coeur (Goldzink, découvertes Gallimard); Balzac/ Le Napoléon des lettres (Gengembre, même édition) et Flaubert/ L'homme-plume (de Biasi encore même édition) Je n'ai trouvé aucun des 3 livres. Pourtant, vu le programme, je pense qu'il sera très utile de se les procurer! La disserte du 1° CB sera sur le roman, mes colles seront extraites de tous ces livres. GOSH! Un livre par semaine jusqu'à la rentrée (uniquement en litté, évidemment!) ça donne le ton!
Histoire:
- Mémoires de la Mediterrannée (Braudel, livre de poche); Histoire de France (Jean Carpentier et François Lebrun, 2000 ou 2002)
- Les francais au temps de Louis XVI (Bluche, Hachette, la vie quotidienne)
- 1789, L'année sans pareille ( Winock, Perrin, Tempus)
- La Révolution II, 1814-1880 Hachette, collection Pluriel Je n'ai pu trouver que celui là. Globalement le programme me plait. Apparemment on va étudier un peu d'antiquité (romaine si j'ai bien suivi), le XV° siècle et la révolution (yeepiiii! Une période que je vais adorer je pense!)
Géo:
- Aimez vous la géographie (Fremont, Flammarion)
- Les fondamentaux de la géographie (Ciattoni et Veyret, A. Colin) J'aurai beaucoup aimé trouver le 1° livre de la liste, pour les vacances ça aurait été une bonne approche je pense. Mais je n'ai trouvé que les fondements... Maintenant, au boulot!
- Les 100 mots de la géographie (PUF, Que sais-je? n°3824, Dunlop)
3 juil. 2010
Emmenez moi au bout de la Terre...
Je suis dans un monde à part.
En plein Paris. Je lis toute la journée des livres qui ne sont pas au programme en buvant du thé sur un joli balcon. Je rencontre des gens lettrés et je me balade à 23h dans des rues où il y a plus de gens en pleine nuit qu'a midi.
J'ai l'impression d'être complètement hors du temps. Loin, très très loin de tout. Du boulot, de Villepreux, de ma famille, même des gens que j'aime mais sans en souffrir. Voilà. J'ai envie de partir en randonnée en Bretagne, de voyager à Lyon ou en Irlande. Mais surtout seule. Finalement en ce moment, ce que je ressens, c'est simplement un immense besoin de me déconnecter et de me ressourcer. J'ai conscience que l'échéance se rapproche: les résultats du bac sont dans 4 jours et ensuite ce sera la course jusqu'à la rentrée. Ma liste de choses à faire s'allonge de minute en minute (même si ce ne sont que de simples remarques comme 'tiens, ce serait bien que je revois un p'tit peu de latin...' ou alors 'olalalah! J'relirai bien un Victor Hugo...')
Mon programme d'été me paraissait formidable et il m'enthousiasme de moins en moins. J'ai un peu envie d'être ailleurs. C'est tellement bon de perdre la notion du temps! De lacher les portables, d'avoir internet 10 min par jour, de n'avoir rien à faire à part lire, dormir et éventuellement aller se balader près du canal St Martin.
Bientôt je rentrerai, mais pour l'instant je me perds juste dans l'étendue du temps qui passe sans que je m'en aperçoive. Et c'est bon.
:)
29 juin 2010
Maman, si tu voyais aujourd'hui ton enfant, tu serai bien étonnée de le voir si grand...
Sinon ça va. Je suis prise dans le toubillon des vacances. Je me lève tard, je sors, je fête pleins choses, je revois des potes pas vus depuis des lustres et ça fait du bien.
Bref. Je m'éclate avant mon déménagement et la distribution des listes de lecture (LA sacro sainte liste de lectures) Je m'engage aussi. Je fais des manifs pour la restitution de Guillon et Porte à France Inter, contre la fermeture du théâtre de Villepreux (allez tous signer la pétition que j'ai mis en lien!).
