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4 juil. 2013

Live long and prosper.



Après mûre réflexion pendant une insomnie, j'ai décidé que je ne continuerais pas sur ce blog. Il restera ouvert, et libre d'accès, même s'il ne sera pas trouvable sur google. J'aimerais que mon expérience continue d'être accessible aux étudiants qui veulent se renseigner sur la prépa littéraire. De même, n'hésitez pas à continuer de m'envoyer des mails, d'une part ça me fait très plaisir, et d'autre part, ce n'est pas parce que je ne suis plus en prépa que je vais arrêter dans parler !



Je reste sur blogger ; qui m'aime continue à me suivre :)

22 mai 2013

Mais la voix me console, et dit : "Garde tes songes ; les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous."

Ca commence à faire trois jours que j'ai le dos hyper méga bloqué. Le moindre mouvement est un effort ; même tenir une simple position plus de 10 min devient pénible (autant dire que je dors pas hyper bien). Malgré ce petit détail qui m'a notamment empêchée d'aller en cours cette semaine et qui me pousse à procrastiner à mort, je me sens vraiment bien. Vraiment vraiment bien. Il faut croire que le mois de mai est une période de joie chez moi (oui, même avec des températures évoquant novembre, que voulez-vous), parce que je me sens optimiste et joyeuse.
Pourtant, les divers dossiers (à la con) que je dois remplir tentent de me saper le moral. Entre la fin des dossiers de bourses, des papiers pour les appart's et évidemment les imminents dossiers de motivation de master, je suis submergée par les photocopies, petit à petit (ou d'un seul coup, d'ailleurs).

Et finalement, ça va bien. Je suis en train de finir Dune et le troisième tome de La Recherche, et j'ai plein de super bouquins en attente qui me donnent à nouveau envie de passer des journées entières à lire. Heureusement, d'ailleurs, parce que je ne suis pas vraiment en état de faire quoi que ce soit d'autre. A part, bien évidemment, entamer la loooongue liste de films/séries à voir/rattraper ; ce que je fais avec plaisir (j'ai commencé The Borgias ce matin).

Je reste épuisée de ces années de prépa qui s'achèvent ; je pense que c'est (aussi) pour ça que mon corps me fait un peu chier ces temps-ci (haha). Il paraît qu'il faut 6 mois de repos pour se remettre d'un an de prépa... Ce qui me laisse (à moi et aux autres khûbes) un an et demi d'épuisement. Yay ! En parlant de prépa, si je passe mes jours, ou presque, à préparer mon avenir à la fac, la nuit, je rêve de ces putain de résultats de concours. Je redoute l'arrivée du 6 juin autant que j'en suis impatiente... J'ai peur que mes efforts de cette année ne se réalisent pas dans les résultats de concours, alors que j'ai le sentiment d'avoir plutôt bien marché...




"Ne compte pas sur moi que l'étreinte s'abrège".

30 avr. 2013

De la place dans ma bibliothèque.



Bon, alors. Je suis en train de chercher un appart' pour l'an prochain, donc se pose à moi la question cruciale des bouquins. J'ai donc revu ma bibli, et réactualisé ma liste de livres à vendre.

Futurs hypo : cette liste est pleine de bouquins de technique qui permettent de moins galérer.
Futurs khâgneux/khûbes : je fais le pari que la litté sera sur le théâtre ou le romantisme ; ma liste déborde donc d'oeuvres critiques, à vous de voir si vous êtes tentés.
Le reste du monde : les livres que je propose sont chouettes, et il y en a pour tous les gouts (matières variées, cuisine, BD)

Bref, n'hésitez pas à me contacter par mail, commentaire ou ce que vous voulez.

9 mars 2013

Il faut que je vous raconte cette histoire en forme de conte

Sarah au pays des TD


Il était une fois, une jeune khûbe prometteuse (si, si) qui se préparait à affronter l'ENS. Elle avait déjà bravé maintes péripéties : monstres khôlleurs, dissertations-sorcières et autres commentaires composés terrifiants. Mais elle tenait bon, car l'espoir doux d'accéder au Saint Graal, un poste d'enseignant-chercheur, la guidait nuits et jours. Après être passée de Charybde (les DM à répétition) en Scylla (le dernier concours blanc), elle avait finalement trouvé refuge dans une clairière calme et rassurante : elle était en vacances. Sarah avait cependant soif de nouvelles expériences, car le souvenir brûlant de son voyage dans le monde professionnel  palpitait en elle ; elle désirait ardemment le renouveler. Elle envoya donc des lettres dans tout les royaume environnants, mettant en valeur les qualités de son éducation. Elle se prenait  à rêvasser : serait-elle intendante ? Chargée de la Bibliothèque de la Ville ? Gardienne de la culture ? Professeur ? Ou simple guichetière ? Rien ne l'effrayait (sauf Macdo).

