20 mai 2012
Et maintenant, un petit point.
En ce moment, je me bats un peu contre le monde.
Une partie de ma famille pense donc que je suis une petite conne qui n'a pas les pieds sur terre parce qu'elle est trop dans ses livres. Qu'il faudrait que je bosse à Mcdo pour apprendre la vraie vie (le but de faire des études étant justement d'éviter de bosser dans des fast food, suis-je dans la "fausse vie" ?), que c'est l'expérience qui valorise et pas les diplômes ("ah, vous voulez être prof en fac et vous n'avez pas de doctorat... Ah ! Mais je vois que vous avez été caissière ! Ok, on vous prend") et que de toute façon on ne peut pas espérer avoir un job intéressant quand on fait des études. Bref, ils ne comprennent pas que je bosse 60h par semaine, que l'été avant la khâgne est un été de boulot et que je ne suis pas une glandeuse juste parce que je ne veux pas être caissière (en plus j'ai envoyé des CV, c'est même pas de la mauvaise volonté). Ils ne comprennent pas pourquoi je préfère faire une troisième année. Du coup je lâche prise, je dis "oui oui", et j'attends que ça passe.
Ca va être ça le travail le plus dur qui va m'occuper ces prochains mois (voire ces prochaines années) : apprendre à ne pas trop réagir quand quelqu'un me dit des grosses conneries. Sourire et me taire en attendant d'avoir un appart' et une vie où je puisse penser ce que je veux, mais surtout le dire. Le problème, c'est que j'ai passé une grande partie de mon lycée à ne rien dire et laisser couler, et du coup à me faire énormément de mal. Maintenant que j'ai réussi à m'en libérer, c'est difficile de revenir à "soit intelligente, mais tais-toi" ; il va falloir que je trouve une solution durable d'entre-deux.
Bref, à part ces petits désagréments familiaux, je vais bien. Je dévore les contes cruels de Villier de l'Isle-Adam, je fiche du Thomas Pavel et je commence diverses recherches sur le programme de l'an prochain. J'ai un poil peur de me prendre une grosse claque dans la figure aux résultats de l'ENS, style "Hé ! Meuf ! T'es même pas souza !". L'autre peur, c'est celle du coup de bol monumental : "Hé ! Meuf ! T'es admissible !" (AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. A mon avis, dans l'ordre, je pleure, j'appelle la moitié de mon répertoire et je fais douze crises d'angoisse), mais ce serait vraiment vraiment ouf. Et si je suis pas souza je serais clairement très très très déçue. Après, c'est peut être méga prétentieux de dire ça, je sais pas... Les profs à qui j'ai parlé m'ont dit que mon approche du sujet était la bonne, donc j'ai un peu d'espoir.
Sinon, y a bien sûr le permis. Je continue le code, avec mon premier code blanc vendredi, et cet aprem je vais me familiariser avec la voiture sur un parking vide. Mon été de pauvre servira donc probablement à rentabiliser mes heures de conduite.
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Hé! Meuf! T'as changé de portable?
RépondreSupprimerTa famille va bien?
Oui, ils vont bien :)
SupprimerAaaah le volcan commence à gronder.. J'ai connu ça,et effectivement la solution est de se dire les choses,enfin d'arriver à dire les choses à ses parents et d'ensuite prendre un appart', que la discussion finisse bien ou non,je pense que prendre un appart' ça marque, ça les marque et de là,ils commencent à ne plus te voir comme une enfant..
RépondreSupprimerNon, en fait j'ai déjà fait tout ça à la fin du lycée et je me suis barrée chez mes grands parents pour la prépa. Ca va beaucoup depuis qu'on ne se voit qu'une fois tous les (deux) mois. Mais là, avec mes granpz en temps d'élection, ça chauffe tellement ! Et puis le problème, c'est que je n'ai pas de thunes et que j'habite à 3 min du lycée.
SupprimerMes parents ne me voient plus comme une enfant, c'est même pas pour ça que me prend le reste de ma famille. "Juste" pour une assistée :)
En même temps ya pas pus assisté qu'un enfant donc de ce point de vue c'est pareil.. En tout cas j'espère que t'auras la "souza" :)
RépondreSupprimerCe que je disais justement c'est qu'il ne me prennent plus pour une enfant (pas 'plus' = +). Et être vu comme une assistée c'est encore pire pour moi. Le sous entendu c'est "si tu voulais (quand on veut on peut) tu pourrais travailler", "tu ne te donnes pas à fond", "tu pourrais faire plus".Alors que franchement non.
