28 févr. 2012

Bordel !

Vous vous souvenez du dernier DST ? Celui qui m'avait rendue heureuse parce que j'étais fière de ce que je rendais ? Et bien je suis allée jeter un oeil sur pronote ce matin. J'ai eu 6. En réutilisant des cours et des références d'Henri IV. six. Plus pleins d'analyses personnelles. J'ai bossé, je me suis amusée, j'ai eu six. 
Là, j'ai envie de pleurer, de me rouler en boule ; de comprendre.
Bordel ! Je travaille, j'essaye de suivre les conseils qu'elle donne pour m'améliorer, et à chaque fois j'ai des notes de merde ! Noter sec c'est une chose, mais elle se rend pas compte que nos passages en fac vont être déterminés par nos notes et nos appréciations ? J'ai envie de faire recorriger ma copie par mon ancien prof, même si je sais que ça va les mettre en concurrence. Je ne sais même pas comment lui demander ça : "bonjour, j'aimerai savoir si je suis vraiment nulle en littérature alors que j'adore ça, ou si c'est juste effectivement ma prof qui est stupide ; vous voulez bien m'aider ?". Quand j'envoie un mail, il ne répond pas. Quand je vais le voir, je sens que ça le gêne d'être mis dans cette position. Mais là j'y arrive plus, je ne comprends pas. J'ai l'impression de me heurter contre un mur (et un mur coeff 2 dans ma moyenne comme au concours) et je ne sais plus comment avancer. 
Quelqu'un aurait un conseil ?


Petit ajout du 1° mars : Je viens d'avoir ma note de commentaire sur Giraudoux. Six aussi. Bon, ok, c'était pourri, mais j'ai suivi ses conseils, une fois encore. Et quand je pense qu'au commentaire sur Lorenzaccio j'ai eu 7,5 alors que j'étais sous antibio et que je l'ai rédigé sans plan, je ne comprends plus rien. Là, mes analyses étaient assez pourries (comme l'était l'extrait à étudier), mais justifiées par le texte et appuyées sur des articles et des études. Ca valait pas 15, mais certes pas 6 non plus. Je ne sais plus quoi faire.

27 févr. 2012

Tu sais que tu es en vacances...

... Quand tu peux réviser ton concours blanc ET lire deux bouquins dans la même journée.
(Et même faire des gâteaux)




Voilà, il est 16h35, je viens de finir le tome 9 du Trône de Fer, j'ai lu les premières pages du 10, j'ai fini mon cours sur Apollinaire, fiché un bouquin sur Balzac (je commence à sérieusement flipper pour ma colle) et fait des cupcakes noisette/café. Je regrette de ne pas réussir à me motiver autant pour faire du sport que pour cuisiner, parce que là je suis une larve qui va finir par sérieusement prendre du poids. Grmblbl. 
Ce matin, j'ai compté : il me reste 2 semaines de cours et demie d'ici les prochaines vacances, en excluant le concours blanc. C'est-à dire, deux semaines et demie de cours avant LE concours. D'un côté ça me fait plaisir, de l'autre je flippe. Je vais VRAIMENT passer l'ENS, dingue non ?


23 févr. 2012

Hey ! What did you expect ?

J'avoue que j'ai passé les cinq derniers jours à glander. J'ai enchaîné sortie sur sortie, ce qui fait que je suis complètement morte malgré les vacances.
Sauf que ce matin, la motivation et mon agenda ont resurgit, donc aujourd'hui c'est journée litté. Genre fiches sur Apollinaire (30 p de cours piquées à des potes de Lakanal), sur Villon si je suis rapide (donc non) et avancer mon commentaire tout neuf sur Molière (à priori j'ai déjà un plan, la suite devrait être quite easy).
Sinon, comme d'hab', les vacances me font l'effet d'une renaissance. Je me sens bien, reposée et confiante. C'est pendant ce petit temps que je me prends à croire que j'aurai peut-être des notes correctes au concours blanc, voire même au concours. Qui sait ? J'ai envie de me donner les moyens d'aller jusqu'au bout de cette aventure, histoire de ne rien regretter et d'aborder la fac sereinement. Les vacances, c'est le moment où je suis contente d'être en prépa parce que je n'ai plus à me dire "aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! ILS VEULENT NOUS TUER !". Bref, je suis plus sereine et j'ose espérer que le rythme de la fac sera celui de mes vacances en prépa : travailler sans trop de stress parce qu'il y a le temps.
Ceci étant dit, j'ai toujours un retard hallucinant en géo : je n'ai pas relu mon cours une seule fois dans toute l'année, je suis donc passablement dans la merde niveau Cône Sud. Ma seule révision consiste à avoir lu le compte rendu de Pénélope Jolicoeur sur son voyage en Argentine. Difficilement replaçable en disserte si vous voulez mon avis (et à priori, si vous êtes là c'est que vous le voulez). On verra bien au concours blanc, en fait. En attendant, je rigole, je me détends et je me fait des journées de révisions.