Vint le moment où Sarah se fatigua de rêvasser, et se mit en route vers une des maisons alliée à la sienne. La Dame-Chevalier Miari la reçu selon l'usage, à grand renfort de festins et de divertissements. La coutume locale voulait que le repas se compose de pâtes carbonara et de gaufres comiquement fabriquées par les soins des hôtes. Le lendemain, Sarah fut conduite au centre d'érudition du Comté, en compagnie de la Dame-Chevalier. Un premier professeur discouru sur l'art du livre et de sa diffusion, récitant son palabre alors que des élèves retardataires s'égrenaient sur la première heure. Les coutumes étaient, dans ce lieu, bien différentes que celles que connaissait Sarah : les érudits avaient pour tradition de faire une pause toutes les cinquante minutes, et les apprentis, postulants au savoir, n'étaient que peu impliqués dans l'apprentissage. La science des érudits n'en était pourtant pas moins grande ; Sarah le découvrit lorsque le mage enseignant l'art de la copie se présenta. Il était jeune, fougueux et le savoir semblait l'emplir jusqu'aux cheveux. Son essai fut très instructif, même si les apprentis qui l'accompagnaient ne semblaient que peu partager l'enthousiasme de Sarah. La leçon suivante portait sur l'art d'écrire pour les enfants, et fut également une incroyable surprise. Sarah commençait à s'interroger sur ses camarades, car s'ils semblaient moins investis et bien différents de ceux qu'elle rencontrait dans son lieu d'apprentissage, ils n'en étaient pas moins fascinants. Les plus vifs apprenaient à penser par eux-même et non par des maîtres comme on enseignait à Sarah (pas seulement mais bon). Ils étaient également beaucoup plus libres, ce qui leur permettait de s'adonner à d'autres disciplines que celles enseignées. On trouvait ainsi parmi eux des aspirants chevaliers (des lettres et arts) passionnés par l'étude pratique sociologique des corps soumis à l'action de stupéfiants, ou de futur astronomes  qui maîtrisaient parfaitement le luth.

"Ainsi, apprendre à connaître ce monde aussi bien que le mien me permettra d'acquérir une sagesse plus complète" comprit Sarah.


Fin.

1 mars 2013

Rappels


1) Mon concours blanc est fini, ce blog sera donc à nouveau fermé au public à partir de lundi prochain. Si vous voulez continuer à le lire, il faut m'envoyer un mail à l'adresse hypo.sarah@yahoo.fr.

2) J'ai actualisé ma liste de livres à vendre, et j'y ai glissé des livres concernant le programme de khâgne de cette année. Contactez-moi si vous êtes intéressés.

3) Je compte bien dévorer pas mal de bouquins maintenant que je suis officiellement en vacances. Il est possible que je fasse des chroniques sur mes coups de coeur.


Un bout de ce que je compte engloutir



4) Je suis un peu à la ramasse sur la rubrique "cuisine", mais n'hésitez pas à me solliciter si des recettes vous tentent !



30 déc. 2012

Quelle résolutions ne pourrais-je ne pas tenir cette année ?





Dans le plutôt réalisable

  • Gérer mon dernier concours blanc (le dernier de cette foutue prépa) pour rattraper un peu celui-là ;
  • Arrêter de me surmener, histoire d'être en forme pour le concours ;
  • Prendre du temps pour moi ;
  • Me remettre à la natation dès que possible ;
  • Me prévoir un beau voyage pour fêter la fin de trois ans infernaux ;
  • Trouver un boulot pour cet été ;
  • Vaincre la paperasse sur envahissante des dossiers de transfer pour changer de fac ;
  • Me remettre (sérieusement) au chant, et me mettre (tout court, et sérieusement aussi) au piano ; 
  • Trouver un groupe de théâtre.


