Présenter ma dernière explication de texte sur Sartre m'a donné le sentiment jouissif d'en finir avec deux années d'angoisse, surplombées par la menace constante d'un commentaire à finir. Mon p'tit Jean-Paul, l'enfer, ce n'est pas les autres ; c'est elle.
Une page de ma vie qui se tourne, puisque je considère que ma semaine se termine dès aujourd'hui. Ne vous inquiétez pas, je ne décide pas de sécher les quatre jours qu'il me reste, je mets simplement mon cerveau en mode off. Ca commence dès le cours de philo que j'ai dans 30 minutes.
J'ai l'impression de dire ça à chaque fois, mais ce commentaire m'a tuée. Heureusement, c'est la dernière fois que je le dis ! Finir sur ce texte a été une réussite : mon plan était pas mal, mes analyses plutôt chouettes, et mon III sur existentialisme et identité a été compris (franchement c'était pas gagné). Bref, quatorze quoi. Et mieux que la note, qui est hyper cool, il y a eu les compliments franchement inattendus. Ma prof, qui a décomposé mon explication pour en souligner les points positifs et négatifs, et a fini par :
"là c'est à l'oral, donc je mets 14, mais selon l'écriture ça aurait pu osciller entre 12 et 16. Bon, Sarah, comme tu écris très bien, j'aurais au moins mis 15".
WHAAAAAAAAAAT ? Dixit la prof qui me tacle depuis deux ans à cause de mon expression ? Et qui lit tellement bien mes copies que même sur ma copie majorée elle a réussi à me mettre un "mal dit" sur citation de Marivaux ? Je crois que ça restera la perle de ma journée.
J'ai fini les commentaires, et je les ai fini sur un bon sentiment. J'me sens libérée.
| Pour la peine, une image de vacances, avec de l'eau et des bonnes vieille murailles. Na, bien fait ! |
YEEAH ! Pour tout: pour ta note, pour ta libération, pour les compliments, pour ta bonne humeur :)
RépondreSupprimerMerci, c'est gentil :) Ca fait du bieeen !
Supprimer