5 sept. 2012

Et puis, je suis passée en khûbe

Bon, voilà, la rentrée c'était hier ; aujourd'hui le premier jour.

Ma nouvelle classe est cool ; je pense que passer de 52 à 37 joue un peu dans cette impression. Je me sens plus libre et bien plus prête à attaquer cette année. Le discours d'entrée avait un petit goût de madeleine trempée dans du thé ; ma chère prof de litté/prof principale a déjà fait preuve de son incompétence : mauvaise connaissance de l'emploi du temps (qu'elle n'avait sans doute pas pris la peine de lire, et qu'elle n'a donc pas pu nous expliquer), baratin superflu ("la promotion avant vous était nulle et pénible" "Ils le savent déjà, abrutie, ils se sont fait saquer leurs passages à cause de nous !") et distribution de polycop'  totalement inutiles, pour son propre cours : une lecture du GF corpus sur le roman ou la lecture de La Pensée du roman permet de se faire une meilleure idée de l'histoire du roman ; au lieu de ça, elle a préféré tuer une douzaine d'arbres en photocopiant des extraits de romans que personne ne lira, et que nous étudierons "jusqu'à fin septembre". Elle ne doit pas vraiment avoir conscience du fait que l'année ne dure que huit mois ET que le roman est déjà tombé à l'ENS la dernière fois qu'il a été au programme. Bref, quitte à ne pas traiter un axe du programme ma chère madame, c'est celui-ci qu'il aurait fallu choisir. J'en profite pour remarquer que "la valeur du texte littéraire" n'est toujours pas inscrit dans son plan de cours. Elle ne doit pas aimer ce sujet pour le mettre délibérément de côté deux ans de suite. Peut-être n'a-t-elle pas compris que la somme d'argent qu'elle reçoit tout les mois, dont une prime "prépa" est destinée à la rémunérer pour nous préparer au concours littéraire le plus dur de France. Comme vous le voyez, je suis un peu blasée. Pour ma défense, je n'ai pas dormi.

Ah oui, car ma soirée a été très folklorique aussi. A force de ne pas réussir à dormir, j'ai commencé à réfléchir, et mes angoisses sont ressorties. J'ai donc fini en pleurs, dans le lit de ma grand-mère, à sangloter à propos du permis à une heure du matin. Je suis un peu fatiguée de faire tout ce que je peux pour boucler mon code au plus vite (vu que j'enchaîne plusieurs test par jour, je frôle l'overdose et je n'arrive plus à descendre en dessous de 5 fautes, donc je stresse de pas y arriver, donc j'enchaîne plusieurs test par jour, etc. Un putain de cercle vicieux) et pour être pas trop nulle en conduite (verdict de la deuxième leçon : "quand on a du mal avec le volant, donc comme toi, ça fait de trèèèèèèèès longues formations"). Avec la prépa qui recommence, mon cerveau a explosé. Je ne suis pas capable de supporter côte à côte les pressions du concours et du permis. J'essaye, hein, mais je ne peux pas. Il me faut trop de concentration pour progresser en conduite (et pour avoir ce putain de code) pour pouvoir les combiner ; j'ai trop peur du surmenage et que mon cerveau se barre pour de bon. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais il faut que je trouve une solution, parce que commencer l'année avec une insomnie et un pétage de cable, c'est pas envisageable.

Première journée de cours aujourd'hui ; après ma merveilleuse nuit, je vous laisse imaginer à quel point ma mine était resplendissante. Test de la batterie de mon nouvel ordinateur d'occase (oui, c'est une antithèse) : résultat assez moyen ; je ne tiens même pas quatre heures. Cours d'histoire passionnant avec un prof génial (mais taré) ; cours de philo chiant à mourir au cours duquel ce pauvre prof (il est vieux et malade, mais il lui reste deux ans à cotiser pour sa retraite) a soigneusement évité de définir le terme "métaphysique" à force de digressions sur les téléphones portables et les peuplades mexicaines (moi non plus je n'ai pas compris la transition). J'ai donc commencé à ficher le cours de Nicolas. Je rentre, aprem à courir à Auchan et à manquer de mourir étouffée sous les mamans qui cherchent des cahiers rose à spirale 21x29,7 petits carreaux avec la marge à droite et les gamins qui hurlent "mais-si-maman-le-prof-il-a-dit-qu'il-fallait-forcément-un-sac-Eastpack-sinon-il-nous-accepte-pas-en-cours-si-c'est-vrai-j'te-juuuuure !". Tout ça pour un trieur et deux gommes.
Ouf, je suis rentrée. J'allume mon ordi, je bois un coup. Mail de ma prof de litté : "je ne suis pas là demain, préviens la classe tu seras mignonne". Ok, je viens donc d'être nommée déléguée provisoire. A cause de ma nuit trop courte et d'un repas de midi trop léger, mon corps décide que me balancer quelques vertiges serait intelligent, histoire de m'apprendre un peu qu'on ne fait pas n'importe quoi, et qu'il vaut mieux manger et dormir. "Bin ouais coco, mais c'est ta faute aussi. Si tu t'éteignais en même temps que ma lampe de chevet, ça irait mieux. Et passe le message à mon estomac : faut me laisser avaler plus que des fruits même quand je stresse, sinon, je meurs vite".
"Stressée après un jour de cours ? Elle abuse un peu dit-donc !" Ouaip. C'est parce que j'ai un code blanc dans une heure, et que comme je l'évoquais plus haut, je me sens bloquée et pas prête, et que je m'en veux de ne pas réussir quelque chose réputé aussi simple. Un bon coup pour mon orgueil, en fait : je passe le concours le plus dur de France dans ma section, je compte bien être sous-a, mais je me foire complètement à un exam parce que je flippe pour des questions d'argent. Vous pouvez applaudir, tout ça est pitoyable.



P.S : Je ne l'ai même pas eu. Je suis une merde. J'ai envie d'arrêter jusqu'à ce que j'ai les moyens de me payer un stage ultra cher pour l'avoir en deux semaines.

1 commentaire:

  1. Tu sais en ce qui concerne le code je crois que sa réputation n'est pas très justifiée. Je veux dire par là que tout le monde dit "le code, c'est facile" APRES l'avoir passé. Deux amis l'ont eu à peu près en même temps que moi et nous étions tous les trois convaincus de l'avoir raté. J'ai l'impression que c'est plus une sorte de tradition. Tout le monde en bave, et tout le monde aime ensuite prétendre que "pfff, le code, trop simple" alors que ce n'est pas vrai. Et pour la conduite, je n'étais pas très douée non plus au départ, j'ai commencé à aller en ville à partir de ma 8ème heure de cours (sinon c'était sur un parking). Mais une fois que tu te seras adaptée à la mécanique de la voiture, pédales, vitesses... Tu verras que tu progresseras beaucoup plus vite !

    En attendant j'espère que ton moral va revenir et que les prochains jours seront moins stressants pour toi :)

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