Steve Jobs
25 nov. 2011
Je ne suis pas la seule
"Votre temps est limité, ne le gaspillez pas à vivre la vie de quelqu'un d'autre. Ne vous laissez pas piéger par les dogmes, c'est à dire vivre avec le résultat de la pensée des autres. Ne laissez pas l'opinion des autres noyer votre voix intérieure. Et, le plus important, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Ils savent déjà ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire. Il faut que vous trouviez ce que vous aimez."
21 nov. 2011
Il y a un an, je voulais un cerveau à Noël. Cette année je veux du temps.
J'en ai marre.
Je sais ce que je veux faire, j'ai des projets d'avenir, des envie de lecture, de travail, de recherches qui concernent ces projets. Mais.
Mais je suis en prépa, il y a pleins de matières à bosser. Et notamment l'anglais. C'est fou la capacité de cette prof à me faire détester une langue que j'adore à la base. Complètement dingue. Si au moins elle nous donnait des textes intéressants à commenter, mais non, pensez-vous. Que des trucs complètement pourris sans aucun intérêt littéraire, c'est tellement plus drôle !
Je sature. Je n'ai pas eu de pause depuis des semaines. Je finis un commentaire, j'en enchaîne un derrière, puis une khôlle à préparer, un bouquin à ficher ou un ds à réviser. Où est le créneau "vie" dans cet emploi du temps ?
Quand en plus la maladie vient s'ajouter au surmenage, ça finit par plus ressembler à rien. Ne cherchez-pas, le "ça" de cette phrase ne se rapporte à rien. C'est parce que mon cerveau est mort.
Vu comme je cours partout depuis la rentrée, je commence à comprendre pourquoi l'oeuvre de Proust s'appelle A la Recherche du temps perdu... Evidemment, comme vous pouvez le constater si vous regardez un peu ma liste de lectures, je n'ai pas le temps d'ouvrir le moindre bouquin. Au lieu de ça, je perds bêtement mon temps à dormir. Silly, isn't it ?
Avant la fin de la semaine (je veux dire, si je ne meure pas d'ici là), j'aurai fait deux commentaires et une disserte. La semaine suivante est placée sous la double dominance de la khôlle et de la fiche. Et puis le CB, bien sûr.
Le 15 décembre, à 14h, je serai libre. En attendant, qui veut me calculer combien de fois j'ai le temps (haha) de me suicider d'ici là ?
Je sais ce que je veux faire, j'ai des projets d'avenir, des envie de lecture, de travail, de recherches qui concernent ces projets. Mais.
Mais je suis en prépa, il y a pleins de matières à bosser. Et notamment l'anglais. C'est fou la capacité de cette prof à me faire détester une langue que j'adore à la base. Complètement dingue. Si au moins elle nous donnait des textes intéressants à commenter, mais non, pensez-vous. Que des trucs complètement pourris sans aucun intérêt littéraire, c'est tellement plus drôle !
Je sature. Je n'ai pas eu de pause depuis des semaines. Je finis un commentaire, j'en enchaîne un derrière, puis une khôlle à préparer, un bouquin à ficher ou un ds à réviser. Où est le créneau "vie" dans cet emploi du temps ?
Quand en plus la maladie vient s'ajouter au surmenage, ça finit par plus ressembler à rien. Ne cherchez-pas, le "ça" de cette phrase ne se rapporte à rien. C'est parce que mon cerveau est mort.
Vu comme je cours partout depuis la rentrée, je commence à comprendre pourquoi l'oeuvre de Proust s'appelle A la Recherche du temps perdu... Evidemment, comme vous pouvez le constater si vous regardez un peu ma liste de lectures, je n'ai pas le temps d'ouvrir le moindre bouquin. Au lieu de ça, je perds bêtement mon temps à dormir. Silly, isn't it ?
Avant la fin de la semaine (je veux dire, si je ne meure pas d'ici là), j'aurai fait deux commentaires et une disserte. La semaine suivante est placée sous la double dominance de la khôlle et de la fiche. Et puis le CB, bien sûr.
Le 15 décembre, à 14h, je serai libre. En attendant, qui veut me calculer combien de fois j'ai le temps (haha) de me suicider d'ici là ?
17 nov. 2011
Je ne veux pas travailler
DST de géographie samedi. J'ai pas envie. J'ai pas envie d'ouvrir mon cours, encore moins de l'apprendre. Le Paraguay ça sert à rien. Je déteste le Cône sud. Je trouve ce sujet complètement inintéressant. J'ai pas envie, du tout du tout. J'ai aucune connaissance et je ne stress pas. Je comprends pas.
