3 janv. 2012

"What do I want ? A new place, a new house, among new faces under new circumstances" Jane Eyre

J'avoue que ce matin, j'étais presque enthousiaste. Je me disais qu'il ne reste que quatre mois, que j'étais intelligente, que je ne pouvais que triompher de ce nouveau semestre.
Bon. Je me suis pris une grosse claque en philo, parce que le prof était toujours aussi pénible et lent. Je me suis pris une claque en anglais parce que j'avais oublié jusqu'à l'existence des khôlles et que j'ai du m'inscrire à trois oraux différents avant mars. Je me suis pris une claque en spé litté parce que mon commentaire de Scarron n'était pas vraiment bon (c'était pas particulièrement une surprise vu que je n'ai rien fait pendant ces vacances), mais surtout parce que le prof m'a dit "c'est pas grave, on a jusqu'à juillet !"
Je viens de rentrer. J'ai envie de me mettre sous ma couette avec un thé, et d'hiverner jusqu'à juin. C'est pas humain, merde !
Aujourd'hui, j'ai entendu des gens parler de partir à la fac ou de ne faire que le strict minimum pour avoir leurs équivalences. Mis à part mon plaisir coupable de voir les gens qui m'ont maltraitée se casser lamentablement la gueule, je peux comprendre cette réaction. Un instant, je me suis mise à rêver de moi, finissant tranquillement mon année à la fac en ayant des notes cool. Oui, je comprends vraiment que cette vision puisse charmer. D'ailleurs je traîne sur le site de ma fac là, et bin ça me donne l'eau à la bouche.
On ne m'a pourtant rendu aucun concours blanc pour le moment, mais je reste sur mes positions : j'ai pas vraiment envie d'aller de l'avant et je commence à trouver le monde de la prépa hyper pompeux. J'ai l'impression de commencer à prendre du recul par rapport à tout ça. Le lycée me pèse, j'ai l'impression d'évoluer sans cesse avec des enfants et j'aimerai dépasser ce stade.
Voilà, pour résumer, je sais ce que m'apporte la khâgne (comme je l'ai déjà signifié, je trouve l'hypo beaucoup plus intéressante pour l'ouverture d'esprit), et là, tout de suite, je ne suis plus du tout certaine que le jeu en vaille la chandelle. En ce milieu d'année, j'ai l'impression d'avoir engrangé tout ce que je pouvais, même si c'est sans doute faux. Je ne parle pas de gavage ; ce n'est pas l'impression que j'ai, mais je crois que j'aurai besoin de me consacrer à autre chose maintenant. Me replonger dans la musique par exemple, et pouvoir combiner les différentes choses qui me plaisent de façon plus générale. Musique, chant, théâtre.
Hier soir j'ai commencé à bosser des bases de piano, et j'ai pas mal perdu de mes trois misérables années de solfège. Si j'avais plus de temps....
Voilà mon problème (et il n'est évidemment pas qu'à moi). Le bout de phrase "Si j'avais plus de temps..." revient sans cesse dans ma tête. Il faudrait que je fasse une liste de toutes ces choses. J'ferai un article là dessus tiens.
Courage à vous.
Pour une raison mystérieuse qui me semble actuellement floue et absurde, il parait qu'il faut tenir.

P.S : cette dernière phrase s'adresse plus aux prépa, mais je pense à tous les fakheux en pleins partiels, et aux médecines aussi. Mais pas aux lycéens. Vous, profitez du stupre de la glande ; vous n'avez pas besoin de courage.

6 commentaires:

  1. "Du stupre de la glande"... Tu m'apprends un nouveau mot là ^^. Nonobstant (!) la petite lycéenne que je suis se sent quand même offensée de ce non-encouragement.
    Mais comme je ne suis pas rancunière, je te souhaite bon courage pour ce long mois de janvier froid, moche et déprimant :D (j'ai l'art de remonter le moral je sais ).

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  2. (Hihi, je savais que ça s'insurgerait dans les chaumières).
    Non mais sérieux, la terminale c'est une montagne qui accouche d'une souris. Le bac, c'est une illusion hypra facile (et je le pensais déjà en terminale, pour contrer toute argumentation du type "c'est normal que tu trouves ça facile, t'es en prépa" ou "ouais mais tu l'as eu, c'est facile de dire ça") qui ne mène à rien. La vraie difficulté commence après.
    Anyway, j'te souhaite bon courage puisque tu n'es pas rancunière :D

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  3. J'aime bien râler, je sais. Mais, hem hem, je t'avouerai en toute franchise que je ne suis qu'en 1ère ES. x) (et je savoure mon glandage intempestif... quoique, hé je bosse, tu crois quoi *se drape dans sa dignité*)

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  4. Ah oui, 1°ES. La génération crash test du mêêêêrveilleux nouveau programme. You-hou. Bin y a quand même le français à la fin de l'année, Diantre !

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  5. Génération crash test. Oui, c'est un peu ça, même les profs l'avouent. Des nouveaux programmes quasi impossibles à finir où on finit à chaque fois par nous balancer des polycopiés en nous disant de nous débrouiller. Puis cerise sur le gâteau, sûrement des épreuves orales de langues au bac. Heureusement qu'ils nous ont pas encore concocté des journées "cours le matin, sport l'aprem", là j'pense que je me serais jetée de la fenêtre avant ahah. M'enfin bref, c'était ma minute racontage de vie x)

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  6. Moi j'ai rien contre le racontage de vie, c'est pour ça que je tiens un blog :D
    Je compatis, mon frère est dans cette même génération. Courage mes petits.

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