Et v'là que je suis majeure. BAM. Comme ça d'un coup. Il y a un an, j'ai fait un article sur un vieux blog. Je ne résiste pas à l'envie d'en remettre un bout:
"Dans un an je serais dans la dernière ligne droite de mes années de lycée. Et j'aurais mon bac. Avec mention. Dans un an je regarderais avec surprise la liste des milliards de bouquins que j'aurais à lire pour la rentrée de prépa. Dans un an et deux mois, je serais hypokhâgneuse"
Chère petite moi de 17 ans. Etre majeure, à part la conscience de l'être, ça fait pas grand chose pour le moment. Je sais pas encore si j'ai mon bac, désolée! Mais ça devrait pas poser trop de soucis... J'ai pas encore ma liste non plus. Pourtant on est un an plus tard, jour pour jour. Oui, dans 2 mois je serai hypokhâgneuse. Wahou.
Non, la pression a disparu pour le moment. Je me sens neutre. Je crois que je réalise pas du tout. Je suis admise en hypo, soit. Mais deux mois c'est looooong. Je crois que je suis dans le déni. "Nonononon je ne déménage PAS dans une semaine! Où êtes vous allés chercher des idées aussi étranges?? Vous voyez bien que je fais la fête non??". Je fais trop d'autres choses en ce moment. La prépa est passée comme un élément secondaire dans ma vie.
Weird, isn't it?
Ce qui est drôle c'est que je me souviens parfaitement de la fin de la 3°, époque où l'ombre menaçante du bac me frôlait déjà. Je me disais "le jour de ma majorité, non seulement je serai grande, mais en plus j'aurai fini le bac! (Avoir le bac = tranquilité et impression d'avoir enfin atteind une quiétude merveilleuse et éternelle, un genre d'ataraxie quoi...)"
Ah petite moi! Quelle innocence! Aujourd'hui, 29 juin 2010, je suis majeure et j'ai fini le bac.
Et sais très bien que le plus dur reste à venir :)
Bref. Je m'éclate avant mon déménagement et la distribution des listes de lecture (LA sacro sainte liste de lectures) Je m'engage aussi. Je fais des manifs pour la restitution de Guillon et Porte à France Inter, contre la fermeture du théâtre de Villepreux (allez tous signer la pétition que j'ai mis en lien!).
Et v'là que je suis majeure. BAM. Comme ça d'un coup. Il y a un an, j'ai fait un article sur un vieux blog. Je ne résiste pas à l'envie d'en remettre un bout:
"Dans un an je serais dans la dernière ligne droite de mes années de lycée. Et j'aurais mon bac. Avec mention. Dans un an je regarderais avec surprise la liste des milliards de bouquins que j'aurais à lire pour la rentrée de prépa. Dans un an et deux mois, je serais hypokhâgneuse"
Chère petite moi de 17 ans. Etre majeure, à part la conscience de l'être, ça fait pas grand chose pour le moment. Je sais pas encore si j'ai mon bac, désolée! Mais ça devrait pas poser trop de soucis... J'ai pas encore ma liste non plus. Pourtant on est un an plus tard, jour pour jour. Oui, dans 2 mois je serai hypokhâgneuse. Wahou.
Non, la pression a disparu pour le moment. Je me sens neutre. Je crois que je réalise pas du tout. Je suis admise en hypo, soit. Mais deux mois c'est looooong. Je crois que je suis dans le déni. "Nonononon je ne déménage PAS dans une semaine! Où êtes vous allés chercher des idées aussi étranges?? Vous voyez bien que je fais la fête non??". Je fais trop d'autres choses en ce moment. La prépa est passée comme un élément secondaire dans ma vie.
Weird, isn't it?
Ce qui est drôle c'est que je me souviens parfaitement de la fin de la 3°, époque où l'ombre menaçante du bac me frôlait déjà. Je me disais "le jour de ma majorité, non seulement je serai grande, mais en plus j'aurai fini le bac! (Avoir le bac = tranquilité et impression d'avoir enfin atteind une quiétude merveilleuse et éternelle, un genre d'ataraxie quoi...)"