Dans le carrément infaisable

  • Arrêter de critiquer ma prof de littérature ;
  • Avoir l'ENS ;
  • Ok, bon, AU MOINS être admissible ;
  • Obtenir la bourse d'excellence pour mon master (le choix se fait sur le classement en fac, et malgré ma mention très bien par équivalences, à priori je ne l'aurai pas).

25 nov. 2012






Je consacre mon 300e post à ce message :

J'ai hyper envie de lire des BD.


Genre pleins. Pleins. Pleins. Pleins.
M'enfermer dans un café avec une pile de BD et ne plus en ressortir. 
Besoin de cette vie culturelle qui me manque tant. 





- Mais qu'est-ce que tu veux à la fin ? Tu nous emmerdes.
-  Juste un peu de temps pour moi. Pour vivre. En hypo  je voulais un cerveau, il y a un an je priais pour du temps.
Aujourd'hui, je veux me recréer une vie. Et que la prépa ne soit qu'une portion d'elle. Voilà.

7 nov. 2012

The girl Who waited







"You know when sometimes you meet someone so beautiful and then you actually talk to them and five minutes later they're as dull as a brick? Then there's other people, when you meet them you think, "Not bad. They're okay." And then you get to know them and... and their face just sort of becomes them. Like their personality's written all over it. And they just turn into something so beautiful... Well. Rory is the most beautiful man I've ever met".


Amy Pond




Devine quelle série je m'envoie en intraveineuse depuis un mois ? 






28 oct. 2012

"C'est mon père : il a versé du toit"


Je sors du cinéma, là, et j'ai été franchement bluffée par ce film d'animation, à la fois joli, troublant, bien joué, et surtout avec une belle histoire bien ficelée. Un film rare, qui ne s'adresse pas aux enfants comme à des demeurés, mais comme à des être susceptibles de comprendre la cruauté et la tristesse aussi bien que l'insaisissable beauté d'un geste, d'un dessin, ou d'une parole. Ce dessin animé fait du bien. C'est une chouette catharsis.


Qu'est ce que vous faites encore là ? Courez vous prendre cette claque ; on a trop peu l'occasion d'être émerveillé.

26 août 2012

Un jour Elsa mes vers on les comprendra mieux

Un des sujets préférés de disserte des prof de français au lycée, consiste à demander si "le théâtre doit être lu ou vu". Question quasiment rhétorique. Pour moi, le plus intéressant serait de (se) demander si la poésie doit être lue ou écoutée.

Nous évoluons dans un système éducatif où la seule approche que nous avons de la poésie (j'exclue la chanson) se fait par nos cours de français. La meilleure façon de l'aborder se fait du CP à la 5e, approximativement ; c'est quand on les apprend. Le seul moyen de s'approprier un poème, c'est de l'avoir en bouche. Malheureusement, par les nécessités du programme, et les classes de plus en plus nombreuses qui ne permettent plus de faire passer les élèves individuellement en récitation, l'apprentissage de poèmes passe bien vite au second plan. Triste destin pour la schola grecque, maîtresse de l'apprentissage par coeur.

Et si, au lieu d'avoir les derniers hits dans nos I pod, nous avions des recueils de poèmes que nous ressasserions comme nous le faisons avec nos chansons préférées ?
      "J'me fais du Lamartine H24 en ce moment"
      "Tu déconnes ?! Rien ne vaut du Aragon ; c'est chiant le romantisme !"

Les midinettes s'enverraient Le Lac en intraveineuse au lieu de ressasser la BO de Twilight. Les gothiques se shouteraient au Baudelaire, les drogués au Michaux, les déprimés au Musset, les heureux au Prévert. On apprendrait à apprécier les vers en les suçotant comme des bonbons, en les savourant comme un grand vin ; en les gardant en bouche comme en oreille. On les comprendrait chaque jour un peu mieux ; et chaque nouvelle écoute serait une découverte. On se blottirait dans la poésie à chaque émotion.

Des fois, je me dis vraiment que si la poésie avait été part de nos vies plus tôt, elle serait beaucoup moins hermétique et sans aucun doute beaucoup plus attrayante.

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.