SupprimerMoi aussi ! Je te la souhaite aussi bien sûr :) Tu as bien réussi les épreuves ?
J'ai le même problème de mon côté. Mon père ne comprend pas pourquoi je ne veux pas travailler. Ce n'est pas que je ne veux pas. J'ai envoyé deux CVs, pas folichon, certes. Mais après, je savais que je voulais partir en voyage pendant 2-3 semaines donc mes chances étaient limitées. Actuellement je ne sais pas si je pars réellement donc mon père tire la gueule à tous les angles de la maison. Mais au final, j'aurai besoin du temps des vacances pour me reposer et puis pour préparer la KH. En sachant que les deux CVs que j'ai envoyé, j'ai été refusé. Pas pour un motif de références ou de capacités. J'ai essuyé sur les deux un : « La période de travail saisonnier proposée est trop courte. » En sachant que j'ai demandé dès le 01/07 au 22/08. Les universitaires piquent des places, et d'autres qui peuvent demander plus longtemps. C'est fortement dommage je trouve. M'enfin.
RépondreSupprimerJe peux alors comprendre ta frustration. Qui plus est tu es à la botte de tes GP comme tu es à quelques minutes de ton lycée. C'est une situation délicate dans laquelle, je pense, tu as des motivations qui sont bloquées par des personnes externes. C'est assez chiant quand même. Courage.
C'est fou comme les gens ne comprennent pas ! On bosse tellement, on a quand même le droit à un peu de repos je trouve.
SupprimerMoi je n'ai pas encore de réponse, mais les jobs pour lesquels j'ai postulé me plaisent (genre en bibli ou du secrétariat) donc je serais contente d'être prise et mes CV sont bons. Mais tu as raison, en fac ils sont plus facilement mobilisables, tant pis pour nous. Après, vu l'intensité de l'année de khâgne, à mon avis il vaut mieux prendre des forces...
Mon été est toujours aussi fade en ce qui me concerne... Enfin au moins j'aurai du temps pour la conduite et les bouquins (vous allez me retrouver pendue dans un coin ; si ce blog ne reprend pas en septembre, inquiétez-vous !)
Oui, je suis un peu bloquée, ce n'est pas simple. J'essaye de me dire qu'il ne reste qu'un an :)
Bon, j'ai écrit ce comm avant que tu publies ta réponse à Nicolas et du coup y'a sûrement des choses qui ne veulent plus rien dire, mais j'ai la flemme, donc ne le prend pas mal genre je-ne-te-lis-pas.
RépondreSupprimerJe suis désolée, je voudrais pas foutre le bordel, mais je ne vais pas être très d'accord ni consensuelle là. J'espère que tu le prendras pas mal, mais bon. On est toutafait d'accord sur le fait que tu peux pas bosser pendant l'année en prépa, c'est impossible ou presque. Je comprends que tu veuilles faire des études pour ne pas avoir de job pourri. Sauf que là on te demande pas de faire ça toute ta vie, on te le demande juste un été pour dire de pouvoir t'assumer financièrement quelques mois (je connais pas les prix pour un appart chez toi) ou au moins partiellement, par exemple je paie mon appart, ma facture d'électricité et de quoi vivre seule avec l'APL et la bourse et des économies faites en bossant. Évidemment que les diplômes c'est important: mais je suis désolée, admettons pour prendre un exemple que tu veuilles être prof des écoles en maternelle: bien sûr que le concours est important, mais là clairement il ne détermine pas la capacité à enseigner! Si t'y vas sans BAFA, sans expérience avec les enfants, tu auras p-e le poste mais c'est l'expérience, les stages, l'animation, ce genre de choses tu vois qui te permettent de savoir comment te comporter et gérer ta classe. Alors c'est un exemple parmi tant d'autres, mais les études sans rien à côté, ça a beau être bien, intéressant, ça fait pas tout. Et dans ce sens là, pardonne-moi mais je trouve que malgré toutes les qualités qu'on peut et doit reconnaître aux études, elles ne sont pas à elles seules la vraie vie. Tu vas me dire 'mais bosser à McDo et un doctorat en lettres ne se rejoignent pas du tout': certes, mais même si ça ne te servira pas professionnellement (et encore, être engagée en job d'été montre ta motivation aux futurs employeurs, voire