Il est 16h et il n'y a pas que dans mon poème de Baudelaire que le ciel est "bas et lourd". Un pauvre rayon de soleil maigre et fragile perce les nuages, mais tout ça n'est pas bien glorieux.
Voilà, on est à nouveau assaillis de travail, ce qui nous aura laissé environ deux jours de paix. YOU-HOU. Je n'arrive pas à me convaincre de bosser, mais j'ai une envie féroce de me débarrasser des devoirs pour avoir un peu la paix. Un paradoxe qui me rend chèvre.
J'ai dormi 3h cette nuit. Ca faisait longtemps que je m'étais pas coltiné une petite insomnie. Là, ça fait une heure et demie que je bosse sur le nouveau commentaire (Baudelaire bis), fraîchement distribué ce matin. Il faudrait que j'avance le fichage du bouquin d'histoire, mais j'ai tellement la flemme ! Pourtant, mon prochain DST est celui d'histoire, alors ce serait cool de m'y mettre. Ma chambre est un dépotoir et le planning du deuxième semestre affiche clairement la volonté de nous tuer. La meilleure note de mon concours blanc, pour l'instant du moins, est dans la matière où j'ai le moins bossé. Je me suis lamentablement éclatée dans les matières que j'ai bossées (je pense essentiellement à la litté, où un 5,5/20 rutilant a récompensé mes six heures de travail acharné) pour triompher dans ma médiocrité. JE NE COMPRENDS PAS. Et je n'accepte une mauvaise note que lorsque je la comprends.
17h.
Voilà, j'ai lâché l'affaire. J'ai fermé mon agenda ; rangé le texte de "Spleen LXXVIII". J'ai un thé à la rose devant moi ; dans une heure, je serai au yoga. J'ai l'Elégance du hérisson sur les genoux. J'en ai assez. J'ai envie d'une manucure, d'un peu de musique et de beaucoup de sommeil. La pédanterie de la prépa m'assomme. Non messieurs les professeurs, je n'apprendrai pas la "langue de l'ENS", elle est impraticable dans la vraie vie. Et la prépa n'est pas la vie , elle est une simple préparation à une élite sociale. Moi, je ne serai pas normalienne. Donc la langue de l'ENS, je la laisserai à d'autres, qui se croiront plus intelligents que les autres parce qu'ils ont eu le concours. En vrai, l'intelligence doit sans doute plus être un moyen qu'une fin. L'intelligence pour l'intelligence, c'est absurde. Et je vois trop d'imbéciles avoir de bonnes notes pour penser sérieusement que l'intelligence se définit en prépa, et plus généralement se définit par les notes.
J'approuve ton second paragraphe.
RépondreSupprimerKeep smiling !
It's kind of hard. But I'll try.
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