22 août 2012

« Marcher à pas comptés dans la nuit du cœur et dans l'ombre des yeux » A. Kourouma


Ca fait déjà quelques jours que j'ai envie d'écrire un post. J'aimerais parler de ce que je fais en ce moment, de tous ces changements dans ma vie, de ma situation sentimentale. A chaque fois je bloque. Pourtant, j'aimerais vous dire combien tout est embrouillé dans ma tête. Comment, d'un coup, comme ça, la moitié des mecs que je croisais se sont mis à me draguer. Combien je me sens mal à l'aise parce qu'aucun ne me plait vraiment et que finalement, j'ai pas très envie d'être en couple. J'aimerais juste pouvoir me glisser dans des bras, de temps en temps, et ne plus réfléchir. Or, tout ce qu'on me propose implique de me creuser les méninges.

(cette chanson est belle)

J'avais envie d'écrire De l'amour en khâgne, pour compléter un peu mon post de l'an dernier. Le fait est que mes amours en khâgne ont été très platoniques. Pour la première fois de ma vie, je n'ai besoin de personne pour me sentir complète, alors je n'ai pas vraiment cherché à être deux. Il y a eu beaucoup de retours d'ex ; de ceux qui confondent amour et désir, manque et sentiments, et à qui j'ai dit Non. Il y a ceux qui me plaisent, mais qui sont chasse-gardée parce que meilleurs amis d'un de mes ex. Il y a un ami que je croyais avoir, et qui est en train de me perdre sans s'en rendre compte, simplement parce qu'il me ment et me fuit, et que moi je le vois. Il y a les amies qui sont en couple, qui trompent, qui s'engueulent, qui paniquent et demandent de l'aide, mais qui pourtant, sont heureuses. J'ai pas envie de ça. Il y a ces coups en l'air, comme ça, qui ne demandent rien, mais qui n'apportent rien. Il y a le regret, quelque part, de ne pas être comme tout le monde. Il y a les jeux. Il y a l'envie de pouvoir avoir vraiment confiance en quelqu'un, et de passer des années avec lui. Mais il y a aussi le calme de sentir qu'on est bien seul et qu'il y a le temps. Il y a l'incompréhension de les voir tous émerger d'un coup après un calme total de presque huit mois. Qu'est-ce qui a changé ?

Pourtant, j'aime avoir le coeur pris. J'aime avoir la tête pleine de possibilités (et pas seulement amoureuses). J'aime sentir que je peux passer des heures à retourner des situations, imaginer des occasions. Je n'ai jamais aimé m'ennuyer. Au moins, je suis servie.

17 juin 2012

Portes ouvertes

Bon, je pars en voyage avec ma famille pour une petite semaine (le fameux voyage de noces), j'en profite pour laisser ce blog ouvert au public (mais je ne suis toujours pas trouvable sur google).
Comme d'hab', les nouveaux venus qui veulent continuer la lecture peuvent m'envoyer des mails pour avoir accès au blog quand je le refermerai.

Bon courage aux futurs bacheliers qui s'attaquent demain à la philo. Hihi, ça parait tellement loin ! Bref, ne perdez pas espoir, procrastinez comme il se doit, et je vous renvois au dernier post d'un odieux connard. Pour les futur hypo, n'hésitez pas à me faire signe, voire à me laisser les liens de vos futur blogs éventuels (ça doit être la période de floraison en ce moment).

Bonne semaine à tous :)

P.S : Je n'aurai pas internet, et donc le blog ne sera pas actualisé. Ne paniquez pas si je ne réponds pas à vos mails dans la seconde :) Je n'aurai pas non plus mes notes de concours en même temps que tout le monde, à savoir le 19, pas d'inquiétude si je ne réagis pas sur le champ. Ce sera juste que je serai en spa ou en train de dévorer Bilbo le hobbit dans un hammac.

1 juin 2012

Appel à la candidature

Hé, en fait.

Je me rends compte que pour ceux que je ne connais pas dans la vraie vie, j'aimerais bien rencontrer les lecteurs de ce blog.  Moi je suis plutôt sur Paris, mais il est possible que je descende sur Lyon un de ces quatre pendant les vacances.

Voilà, ça tente quelqu'un un café/discut'/balade ?