ton sérieux), c'est enrichissant (dans plusieurs sens pour faire un jeu de mots: ça t'apporte de l'argent et surtout humainement ça t'apprend quand même des choses, à remplir d'autres objectifs, d'autres fonctions aussi qu'en prépa par exemple). Je suis loin de dire que t'es une glandeuse, mais je comprends pas cet entêtement à 'ne pas vouloir être caissière' comme tu dis. Bosser avant la khâgne est essentiel: bosser trois mois toute la journée sur des programmes que tu vas aussi bosser pendant l'année risque de causer un gros ras-le-bol et n'est pas forcément la chose à faire. J'avais une khûbe dans ma chambre l'année dernière qui avait fait plus d'un mois de job d'été dans un camping dans le sud avant ses deux années de khâgne: elle a bossé raisonnablement, elle a réussi son année. D'autres ont fait de même, eu leur M1 à la Sorbonne (ça a l'air compliqué d'y entrer, apparemment encore plus venu de province), les concours qu'ils voulaient... Faire les deux est très possible: c'est ça que je comprends pas. Après je dis pas ça pour t'embêter, c'est juste que j'ai franchement du mal à comprendre ta position. Faire des cueillettes est très fatiguant par exemple, je comprends que tu veuilles pas faire ça: mais de l'accueil (mairie, évènements genre festivals -en fait je sais pas si c'est salarié- comme t'es pas très loin de Paris dans mon souvenir, musées, bref tu vois le genre), serveuse... c'est rarement des temps pleins et c'est GRAVE faisable.
Je dois scinder ici, sinon ça passe pas x)
Même en bossant un mois à temps plein, je ne m'assumerai pas plus de deux mois. On est à Paris, un appart c'est environ à 700€ (si tu as du bol) et ma bourse fait 160€. J'ai donné des cours pendant toute mon année d'hypo ET de khâgne, donc oui, ça me gave un peu qu'on me taxe de glandeuse. Et je ne peux pas du tout compter sur mes parents pour m'aider en cas de pépin, donc niveau garantie, les logeurs ont du mal à me faire confiance.
SupprimerPour l'expérience, je parlais de celle qui me servirait à moi qui veut être prof en fac. Evidemment que l'expérience compte, je refuse juste de croire que ça vaut plus qu'un diplôme. Je ne dis pas qu'il ne faut pas en avoir, je dis que mcdo ne m'en apportera pas pour ce que je veux faire et que du coup je vois pas l'intérêt de me tuer à la tâche vu mon année de khûbe à venir.
Bref, je ne le prends pas mal parce que je comprends ta critique, mais en l'occurrence, j'ai dit que j'avais envoyé des CVs et tout, donc c'est pas du tout un refus catégorique : j'avais prévu de bosser, mais pour l'instant je n'ai pas de réponse.
Je te trouve un peu injuste de juger sans connaître la situation, par contre.
Bref, je voudrais pas que tu le prennes mal, mais t'enferme pas dans une posture je bosse-pour-la-khâgne donc je-peux-rien-faire-d'autre, parce que c'est pas vrai. C'est bien d'aimer les études, mais désolée, faire des disserts,des recherches, apprendre plein de choses intéressantes (mais pas que) en cours, ça n'est pas toute la vie.
RépondreSupprimerVoilà. Pardon si tu vis mal cette réponse, si tu me trouves méchante ou quoi que ce soit, mais bon, même si je comprends ta situation familiale, là j'ai du mal à te suivre: tu dis toi-même ne pas pouvoir quitter tes grands-parents mais en même temps, sans job, tu peux pas payer de loyer, alors pourquoi? Surtout ne le prend pas comme une agression, j'essaie juste de comprendre.
Et pour Nicolas: la rentrée universitaire a été avancée dans beaucoup de facs, maintenant elle est souvent vers le 10-15 septembre... Et j'ai beau être en L3 l'année prochaine, en étant dispo du 7 juin à la rentrée universitaire sans période de départ/séjour et en ayant déposé moi-même en main propre 25 lettres/CV cette année et pareil l'année dernière, j'ai eu 0 réponse l'année dernière et cette année 1 seule personne m'a répondu négativement + 1 m'a rappelée en février en disant qu'il me rappellerait en mai et toujours rien. Alors le côté 'les universitaires sont bien mieux lotis', merci bien, c'est un mythe urbain...
