Moi qui pensait que ma proximité du lycée m'abstiendrait de subir les grêves (que je soutiens pourtant de toute mon âme), et bin c'est raté...
Ca fait deux jours que je suis hautement motivée pour travailler ma disserte de lettres (la nouvelle, plus celle sur le méchant mais un CHOUETTE sujet sur Mallarmé, hahahahahaha. Pouark). Par conséquent, lundi soir, sautant dans mes bottes même pas de sept lieux, j'ai volé jusqu'à la médiathèque pour aller m'enfiler quelques préfaces et PAF! Portes closes.
Indignation générale (n'oublions pas mes penchants skyzophrèniques. Moi et moi étions très irritées!) et surtout questionnement sur ce brusque évênement qui contrecarre ma merveilleuse motivation!
"Mais bordel! Qu'est-ce qui leur prend de fermer un... lundi? Ah merdre!" Et je m'en suis retournée, penaude, venant de prendre en compte ma stupide erreur. Du coup j'ai regardé Dr House toute la soirée. Na.
Mais enfin, voici le mardi, jour sacré de l'ouverture de la bibliothèque! Je rentre chez moi, je m'empare du coupon qui me somme de m'en aller quérir un colis à la poste et je file (encore) vers la bibliothèque. Petit (haha) détour par la poste. 20h d'attente. J'ai amèrement regretté de ne pas être passée à la bibli avant, histoire d'avoir pu lire une cinquantaine de pages avant la réception du précieux paquet.
"Z'avez un pièce d'identitée?"
"EUUUUUUUUH... Non. Elle est chez moi"
"C'est obligatoire. Monsieur, que puis-je faire pour vous?"
Grumblblblbl. Bon. Bibli. Je rentre d'un pas heureux et convaincu quand soudain! Ô joie! L'accès à l'espace adulte est bloqué! "Les espaces sont fermés aujourd'hui pour cause de grêve mademoiselle".
...
Vu mon air défait et au bord de la crise de nerfs, la gentille documentaliste a rapidement ajouté "mais demain ce sera ouvert vous savez?"
Et là. Admirez je vous prie, l'entrainement de l'hypokhâgneuse à l'auto apitoiement:
"Mais madame, vous ne comprenez pas! Je suis en prépa, j'ai pleins de livres à lire pour mes dissertes de lettres! Demain je ne pourrai pas venir: j'ai cours!"
"Toute la journée??"
"Oui." *air désespéré* (et mensonge éhonté)
"Bon. Je vais voir ce que je peux faire..."
Je suis ressortie 12 ans plus tard (parce que la pauvre, c'était pas son rayon alors elle savait pas qu'Ibsen c'était du théâtre) avec Ubu Roi, Ruy Blas, La Mouette, La maison de poupée et un intégral de Molière.
Retour à la case Poste, avec une pièce d'identité ce coup ci, mais sans passer par la case départ. J'ai poireauté un bon quart d'heure, mais j'm'en foutais, j'avais Ubu. Les gens me regardaient comme une folle genre "mais c'est quoi ce truc qu'elle a dans les mains?? Un livre??? Mais, comme ça? Dans la rue??"
J'adore :)
Et puis, au final: "Votre colis a déjà été réceptionné mademoiselle. Quelqu'un de votre famille a du le récupérer. Le bon de réception est une erreur de notre part."
Après ces vastes péripéties, je suis rentrée en mon domaine, fulminantes, grinçant entre mes dents "connards, connard, connards!"

Wow ! La fin est... j'imagine que ça a été très éprouvant, d'apprendre que le détour par LaPoste a été inutile. ^^' Mais bon, je ne doute pas que ton Moi1 a su calmer les pulsions meurtrières de ton Moi2, et vice versa. =p
RépondreSupprimer(tiens, le mot anti-spam à taper est «colis», jolie coïncidence ^^)