2 févr. 2011

"Je suis né trop tard dans un monde trop vieux" Alfred de Musset

Cette fois, c'est le vrai coup dur. Genre la prépa qui rend fou parce qu'il y a trop de travail et que 'non, je ne peux pas apprendre 70 mots de vocabulaire dans un alphabet inconnu alors que je bosse sur une colle et deux DM en même temps.' C'est au dessus de mes forces. Et surtout, pour la première fois, ma conscience se réveille pour me susurrer perfidement. "ce n'est que  toi. Regarde autours de toi. Tes amis y arrivent, certains majorent. Si on veut on peut!".
Moi j'peux pas. J'peux plus. Roulée en boule sur mon matelas, dans le noir avec Apocalyptica beaucoup trop fort, en train de trembler nerveusement et je pleure toutes les larmes de mon corps. Et mon cerveau traumatisé m'engueule: "il reste tellement de choses à faire avant demain Sarah! Comment oses-tu perdre du temps à pleurer?" Et moi je reste là, à me dire que non, c'est pas possible, je peux plus. Il faut que je dorme, que je sorte, que je vois des gens qui m'aiment, qui me diront que je ne vaut pas rien parce que je n'arrive pas à analyser les jeunes couples en Loire Atlantique. C'est dans ces situations, quand je suis seule avec cette boule de nerf au creux des reins, que je regrette d'être une gentille fille sage. J'ai pas de clope ou de join à fumer pour faire semblant d'aller mieux. Personne à appeler pour dire "Je veux mourir, aide moi, s'il te plait". Alors je prends une douche, je cache mon visage rougis avec des masques, je parle le moins possible pour qu'on ne remarque pas que ma voix tremble.
 J'ai  envie de dire stop. De remplir mon sac de rando et de partir faire une longue marche au soleil. Encore et toujours la fuite comme unique solution.
Bravo Sarah.

4 commentaires:

  1. Et si tu enlevais quelques instants ce carcan de "gentille fille sage"? Et si laissais tomber un instant tes khôlles, tes DM et toutes ces choses que tu n'as pas le temps de faire?
    Parfois, il suffit de peu pour être totalement regonfler à bloc : une bonne sortie entre potes -surtout quand cela fait longtemps; un ciné, du shopping, ou autres? Mais une soirée qui te permettrait de souffler, de t'évader hors du cercle vicieux qu'engendre la prépa, hors de ce cercle de travail interminable, juste quelques instants...Surtout, ça ne servira à rien que tu t'enfonces dans ce sentiment d'incapacité et d'impossibilité, alors pourquoi ne pas s'offrir une bouffée d'oxygène ailleurs? Ca éviterait aussi peut-être de faire des choses que tu pourrais regretter (comme...arrêter de bosser pour de bon, par exemple).
    Ce n'est qu'un état passager en tous les cas. Ou du moins, il faut faire en sorte que ça le soit! C'est dur, j'en suis consciente; j'ai moi-même le moral à 0 régulièrement, et j'ai surtout du mal à appliquer mes propres "conseils"...Haha.
    Plein de courage <3
    Bisous.

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  2. J'arrive pas. J'ai trop de retard pour pouvoir dire stop. Je bosse, je dors, je mange. Une vie palpitante quoi.
    J'enlèverai ma peau de fille sage le 11 quand je rentrerai chez moi et que je partirai enfin à Lyon et en Angleterre. C'est passager. Il me reste une semaine d'enfer. En attendant, je pleure. On verra bien après les vacances.
    Courage à toi aussi!

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  3. compatissez
    vos vacances sont dans une semaine, chanceuses parisiennes !
    les nôtres, dans trois semaines, autrement dit, l'éternité.

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  4. J'espère honnêtement que depuis le temps, cet état là ne t'a pas repris... tu ne vaux pas rien. Tu sais, les jeunes couples de Loire Atlantique que tu étaient censées analyser et ben... ils risquent de bientôt finir divorcer, alors ils ne méritent pas que tu verses des larmes pour eux ! =)
    Bon courage pour la fin (dernière ligne droite, à moins qu'elle soit sinueuse), gros bisous ^^

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