Je sais que les cours ne sont pas toute la vie, il est hors de question de le penser. Mais si je décide de faire cette troisième année et qu'en plus les programmes me plaisent, j'ai décidé de faire les choses à fond. Je n'ai pas dit que la prépa était la vraie vie (au contraire, si tu relis certains de mes posts d'il y a quelques mois, je dis même le contraire !), je dis juste que ce n'est pas pour autant une "fausse vie" juste parce que ce sont des études. Et ce n'est certainement pas toute la vie, je n'affirmerai jamais ça. Par contre, en ce qui me concerne, idéalement futur enseignant chercheur, elles risquent d'être une part de la mienne.
SupprimerJe ne le prends pas comme une agression, ça m'étonne simplement que ta réaction soit aussi violente. J'espère que les quelques éléments que je t'ai donné te permettront de mieux comprendre.
Pour ce qui est des jobs, je te crois bien sûr, mais j'ai aussi vu des tas d'exemples inverses de Licences qui trouvaient du boulot beaucoup plus facilement parce qu'il pouvaient s'engager en juin et/ou septembre. Mes deux cousines qui donnent exemple aux critiques familiales bossent toutes les deux en juin. La plupart de mes potes sont en vacances d'été depuis 15 jours ou le seront au max d'ici une semaine. Alors légende urbaine, franchement je ne sais pas. Quand tu as quatre mois de vacances, c'est quand même plus simple de conjuguer boulot, vacances et études.
Je sais que pour ceux que je connais, qui sont en Facs, l'année qui vient de passer, certains ont commencé autour du 20 septembre (ce qui laisse au moins deux semaines pour bosser en plus, et deux semaines sur un CV ce n'est pas rien). Et pour cette fin d'année, j'ai un très bon ami qui bosse déjà et qui a fini il y a une semaine ses partiels, il a rendu son appartement, il n'a plus qu'à attendre les résultats et affirmer ou infirmer ses résultats. En sachant qu'il a sa date de rentrée qui est le autour du 10 septembre, ce qui laisse encore une semaine en plus. Sachant que je veux passer en KH, je me laisse une semaine avant la rentrée. Donc un mois et demi environ. Cela ne suffit pas pour faire le poids par rapport à du deux mois et demi, malheureusement. Après, c'est sûr que cela ne fait pas tout. Mais ce sont toujours des gens à former quoi.
SupprimerBah oui, je me souviens bien de tes posts, c'est bien pour ça que je m'insurge quand je lis celui-là parce que je trouve justement qu'il va à l'encontre du principe de 'la prépa -les études en général- ne sont pas toute la vie/la vraie vie'. J'ai trouvé (peut-être à tort, hein) que le risque qui te guettait était de considérer un peu la khûbe à venir un peu comme une sorte de tour d'ivoire et que tu te fermes à certaines choses parce que tu veux -et à juste titre, c'est normal-, la réussir. Alors je sais pas, je pense et j'espère que j'ai tort mais c'est l'effet que ça me fait à lire ton article sans explications. Je ne cherchais pas à être violente mais franchement là j'ai pas pu faire autrement que te le dire. J'ai essayé d'être soft mais ça m'a un peu fait sortir de mes gonds. Il y a faire les choses à fond et faire les choses à fond. Honnêtement je comprends bien que tu veuilles faire les choses le mieux possible, mais de là à y passer l'été + enchaîner avec une année de plus, sans bosser à côté pour s'y consacrer uniquement est une décision que je respecte mais que je n'ai pas tout de suite comprise, parce que tu l'es peut-être mais que tu renvoies pas l'image d'une motivation extrême dans ton article (dans ta réponse si par contre): dans l'article, en tout cas je le lis comme ça, j'ai l'impression que t'as envoyé des CVs plus pour dire de l'avoir fait qu'autre chose et c'est surtout ça que je trouvais dommage (mais ta réponse montre bien l'inverse). En aucun cas je ne te taxe de glandeuse, j'ai pas dit ça, bosser pour la khûbe est aussi bosser, mais d'une autre façon et j'en suis bien consciente. Je trouvais seulement que c'était tourner en rond de dire j'ai pas d'sous-mais je veux quitter la famille-mais je fais une khûbe-donc je dois rester, à un moment c'est un peu un système d'engrenage. Après j'avais pas conscience que hors de Paris-même (puisqu'il me semble que c'est ton cas), les prix restaient les mêmes. Une question qui me vient à l'esprit à l'instant: comme t'aimes pas l'ambiance autour de ton lycée visiblement, ni ta prof de lettres, t'as jamais pensé dans l'année à t'éloigner en banlieue un peu plus éloignée par exemple, où les loyers seraient moins chers? J'en sais rien hein, ça m'est juste venu comme ça, étant donné que t'a pas l'air hyper attachée au lycée. Sinon je tiens à préciser que je ne juge pas, je cherche à comprendre (je crois l'avoir spécifié un certain nombre de fois), c'est pas la même chose du tout! Je te fais pas de procès là, je trouvais juste que c'était une situation de serpent qui se mord la queue, du coup j'avais du mal à saisir pourquoi tu restais là-dedans quoi. Pour les jobs c'est pas impossible que ce soit une question de géographie, parce qu'à part les détenteurs de BAFA, chez moi on a été beaucoup dans cette situation cet été et le précédent, donc c'est eut-être aussi dû à la proximité de Paris.