Bien sûr, on peut me dire pleins de choses. Pour me rassurer, que dans un mois c'est les vacances. Pour me culpabiliser, que dans deux semaines, ce sont les concours blancs. Pour être objectif, que c'est normal d'en avoir marre, que j'ai dormi 2h dans la nuit (totalement par ma faute : je suis allée voir un concert génial), que je sors du sport et que je vais passer ma vie à travailler jusqu'à Noël, et plus, affinités ou pas.
Bien sûr, je ne regrette pas : rayonner d'émotions et de bonheur a toujours été ce qui me tenait en vie. Je viens de m'en souvenir. Et voir Jean Corti jouer la valse à mille temps devant un zénith plein à craquer ou courir et sauter dans les bras de mon père, ça me fait rayonner.
Je suis épuisée, je passe une heure par soir à ficher mon livre d'histoire, plus mes divers commentaires, plus les traductions, les révisions... Chaque jour je rentre de cours en me disant "ouuuf ! C'est fini !" avant de me rendre compte que pas du tout. J'ai l'impression de prendre les choses sereinement, de réussir à organiser les devoirs pour que tout soit à peu près faisable dans les temps. On est en novembre et je n'ai pas encore fini un devoir la veille en passant ma nuit à boucler. Mais même avec ce talent d'organisation (je sais, je sais), mon temps n'est pas extensible (ce serait bien pratique), et je n'ai pas l'impression qu'une demie heure de loisir par jour soit suffisant à mon épanouissement mental.
Je ne sais pas si tout ça est positif ou négatif. Je me raccroche à l'après. Dans un mois, les vacances, dans un an, les partiels, dans six mois, les cours de génie.
Je crois que même si je voulais un copain, je ne pourrai pas le caser dans cet emploi du temps de ministre. Je ne sais pas comment font les autres.
Envoyez moi vos connaissances sur l'Argentine, le Chili, l'Uruguay et Paraguay par bluetooth s'il vous plait. Pitié.
15 nov. 2011
"Pourquoi écrivez-vous ?" Libération, 1985
“Si je savais pourquoi j'écris , je n'en serais sûrement plus capable.” (Charles Bukowski)
“Je ne sais rien, je n'ai jamais su ce qu'il en est de cette drôle d'activité. Je crois que ça cessera en 2007. Fini d'un seul coup, personne n'écrira plus.” (Marguerite Duras)
“Mes enfants avaient grandi et je ne savais plus à qui raconter des histoires.” (Umberto Eco)
“Je ne répondrai pas, cela me prendrait une vie entière de donner une réponse.” (Philip Roth)
"Pour ne pas devenir fou.” (Jérome Charyn)
“Pourquoi j'écris ? Pourquoi pas ? Quelqu'un doit faire le sale travail de raconter les histoires de notre temps.” (Kirsten Thorup)
“C'est mon côté masochiste, je suppose.” (Wole Soyinka)
"Bon. Qu'à ça." (Samuel Beckett)
“Je ne sais rien, je n'ai jamais su ce qu'il en est de cette drôle d'activité. Je crois que ça cessera en 2007. Fini d'un seul coup, personne n'écrira plus.” (Marguerite Duras)
“Mes enfants avaient grandi et je ne savais plus à qui raconter des histoires.” (Umberto Eco)
“Je ne répondrai pas, cela me prendrait une vie entière de donner une réponse.” (Philip Roth)
"Pour ne pas devenir fou.” (Jérome Charyn)
“Pourquoi j'écris ? Pourquoi pas ? Quelqu'un doit faire le sale travail de raconter les histoires de notre temps.” (Kirsten Thorup)
“C'est mon côté masochiste, je suppose.” (Wole Soyinka)
"Bon. Qu'à ça." (Samuel Beckett)
11 nov. 2011
Les travaux de Sisyphe
En plein dans un commentaire de Michaux. Stop.
Reviendra quand elle aura trouvé un plan et déconnecté fb. Stop.
Bon courage à tous.
Stop.
Edit du 12 novembre, 22h22 : Mouhaha. J'ai un plan qui tient à peu près la route. Demain, Apollinaire power pour la khôlle de lundi. YOUHOU !
6 nov. 2011
House à terre
"Avancer".
