27 mars 2011

Les questions cruciales, évidemment.

"On est en mars, il va falloir vous décider".
"Olala, j'ai peur de pas avoir ma khâgne!"
"Moi j'm'en fous, j'vais en fac"



"Et toi Sarah, qu'est ce que tu veux faire l'an prochain?"

Je change d'avis toutes les 30 secondes, entre les "j'tiendrai jamais un an de plus!" et les "je ne veux pas regretter quelque chose d'aussi important". C'est La Tempête sous un crâne comme dirait mon ami Hugo.
Pourtant, dans mes éclairs de lucidité, je comprends que je n'ai pas envie de prendre cette décision, et qu'au final, c'est pas très grave. Je vais demander la khâgne et le sacro saint concours blanc décidera pour moi.
 Si on juge que j'en suis capable, j'irai affronter la folie khâgnal.
 Si  on ne m'accorde que des équivalences et suuuurtout pas le passage, et bien écoutez. Je recommencerai à vivre, voilà tout.


22 mars 2011

La régression en hypokhâgne: lire Proust et jouer à Pokémon.

Je sais, j'écris pas beaucoup. Ma semaine d'enfer s'est terminée samedi midi, et je suis juste en train de comprendre que ce n'est pas fini.
En ce moment je prends pleins de décisions, j'essaye de reprendre ma vie en main, parce que 10 mois de chaos avec quelques petits mieux, en fait, c'est un bilan désastreux.
Par exemple, je m'entraine à écrire en postant des articles sur Les experts. Pour le moment, seulement deux articles sont accessibles mais d'autres sont en cours d'écriture. Tout ça plus le travail explique que je n'ai pas beaucoup de temps pour passer ici.
Et puis un p'tit mot pour ma jolie Suzon qui traverse toutes les merdes du monde depuis quelque six mois (et ça sans même être en prépa! :O). Je pense fort à toi cocotte. Tu sais que je suis là! Je renierai jusqu'à mes dissertes de litté si tu as besoin de mes beaux yeux!
A bientôt, et plein de courage à tous les préparateux de 2° année, qu'ils soient khâgnes, 3/2, ou tout ce qu'ils veulent dans la ruée vers les concours maintenant imminente.
S.

13 mars 2011

Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants!

Belotte.
Pour la 3° fois de l'année, les profs ont jugés bons de nous faire subir une "période de stress" (faut avouer qu'on se la coule douce en Hypokhâgne sans ça!) Depuis la rentrée, je pense avoir eu au moins une interro d'une heure ou DST dans chaque matière, voire parfois les deux. Oui, je ne suis rentrée que depuis 15 jours. Non, ce n'est pas fini.
Rebelotte.
Il se trouve que depuis vendredi, j'apréhendais particulièrement ce qui allait suivre: disserte de litté sur le style samedi matin, les deux khôlles à préparer parfaitement pour lundi (demain donc. Dont une en allemand, langue que je ne sais toujours pas parler), le DST de langues et civilisations antiques de mercredi, le boycott de ma colle de latin de mercredi aprem', la DERNIERE khôlle de géo de jeudi aprem + enchaîner sur un concert jeudi soir et arriver fraiche comme une rose vendredi, et surtout samedi pour le DST de philo. 
Pfiouuuuuu. 
Mais là, je viens de finir ma khôlle d'histoire, et pour une fois, je pense qu'elle est bien. Alors bon, peu importe que j'ai dormi 2h, que j'ai du supporter une conversation sur le sexe à table avec mes grands parents ou qu'il me reste quasiment l'intégrale de ma khôlle d'allemand à faire.
Ce soir, je vais bien.


Dix de Der.


8 mars 2011

Et pendant ce temps, à Vera Cruz...