RépondreSupprimerBon, je comprends mieux et c'est plus clair pour moi. Je suis désolée encore si je t'ai blessée puisque je t'ai semblé violente. J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur, mais bon, ça m'a fait réagir. Je ne sais pas quoi faire d'autre que de présenter mes excuses, mais certains passages non expliqués et dont j'avais pas forcément toutes les clefs ont réveillé tout ce que ces sujets peuvent avoir de sensible pour moi.
Et bien au moins je t'aurais fait mieux saisir la situation telle qu'elle est.
SupprimerJe n'ai pas dit que je passerai l'été là dessus d'ailleurs, juste que j'allais profiter de cet été où je ne vais pas partir pour bien préparer mon année. Ce n'est pas parce que je ne bosse pas que je ne vais rien faire d'autre que préparer la khûbe, mais c'est une bonne occasion pour s'y mettre.
Anyway, ce débat est stérile comme le souligne Justine. J'espère que tu as mieux compris.
J'ai envisagé de khûber ailleurs, mais les prépa de province sont vraiment moins bonnes et pour que les loyers soient abordables, il faudrait vraiment que j'aille loin. Sauf si le crous m'accorde un logement, j'aurai du mal à bouger tant que je n'aurai pas assez de temps pour avoir un petit boulot à côté (à part les cours j'entends). Dans ma ville, des parents de mes amis ont envisagé de les loger sur Paris parce que c'était moins cher que les logements proposés dans ma ville !
Bien sûr je ne t'en tiendrai pas rigueur :) Tu as le droit d'avoir un avis différent du mien, et j'ai bien compris que ça devait renvoyer à des situations personnelles. On aura une conversation plus cool la prochaine fois ;)
Je ne comprends pas ce débat, définitivement. En fait, pour moi c'est vraiment un "non-débat". Ce n'est pas la première fois que je vois des gens s'insurger plus ou moins contre ceux qui ont choisi -pour des raisons bien précises, qui plus est, de ne pas travailler durant l'été. Déjà, chacun fait ce qu'il veut, non? Et la situation de chaque personne est différente, comment juger à partir de faits qu'on ne connaît même pas? Il est normal d'avoir sa propre vision des choses, en fonction de sa propre situation personnelle, mais de là à en faire le reproche aux autres...Bref.
RépondreSupprimerMoi je condamne assez facilement la paresse et le tire-au-flanc, mais ne pas travailler pendant l'été n'est pas FORCEMENT synonyme de paresse ou de flemme (encore heureux!). Je trouve normal de vouloir se reposer/se consacrer à autre chose. Malheureusement, la société à tendance à condamner d'avance celui qui ne travaille pas (et d'autant plus en ce moment); dévalorisant totalement le travail intellectuel par rapport au travail manuel ou à l'emploi concret (je ne place aucun des deux au-dessus de l'autre, mais il est vrai que pour beaucoup, lire pendant des heures et engendrer des connaissances n'a rien avoir avec un "vrai" travail). Cette dévalorisation est vraiment dommage.