Ah petite moi! Quelle innocence! Aujourd'hui, 29 juin 2010, je suis majeure et j'ai fini le bac.
Et sais très bien que le plus dur reste à venir :)
15 juin 2010
Commençons par le commencement...
Ou comment j'ai découvert l'existance des prépas.
Les études n'ont jamais été un problème pour moi. J'ai très tôt compris que je ne serai pas une S, que la littérature j'adorais ça et que tant mieux. Mon premier choix d'orientation a été à la fin de ma 3°, le choix des options. Ca ne m'a jamais trop pris la tête, j'ai choisi arts plastiques parce que bon, j'allais quand même pas faire MPI et que ma meilleure amie croupissait au fond de sa filière éco en maudissant son choix. Donc pas d'SES non plus. Du coup, arts plastiques.
Et puis je suis passée en 1° où toutes ces histoires d'admissions post bac me parraissaient loiiiiiiiiiintaines et vagues. Et puis j'ai réalisé que bientôt, ce serait moi. Que quand on me demandait "tu veux faire quoi après le bac?" à part répondre "oh bah chômeuse", j'avais aucune idée. J'avais toujours envisagé la fac comme une suite logique mais rien que de regarder les sites de la Sorbonne me filait la nausée! Et puis un jour, je suis allée chez ma marraine, prof de français.
Les études n'ont jamais été un problème pour moi. J'ai très tôt compris que je ne serai pas une S, que la littérature j'adorais ça et que tant mieux. Mon premier choix d'orientation a été à la fin de ma 3°, le choix des options. Ca ne m'a jamais trop pris la tête, j'ai choisi arts plastiques parce que bon, j'allais quand même pas faire MPI et que ma meilleure amie croupissait au fond de sa filière éco en maudissant son choix. Donc pas d'SES non plus. Du coup, arts plastiques.
Et puis je suis passée en 1° où toutes ces histoires d'admissions post bac me parraissaient loiiiiiiiiiintaines et vagues. Et puis j'ai réalisé que bientôt, ce serait moi. Que quand on me demandait "tu veux faire quoi après le bac?" à part répondre "oh bah chômeuse", j'avais aucune idée. J'avais toujours envisagé la fac comme une suite logique mais rien que de regarder les sites de la Sorbonne me filait la nausée! Et puis un jour, je suis allée chez ma marraine, prof de français.
"Pourquoi tu ferais pas une prépa?
_ Pour quoi faire? Ca prépare à quoi? C'est quoi la différence?"
Voilà. Le début de la fin.
J'ai mis du temps à comprendre que "on s'en fout du concours, ce qui compte c'est l'expérience que tu en tires". J'ai fini par me renseigner, par chercher par moi même, par découvrir des blogs (merci Camille) qui racontaient la prépa et finalement, je me suis convaincue que je pouvais tenter et que ça pouvait même me plaire (oui parce qu'en plus d'être skyzo, je suis maso). C'était en décembre 2008, il y a un an et demi.
Et voilà que j'suis prise dans cette bulle qui m'a fait fantasmer pendant des mois!
Voilà, je voulais faire un petit point sur ma découverte d'hypo pour dire que je ne connaissais pas du tout et que contrairement à d'autres, intégrer une prépa n'a pas été un objectif de longue date pour moi.
13 juin 2010
Et pendant ce temps, je devrais réviser
Je crève de peur et d'envie. Oui, c'est un peu contradictoire, désolée.
Ce matin, vers minuit-une heure, je suis arrivée chez mes grands parents. Mon grand père avait commencé à vider son bureau (qu'il a très gentiment proposé de me laisser pour mes deux (trois?) ans d'exil). Une grande pièce vide, ou presque. Plus de gros canapé rouge pour encombrer un mur, plus de moquette beige assombrie par la poussière et les années. Ah! Par contre, la vieille tapisserie moche et crasseuse est toujours là! Bon. Il reste du boulot...
Je cherche desespéremment un moyen de faire rentrer mes affaires (même pas encore empaquetées) dans ce nouvel espace.
