Il y a des jours avec et il y a des jours sans. Aujourd'hui, c'était plutôt un jour sans. Mais heureusement, maintenant c'est la nuit.
Je vous préviens, il est possible que pour un petit moment, ce blog parle plus de mon évolution psychique que de la prépa. Ce sera peut être un peu chiant pour vous, j'en conviens, mais après tout, si vous choisissez de suivre le développement surdimentioné de mon ego qui se croit assez passionnant pour exposer sa vie au yeux de tous, c'est votre problème (et si c'est le cas, je vous conseille de me préférer de grands auteurs tant il est vrai que "nous ne lisons que trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a les choses essentielles" [Proust, as you can imagine]) et je vous accorde le droit inestimable de sauter quelques post.
Parenthèse fermée.
C'est la nuit, ça va mieux. Ce soir, en me lavant les cheveux (je vous avais prévenus que c'était palpitant), je me suis rendue compte en réfléchissant aux amours de pleins d'amis de tous temps, qu'en fait, même plongée dans le vague à l'âme des jours sans, je m'en sors pas mal. Je ne suis pas une vieille loque qui s'écroule en pleurs en rentrant de cours comme en décembre, et j'en suis chaque jour un peu plus étonnée moi-même. J'accepte mes émotions, et pour une des premières fois de ma vie, mon corps ne me fait pas payer mon mal être. On dirait que s'occuper de soi et ne pas se mépriser, ça marche finalement. Je ne suis pas heureuse, mais pas malheureuse non plus. D'ailleurs je m'en fous, j'ai la conviction que ça viendra, quelqu'en soit le biais. Et puis je suis quelqu'un de bien. Je sais, je le répète beaucoup depuis quelques post, mais ne vous en faites pas trop pour mes chevilles : c'est simplement tellement bon d'être capable de se dire "putain, je vaux quelque chose !" et d'en être intimement persuadée ! Je cherche ça depuis des années. Je crois que je vais même pouvoir dire "je cherchais ça depuis des années".
J'avais toujours plus ou moins considéré mes émotions comme des ennemis à fuir, et au final je me rends compte que mes intuitions peuvent me rendre plus forte, plus intelligente et plus heureuse si j'apprends à les gérer et à ne pas tout nier en bloc.
Bref (comme dirait l'autre). Aujourd'hui, c'était pas top, mais ce soir, j'ai fini mon commentaire à rendre demain, je suis presque fière de mes analyses (!), il me reste 1h30 pour faire ce que je veux et je me sens estimable.
Très bon article ma foi !
RépondreSupprimerJe crois que je continuerai de lire tes posts, qu'ils parlent de la Prépa ou non.. Ils sont assez instructifs en fait, et va savoir pourquoi, il me font du bien.
RépondreSupprimerTu as l'air relativement sereine, ça change du bordel qu'est ma vie. Je ne m'en plains pas, c'est seulement fatiguant. :)
Au fait, tu écris vraiment bien. C'est agréable de te lire, sincèrement.
A la prochaine donc.. :)
Des compliments comme ça, ça fait du bien :)
RépondreSupprimerMerci :) J'aime à croire qu'un jour j'écrirai :)