23 mai 2012

Fôlie dessinatoire

Parce que beaucoup de potes autour de moi dessinent bien (voire hyper trop bien), j'ai été prise d'une petite crise de fôlie (si vous vous souvenez, ça m'était déjà arrivé). Sans vouloir égaler la grande Camille, ni la subtile Soubi, j'ai fait une petite série de dessins sur la prépa (qui doivent bien s'adapter à la fac pour certains). Je vous mets le premier, si je n'ai pas trop honte, j'en ajouterai d'autres.
La procrastination
Ah oui, et comme je n'ai ni scanner, ni photoshop, le résultat est tout dégueu hahaha !

La suite, avec un léger remake des sept péchés capitaux :
Gourmandise

Luxure.
Envie.
Paresse.
(dans le bout de gauche qui marche pas, y avait marqué "films, séries")
Colère.
("On nous prend vraiment pour des cons")

Avarice
(et avant que ça hurle au scandale genre "c'est pas ça la prépa", c'est une situation que j'ai vécue,
comme quoi même dans une prépa "familiale" comme la mienne, c'est pas QUE un cliché)
(et sinon : non, je ne sais effectivement pas dessiner les garçons)



13 mai 2012

« C'est facile d'avoir vingt ans ! Voyez : je vais les avoir et j'ai rien fait pour ça. » Pagnol.

Vous ne trouvez pas complètement débile la règle tacite française de ne pas parler d'argent et de ne JAMAIS demander de l'argent à sa famille pour son anniversaire ? J'ai vingt ans dans un mois, je suis en pleine organisation de diverses fêtes pour célébrer ce jour incroyable où j'ai émergé après six mois de grossesse. Pour la fête entre potes, c'est cool : je compte à moitié improviser les histoires de bouffe à la dernière seconde et c'est un peu le seul truc à prévoir. Pour la famille, c'est un autre délire. C'est limite si je ne reçois pas des coups de fil tous les jours pour savoir si je préfère des fleurs jaune ou rose, qui on doit mettre à côté de qui à table, etc (non non, c'est bien un anniversaire et pas un mariage que je suis en train de subir d'organiser). Moi je voyais plus un truc simple genre "on se pose/on mange/on rigole", mais bon, on dirait que ça marche pas comme ça. Et il y a LA question : "Tu veux quoi pour ton anniversaire ?"
On en revient donc à ma première considération : dans ma famille, ils sont capables de m'acheter un truc hyper cher dont je n'ai pas besoin (genre un bijoux alors que je ne vais pas me trimbaler au lycée avec converses, jean Tati ET un collier de perles de culture), mais refusent de me filer un chèque, dont j'aurais vachement plus besoin. Car oui, grâce à mon cher permis, mon compte en banque est un genre de trou noir qui stagne depuis trois mois à 25€. Du coup, je vais passer l'été chez moi, en région parisienne, avec pour seule distraction mes heures de conduite (si j'ai mon code d'ici là). Mais bon, au moins j'aurai un collier que je pourrai resortir une fois tous les ans pour les fêtes de famille. Youhou.

Bon. Cette plainte fais un peu gosse de riche, mais c'est pas du tout l'idée, c'est même le contraire. Ma famille n'est pas particulièrement aisée, et je trouve d'autant plus bête qu'elle essaye de se ruiner à m'offrir un truc que je ne porterai jamais, alors que je préfèrerai qu'ils se cotisent pour que je puisse partir en vacances. Même pas loin. Tout ça pour des conventions bêtes à pleurer. Avec le permis, j'ai même pas les moyens de me payer un aller-retour en Bretagne (enfin si, mais je mange pas au retour quoi).