Je vous laisse, Apollinaire m'attend.

18 févr. 2012

Parenthèse d'orientation

En ce moment, je fouine. Je sais que ça fait un peu sacrilège de parler de la fac quand on est en prépa, mais j'ai toujours aimé me projeter et la fin de l'année va venir extrêmement (diable, je ne saurai jamais écrire ce mot) vite. Je veux faire de la littérature, j'en suis certaine ; ça me rend heureuse. La question n'était donc pas "que faire après la khâgne" mais "où faire après la khâgne" (oui, je suis en vacances, je ne parle plus français). Je suis allée voir il y a quelques semaines mon super prof de litté de l'an dernier pour avoir son avis. Je vais vous passer les détails pour en arriver là : à Paris IV c'est solide mais on s'emmerde, à Paris III les profs se haïssent donc il n'y a pas d'application des connaissances interdisciplinaires, et à Paris VII les études sont forcément comparatistes et axées gender studies. J'ai éliminé Paris III d'office pour me retrouver face à un choix cornélien (j'étudie le théâtre en ce moment) : se faire chier mais avoir une formation solide qui permet de partir à l'étranger ou s'éclater dans une fac lointaine ? J'ai pris une décision de normand : je finis ma licence à PIV et je transferts mon dossier à P7 pour un master et sans doute un doctorat du côté de Bercy. Le master de Paris 7 me semble vraiment super intéressant parce qu'il évite les parcours classiques ( = choix entre métiers de l'enseignement, littératures et compa) pour s'axer sur une étude purement comparatiste, mais non pas axée sur deux oeuvres mises en parallèle (enfin on peut si on veut), mais sur différentes approches d'une oeuvre. Le parcours "Littérature, histoire et société" est ainsi plus basé sur les connexions entre histoire et littérature, et le parcours "Littératures, théories, modernités" est plus axé sur littérature et psycho/socio. Bref, ça a l'air passionnant et j'ai le sentiment d'avoir fait le bon choix. J'aimerai aussi partir en Erasmus en Irlande, si je peux.

Une question reste pourtant à l'ordre du jour : que va devenir ce blog ? Il est actuellement clôt, je compte le réouvrir à tout le monde à la fin de l'année, quand il ne pourra plus être utilisé comme une arme contre moi. J'ai la prétention de croire que mon témoignage pourra éventuellement aider les personnes qui envisagent ma formation. La question suivante est : est-ce que je continuerai à écrire ? J'en ai envie, oui. Mais peut-on parler d'un parcours de fac dans un blog qui s'appelle "vous avez dit hypokhâgne" ? Quelle légitimité j'ai à continuer à écrire une fois sortie de l'excuse du témoignage de la prépa ? Ca ressemble sans doute à des questions stupides qui ne servent à rien, auxquelles vous pouvez répondre (et moi aussi d'ailleurs) "mais tu t'en fous, si t'as envie de continuer tu continues, c'tout !" et ce ne serait pas faux. Sauf que j'ai besoin de légitimité, alors je me tourne vers vous, les 20-25 personnes qui peuvent lire ce blog (si je me prenais pour Stendhal, je dirais mes happy few) : est-ce que ça vous intéresserait de lire, sur cette plateforme, mes pérégrinations fakhârdes après avoir suivi mes aventures (hypo)khâgneuses ? 
Je dis sur cette plateforme, parce que je ne pense pas commencer un nouveau blog. La prépa a été une rupture, je l'ai voulue comme telle, mais la fac est une continuation d'un parcours que je prépare dès maintenant ; elle est la suite logique et harmonieuse d'une formation que je peux envisager seulement parce que j'ai fait deux ans de prépa. 
En tous cas, j'ai vraiment besoin (et envie) de votre avis sur la question.

16 févr. 2012

Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas pris une bonne grosse claque en critique littéraire.




‎"Quel docteur daignera prescrire à ses patients une pièce de Sophocle ? (...) On a longtemps oublié que dans l'Antiquité la lecture à voix haute était prescrite par les médecins comme un acte thérapeutique à part entière. Il ne tient qu'à nous - lecteurs, critiques, écrivains - d'en faire autant et d'accepter ce pouvoir de la tragédie comme un don que fait Aristote à la littérature."


