Je me rends compte, petit à petit, que les "derniers" commencent. Je m'explique : il y a eu, en septembre-octobre, toute ces ribambelles de nouveautés : les premières dissertes, les premières khôlles, les premiers DM/DST, etc. Là on arrive aux grands "derniers".
Actuellement, malade comme un chien (pour changer), je boucle ma dernière version d'allemand, qui sera suivie par la dernière version d'anglais. J'ai commencé à jeter un oeil sur le dernier DM de carto (qui par un hasard fou se trouve aussi être le premier). J'ai terminé ma dernière lecture hors programme avant l'été, j'entame mes dernières révisions sérieuses d'histoire pour le CB (en vrai il me reste l'horriiible khôlle collective d'histoire pour laquelle faut réviser un poil aussi)
Euuh stop. Il faut nécessairement que je fasse une parenthèse sur cette khôlle d'histoire. Le délire est si profond et la volonté de nous tuer avant la fin de l'année si évidente que je me dois d'en parler.
Donc. Ma prof d'histoire, merveilleusement compétente mais hurlante (on ne peut pas tout avoir, que voulez vous) a décidé pour la troisième série de khôlles, que nous la passerions en groupes de 6 élèves le lundi après midi pendaaaaaaaant (roulement de tambours) TROIS HEURES TRENTE.
Oui, vous avez bien lu. On se fait aboyer dessus pendant presque 4h sur un sujet quelconque (il me semble que la dernière fois c'était "constitution et dégradation du concept de nationalité tchèque"). On va tous crever.
Fin de la parenthèse.
J'ai rendu avant les vacances ma dernière disserte de littérature avant le CB. Bref, vous commencez à comprendre le principe : alors que les khâgnes et autres deuxièmes années se battent contre les concours, que les fâkheux appréhendent les partiels imminents, nous entamons la partie des derniers moments de l'hypokhâgne. Certains en sont nostalgiques, moi je ne sais pas. J'ai l'impression d'être plus soulagée qu'autre chose, ce qui me fait penser que je ne suis peut être pas faite pour la khâgne. Peut-être. Ce foutu doute me fait changer d'avis tous les deux jours. J'ai envie d'y arriver, de ne rien regretter et de rester dans le monde fabuleux de la culture. Mais au fond de moi, je sais que ce n'est pas la vraie vie et je ne sais pas si je serai capable d'endurer ça un an de plus. La pression, certains profs, certaines matières...
Bref, quoi qu'il en soit, même si ce n'est pas nécessairement la fin de la prépa, ce sont les derniers pas dans la classe d'hypokhâgne. Même si on remet ça l'an prochain, il faudra libérer la classe pour les petits nouveaux naïfs. On passera de 53 à une petite vingtaine et on préparera vraiment un concours qui me parait totalement abstrait.
La prépa n'est pas la seule porte d'entrée dans la culture, la prépa c'est la vraie vie, la fac de la même façon. La pression ne sera pas forcément la même à la fac ou en école mais il y aura toujours des matières chiantes, des profs relous... Ca n'est pas spécifique à la prépa. Pourquoi ne pas essayer la khâgne l'année prochaine si ça te tente toujours d'ici juin ? Tu peux toujours partir pour la rentrée à la fac si tu penses que tu ne le supporteras pas ! Et tu peux aussi demander conseil à tes profs, au CPE... Au dernier conseil l'année dernière, les profs ont refusé le passage en khâgne à une amie, qui était avec difficulté dans la moyenne, parce qu'ils pensaient qu'elle serait trop fragile pour une deuxième année. Résultat : elle s'épanouit en LEA. D'un autre côté, des gens qui sont passés et sont en khâgne cette année rament comme des malades. C'est difficile de prévoir, mais tu n'as rien à perdre à essayer... On dirait que tu ne veux pas aller à la fac, pourquoi ?
RépondreSupprimer(après deux épreuves, le concours me paraît toujours abstrait à moi aussi :p)
Courage !
J'ai pas l'impression que ce soit la vraie vie. On passe nos vies à bosser et dormir. La vie étudiante c'est pas ça, la vie active (j'espère) non plus. En khâgne, y a plus que les profs que j'aime pas. Tous ceux que j'apprécie partent en retraite ou ne font que l'hypo. Et en fait j'ai envie d'aller en fac. Juste un peu peur de m'ennuyer, beaucoup me gens me disent de m'y attendre. Mais je crois que j'ai plus envie d'aller en fac qu'en khâgne.
RépondreSupprimerBon courage pour les concours !!!!
Oh, fâkheux c'est super classe avec cet accent circonflexe, ce K et ce H :D presque aussi classe de Hypokhâgne.
RépondreSupprimerJ'ai juste envie de te dire que tu ne t'ennuiera pas forcément en fac. Et que ya aussi des bons cotés. Je râle souvent sur la fac et sur l'administration, mais c'est sympa quand même ^^
Après, je sais que tu hésite, peut-être que tu aura un déclic. Ou alors tu peux aussi essayer khâgne et partir après si ça te convient pas?
Quoi qu'il en soit, je suis sûre que tu prendra la bonne décision. :)
Aller en khâgne ailleurs si tu ne veux pas avoir ces profs là ? Ca peut te permettre aussi d'avoir des équivalences avec plus d'universités, et donc plus de choix de réorientations si vraiment ça ne te plaît pas ^^
RépondreSupprimerEt à mon humble avis s'ennuyer à la fac c'est difficile. Plus de méthode à rattraper, au moins autant de travail personnel, moins d'heures de cours donc plus d'heures de libres pour des activités sportives/culturelles/personnelles...
Et puis il y a d'autres choses à faire en prépa que bosser et dormir ;) L'hypo est l'année où je suis le plus sortie. Et cette année je ne me suis pas privée non plus ! L'occupation principale de la vie d'étudiant, c'est bien d'étudier non ? Bosser en bibli avec des amis peut être un aussi bon samedi soir que finir bourrée en soirée...
Bon, mais ça n'est pas un commentaire "va en khâgne !", la fac ça a l'air génial et j'ai vraiment hésité à y aller en début d'année. Heureusement que je ne l'ai pas fait : je me serais dispersée je pense, alors que maintenant je sais vraiment ce que je veux et comment y arriver :). Une khâgne, même vécue comme un enfer (je n'en suis pas arrivée là, mais d'autres oui), c'est toujours enrichissant.
Il faut aussi savoir - je ne sais pas si c'est comme ça chez toi - que les profs sont là pour les plus motivés. Il n'y avait plus d'absences à justifier cette année parce que personne ne faisait l'appel (on était 60 aussi, je comprends qu'ils aient la flemme). Donc si un cours te faisait chier, il suffisait de ne pas y aller et de bosser par soi-même (ou pas !) :).
Bon courage pour ce qu'il te reste en tout cas !