6 mai 2012

Je suis venue, j'ai vu, j'ai votu

Je ne voulais pas parler politique ici. Et puis je me suis rappelée que j'ai appelé à la manif contre le renvoi de Guillon/Porte dans mes premiers posts en juin/juillet 2010. Donc en fait, c'est déjà plutôt crammé que je suis de gauche. Du coup, je culpabilise pas vraiment de vous dire que je suis hyper contente ce soir (et le magnum de champ' descendu à deux et demi n'aide qu'à moitié) (non, je ne tiens pas trop trop l'alcool quand je suis crevée et/ou [plutôt ET] euphorique).
A pleins de points de vue, je suis contente. Ne serait-ce que pour la fierté de pouvoir dire à la petite Sarah de 14 ans de 2007 :
"Ma vieille, c'est TOI (ok, ta génération, mais on va pas chipoter) qui a fait la différence aujourd'hui. Ouais, toi qui rêvais de voter Besancenot parce qu'un facteur-président c'était trop cool et qui a pleuré quand Sarko est monté sur son trône. Ma petite, tu peux être fière de ta future toi, parce que ce soir on a gagné. PS : Arrête de culpabiliser sur ton poids ; tu rendras des mecs complètement dingues d'ici peu. Signé : la Sarah-khâgneuse (tu t'y attendais pas hein ? Tu dois même pas savoir ce que ça veut dire du haut de ta 3°) de 2012."

Bien sûr, je sais. La crise, les 20% de Marine Le Pen, le bordel mondial. Ca va être dur, et pour la gauche c'est quitte ou double. 2017 peut être une sacrée menace et la droite se fera un plaisir de souligner chaque mini faux pas du nouveau gouvernement, of course. Je ne sais pas comment tout ça va se passer, mais j'ai envie d'y croire. Après tout, pourquoi pas ?

Ce soir, je suis contente. Les législatives et le reste, on verra plus tard. J'ai envie d'euphorie.

12 avr. 2012

Corneille serait content

L'année prochaine, pour résumer :


Ou je khûbe, je repars pour un an, j'ai une licence avec mention B ou TB voire une double licence et je vais au bout du délire de la prépa...
Et je meurs écrasée sous le boulot pendant une année scolaire, je passe mes vacances à taffer comme une dingue, 
je menace de me suicider trois fois par semaine à partir de novembre, je reste célibataire.


Ou je recommence à vivre.
Et je me fais possiblement chier en cours, mais en commençant le piano, en reprenant le chant, en lisant tout ce que je veux, 
en approfondissant les cours et notions, en réessayant le théâtre, en ayant des p'tits boulots.



J'ai déjà mentionné le fait que je détestais choisir ?


J'aimerais pouvoir faire le choix de retourner en hypokhâgne.

4 avr. 2012

Digression pour happy few.



Voilà à nouveau une semaine que je bataille avec le CROUS parce qu'il manquerait une pièce à mon dossier de bourses. En rentrant des cours, j'ai (enfin) reçu un mail pour m'informer de ce mystérieux document manquant.
L'avis fiscal de ma mère.

J'ai rigolé une demie-minute et je leur ai répondu que ce n'était pas possible et de mieux relire mon dossier. 


Après cette délicieuse private joke que les initiés comprendrons (et peut être ceux qui ont un minimum de sens de déduction aussi), j'aimerais votre avis sur le nouveau design du blog. Est-ce que c'est plus lisible ou est-ce que c'était mieux avant ?

Prochain  article sur mes résultats de concours blanc !

21 mars 2012

"La chose simplement d'elle-même arriva, Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va"

Je viens de finir Les Misérables ; cette citation est la dernière phrase du livre. 

Je me suis réveillée, ce matin, avec une envie incroyable de lire. Après les 1500 pages d'Hugo, j'ai envie de me rejeter dans Balzac, de me blottir dans Pennac comme Malaussène dans les seins de Julie, de redécouvrir l'Histoire subversive de Paul Veyne et de rire jaune avec Sedaris. Une phase de boulimie littéraire, quoi. Une faim terrible qui montre déjà que je ne suis pas une littéraire pure, mais que je resterai pluridisciplinaire (cet adjectif n'existe pas pour un humain). Je veux lire de la littérature. Mais aussi de l'histoire, de la psycho, de la socio,de la critique, de la philo, de la culture antique. Je déteste me sentir restreinte ; je voudrais aller voir ailleurs. Je ne sais pas comment faire. J'envisage de suivre plusieurs licences l'an prochain. Je ne sais pas. Je ne trouve pas vraiment de solution, en fait. Je ferai des recherches plus sérieuses après le concours, mais j'aimerais beaucoup trouver une formation qui m'épanouisse. 
Septembre 2009, début de ma terminale littéraire.
Le Comte de Monte Christo

Mars 2012, fin de khâgne.
Les Misérables

Bref ! J'm'en vais faire une orgie livresque (je déteste cet adjectif, mais je ne trouve pas mieux). Et acheter le nouveau Pennac.