C'est le mot qui peut résumer ma vie en ce moment. Ne pas se laisser envahir, engluer par les insomnies, le boulot, la déprime. Avancer, ne pas rester sur place, accepter de tourner la page, accepter le changement. Pendant très longtemps j'ai eu peur du changement, de remettre en cause mes idées, mes repères ; et avec un équilibre aussi fragile que le mien, ça a souvent été impensable. Changer, c'est se mettre en danger, se mettre à la portée d'un problème crucial : le risque de se retrouver seul et devoir tout reconstruire. J'arrête ici la psycho de comptoir.
J'ai de nouveau cette impression que le temps m'échappe, que tout va à la fois trop vite et trop lentement. La khâgne passe mille fois plus vite que l'hypokhâgne et j'ai du mal à prendre conscience que le premier concours blanc est dans un mois. Quatre semaines. D'un autre côté je meure d'envie d'être dans six mois, d'avoir passé ces foutus écrits et pouvoir réellement passer à autre chose. Rattraper les cours d'ancien français de L2, aller aux cours de JBG pendant un mois, et lire enfin ce qui me fait envie sans pression. J'ai terriblement envie d'aller en fac. Je veux que cette année soit finie. J'en ai assez d'être lycéenne.
Niveau boulot, comme je n'ai pas l'énergie pour fournir le travail nécessaire malgré mes nombreux efforts, je me prends des claques monumentales. La plus dure a été jeudi, quand après avoir eu 5 en étude littéraire (j'avais majoré au dernier devoir...), j'ai lu les commentaires de ma copie. "Lourd", "incorrect", "très mal dit". En un mot : "mal écrit" et "peu clair" (je sais, ça fait plus d'un mot). Si il y avait, selon mon prof de litté de l'an dernier, un point fort dans mes copies, c'était la clarté et la précision. Aujourd'hui, on me dit que j'ai "des problèmes d'expression", ça me fait vraiment mal au coeur. Et à l'orgueil.
Le boulot, c'était à peu près le seul bout de ma vie qui ne partait pas complètement en live. Comme ça c'est fait. Vivement janvier.
C'est le mot qui peut résumer ma vie en ce moment. Ne pas se laisser envahir, engluer par les insomnies, le boulot, la déprime. Avancer, ne pas rester sur place, accepter de tourner la page, accepter le changement. Pendant très longtemps j'ai eu peur du changement, de remettre en cause mes idées, mes repères ; et avec un équilibre aussi fragile que le mien, ça a souvent été impensable. Changer, c'est se mettre en danger, se mettre à la portée d'un problème crucial : le risque de se retrouver seul et devoir tout reconstruire. J'arrête ici la psycho de comptoir.
J'ai de nouveau cette impression que le temps m'échappe, que tout va à la fois trop vite et trop lentement. La khâgne passe mille fois plus vite que l'hypokhâgne et j'ai du mal à prendre conscience que le premier concours blanc est dans un mois. Quatre semaines. D'un autre côté je meure d'envie d'être dans six mois, d'avoir passé ces foutus écrits et pouvoir réellement passer à autre chose. Rattraper les cours d'ancien français de L2, aller aux cours de JBG pendant un mois, et lire enfin ce qui me fait envie sans pression. J'ai terriblement envie d'aller en fac. Je veux que cette année soit finie. J'en ai assez d'être lycéenne.
Niveau boulot, comme je n'ai pas l'énergie pour fournir le travail nécessaire malgré mes nombreux efforts, je me prends des claques monumentales. La plus dure a été jeudi, quand après avoir eu 5 en étude littéraire (j'avais majoré au dernier devoir...), j'ai lu les commentaires de ma copie. "Lourd", "incorrect", "très mal dit". En un mot : "mal écrit" et "peu clair" (je sais, ça fait plus d'un mot). Si il y avait, selon mon prof de litté de l'an dernier, un point fort dans mes copies, c'était la clarté et la précision. Aujourd'hui, on me dit que j'ai "des problèmes d'expression", ça me fait vraiment mal au coeur. Et à l'orgueil.
Le boulot, c'était à peu près le seul bout de ma vie qui ne partait pas complètement en live. Comme ça c'est fait. Vivement janvier.
1 nov. 2011
Grmblble.
On ne pourra pas m'accuser d'être une mauvaise étudiante : malade pendant les vacances, prête à retourner en cours jeudi. Presque.
Je nage entre ma khôlle de géo qui ne se boucle pas et deux horribles commentaires (français et anglais) qui me pourrissent un poil la vie. Je sais pas pourquoi mais le thème du commentaire qui pourrit la vie, je le sens bien comme un leitmotiv pour cette année.
