8 janv. 2011

"L'écriture est le souvenir de leur mort et l'affirmation de ma vie." W ou le souvenir d'enfance, G. Perec.

Comme je voulais faire, un peu comme Justine, un bilan de ce premier semestre déjà presque achevé. Du coup, puisque je ne savais pas trop pas où commencer, j'ai décidé de piquer honteusement ses clichés pour donner mon avis (oui, c'est mal et en plus ça me fais pas du tout réfléchir donc bouuuuuuh! Mais que voulez vous, c'est la vie). J'ajouterai juste mes avis sur les différentes matières et leur évolution par rapport au lycée.
Ainsi:
1/ La masse de travail est insoutenable.
Et bien ça dépend évidemment de vous. Dans ma classe, certaines personnes se tuent au travail, d'autres glandent plus que jamais. Je pense être dans l'entre deux, dans le camps de ceux qui ont choisi de travailler sans y laisser leur vie. Si on veut faire plus en prépa, on pourra toujours. Il y a toujours quelque chose à approfondir, un autre bouquin qui se cache derrière la pile qu'on vient de finir ou des dates/déclinaisons/mots de voc à apprendre par coeur. Mais ce n'est pas humainement possible de tout faire. On m'a toujours dit qu'en prépa on en donnait trop pour faire voir ce qui était important. C'est ce sur quoi j'essaye de me baser dans mon travail, et ceux qui ont tenté de tout faire ne sont généralement plus là pour en témoigner (ils sont en fac, paix à leur âme... ^^). J'ai l'impression de glander, mais glander en prépa, ça n'a pas vraiment de sens. Je bosse beaucoup plus que je ne le faisais au lycée alors que je me considérais comme une bosseuse. Ceci dit ce n'est pas insoutenable. C'est une question d'organisation (là par exemple, je viens de boucler un DM de spé et j'entamme des révisions de grec pour finir par lire Proust une demie heure avant de m'écrouler).
J'arrive même à avoir un boulot, faire du fitness et tenir un blog à côté. Je suis pas major, mais comme quoi c'est possible!

2/ Les profs sont de vilains méchants.
Euuuh. Disons que ça dépend mais ce n'est pas forcément du à la prépa. Des connards, on en a toute notre scolarité du CP au master (je présume). Personnellement, j'en ai un ou deux particulièrement gratinés, comme la prof de latin qui enlève 2pts par faute d'orthographe ou la prof d'anglais aux versions très... Disons "subtiles". D'un autre côté, ma prof d'allemand est une crème, un ange, ou tout ce que vous voudrez de charmant et de doux. Son seul défaut est d'enseigner l'allemand. Et puis les profs en prépa, de façons générale, sont surtout passionnants. C'est incroyable de se retrouver face à des gens qui maîtrisent autant leur sujet. Je pense à ma prof d'histoire qui nous a agressés pendant un quart d'heure parce qu'on ne connaissait pas la 'fameuse' Brunnehaut (QUOI??? VOUS NON PLUS??? Bande d'IGNARES!!!!). Mon prof de litté détiens aussi une sacré palme dans ce domaine. Bien évidemment ils sont tous extrêmement exigent et c'est ce qui change du lycée. Ce n'est pas un honneur pour eux d'enseigner en prépa à de bons élèves. C'est à nous d'être honorés et dignes de l'enseignement d'excellence que nous recevons.