William Marx, "La véritable catharsis aristotélicienne, pour une lecture philologique de physiologique de la Poétique"



Franchement, si vous avez l'occasion, lisez cet article. Il est génial.

15 févr. 2012

La poésie du langage à l'état pur

C'est drôle comme le mois de janvier semble pétri d'un pouvoir magique en prépa. C'est le mois du déclic, où après un début douloureux et quelques mois de galère, on progresse enfin. Je pensais que ce n'était valable qu'en hypokhâgne. Et puis voilà, je suis en khâgne, je bosse comme une folle pour avoir une moyenne qui tourne autour de 8-9, et au moment où je commence à baisser les bras en me disant qu'il faut que j'arrête de me bousiller la santé et que je vais me contenter de rendre les devoirs juste pour avoir mes équivalences, et bin je progresse. Ce matin, j'ai eu 12 en histoire. Le prof a lu ma problématique en cours en disant que c'était pertinent et bien écrit (!). J'en suis vraiment fière parce que j'avais l'impression d'avoir géré ma disserte et que pour une fois, mon sentiment a été le bon. Hors concours blanc, ça me fait donc une moyenne d'histoire de 12,5, autant dire un miracle. Mon travail se reflète enfin dans mes résultats et ça fait du bien.
Bon. Je dis ça, mais demain je rends un commentaire complètement foireux sur Intermezzo de Giraudoux. Mais même en commentaire j'ai l'impression de commencer à saisir vraiment un truc : les plans me viennent plus facilement, les problématiques aussi, et surtout j'arrive à être plus près du texte. C'est assez positif, finalement. Et ce qu'il y a de plus positif encore, c'est que c'est le DERNIER commentaire composé de ma khâgne. Enfin en spé litté écrit quoi.
Sur ce, je vais m'en retourner à mon article sur la catharsis et aller imprimer ce dernier DM. Et puis regarder New Girl avec un paquet d'oréo histoire de fêter ma réussite.

11 févr. 2012

Et comme ça, d'un coup...

J'ai fini mes dst du samedi matin. Genre pour toujours. Fin définitive des DS de prépa du samedi. Point.
Quand j'ai réalisé, j'ai éclaté de rire. C'est le début de la fin et ça fait du bien.
J'ai passé la littérature ce matin et je me suis éclatée. C'est un bel adieu. J'ai fini sur une analyse du genre poétique qui retarde l'établissement du sens, j'ai souris, je me suis fait vraiment plaisir. Après, la dernière fois que j'ai trouvé une dissertation facile, j'ai eu 5,5 donc j'évite de me dire que ça va être la gloire intersidérale, mais je n'ai eu honte d'aucune de mes sous parties, mon développement m'a semblé cohérent. Je n'aurais pas eu honte de rendre cette copie au concours.
Et là, c'est fini. Bien sûr il reste le concours blanc après les vacances de février, bien évidemment il reste LE concours de l'ENS à passer. Mais ça semble lointain et je retrouve la motivation de travailler, avec l'espoir d'avoir une note correcte au bout. Eventuellement.

Et maintenant un petit appel : ma prof de litté étant vraiment mauvaise, y aurait-il des khâgneux charitables près à m'envoyer leurs cours de littérature sur la poésie et/ou sur Balzac ? Je suis prête à négocier un troc ou à recevoir vos dons parce que là, si je me refais pas des cours par moi-même, je vais couler. S'il vous plait.

8 févr. 2012

Bon. Un mini point pour dire que je meure écrasée sous le boulot que je suis sensée rattraper après ma maladie. Du coup j'arrive pas à me remettre correctement. Et je me tape des crises de stress énormes qui me font perdre un temps fou.
Là je sors d'une double colle philo-histoire, où j'ai raconté n'importe quoi. Le prof de philo a démonté mon argumentation point par point, en me faisant comprendre que j'étais vraiment passée à côté du sujet. Et puis il m'a mis 13. Je suis allée piocher mon sujet d'histoire (on le fait en 30 minutes, c'est juste la mort), j'ai eu "donner la vie", j'ai dit des bêtises, j'ai pas bien répondu aux questions et j'ai eu 13 aussi. Vu que le prof m'a répété douze fois que j'avais de jolies boucles d'oreilles, je pense que c'est du à ça.

