1 mars 2012

Je ne vais pas aimer le mois de mars.

Je suis un peu énervée, découragée, à bout de souffle en ce moment. Enervée par ma superbe prof de français, qui me rappelle de doux (enfin pas vraiment) souvenirs de l'art plastique en terminale. Mais bon, j'y peux rien, les profs incompétents, ça m'énerve. Et encore, en TL j'avais 15-16 de moyenne en art, donc c'était chiant mais ça ne bousillait pas mes chances. Du coup je suis découragée, parce que j'ai passé ma semaine à ficher des cours de litté, à réviser, etc et que finalement, je sais que ça ne va rien donner.  J'ai fait mon taff de khâgneuse. Je travaille pour le concours, où j'espère une bonne surprise, tout en sachant que face à ma prof, je n'aurais jamais plus de 8. C'est un coup à devenir schizophrène je trouve. Ce midi, j'ai mon commentaire d'anglais sous le nez, et j'ai même pas envie de faire l'effort de le traduire sur reverso. Ca me gave ; je ne veux pas reprendre ni même bosser pour moi : "tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire", comme disait l'autre.
 Lundi prochain, 5h de littérature. Mardi 6h pénibles (philo/anglais/spé). Jeudi 4h de litté. Encore. Dont la correction de la fameuse disserte. Vendredi 2h de géo + 3h d'anglais. J'ai la nausée rien que d'y penser.

Mon mois de mars sera donc difficile : je m'accroche à l'idée qu'il n'y a qu'une semaine de cours avant le second concours blanc. Je n'aurais jamais pensé voir 15 jours d'examens comme un répit. On a cours dès le lendemain de la dernière épreuve (et d'ailleurs jusqu'à la veille de la première). Et puis mon père se marie à la fin de ce concours. Il y a tellement de choses que j'aurais aimé lui dire avant ça... Bref. Ensuite, retour au bagne pour une semaine de cours supplémentaire (théoriquement deux, mais je serai probablement atteinte de la tuberculose ou du choléra pendant la deuxième. C'est fou ce qu'on attrape de maladies infectieuses quand on révise un concours) avec au programme une explication de texte sur Molière. Je n'ai évidemment aucune envie de m'y mettre.
Et puis avril. Révisions/concours/dodo. Et puis la fin de la khâgne, de la prépa, et le retour à la vie. J'en ai assez d'être fatiguée, usée et démotivée. J'ai envie de revenir à ces moments où la littérature me rendais heureuse. Où est passé mon bel enthousiasme de lycéenne face à la prépa ?

Ce sont les vacances, les dernières avant le concours. Et je suis dégoutée comme si les cours ne s'étaient jamais arrêtés. C'est moralement que je ne suis plus. Ca demande tellement d'énergie de continuer d'y croire quand on se prend branlée sur branlée !

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