5 févr. 2012

Dur dur le retour à la vie.

Voilà, je suis encore sous antibio jusqu'à demain soir, mais je peux parler, sourire, et plus important aller en cours demain. J'avoue que ça m'angoisse un peu de reprendre alors que je n'ai rien fait pendant une semaine. Rien du tout. Ouvert un bouquin hors programme hier. Point. Le vide intellectuel. J'ai même pas retapé le cours de mon prof préféré. La grosse teuhon si vous me passez l'expression.
Bon après, je ne suis pas stupide, j'ai deux trois excuses qui prouvent que c'était pas ma faute, que je n'ai pas séché un DST et une khôlle, mais que j'étais vraiment clouée au lit à essayer d'éviter de mourir. Ma mort n'est pas clinique, mais elle est certainement intellectuelle.

Ce matin, j'ai envie de tout sauf de prépa. Pour résumer, j'ai envie de vacances. Je ne peux même pas affirmer que j'en ai "besoin" comme tous les autres, vu que du coup j'ai pas fichu grand chose ces six derniers jours. Mais j'ai un fourmillement qui me donne envie de vivre. Il y a vraiment des gens que je n'ai pas revu depuis beaucoup trop longtemps, et des choses que je laisse en plan depuis des mois en me jurant que "dès que j'ai un moment, je fonce dessus". Sauf que mon clavier mou est encore dans ma wish list d'amazon sans que j'ose le commander. Pareil pour pleins de bouquins évidemment. Et pour pleins d'autres trucs. Pourtant j'ai vraiment envie de sortir, d'avancer et de reprendre contact avec la vraie vie. Ne serait-ce qu'en arrêtant de me dire "Bon, je me trouverai un copain quand j'aurai enfin le temps : quand je serai à la fac" mais en me disant juste "Tiens, ça me ferait plaisir d'être avec quelqu'un, là, maintenant". Je trouve ça un peu dingue de voir la prépa comme une formation irréelle. J'ai tellement l'impression de ne pas vivre que ça  a l'air d'être une très grande parenthèse. Ce qui est moins drôle c'est qu'en fait le temps ne s'arrête pas du tout, et que j'aurai vingt ans bientôt.
 Le début de la fin.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire