10 oct. 2010

Attention, cet article est indécemment long.

Bon, je sais, ceux qui passent ici régulièrement doivent péter un cable: je laisse un beau blanc de 3 semaines sans aucun article sur mes névroses hypokhâgneuses et PAF, j'en ponds 5 en deux jours et demi. D'un autre côté, je surestime probablement beaucoup la population de ce blog (où, j'espère, ne traîne pas mes profs et mes khâmarades) et les trois pélerins qui tombent ici par hasard n'en ont probablement rien à cirer.

      BREF. Ma chambre ressemble à l'avancement de mes devoirs. Sur mon bureau, il y a encore mon dossier de préparation à la disserte pour laquelle j'ai sué jusqu'à lundi dernier. Ce qui n'empêche pas mon NOUVEAU sujet de litté de trôner au milieu de mon tableau aide mémoire, à côté des horraires de trains et de mes dates de colles (post-it actuellement totalement inutile puisque je les connais par coeur, contrairement à mon vocabulaire de... Ah bah tiens! Toutes les langues que j'étudie, qu'elles soient mortes ou vivantes! Comme c'est amusant comme prise de conscience!). Sur mon bureau il y a aussi les traces de mon travail du week end: des bouquins entammés, des fiches d'histoire, des brouillons pour ma version d'anglais, des listes, des plannings et évidemment, mes agendas. Celui des devoirs, d'abord: des petites pages blindées d'annotations (même mes jours feriés sont bardés de grands YOUPIIIIIII) et de ratures rageuses. Et puis le second, l'hebdo, celui qui détermine ma vie. Parce que depuis maintenant un mois et demi, ma vie commence le lundi, se termine le samedi soir très tard ou le dimanche matin très tôt. Le dimanche, c'est mon day off. Je dors, je travaille et je reprends contact avec le monde. Ce que je fais par exemple, c'est que je tourne la page de cet agenda. Je découvre alors avec bonheur que 2 jours plus tard, je dois rendre un DM/apprendre 138 mots de vocabulaires dans des langues diverses et variées/passer un test de connaissance sur tout depuis le début de l'année/prendre mon sujet de colle/passer une colle. Rayez la mention inutile. Ou plutôt, ajoutez les mentions, ça vous donnera un résultat plus objectif sur mes semaines. Bref, je vis semaine par semaine. Des fois je tourne DEUX pages (Wahou! Je suis une aventurière!) mais ça me parait déjà hors du temps et trop lointain. Alors je pense au dernier jour de ma semaine (le samedi si vous suivez) et j'essaye toujours d'y caler un petit quelque chose qui me donnera envie d'y arriver, de triompher des épreuves qui me séparent du la ô combien douce sonnerie du samedi midi... Il me faut quelque chose pour voir le bout. Sinon mes semaines ne sont que des enfilades de cours, de colles, de devoirs et de DST et on peut pas vivre comme ça. Mais le samedi reste un moment charnière. Vais-je sortir et rentrer beaucoup trop tard dans un état peu recommandable pour une jeune fille mais garder un souvenir impérissable d'une soirée où je me serai enfin amusée   OU   vais-je rester tranquillement à la maison pour rattraper le sommeil et le retard que j'accumule et ainsi arriver fraîche et dispose en cours lundi matin?
Choix cornélien, vous en conviendrez.
   Revenons en à mon portrait chambre, voulez vous? De l'autre côté de la pièce, il y  a mon lit. A ses pieds s'entasses des BE, vestiges de ma maladie et de mon passage chez le coiffeur (il faut vraiment que je sois mal pour lire des trucs aussi... Brr! J'trouve même pas le mot!) mais aussi Salammbô, qui me supplie du bout de ses pages de le lire. Mon cher ami, je suis désolée de t'avoir lâchement abandonné depuis maintenant 15 jours, mais il ne faut pas m'en vouloir. L'Histoire de Rome tome 3 a pris ta place dans mon coeur depuis que Mme C. a eu l'illumination de nous entraîner à ce noble exercice qu'est la dissertation d'histoire. Je trompe donc Flaubert avec A. Piganiol et H. Wurmser afin de comprendre les subtilités de la dynastie antonine (Siècle d'or ou pas siècle d'or, telle est la question posée). Ces deux ouvrages essouflés du CDI sont donc en vrac parmi les feuilles de notes et les stylos, sur ma couette adorée.  Et ouais. Je me suis toujours pas inscrite à une BU digne de ce nom. Ni Ginette, ni Beaubourg, ni quoi que ce soit d'autre. Alors, vous me direz "paresse", certes. Mais aussi, j'ai pas de carte d'étudiant. Et quand on a pas de carte étudiant, on peut pas accèder à la BU de sa fac. Pourtant, j'ai payé les droit d'inscription. Même que ça m'a coûté un bras, alors la moindre des choses ce serait quand même que je puisse accéder à ma BU non?
Hé bin non. Pas de carte, pas de fac. Même si les inscriptions vous ont coûté un bras. Et comme tout le monde le sait, pas de bras, pas de chocolat! (Je trouve que c'est une bonne ouverture).

BON. Comme vous voyez la prépa se passe et je prends un certain rythme. Je prépare beaucoupbeaucoupbeaucoup de choses en même temps mais je regarde quand même House (et prochainement maison close). Samedi prochain on a DST de philo et ça va être une franche marade! ("Non, vous ne pouvez pas préparer. Je ne vous dit pas ce que ce sera. Ce sera de l'improvisation" *sourire sadique*). Je vous ai pas parlé de ma colle de géo que je passe (dans la joie et l'angoisse) jeudi. Evidemment, je ne comprends rien a la notion de chorême (comme c'est amusant, mon correcteur ne comprends pas non plus!), je déteste Roger Brunet et je ne sais pas ce qu'est la Nouvelle Géographie. Pas de bol, ma colle est justement sur ces éléments.
Le mot "massacre" prend un sens tout nouveau à mes yeux.

Bonne semaine et à dimanche :)

8 commentaires:

  1. Hé, tu nous fait un paragraphe argumenté en article de blog!(même si ta première partie est plus longue que la seconde) =D
    Bon, je m'arrête là.
    J'ai pas (plus) de véritable blog (l'autre est mort aussi, d'ailleurs, c'est pas mieux) mais ya des fois ou je trouverai pleiiiin de trucs a mettre dedans. Genre mes merdes a la fac, ce ce genre de choses.
    Je crois que ce serait a peu près aussi long que ton présent article. Bien que ça ne serait vraisemblablement pas mis a jour aussi régulièrement (haha!) que le tien.
    A part ça je vais très bien. J'ai re-expérimenté la douleur de se lever a 6h15 le matin, de sortir dehors quand il fait encore nuit et de rentrer le soir quand il fait déjà-encore nuit.
    Mais j'ai, en substance, moins de cours que toi, et, en plus, j'ai eu qu'un seul devoir depuis deux semaines, a savoir un minable truc de latin fait a l'arrache dans le train, ce qui m'a pris cinq minutes chrono. Donc bon.
    Je ne te dirais pas (bien que je te le souhaite de tout mon cœur, tout en sachant pertinemment cela impossible, voire miraculeux) une bonne semaine, mais je pense a toi et te souhaite un bon et "éclatant" weekend ^^
    (Et, promis, j'arriverai a passer te voir. Mais pas ce weekend parce que ya un concert.)

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  2. C'est pas impossible une bonne semaine :) Je travaille, j'ai des milliards de choses à faire mais je réussi à garder un rythme sain, et ça c'est vraiment important. Je dors 8h/nuit, je fais du sport, et j'ai même arrêté les crises de boulimie! Je travaille mais en fait, ça me plait. Ce soir j'ai esquissé mes 1° recherches pour la disserte de litté et j'ai fait mon plan pour ma colle de géo. Si j'avais pu (mais on est lundi) j'aurai foncé à la bibli pour lire des préfaces d'oeuvres.
    Bref. Quand ça va pas, c'est à cause de mes émotions, pas de la prépa, ni de mon travail.