C'est pas possible de flipper autant. J'ai l'impression d'envoyer balader ma vie, moi qui attend de tourner la page depuis si longtemps! J'ai peur de tout perdre en changeant comme ça. C'est dingue ce que peut représenter un pauvre déplacement de 20 petits kilomètres.
J'ai peur, mais j'ai vraiment envie d'y être.
A votre avis, je suis mal barrée si je pars en étant déjà skyzo avant même d'avoir franchi la porte de l'hypokhâgne?
Ce matin, vers minuit-une heure, je suis arrivée chez mes grands parents. Mon grand père avait commencé à vider son bureau (qu'il a très gentiment proposé de me laisser pour mes deux (trois?) ans d'exil). Une grande pièce vide, ou presque. Plus de gros canapé rouge pour encombrer un mur, plus de moquette beige assombrie par la poussière et les années. Ah! Par contre, la vieille tapisserie moche et crasseuse est toujours là! Bon. Il reste du boulot...
Je cherche desespéremment un moyen de faire rentrer mes affaires (même pas encore empaquetées) dans ce nouvel espace.
C'est pas possible de flipper autant. J'ai l'impression d'envoyer balader ma vie, moi qui attend de tourner la page depuis si longtemps! J'ai peur de tout perdre en changeant comme ça. C'est dingue ce que peut représenter un pauvre déplacement de 20 petits kilomètres.
J'ai peur, mais j'ai vraiment envie d'y être.
A votre avis, je suis mal barrée si je pars en étant déjà skyzo avant même d'avoir franchi la porte de l'hypokhâgne?
10 juin 2010
Hello!! (parce que les super titres, ça me connait!)
On est le 10 juin 2010. Je m'appelle Sarah (je sens que je suis sur la bonne voie, allez! Je continue!) et APB vient de m'annoncer que je serai en hypokhâgne dans 3 mois. Je suis (encore pour quelques semaines) en Terminale L. Ca fait 2 ans que je lis les blogs sur la prépa, que je me prépare psychologiquement à entrer en lettres sup' et j'ai décidé de me lancer, moi aussi, dans les annecdotes palpitantes dévoilée sur cette plateforme. =)
J'ai décidé de tenir ce blogs pour plusieurs raisons. D'abord parce que j'aime ça. Ensuite parce que j'ai adoré perdre du temps à lire et relire les témoignages d'(hypo)khâgneux pendant mes années de 1° et de terminale (donc si ça peut aider quelques aspirants à la prépa, c'est tout bénef!). Et puis parce que je pense que ce coin de défoulement m'aidera un peu (ce qui implique que ce blog sera probablement une accumulation de crises d'existentialisme et/ou de stress) et qu'il aidera mes proches à se tenir un peu au courrant de ma vie une fois que j'aurai déménagé.
Une petite page de virtuel pour témoigner, à mon tour, du bac et surtout de ce qui s'en suit.
Je rentre en prépa, j'en ai rêvé pendant 2 ans.
=)
P.S: Moi c'est Sarah, je viens d'une petite ville paummée des Yvelines et j'ai été prise au lycée de Sèvres.
J'ai décidé de tenir ce blogs pour plusieurs raisons. D'abord parce que j'aime ça. Ensuite parce que j'ai adoré perdre du temps à lire et relire les témoignages d'(hypo)khâgneux pendant mes années de 1° et de terminale (donc si ça peut aider quelques aspirants à la prépa, c'est tout bénef!). Et puis parce que je pense que ce coin de défoulement m'aidera un peu (ce qui implique que ce blog sera probablement une accumulation de crises d'existentialisme et/ou de stress) et qu'il aidera mes proches à se tenir un peu au courrant de ma vie une fois que j'aurai déménagé.
Une petite page de virtuel pour témoigner, à mon tour, du bac et surtout de ce qui s'en suit.
Je rentre en prépa, j'en ai rêvé pendant 2 ans.
=)
P.S: Moi c'est Sarah, je viens d'une petite ville paummée des Yvelines et j'ai été prise au lycée de Sèvres.
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