30 mars 2012

La date suffit comme titre. Elle symbolise ma préoccupation actuelle (et celle de tous les khâgneux je suppose). Dans 17 jours, je passerai l'ENS.
En fait, je ne réalise pas du tout. Il fait beau, je joue, je lis, je glande, exactement comme je faisais après le second concours blanc d'hypokhâgne. Sauf que là, dans 15 jours, c'est le vrai. J'ai l'impression de ne pas comprendre ; comme si tout ça n'était qu'un jeu de plus. On se prépare depuis tellement longtemps à l'ENS que ça devient un but irréaliste, lointain, et flou. Pour moi, ce concours tient du registre fantastique ; c'est à moi de décider si je divague ou si la menace de l'examen est réelle. Est-ce que j'ai vraiment une chance d'être souza ? Est-ce que j'ai assez bossé ?
Quand je regarde où j'en suis (je devrais en avoir la certitude avec mes résultats imminents du concours blanc), j'ai l'impression que ça va. Par rapport à des potes qui me disent être complètement débordés par leurs révisions, je me sens tout à fait calme. Le plus gros truc qu'il me reste à faire est de ficher les chapitres sur la politique dans La Crise de la Culture d'Hannah Arendt. Quand je réfléchis au reste, ça ne va pas bien loin : apprendre 2-3 dates/personnages supplémentaires pour l'histoire, emmagasiner un peu de vocabulaire d'anglais, réviser mes citations de litté, relire mes cours de géo et de spé... Autant de choses que je peux faire la veille et qui ne devraient pas me prendre deux semaines, finalement (ce qui tombe bien parce que je n'en ai qu'une).

Ceci dit, je ne peux pas m'empêcher de flipper un peu : après demain, on sera en Avril. Un mois terrifiant et contrasté. Tous les efforts seront concentrés jusqu'à l'acmé de mes deux dernières années, à partir du 16 avril.
Et puis plus rien ; le calme après la tempête.

Un coin de ma tête me harcèle pour me dire que je pourrais faire plus, mieux. Que c'est pas possible de me dire que j'ai fait le max alors que je suis en khâgne et qu'il doit TOUJOURS y avoir quelque chose de plus à faire. Mais non, je ne crois pas. Je suis prête et terrifiée de l'être.

Voilà.

2 commentaires:

  1. A deux semaines du concours, on ne peut pas faire vraiment mieux, ou plus. Le travail est déjà fait, quasiment. J'attends de voir ce fameux "calme après la tempête" post-concours, après deux ans; ça va nous faire drôle je pense (mais certainement un bien fou).
    Bon courage pour tes dernières révisions <3

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    1. Oui, ça va faire drôle ! On verra bien ce que ça donne !
      Bon courage à toi aussi :) Qui sait, on sera peut être admissibles ! Haha !

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