Voilà, une migraine me scie la tête depuis quatre jours, j'ai encore 2-3 DM à commencer, rédiger, boucler avant les vacances. Mais bon, il ne me reste qu'une colle à passer dans toute ma vie, et c'est vachement cool de pouvoir se dire ça.  J'espère que vous allez mieux que moi :)

6 févr. 2012

Et moi qui voulait dormir...

"Bonjour, j'étais pas là samedi, voici mon certificat médical. Vous allez me noter absente ?
- Très bien. Non non, vous n'avez cas me rendre votre copie jeudi matin et puis on passera outre".

Ah. J'ai donc un commentaire à faire en deux jours, en comptant que j'ai aussi une disserte de géo et une khôlle de philo entre temps. Remarque, ça faisait longtemps que je m'étais pas fait une petite crise d'angoisse !




"Oh Sarah. C'est marrant, t'avais meilleure mine quand t'étais malade !" 
J'ai une famille de comiques, un peu. Je vous laisse imaginer à quel point j'étais écroulée.

5 févr. 2012

Dur dur le retour à la vie.

Voilà, je suis encore sous antibio jusqu'à demain soir, mais je peux parler, sourire, et plus important aller en cours demain. J'avoue que ça m'angoisse un peu de reprendre alors que je n'ai rien fait pendant une semaine. Rien du tout. Ouvert un bouquin hors programme hier. Point. Le vide intellectuel. J'ai même pas retapé le cours de mon prof préféré. La grosse teuhon si vous me passez l'expression.
Bon après, je ne suis pas stupide, j'ai deux trois excuses qui prouvent que c'était pas ma faute, que je n'ai pas séché un DST et une khôlle, mais que j'étais vraiment clouée au lit à essayer d'éviter de mourir. Ma mort n'est pas clinique, mais elle est certainement intellectuelle.

Ce matin, j'ai envie de tout sauf de prépa. Pour résumer, j'ai envie de vacances. Je ne peux même pas affirmer que j'en ai "besoin" comme tous les autres, vu que du coup j'ai pas fichu grand chose ces six derniers jours. Mais j'ai un fourmillement qui me donne envie de vivre. Il y a vraiment des gens que je n'ai pas revu depuis beaucoup trop longtemps, et des choses que je laisse en plan depuis des mois en me jurant que "dès que j'ai un moment, je fonce dessus". Sauf que mon clavier mou est encore dans ma wish list d'amazon sans que j'ose le commander. Pareil pour pleins de bouquins évidemment. Et pour pleins d'autres trucs. Pourtant j'ai vraiment envie de sortir, d'avancer et de reprendre contact avec la vraie vie. Ne serait-ce qu'en arrêtant de me dire "Bon, je me trouverai un copain quand j'aurai enfin le temps : quand je serai à la fac" mais en me disant juste "Tiens, ça me ferait plaisir d'être avec quelqu'un, là, maintenant". Je trouve ça un peu dingue de voir la prépa comme une formation irréelle. J'ai tellement l'impression de ne pas vivre que ça  a l'air d'être une très grande parenthèse. Ce qui est moins drôle c'est qu'en fait le temps ne s'arrête pas du tout, et que j'aurai vingt ans bientôt.
 Le début de la fin.

1 févr. 2012

Bien. Si vous me cherchez je serais pendue à l'arbre là-bas.

Trois jours que je suis malade. C'est actuellement la première fois depuis trois jours que je peux fixer un ordi plus de 10 minutes sans avoir envie de vomir. Techniquement c'est un progrès, et en plus je m'ennuie moins. Non pas que dormir ne soit pas distrayant, c'est simplement un poil répétitif à la longue. Bref, je me suis pointée en cours ce matin, quasi aphone, pour "parler" à mon prof d'histoire avec qui je devais passer une colle cet aprem. Il y avait 5 personnes devant moi qui venaient geindre pour ne pas passer leur colle, du coup il était vraiment énervé. Quand il a vu que je ne pouvais qu'à peine chuchoter, il a été septique. Et puis il a vu ma tête, et il m'a dit qu'on reprogrammerait. Et moi je suis rentrée dormir sans passer par la case philo. Le médecin est venu, il m'a auscultée en disant au moins 10 fois "holalala". Verdict (ça me rappelle qu'il faut que je me regarde le replay de topchef) : trachéite de la mort. Clouée au lit pendant 3 jours encore. Peut être pas de DST samedi (j'ai presque envie de hurler "youhou", mais je crois que la quinte de toux qui en résulterait me tuerait).
Voilà. A bientôt du coup !