Bon. Je vais commencer par le début.
En Angleterre, enfin du moins en droit, les entreprises viennent chercher les étudiants sur les campus pour leur demander de travailler pour eux. Cette révélation a été un premier choc pour moi, et tout a eu une nouvelle résonance dans ma tête. L'hypokhâgne oui, mais pourquoi? Et surtout: c'est cool, ça apprend pleins de choses, mais après? Au bout des deux ans, qu'est ce qu'on a, qu'est ce qu'on fait?
C'est la question que je me suis beaucoup posée depuis. Est-ce que j'ai vraiment envie d'être prof? Est-ce que ça va m'épanouir? Est-ce que ce choix n'est pas uniquement là pour me rassurer?
Ca fait donc 3 bons jours que je me triture vraiment le cerveau pour avoir des idées. Je passe mes soirées sur les sites des différentes facs, envisage même de déménager, de partir un an en Allemagne dès la rentrée, là, tout de suite. J'ai inspecté les nouveaux concours de la BEL, décidé de voir mes cursus possibles.
En fait, ce que je veux vraiment, c'est apprendre pleins de langues. Prendre le temps de bien progresser en allemand, partir en Erasmus en Angleterre, apprendre l'italien, et le japonnais aussi. Oh, et l'espagnol! Je rêve de pouvoir parler sans problème à pleins de gens différents. J'aimerai que mes enfants puissent en profiter.
Voilà, je ne suis pas grecque, je ne suis pas dieu (même si on m'a sacrée déesse des arts en fin de seconde mouhahaha), et je n'ai peut être même pas de style propre. Pourtant, je veux un avenir, j'ai besoin de cette stabilité. De me dire que, non, L n'est pas une fillière qui ne mène à rien et que oui, la prépa me servira.
Alors je respire un bon coup, j'y crois, et je commence à avancer.