Sarah au pays des TD
Il était une fois, une jeune khûbe prometteuse (si, si) qui se préparait à affronter l'ENS. Elle avait déjà bravé maintes péripéties : monstres khôlleurs, dissertations-sorcières et autres commentaires composés terrifiants. Mais elle tenait bon, car l'espoir doux d'accéder au Saint Graal, un poste d'enseignant-chercheur, la guidait nuits et jours. Après être passée de Charybde (les DM à répétition) en Scylla (le dernier concours blanc), elle avait finalement trouvé refuge dans une clairière calme et rassurante : elle était en vacances. Sarah avait cependant soif de nouvelles expériences, car le souvenir brûlant de son voyage dans le monde professionnel palpitait en elle ; elle désirait ardemment le renouveler. Elle envoya donc des lettres dans tout les royaume environnants, mettant en valeur les qualités de son éducation. Elle se prenait à rêvasser : serait-elle intendante ? Chargée de la Bibliothèque de la Ville ? Gardienne de la culture ? Professeur ? Ou simple guichetière ? Rien ne l'effrayait (sauf Macdo).
Vint le moment où Sarah se fatigua de rêvasser, et se mit en route vers une des maisons alliée à la sienne. La Dame-Chevalier Miari la reçu selon l'usage, à grand renfort de festins et de divertissements. La coutume locale voulait que le repas se compose de pâtes carbonara et de gaufres comiquement fabriquées par les soins des hôtes. Le lendemain, Sarah fut conduite au centre d'érudition du Comté, en compagnie de la Dame-Chevalier. Un premier professeur discouru sur l'art du livre et de sa diffusion, récitant son palabre alors que des élèves retardataires s'égrenaient sur la première heure. Les coutumes étaient, dans ce lieu, bien différentes que celles que connaissait Sarah : les érudits avaient pour tradition de faire une pause toutes les cinquante minutes, et les apprentis, postulants au savoir, n'étaient que peu impliqués dans l'apprentissage. La science des érudits n'en était pourtant pas moins grande ; Sarah le découvrit lorsque le mage enseignant l'art de la copie se présenta. Il était jeune, fougueux et le savoir semblait l'emplir jusqu'aux cheveux. Son essai fut très instructif, même si les apprentis qui l'accompagnaient ne semblaient que peu partager l'enthousiasme de Sarah. La leçon suivante portait sur l'art d'écrire pour les enfants, et fut également une incroyable surprise. Sarah commençait à s'interroger sur ses camarades, car s'ils semblaient moins investis et bien différents de ceux qu'elle rencontrait dans son lieu d'apprentissage, ils n'en étaient pas moins fascinants. Les plus vifs apprenaient à penser par eux-même et non par des maîtres comme on enseignait à Sarah (pas seulement mais bon). Ils étaient également beaucoup plus libres, ce qui leur permettait de s'adonner à d'autres disciplines que celles enseignées. On trouvait ainsi parmi eux des aspirants chevaliers (des lettres et arts) passionnés par l'étude pratique sociologique des corps soumis à l'action de stupéfiants, ou de futur astronomes qui maîtrisaient parfaitement le luth.
"Ainsi, apprendre à connaître ce monde aussi bien que le mien me permettra d'acquérir une sagesse plus complète" comprit Sarah.
Fin.
"de futur astronomes qui maîtrisaient parfaitement le luth" Là je vois pas ^^
RépondreSupprimerJe ne puis cesser de penser que ma Dame aurait fort goûté les leçon sur l'étrange parler de l'ancienne France.
Ainsi que Messire Jehan (https://twitter.com/Jehanlb).
C'est parce que je pensais à d'autres gens que j'ai rencontré dans d'autres facs ^^ Et puis tu connais le truc : la fiction qui exacerbe la vérité pour la rendre plus ostensible. Toussa.
SupprimerOui, j'aurais sans doute aimé, malheureusement la vie est faite de choix, et les miens m'ont conduit dans les terres de mon enfance pour y trouver quelque repos.
Je ne sais pas pourquoi, mais la photo m'a fait penser à l'une des premières que tu avais postées; pour tes 18 ans si je me souviens bien. Avant même d'attaquer la prépa, donc. Une éternité...
RépondreSupprimerDu coup, j'ai eu le sentiment de lire une sorte épilogue... serait-ce la fin de ce blog ? :(
Non, ce n'est pas un épilogue, ne t'en fais pas :) Le jour où j'arrête le blog, je préviendrai !
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