Sachant qu'en plus de la khûbe, tu as le code et le permis, tu n'as pas à te sentir coupable...Ne laisse pas les autres te juger pour ça (même si je conçois que la pilule est un peu dure à avaler parfois, j'ai déjà pu en faire les frais).
Ce n'est pas un débat, tu as raison.
SupprimerOuf, merci de comprendre mon point de vue. L'avis de ma famille, c'est exactement ça : tu ne bosses pas donc tu es paresseuse.
Merci merci ! Oui, le code et le permis me prennent un temps fou (normal en même temps) et cet été me permettra d'avancer au max avant la rentrée !
Nicolas > Certes, pour les partiels qui s'achèvent maintenant, c'est quand même un avantage. Or cette année, les khâgneux qui ne seront pas admissibles finissent le 7 juin (selon les facs, 2 à 3 semaines environ après la fin des partiels), donc pas si tard en fin de compte (ça fait donc 3 mois avant la rentrée de septembre, dans lesquels piocher travail/préparation de l'année suivante/repos, contre 3 mois 1/2 voire 4 maximum pour les fakheux, donc même si l'écart est non négligeable il n'est quand même pas un fossé infranchissable), et si on prend une moyenne les cours des hypos se finissent vers le 20 juin: ça fait perdre un mois, mais bosser par exemple un mois n'est pas impossible non plus, beaucoup de gens l'ont fait chez moi, et je suppose ailleurs aussi. Les étudiants en fac ont plus de temps, mais pas forcément non plus plus de chance. Et on ne parle pas non plus de bosser tout l'été. Je suis d'accord sur ce que tu dis, mais je pense qu'il y a peut-être un danger d'autocensure de je-vais-pas-avoir-le-temps alors que travailler l'été entre HK-KH ou KH-khûbe n'est pas impossible et peut faire du bien, apprendre à faire autre chose, amener des sous aussi, ce genre de choses. Pour reprendre l'exemple de mon ex-khûbe interne, travailler au camping lui a aussi fait des vacances et permis d'aborder son année de khûbe sereine, avec quelques sous de côté, et en s'étant éclatée, aussi. Elle était avec des gens de la fac, ils étaient égaux face à ce job. C'est ce que je voulais dire en disant que c'était possible...
RépondreSupprimerJustine > Mais j'essaie pas de faire germer un débat, je viens pas pour foutre le bordel, j'exprime juste une opinion qui est -et j'en suis désolée- différente de celle de Sarah (ou de ce que j'en avais compris au moins), et je dois sûrement me tromper mais pour moi, un blog permet aussi de faire se confronter des points de vue. Je passe pour une grosse connasse dégueulasse là, mais je ne condamne pas, comme t'as l'air de le penser, ni Sarah ni l'ensemble des khûbes, j'avais juste pas compris l'opposition qu'elle m'avait semblé faire entre khûbe/travail, j'ai donc cherché à comprendre, ce qui me semble normal sur un blog! Si les commentaires sont activés, c'est aussi que le rédacteur (en l'occurrence la rédactrice) s'engage à laisser les points de vue s'exprimer, et ce n'est pas parce que je ne comprenais pas et que je n'étais pas foncièrement d'accord que je n'ai pas le droit de le dire, ou du moins il me semble! Je m'insurgeais contre l'engrenage 'je reste chez moi contre mon gré mais je ne travaille pas' parce que je n'avais pas conscience du prix d'un loyer à Paris et que du coup oui, je suis désolée, mais si on se plaint de rester chez soi et qu'on peut travailler, que ça pourrait payer le loyer comme c'est le cas chez moi, et qu'on ne le fait pas c'est un peu absurde! Refuser de faire une chose (ou ne pas tout faire pour elle) alors qu'elle pourrait nous faire sortir de la situation où on est me semble un peu bête, ça je l'avoue: par contre, même si Sarah travaillait 2 mois à temps complet, comme elle l'a expliqué, ça ne paierait pas son loyer bien longtemps, donc je comprends qu'elle se 'plaigne' de rester chez ses grands-parents parce qu'elle y est contrainte et qu'elle n'a pas les clefs qui pourraient résoudre ce problème.