3/ Les autres élèves sont des génies
Une fois de plus, oui et non. Evidemment, il y a des personnes exceptionnelles qui ont un don. Mais la plupart des gens sont normaux. La différence c'est que nous avons tous choisi d'être ici. Pour le reste, c'est l'implication de chacun et surtout les facilités qui creusent la différence. Par exemple, certains ont une excellente mémoire: il lisent une fois une liste de vocabulaire et la connaissent. C'est bien sur un avantage énorme sur celui qui devra réviser toute la semaine pour apprendre la même liste. Ceux qui lisent vite sont aussi très avantagés, de même que ceux qui ont beaucoup de culture, etc. Certaines personnes ont des dons pour cette formation pluri disciplinaire, mais tous ne sont pas des génies. En plus (j'avoue que je ne voulais pas trop le croire au début) mais les mentions ne correspondent réellement à rien. Maintenant, le bac, ça nous fait tous bien rigoler!
Donc on est pas tous égaux sur le plan du travail, et il y a des élèves plus doués que d'autres, mais l'essentiel de ma classe se compose de gens normaux qui ont la flemme de faire une traduction latine à 23h30 et qui ont encore une vie sociale et pas des brutes de travail qui n'ont pas vu la lumière du jour depuis les résultats du bac.


4/ Tous les élèves se tirent dans les pattes.
NON NON NON! L'aspect contre lequel on m'avait le plus mis en garde l'année dernière, c'était la concurrence. Non seulement les profs nous encouragent à travailler en groupe, mais en plus une entraide s'est très vite mise en place dès le début de l'année. On bloque, on s'aide, on se refile des fiches.
En prépa littéraire, très peu de gens préparent l'ENS vu le pourcentage minime des réussite au concours. Beaucoup de mes camarades (et peut être moi aussi) ne passeront pas en khâgne. A partir de là, la concurrence n'a pas de sens. On est là pour avoir une certaine culture, apprendre des choses que nous ne pourrions pas apprendre ailleurs et nous donner une impulsion qui nous permette de mieux nous orienter après. Ce sont des années difficiles, autant les passer le plus agréablement possible :)
En ce qui me concerne, j'ai trouvé cette année des amis qui comptent énormément pour moi. Vivre les mêmes 'souffrances' (parce que quand même, c'est pas toujours la joie! On ne vit pas QUE dans le monde merveilleux de la culture et de l'apprentissage pour une vie plus réfléchie; des fois on en bave!) rapproche énormément et je pense que cette année restera dans mes meilleurs souvenirs malgré toute la difficulté que l'hypokhâgne implique. C'est dur de penser par soi-même.

Voilà pour le magnifique plagiat de l'article de Justine! Je vous souhaite une très bonne année remplie de lectures et de thé brûlant! (oui, ce sont des voeux bizarres, certes). A tous les terminales, je vous souhaite de vaincre la barbarie d'APB et d'arriver en hypokhâgne sans crainte si c'est ce que vous voulez. Aux hypokhâgneux, je souhaite un bon 2° semestre, ces fameux 6 derniers mois où le déclic est sensé se produire et où nous sommes sensés devenir intelligents :p  Aux khâgneux et autres taupes, je souhaite un bon marathon jusqu'aux concours.
Que 2011 vous porte chance :)

4 commentaires:

  1. Et ceux qui ne sont ni en terminale, ni en hypokhâgne, ni en khâgne? hein? Nan mais oh!
    Bonne année a toi aussi :)
    Et je sais pas quand mais il fauuuuuuuut qu'on se voie!

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  2. j'approuve Miari les épiciers n'existent pas? Enfin je suis parfaitement d'accord avec toi pour les réponses (même si j'ai pas les mêmes matières). La prépa fait partie d'un tout, et je pense qu'on oubliera jamais cette période si particulière de notre vie.
    Et vive ceux quise tuent pas à la tâche!!
    Mushu

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  3. Ouais vous avez raison, j'ai honte.
    A tous les fakheux qui galèrent en partiels, je vous souhaite d'avoir votre semestre, vos concours ou le master de vos rêves :)

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  4. Je rigole bien. On est décidément tous confrontés aux mêmes questions clichés, années après années. La compet, les notes, les profs.
    Et sur CHAQUE blog d'hypokhâgneux, de khâgneux, d'ex-khâgneux, ce foutu article où on réponds aux mêmes questions encore et encore. Et 3 mois plus tard, ça recommence.
    Dur la vie de prépateux. ^^

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