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  3. Le dilemme cornélien ^^
    L'arbitrage pour moi est un faux arbitrage : je choisis toujours mon liiit <3
    Après, je crois surtout que chacun fait selon ses habitudes. Je me souviens d'un échange sur nos projets de vacances avec une hypokhâgneuse avant les vacances de noël :
    Moi - Aaaaah j'ai trooooop envie de...
    Elle - de sortiiiir ! une soirée en boîte ça fait trop longtemps ! pas toi ?
    Moi - ... ah si la soirée en boîte ça fait longtemps mais de toute façon c'est pas ce que je voulais dire. j'allais plutôt dire "dormir".

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  4. Pouah pouah pouah. J'ai jamais aimé les boîtes. En fait ça dépend des périodes. Je suis pas une immense fêtarde mais après une semaine de folie ou j'ai rendu 5 DM/colles/dissertes, ça fait du bien de danser comme une furie histoire d'oublier qu'on y retourne le lundi suivant. Se laisser croire, l'espace d'un instant que la soirée ne finira jamais avant de s'écrouler de fatigue sur un boooon lit... Et d'autres fois je passe direct à la dernière étape (le lit donc)
    :)

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  5. Haphazard Solipsism13 octobre 2010 à 09:20

    Salut ! Je ne sais pas si tu te rappelles de moi (oui, j'ai lâchement fuit la toile...)
    Cool, tu as l'air de prendre les choses pas trop mal ! Je reconnais, y'a deux choses qui sucks ! : le vocabulaire (et encore, tu dois apprendre les mots latins de Martin toi aussi ??) et les nouveaux sujets de DM alors que tu es en train de rendre un DM...
    La prépa, c'est tabou, on en viendra tous à bout !
    Comme toi, je découvre les joies d'un agenda plus qu'overbooké. Il me regarde de loin, des fois j'essaye de l'oublier...
    Allez, bon courage ! On l'aura notre khâgne (ou pas...)

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  6. Evidemment je me rappelle :) C'est pas parce que je me farcis la tête de dates d'histoire que je me souviens plus de ma vie il y a 2 mois! ^^
    Tu t'en sors comment toi? Je suis la seule à ne pas faire de nuit blanche ou de prendre tout ça comme un jeu?

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  7. Haphazard solipsism13 octobre 2010 à 19:53

    Ah bon, toi la prépa ne fait pas effet de lavage de cerveau ? ^^
    Moi je vais pas dire que je m'en sors : je survis. Je suis une survivor. Tout ce que je fais c'est survivor. Et c'est limite flippant de voir que tout autour de moi, les gens sont épanouis, motivés ; ils travaillent tout le temps, ils ne dorment plus. J'essaye de prendre ça à la légère, je ne m'investis pas trop. Mais je ne fais pas des nuits très longues...
    Nuit blanche ?!?? HAAAA !!! impossible!!! Tu me fais trop peur!! Ne tombe jamais là dedans, c'est le mal !! Dis toi que de toute façon, en effet, faut prendre ça comme un jeu, mais un jeu où il faut jouer à être sérieux ; si tu commences à ne plus dormir, c'est comme si la prépa avait gagné ! NOOON! ^^

    Bises à toi, tout plein d'ondes positives :D

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  8. Moi non. J'ai été un peu comme ça quand j'étais malade. Genre "survie", je rentrais quand j'avais 2h le midi, je mangeais pas et je dormais.
    Depuis que je suis guérie, j'arrive mieux à gérer. Je m'impose des pauses, du temps pour moi et des sorties. Et je bosse pas mal quand même. Alors je comprends pas trop trop trop. Ou je suis pas du tout normale, ou j'en fais vraiment pas assez. Mais j'sais pas, j'ai pas l'impression! Bref. Bonne chance à toi :D

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