(Je coupe ici, le commentaire ne passe pas en entier)
(Suite et fin)
RépondreSupprimerBien sûr que chacun fait ce qu'il veut, je n'essaie pas d'imposer quoi que ce soit, par contre essayer de comprendre et proposer des choses ne me semble pas d'une connerie infinie, alors ça doit être moi, je dois être stupide de pas comprendre où est l'absurdité de ce que je dis, mais bon, tant pis. Je ne JUGE pas, sinon je dirais juste 'espèce de petite conne, va à l'usine et ferme-là', ce n'est pas du tout ce que je fais! Je ne fais pas de reproche, je suis désolée si ça a été perçu comme ça mais c'est pas le but du tout, j'ai juste fait part de mon incompréhension, ce à quoi Sarah a répondu, et c'est un peu le principe du blog... Je suis loin de dire que le choix d'une khûbe est paresseux, enfin, j'ai fait une khâgne, quand même, je sais l'investissement que c'est, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit! Je sais très bien que bosser en faisant des recherches, en lisant, en analysant etc est exigeant, et je ne fais pas l'apologie non plus du McDo comme si c'était l'aboutissement total d''une vie étudiante (ou pas d'ailleurs), mais je trouve par contre que ne privilégier que l'un des deux (travail manuel/intellectuel) jusqu'à ne plus pratiquer l'autre est un peu dérisoire: par exemple, ne vivre que dans la prépa ou dans les études est un peu ridicule et à terme conduit à se couper des réalités si ça perdure dans le temps (et je crois d'ailleurs qu'on a tous, en prépa, ressenti cela, on a tous vécu ce ras-le-bol quand on a été dans une période où on ne faisait que bosser sans plus écouter/faire de musique, de cuisine, aller au musée, ou que sais-je encore. Toi qui a vu 'Le Prénom', c'est aussi ce que souligne le début du film, en grossissant le trait bien sûr, quand on suit Charles Berling -je crois- en universitaire sorbonnard qui a la même veste depuis des années parce qu'à force de s'enfermer dans ses murs de livres il n'est plus vivant que dans eux, tu vois la scène? Ne faire QUE du travail intellectuel finira par être vide de sens, à force). De même, n'occuper que ses mains en continu sans faire aucun effort d'ouverture au travail intellectuel est pas l'idée du siècle. Je ne dévalorise ni l'un ni l'autre, juste il faut savoir trouver un équilibre. Donc NON je ne juge pas, et je n'ai pas écrit ce commentaire pour culpabiliser qui que ce soit, ni pour élever une polémique, mais juste pour faire part de mon opinion.
Désolée encore si j'ai blessé, choqué, quoi que ce soit, mais sachez que ce n'était pas le but. Je ne pensais pas faire tant de remous.
Bon. Je propose que tout le monde se calme.
RépondreSupprimerAnaïs, on a bien compris ton point de vue, le fait que tu ne voulais blesser personne et que tu ne jugeais pas. Ne te sens pas blessée par la réponse de Justine, s'il elle n'a pas le même point de vue que toi, je pense qu'elle a aussi bien compris que moi que ne connaissant pas ma situation exacte, tu avais mal interprété mon post. C'est pas grave une seconde.
Tu as complètement raison sur l'usage des commentaires. Tes arguments étaient constructifs, c'est pour ça que j'y ai répondu. Sinon j'aurais tout supprimé comme une grosse vache et ça aurait été la fin de ce non-débat. Tu as complètement le droit de ne pas être de mon avis (je le répète) et de l'exprimer ici.
Maintenant, je clôt le débat. STOP. On ressasse les mêmes arguments, on tourne en rond ; on dirait un vrai débat politique.
CONCLUSION : Anaïs a le droit de dire ce qu'elle veut, j'ai le droit de répondre et Justine a le droit d'y réagir. Voilà. Tant que les arguments sont constructifs (ce qui n'est largement plus le cas) c'est bon. Maintenant tout le monde au lit.
Je n'avais pas prévu de commenter à nouveau, mais je voulais juste signaler à Anaïs qu'elle n'était pas l'objet de mon premier commentaire, ni explicitement ni implicitement. Je pensais à la société d'une manière générale -car ce n'est pas la première fois que je vois ce "débat" fleurir autour de la prépa/le travail. Ne le prends pas pour toi, ce n'était pas du tout mon intention; donc ce n'est pas la peine de te justifier sur des pages et des pages. Tu l'as dit, chacun à son avis et peut le partager à son gré, librement.
RépondreSupprimerC'est cool!