Je ne sais pas trop quoi penser (à part peut-être "vivement dans six mois") : j'ai l'impression que tout passe à une allure folle (on est en NOVEMBRE! Pour moi juillet c'était hier !), mais je ne veux pas continuer. J'arrête pas de me dire que je viens de surmonter une période très dure, mais au final il reste un fait : tout ne fait que commencer. En admettant que mon corps et mon entourage se mettent à me laisser un peu en paix histoire que je me concentre sur mes études, c'est maintenant que commence la course au concours.
Dans à peu près un mois, je passe mon premier concours blanc, ce qui veut dire que maintenant, les profs vont se concentrer uniquement sur cette première étape, et que les prochaines semaines seront du gavage intensif (encore plus que d'habitude, j'entends). De là, un constat simple : ayant été dans un état proche du lamentable pendant quasi toutes mes vacances, je n'ai rien foutu. Pas relu mes cours de litté, pas appris de citations, pas travaillé sur l'autobiographie, pas appris mes cours d'histoire/géo, pas revu ma méthode de version, pas ingurgité de vocabulaire, pas lu. Rien. Deuxième constat, effet du premier : je vais mourir à la rentrée.
Après le CB, il y aura les fausses vacances de Noël, cette espèce d'arnaque où on fait tellement la fête qu'il nous faut des vacances après les vacances, et en l'occurrence, on peut rêver (et encore, rêvasser prend du temps). C'est à ce moment là que ce sera le vrai branle-bas de combat : 2012, l'année du concours les enfants ! 4 mois avant les écrits et seulement deux avant le deuxième CB. Je doute qu'ils nous laissent un seul moment de répit. Les vacances de février, sans doute le seul vrai repos de l'année, puisque celles d'avril seront occupées par LE concours pendant la deuxième semaine, et donc des révisions intensives pendant la première. Et puis les écrits.
Voilà. C'est mon programme pour les six prochain mois, et si je reste dans cet état stupide de larve incapable de se bouger les neurones, je n'ai aucune chance de progresser. Mon cerveau hurle à mon corps d'avancer. J'ai la motivation, mon corps non. C'est très très frustrant.
Je nage entre ma khôlle de géo qui ne se boucle pas et deux horribles commentaires (français et anglais) qui me pourrissent un poil la vie. Je sais pas pourquoi mais le thème du commentaire qui pourrit la vie, je le sens bien comme un leitmotiv pour cette année.
Je ne sais pas trop quoi penser (à part peut-être "vivement dans six mois") : j'ai l'impression que tout passe à une allure folle (on est en NOVEMBRE! Pour moi juillet c'était hier !), mais je ne veux pas continuer. J'arrête pas de me dire que je viens de surmonter une période très dure, mais au final il reste un fait : tout ne fait que commencer. En admettant que mon corps et mon entourage se mettent à me laisser un peu en paix histoire que je me concentre sur mes études, c'est maintenant que commence la course au concours.
Dans à peu près un mois, je passe mon premier concours blanc, ce qui veut dire que maintenant, les profs vont se concentrer uniquement sur cette première étape, et que les prochaines semaines seront du gavage intensif (encore plus que d'habitude, j'entends). De là, un constat simple : ayant été dans un état proche du lamentable pendant quasi toutes mes vacances, je n'ai rien foutu. Pas relu mes cours de litté, pas appris de citations, pas travaillé sur l'autobiographie, pas appris mes cours d'histoire/géo, pas revu ma méthode de version, pas ingurgité de vocabulaire, pas lu. Rien. Deuxième constat, effet du premier : je vais mourir à la rentrée.
Après le CB, il y aura les fausses vacances de Noël, cette espèce d'arnaque où on fait tellement la fête qu'il nous faut des vacances après les vacances, et en l'occurrence, on peut rêver (et encore, rêvasser prend du temps). C'est à ce moment là que ce sera le vrai branle-bas de combat : 2012, l'année du concours les enfants ! 4 mois avant les écrits et seulement deux avant le deuxième CB. Je doute qu'ils nous laissent un seul moment de répit. Les vacances de février, sans doute le seul vrai repos de l'année, puisque celles d'avril seront occupées par LE concours pendant la deuxième semaine, et donc des révisions intensives pendant la première. Et puis les écrits.
Voilà. C'est mon programme pour les six prochain mois, et si je reste dans cet état stupide de larve incapable de se bouger les neurones, je n'ai aucune chance de progresser. Mon cerveau hurle à mon corps d'avancer. J'ai la motivation, mon corps non. C'est très très frustrant.
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