Il parrait que c'est la période de l'année où on est tous à plat. Depuis la rentrée, personne ne travaille, personne n'a la foi. C'est assez incroyable comme phénomène. Avant les vacances, pendant les deux dernières semaines, tout le monde s'est mis à bosser à fond, qu'on soit glandu professionnel ou travailleur acharné. Et là, c'est le phénomène inverse. Pour hier, il y avait un commentaire assez horrible à rendre. Je crois bien que personne n'a commencé avant dimanche et une dizaine de personnes n'a rien rendu ou l'a rendu en retard. Personnellement, j'ai du passer plus d'une dizaines d'heures là dessus. Hier, j'étais donc épuisée, à bout et tout ce que vous voulez d'autre dans le genre. Je ne suis restée au lycée que parce que j'avais colle de philo, une des seule qu'il faut préparer en une heure. Mais voilà, devant mon sujet totalement infaisable en si peu de temps, j'ai bloqué. J'ai écrit n'importe quoi sur mon brouillon et au bout d'une heure, j'étais en larmes et en train de suffoquer devant la salle de khôlles. Il a été gentil, il m'a dit de me calmer, de rentrer chez moi, qu'il me donnerait une autre date.
Rater une khôlle, ce n'est pas si grave, c'est l'ambiance générale qui devient étrange. Je suis dans l'incapacité physique et intellectuelle de travailler à fond comme avant les vacances. Même lire devient douloureux, long, pénible. J'ai envie de faire khâgne alors que je n'arrive pas à travailler pour l'hypo. Je ne comprends pas ma logique.
Tout le monde est un peu perdu, tout le monde cherche une issue, quelque chose. Comme si la prépa nous révélait que nous ne sommes définitivement pas au pays des bisounours et qu'il va falloir se battre pour s'en sortir. Est ce que c'est ça penser par soi même? Se rendre compte qu'on ne sait rien et qu'il faut choisir entre être un requin et ne pas s'épanouir? Oui, je dramatise, je sais, désolée. En fait la prépa mène à des choses, surtout avec les nouveaux concours qui ouvrent l'année prochaine. C'est probablement juste moi qui cloche; ces concours ne me ressemblent pas.

Les deux prochaines semaines seront difficiles. On aura des DST tous les deux jours et des khôlles tout le temps entre les contrôles. On survivra. J'espère.
le chant me manque.

4 mars 2011

"Le fil conducteur de l'année sera le thème de l'angoisse"

Bon. Je vais commencer par le début.
En Angleterre, enfin du moins en droit, les entreprises viennent chercher les étudiants sur les campus pour leur demander de travailler pour eux. Cette révélation a été un premier choc pour moi, et tout a eu une nouvelle résonance dans ma tête. L'hypokhâgne oui, mais pourquoi? Et surtout: c'est cool, ça apprend pleins de choses, mais après? Au bout des deux ans, qu'est ce qu'on a, qu'est ce qu'on fait?
C'est la question que je me suis beaucoup posée depuis. Est-ce que j'ai vraiment envie d'être prof? Est-ce que ça va m'épanouir? Est-ce que ce choix n'est pas uniquement là pour me rassurer?
Ca fait donc 3 bons jours que je me triture vraiment le cerveau pour avoir des idées. Je passe mes soirées sur les sites des différentes facs, envisage même de déménager, de partir un an en Allemagne dès la rentrée, là, tout de suite. J'ai inspecté les nouveaux concours de la BEL, décidé de voir mes cursus possibles.
En fait, ce que je veux vraiment, c'est apprendre pleins de langues. Prendre le temps de bien progresser en allemand, partir en Erasmus en Angleterre, apprendre l'italien, et le japonnais aussi. Oh, et l'espagnol! Je rêve de pouvoir parler sans problème à pleins de gens différents. J'aimerai que mes enfants puissent en profiter.



Voilà, je ne suis pas grecque, je ne suis pas dieu (même si on m'a sacrée déesse des arts en fin de seconde mouhahaha), et je n'ai peut être même pas de style propre. Pourtant, je veux un avenir, j'ai besoin de cette stabilité. De me dire que, non, L n'est pas une fillière qui ne mène à rien et que oui, la prépa me servira.
Alors je respire un bon coup, j'y crois, et je commence à avancer.

3 mars 2011

Je n'écris pas beaucoup, désolée. Je suis en pleine remise en question d'orientation.


A plus!